Les archives des Bulles

Quelques secondes pour tout démolir

mardi 15 février 2005, par François Schreuer

Je l’ai vu en direct. Les sites web étaient remplacés les uns après les autres par la page de signature du groupe de connard qui était parvenu à s’introduire sur le serveur. En quelques minutes, au plus, tout était détruit. Saccage gratuit. Pas la moindre signification politique, militante. Juste le pur plaisir de démolir. En se connectant sur le canal IRC mentionné dans la page html qui avait remplacé la plupart des fichiers du serveur, on a pu apprendre qu’il s’agit d’un groupe de brésiliens, qu’une dizaine d’autres serveurs ont fait les frais de leurs activisme néfaste au cours de la même nuit et quelques autres infos du genre.

Ils ont semble-t-il exploité une faille du logiciel Awstats (un analyseur de logs, permettant de générer des statistiques de fréquentation des sites web que nous hérbergeons) dont nous avions installé une version sur le serveur pour faire quelques essais.

Bref, vous l’avez compris, si les Bulles sont parties en vacances pour un temps (pas trop long, j’espère), c’est parce que le serveur sur lequel est sont hébergées a été piraté, saccagé en profondeur, labouré complètement.

Rien de dramatique bien sûr. Juste quelques centaines d’heures de travail perdues (et encore, c’est pas grand chose par rapport au travail que tout ça représentera pour Ploum (l’administrateur bénévole du serveur), sans parler des foudres débiles de quelque utilisateur un peu nerveux qu’il aura eu à subir dans cette histoire). Parce que oui, au moment où l’attaque s’est produite, c’est-à-dire à la fin de la session d’examens à laquelle tous les administrateurs du serveur ont du sacrifier, la mise à jour logicielle comme le backup des données avait été un peu négligé. Parmi ces données perdues se trouvaient les squelettes des Bulles, qu’il va donc falloir réécrire de fond en comble.

Ca me fait chier. Rien d’autre à dire. Mais j’ai quand envie de le dire.