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De ce qui est du « terrorisme » et de ce qui n’en est pas selon l’État « démocratique » d’Israël

jeudi 1er septembre 2005, par François Schreuer

C’est le Guardian qui donne l’info, le ministre israélien de la Défense a décrété que le meurtre de quatre arabes israéliens par un soldat de Tsahal opposé au retrait des colonies de Gaza ne relevait pas du « terrorisme » et que, par conséquent, les familles des victimes n’auront pas droit à l’indemnisation prévue pour ce genre de situations. Le motif ? Le meurtre n’a pas été commis par une organisation hostile à l’état d’Israël, mais par un individu. D’après le ministre, la loi israélienne ne considère pas pareil cas comme relevant du terrorisme.

Dans la mesure où, comme le fait remarquer un député arabe israélien, des actes isolés (et non par une organisation) commis à l’encontre de citoyens israéliens (juifs, ceux-là) ont été considérés comme du « terrorisme », il n’y a pas d’autre conclusion possible que de constater le très manifeste racisme d’état dont fait preuve l’état d’Israël. À suivre le ministre qui suggère que c’est la loi qui fonde la discrimination présente, on pourrait même parler d’un racisme légal. Ce qui est encore pire.

Notons qu’en se référant à la définition proposée, les Palestiniens peuvent à bon droit considérer l’agression de l’état d’Israël contre eux depuis plus d’un demi-siècle comme relevant purement et strictement du terrorisme : Israël n’est-il pas une organisation hostile à la Palestine y faisant régner la terreur par des moyens violents ? Evidemment, tout ça ne nous mène pas fort loin.