Les archives des Bulles

Marie-Dominique Simonet est notre nouvelle ministre de l’enseignement supérieur

samedi 7 août 2004, par François Schreuer

C’est indubitablement une perle que le journal « Le Soir » a publié jeudi 5 août. Le contexte : première interview de Marie-Dominique Simonet, la nouvelle ministre de l’enseignement supérieur de notre Présipauté communautaire francophone.

« Pourquoi Joëlle Milquet a-t-elle jeté son dévolu sur Marie-Dominique Simonet ? » se demande le journaliste. Perspicace, le journaliste : le moins qu’on puisse dire est que la question vaut la peine d’être posée. La nouvelle excellence n’a en effet rien de connu dans son cv qui témoignerait d’un intérêt pour l’enseignement, pas plus que la moindre expérience politique,... (elle nous l’explique, dans la même interview, sur un ton touchant : « je n’ai même jamais été militante PSC ou CDH, même si j’étais tout de même proche du parti. Je n’en suis toujours pas membre, même si j’estime que je vais devoir l’être »).

Réponse de l’intéressée : « Elle m’a dit qu’elle souhaitait quelqu’un de la société civile qui, je l’ai compris comme ça, avait un lien avec le secteur économique [...] ». Pour rappel, “Marie-Do” a été désignée « manager de l’année » par la très progressiste Union Wallonne des entreprises.

Qu’en déduire ? Que le CDH a décidé d’assumer ses orientations droitistes ? Que la nouvelle ministre n’est pas encore parfaitement briefée ? Un peu des deux sans doute.

Mais qu’on se le tienne pour dit : c’est une MANAGER qui gérera l’enseignement supérieur.

L’ex nouveau-PSC ne pouvait pas mieux entamer son retour aux affaires : il est fort probable qu’on va bientôt pouvoir ajouter “Marie-Do” à la sinistre liste des Lebrun — Grafé — Ancion.