Les archives des Bulles

Louvain-la-Neuve, avatars d’un embourgeoisement

mercredi 12 octobre 2005, par François Schreuer

Certains (les plus lucides ?) diront sans doute que c’était couru d’avance, que Louvain-la-Neuve, depuis le début (c’est-à-dire il n’y pas si longtemps que ça) était vouée à devenir ce lieu lisse et conforme qu’à rester dans les artères du centre on verra aujourd’hui ; ce lieu où s’incarne l’esprit supposé (par les promoteurs immobiliers) de la province dont les habitants disposent du revenu le plus élevé de Wallonie.

Il n’empêche, cette normalisation à tout crin, cet achèvement planificateur et pseudo-consensuel que vit aujourd’hui Louvain-la-Neuve est difficile à vivre pour tous ceux qui dans cette ville ont fait autre chose que passer [1]. C’est mon cas et je ne peux m’empêcher de m’appesantir, quelques lignes durant, sur le destin de cet endroit pas tout à fait comme les autres.

Il vaut la peine d’en dire un mot, de cette ville que mes lecteurs ne connaissent sans doute pas tous. Louvain-la-Neuve est une petite cité située dans la province du Brabant Wallon, à une trentaine de kilomètres au sud de l’agglomération bruxelloise. À bien des égards, Louvain-la-Neuve est un phénomène atypique. Elle est d’abord la première ville nouvelle construite en Belgique depuis plusieurs siècles [2] et à ce titre laboratoire de quelques idées urbanistiques variablement intéressantes, dont le très fameux concept de la « ville sur dalle » [3]. Construite de toutes pièces depuis les années septante, « lln » a donné lieu à quelques grandes réussites urbanistiques (l’ensemble de la place des Sciences, dû à André Jacqmain, est une merveille) et à quelques ratages monstrueux (telle cette « Aula Magna » de Philippe Samyn dont on reparlera). C’est aussi et surtout un produit des convulsions de l’histoire belge récente puisqu’elle a été créée à la suite de l’explosion de la vénérable université louvaniste, sise à l’époque dans la vieille ville de Louvain, qu’on n’appelle plus aujourd’hui que « Leuven » depuis que les Flamands en ont conquis le monopole en boutant aux cris de « Walen Buiten » (littéralement « Les wallons dehors ») les francophones hors des murs. Elle est chargée à ce titre d’une symbolique assez marquée.

Mais venons-en aux faits. Mercredi dernier, 5 octobre, a été inauguré à Louvain-la-Neuve un nouveau et mastodontesque centre commercial, nommé L’Esplanade (dont, soit dit en passant, les débuts sont d’ores et déjà tonitruants malgré la grève générale de vendredi). Cette inauguration a suscité un mouvement de contestation particulièrement virulent de la part des étudiants et des habitants de Louvain-la-Neuve, révélant me semble-t-il un malaise aigu dans le rapport à leur ville qu’entretiennent aujourd’hui ses principaux usagers.

Cette journée de mercredi dernier, il vaut la peine de la raconter dans le détail car il s’y est passé des choses assez peu banales. Je me fonde principalement dans le texte qui suit sur le récit de quelques témoins et la lecture de la presse ; les internautes qui passeront par ici pourront à loisir me compléter ou me corriger dans le forum en pied de page.

La journée débute, pour ce qui nous concerne, par la conférence de presse donnée par l’ensemble des promoteurs de ce projet immobilier, à savoir non seulement l’ensemble des « investisseurs » impliqués [4] mais aussi les autorités académiques de l’université et les autorités politiques en la personne du bourgmestre de la ville d’Ottignies-Louvain-la-neuve Jean-Luc Roland. Elle se déroulait dans les nouveaux cinémas UGC inaugurés voici quelques années et qui font partie de « L’Esplanade » (ou au moins de la propriété du groupe français Klépierre, heureux acquéreur de l’ensemble).

Il se trouve qu’assez fortuitement — sortant d’un cours, passant par là à l’heure du chocolat chaud et crois(s)ant quelques amis militant de la cause citoyenne qui s’apprêtaient à aller y mettre le souk — je me suis retrouvé, assis dans un de ces fauteuils trop mous [5] des cinémas UGC, assister à cette conférence de presse annonçant urbi et orbi la naissance du bébé. Je me suis rapidement demandé ce que je faisais là car, vous vous en doutez, il n’y fut guère donné d’autre information que de très techniques chiffrages et autres métrages carrés [6] ainsi que de très laudatives appréciations sur les uns et les autres, toutes choses fort prévisibles ou qui s’étalaient déjà depuis des mois dans les diverses publications promotionnelles qu’il est difficile d’éviter quand on passe de temps en temps par Louvain-la-Neuve. Je suis néanmoins resté sagement à écouter pérorer ces personnes qu’il convient, je pense, de désigner sous le terme quelque peu péjoratif de « capitalistes repus ». Ils ont durant un temps qui m’a paru extrêmement long exprimé de multiples façons combien la perspective de gagner de l’argent les contentait, en expliquant — avec lourdeur et componction à l’attention de « Messieurs les membres de la presse française » (paraît-il présente) — combien les habitants du Brabant wallon sont riches, très riches (plus riches que les autres Belges ou Wallons) et combien la « zone de chalandise » est grande, intéressante et, surtout, riche. Durant tout ce temps, ils n’ont cessé d’utiliser, pour dénommer leur projet, le vocable particulièrement odieux de « Louvain-la-Vie », montrant bien quel est leur véritable et abject projet d’appropriation par principe (et prouvant une fois de plus combien a raison la sagesse populaire qui depuis Poelaert (au moins) se méfie des promoteurs immobiliers).

L’expression exagérée de ces sentiments déjà particulièrement frustes était rendue véritablement obscène par la pesante légitimité sociale qui leur était accordée — incarnée par la présence, entre autres, du recteur de l’université, du bourgmestre de la ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve ou du pro-recteur aux affaires culturelles et régionales [7], le très médiatique Gabriel Ringlet, qui se sont tous acquittés en souriant de leur mission qui consistait à chanter les louanges du nouveau bazar local.

À la fin de la conférence de presse, une passionaria du monde non marchandisé posa quelques questions à M. Wilhelm sur la légitimité de sa prétention à imposer au peuple, au monde et à la ville de Louvain-la-Neuve son modèle consumériste écologiquement invivable et socialement très discriminant en y implantant ce ramassis de boutiques de luxe et autres fast-foods. M. Wilhelm, gros plein de vide sans doute peu porté sur ce genre de question franchement philosophique, botta en touche en ayant l’idée originale de demander au recteur de répondre aux questions... au motif qu’elles étaient posées par une étudiante. Celui-ci se fendit d’une réponse convenue et, légèrement irrité, eut l’idée de demander à la passionaria ce qu’elle pouvait bien fiche dans une conférence de presse puisqu’elle est étudiante et pas journaliste [8]. Mal lui en prit, car ce fut l’occasion pour cette dernière (et pour moi, ici, par la même occasion) de présenter le premier numéro d’une publication dont elle est une des rédactrices, « La Hache », et de faire rire les « vrais » journalistes qui avaient sans doute été aussi ennuyés que moi par la fastidieuse énumération des mètres carrés précédemment mentionnés. Cette « Hache » — dont je vous suggère instamment de vous procurer un exemplaire si vous êtes néo-louvaniste [9] — est un coup de gueule bien senti contre la bétonnisation du monde et ses dégâts collatéraux. On y trouve quelques papiers vraiment délectables, dont un de Daniel Hélin qui dit tellement bien ce qui se passe que je me demande pourquoi j’écris tout ceci. C’est aussi une voix bienvenue contre le consensualisme poisseux qui sévit trop souvent à Lln, consensualisme dont un des principaux représentants n’est autre que l’omnipotente association des habitants (en abrégé « L’AH » !), productrice du dernier bourgmestre et promotrice d’une certaine vision petite-bourgeoise de la vie en société, même s’il lui arrive d’exprimer quelques réticences par rapport à la manière dont vont les choses.

Le deuxième moment phare de la journée fut l’inauguration proprement dite, laquelle fut (littéralement) rythmée par un orchestre de percussions organisé à grands coups de casseroles par plusieurs centaines d’étudiants et d’habitants qui durant de longues heures mirent positivement le bordel dans cette belle inauguration (on imagine comme M. Wilhelm a dû être déçu) en dénonçant tout ce bastringue. Une démarche assez sympathique, pas vraiment très marquée idéologiquement et réunissant toutes sortes de gens qui vivent dans cette ville (même si un fort contingent était issu du monde dit « alternatif » de Louvain), finalement plus, me semble-t-il, pour conspuer les « pompeux cornichons », leurs flonflons et leur grossier étalage de fric. Comme l’explique une participante à la manifestation « C’est d’abord une manif d’étudiants et d’habitants à qui on ne laisse pas le droit de vivre comme ils veulent. Si c’était une manif altermondialiste, on aurait fait appel du renfort ailleurs, mais c’étaient uniquement des gens de LLN. Il se fait que ces personnes qui vivent de manière originale sont altermondialistes, puisque la logique commerciale est la logique mondialiste dominante. ».

Cette première manifestation ne fut cependant pas la seule, puisque le monde de la guindaille louvaniste avait réuni quant à lui un nombre particulièrement conséquent de manifestants, sans doute environ 2000, pour porter un message un peu moins compréhensible (mais néanmoins négatif) concernant le centre commercial et ayant pour principal objet de contester le règlement communal qui prévoit la fermeture des bars à 1h (régime normal) ou 3h (une fois par semaine) du matin. Cette seconde manifestation, dont l’ampleur aurait du faire l’événement majeur du jour mais que, bizarremment certains journaux (pas tous) se contentèrent de simplement mentionner, s’inscrit dans le cadre d’un assez curieux mouvement né voici trois ans environ [10] qui vise globalement à défendre le folklore et la guindaille. Quoiqu’en désaccord virulent avec ces gens sur le modèle de société qu’ils défendent implicitement, je ne peux ici qu’être d’accord avec eux sur la revendication concernant les heures de fermetures des bars ; j’y viens.

La manifestation conservatrice se dissipa tranquillement [11] sur un discours appelant tous les participants « à aller se bourrer la gueule » [12]. Pendant que les cerclards allaient donc se bourrer la gueule et se livrer à l’art jouissif et délicat du « gueule-en-terre » [13], la manifestation citoyenne/anti-consumériste, faisant preuve d’un peu plus d’insistance, continuait son concert cacophonique, se servant d’ailleurs en guise d’instruments de pots de fleurs métalliques (les pots, pas les fleurs) qui se trouvaient être là. Cela lui valut la matraque de la gendarmerie (oups, pardon, on dit police fédérale, maintenant), sans doute nerveuse vu l’ampleur du joyeux bordel qui la dépassait un peu (il semble que des renforts furent appelés d’urgence). D’après mes informations, cette réaction de la maréchaussée causa parmi les contestataires au moins un blessé sérieux qui se fit écraser la tête à coups de genoux par la flicaille et termina la soirée à l’hôpital tandis que, comme la manifestation refusait de se disperser, trois personnes ont fait l’objet d’une arrestation administrative, de façon, semble-t-il, assez brutale. Il est vrai qu’à la différence des participants à la manif des cercles, les manifestants musiciens ne sont probablement pas de futur clients du centre commercial ; ça les rend sans doute tout de suite moins sympathiques aux yeux de l’« ordre » (et des « forces » chargées de le défendre).

Le lendemain, une action « soupe populaire » fut organisée par une partie des manifestants de la veille pour dénoncer une fois encore le fait que le centre commercial n’est destiné qu’à une élite friquée et rendre symboliquement un droit de cité à tous les autres : rappeler qu’il y a aussi des pauvres à LLN [14] et provoquer un rassemblement tous les mercredis des personnes mises de côté par le projet, juste devant le centre commercial. Lors de cette action du jeudi, la police a confisqué sans motif la cassette vidéo d’une jeune cinéaste qui passait par là et se contentait de filmer la scène. Sans doute (et à raison) craignait-on du côté de l’« ordre » que ne fasse désordre la publication d’images montrant le manifestant de la veille la tête prise entre le pavé et un genou de gendarme.

A noter encore, un entartage a eu lieu dans la journée de mercredi sur la personne du bourgmestre, tachant ses vêtements de crème chantilly. Ce n’est pas du tout fortuit et c’est fort justifié quand on sait quel rôle ce personnage a joué dans l’évolution que connaît aujourd’hui Louvain-la-Neuve. Depuis qu’est bourgmestre de la ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve M. Jean-Luc Roland, le mouvement normalisateur s’est en effet très fort accéléré. Il est pourtant membre du parti écologiste (il en est même un des anciens principaux responsables), supposé favorable au mode de vie alternatif qui s’exprime ou s’exprimait à Louvain-la-Neuve où sont nombreux les projets dont on aurait pu penser qu’ils seraient soutenus par la majorité communale dite de l’« alliance citoyenne » menée par M. Roland.

C’est cependant tout le contraire qui s’est produit. Car cette histoire de centre commercial est presque, si j’ose dire, anecdotique [15]. Ou au moins, elle s’inscrit pleinement dans la tendance à l’oeuvre dans le chef des autorités depuis quelques années et dont on peut faire la liste, pour mémoire, sans trop détailler — d’autres ont déjà fait ce travail et ce billet est déjà fort long :

Il y eut la destruction du squat de la nationale 4 qui faisait décidément tache dans cette ville si bien ordonnée (en plus, il se trouvait le long d’une des voies d’accès au centre commercial). Il y a la maison des jeunes — « Chez Zelle » — qui risque de suivre bientôt le même chemin pour laisser la place au très incertain « Musée Hergé ».

Il y a bien sûr aussi les coups répétés portés par les autorités universitaires et surtout communales à l’asbl de la ferme du Biéreau [16], une longue histoire à elle toute seule qu’il faudra un jour raconter dans le détail [17]. Aujourd’hui l’UCL et la commune inaugurent avec fierté leur nouveau centre culturel dans les ailes rénovées de la ferme ; même si cette partie du projet n’a jamais été contestée, cette inauguration doit avoir un goût assez amer pour mal de monde.

Puis aussi d’autres, on ne saurait sans doute pas les citer tous. Il y eut l’inauguration des cinémas UGC à l’architecture démesurément agressive qui eurent tôt fait de mettre par terre le petit Studio Agora, la construction de la grande Aula qui ne sera jamais le lieu de rencontre au coeur de la communauté universitaire que beaucoup avaient espéré. Je pense aussi au bétonnage des bords du lac de Louvain-la-Neuve, lieu de verdure et de convivialité très sympathique dont une bonne moitié a été transformée en parking, impérieuse et insatiable nécessité. Il y eut aussi le refus du conseil d’administration de l’UCL d’accorder les quelques milliers d’euros nécessaires à la bonne marche du Centre Tricontinental, l’un des principaux lieux d’ouverture sur le monde de l’université louvaniste pourtant. Les plus attentifs se souviendront aussi de la destruction partielle du terrain d’aventure, coupé en deux pour laisser place à une bretelle routière.

Il y a maintenant l’obligation pour les débits de boissons (cercles, cafés,...) de fermer en régime normal à une heure du matin (avec exception une fois par semaine à trois heures) et l’augmentation de la responsabilité des organisateurs de soirée [18] qui est l’affirmation la plus ouverte qui soit de l’aspiration bourgeoise et paternaliste qui anime les décideurs locaux (la coïncidence de cette mesure avec l’ouverture du centre commercial et des appartements à deux ou trois cent-mille euros de la rue Charlemagne n’est bien sûr pas un hasard). C’est en outre une idée totalement stupide car l’organisation de soirées est un bon moyen de concentrer les nuisances sonores et olfactives dans quelques lieux où ça ne dérange pas trop de monde [19]. Bien sûr les cercles étudiants, principaux destinataires de la mesure, se sont quasiment systématiquement comportés comme des crétins [20] et continuent, comme on l’a dit, à promouvoir en général un mode de vie et des valeurs assez « beaufs de droite ». Il n’empêche, sur le coup, il faut les soutenir, tant pour des raisons pratiques — limiter les nuisances de la guindaille — qu’idéologiques — il est inacceptable qu’une quelconque autorité se pique de dire aux gens à quelle heure ils doivent aller dormir.

Il y a enfin la situation des parkings, désormais privatisés. Comme on l’a dit, la ville a été toute entière conçue sur base d’un « tout à la voiture » (certes nuancé par le fait qu’on a mis les voitures en sous-sol) tel qu’on pouvait encore le penser (juste) avant les chocs pétroliers. Même si LLN a des aspects piétonniers sympathiques, c’est une ville où il existe très peu de transports en commun (et aucun transport en commun intérieur à la ville) et dont la dépendance à l’égard du transport automobile est donc très élevée, ce qui rend le parking nécessaire dans bien des cas. Mais l’UCL n’avait plus les moyens de gérer ses parkings, elle les a donc privatisés et ils sont devenus l’une des ailes importantes du projet « Esplanade ». On assiste aujourd’hui à une incestueuse relation entre promoteurs immobiliers et autorités communales : ces dernières se chargeant de verbaliser les automobilistes qui se garent le long des boulevards d’accès au centre et ne paient pas la taxe (élevée) due aux propriétaires des parkings,... qui restent largement vides. Bien sûr, c’est une bonne chose de lutter contre l’usage de la voiture, mais à interdire aux gens de l’utiliser sans ouvrir en même temps de possibilités de remplacement, sans développer le transport en commun, mêne de manière assez frévisible à des situations assez injustes. Cette privatisation pose des problèmes sociaux, notamment à tous ceux qui ne rentrent pas dans les quelques publics-types privilégiés (ou simplement identifiés, existant dans l’espace social) bénéficiant de formule avantageuses (étudiants et personnel UCL, commerçants,...), comme les étudiants des Hautes écoles ou les employés de certaines entreprises.

Par certains aspects, Louvain-la-Neuve semble vivre ses derniers soubresauts humains bientôt noyés sous le déferlement de la normalité consumériste et bien-pensante. Sous d’autres, on dirait que la résistance s’organise, et ça donne de l’espoir. Il est en tout cas certain que la menace est bien réelle de voir lln devenir peu à peu une ville où cohabitent d’une part des étudiants assagis et d’autres parts des retraités friqués (limite « floridiens » dirait un pote avec qui je parlais du bazar) venus occuper des appartements de luxe accessibles à leur seul pouvoir d’achat ; tout ce petit monde se retrouvant dans les boutiques du centre commercial pour batifoler gaiement une ode aliénée à la toute-puissance du capitalisme.

JPEG - 130.5 ko
Peter Wilhelm, photo officielle.
Oh la la la vie en rose,
Le rose qu’on nous propose,
D’avoir des quantités d’ choses
Qui donnent envie d’autre chose.
Aïe, on nous fait croire
Que le bonheur c’est d’avoir
D’en avoir plein nos armoires,
Dérisions de nous dérisoires car...
 
Foule sentimentale,
On a soif d’idéal,
Attiré par les étoiles, les voiles,
Que des choses pas commerciales.
Foule sentimentale,
Il faut voir comme on nous parle,
Comme on nous parle.
 
Il se dégage
De ces cartons d’emballage
Des gens lavés, hors d’usage
Et tristes et sans aucun avantage.
On nous inflige
Des désirs qui nous affligent.
On nous prend, faut pas déconner, dès qu’on est né,
Pour des cons alors qu’on est
Des
 
Foules sentimentales
Avec soif d’idéal,
Attiré par les étoiles, les voiles,
Que des choses pas commerciales.
Foule sentimentale,
Il faut voir comme on nous parle,
Comme on nous parle.

Les illustrations sont tirées du dossier de presse publié par Wilhelm & Co ou de son site web promotionnel.

À lire :

- Un point de vue de gauche : Inauguration de l’Esplanade sous tensions (Indymedia Liège)

- Un point de vue proche du monde des cercles : Inauguration chahutée (LouvainlaNews)

Notes

[1Car Louvain-la-Neuve est une ville où l’on passe beaucoup ; même les étudiants qui y ont étudié quelques années ne voient souvent leur séjour que comme un passage. La ville est d’ailleurs en bonne partie pensée pour ces gens qui passent (de préference en voiture) et très peu pour ceux qui restent.

[2La précédente était Charleroi en 1666

[3Le centre-ville étant séparé verticalement entre circulations automobiles et parkings en dessous de la dalle ; le dessus étant réservé aux piétons.

[4Soit, pour détailler, le promoteur belge, Peter Wilhelm, maître de cérémonie, représentant éponyme de la société Wilhelm & co, maître d’oeuvre du projet, un représentant du nouveau propriétaire des lieux, le groupe français Klépierre, un représentant de la société Devimo chargé de la gestion du machin, sans oublier un intervenant de la société de gestion des parkings, chose non négligeable entre toutes dans le cas d’espèce.

[5Je me suis laissé dire que c’était parce qu’ils sont destinés à la digestion du pop-corn et non à la contemplation d’oeuvres cinématographiques, mais ce jugement, comme tout le reste, n’engage que moi.

[6Dont je vous éviterai l’indigestion, mais qui nous étaient détaillés dans une farde de presse conséquente, avec cd-rom de présentation (reprenant une série de photos utilisables par la presse dont le très joli portrait de M. Wilhelm reproduit ci-dessous) et moult prospectus colorés. Soit dit en passant, je me demande toujours ce que peut bien signifier l’acronyme « GLA » qui accompagnait — de manière vraisemblablement transparente pour les plupart des auditeurs présents — une bonne partie de chiffres donnés.

[7Ou l’inverse, je ne sais pas.

[8Les militants dans l’audience noteront cet exemple supplémentaire que s’incruster dans ses conférences de presse est un moyen redoutablement efficace d’enquiquiner un adversaire : c’est quasiment imparable (il est assez délicat et fastidieux de refuser l’entrée lors d’une conférence de presse) et on touche directement les médias, ce qui est rarement à négliger.

[9Elle n’est pas encore disponible sur Internet, mais il me revient que ça ne saurait tarder, je mentionnerai le lien dès que possible. Mise à jour (2/11), ça y est, c’est en ligne : http://lahache.collectifs.net/.

[10Brièvement, car il n’est pas possible de retracer en détail sa genèse ici, le création de ce mouvement remonte sans doute aux élections étudiantes louvanistes de 2003 où les cercles se liguèrent pour défendre les intérêts financiers du monde de la guindaille et faire pression pour que, dans un contexte de restrictions budgétaires, le prix des logements étudiants soit augmenté plutôt que réduits les très conséquents subsides qu’ils reçoivent de l’université. Ayant gagné les élections grâce à une rhétorique basée sur le prix de la bière, ils ont très sensiblement réorienté le discours politique de l’assemblée des étudiants, la dépouillant de la plupart de ses préoccupations sociales ou pédagogiques pour centrer le discours étudiant sur le concept d’« animation » et, ce faisant, tentant (avec un succès partiel) de dissoudre l’assemblée en tant qu’organe politique, lieu de délibération des étudiants, pour la transformer — véritable coup de force antidémocratique — en un « collectif d’animation » parmi d’autres (« selon nous, l’AGL n’est en rien un super collectif. Mais bien plutôt un collectif comme un autre » écrivaient déjà Nicolas Bossut et Adeline Wustefeld dans La Savate du 2 décembre 2002). Il faudrait revenir en détail sur cette affaire, elle le mérite. Ce mouvement connut un second épisode important au cours de la dernière année académique avec une pétition qui recueillit plusieurs milliers de signatures sur un corpus de revendications assez modérées par rapport au discours des principaux leaders et associant des idées de bon sens avec l’affirmation d’une identité réactionnaire qui n’a pas semblé choquer grand-monde. Cette pétition et l’abondande communication qui l’entoura fut diffusée sous le slogan quasi maurassien de « résistance guindaille » et avec un logo hallucinant présentant la figure de Che Guevara coiffée d’une « calotte », couvre-chef « traditionnel » symbole d’allégeance catholique et papiste dont se coiffent avec une innocence variable un certain nombre d’étudiants de Louvain, généralement pour exprimer une adhésion grégaire.

[11Et reçut d’ailleurs pour cela les félicitations du vice-recteur. D’habitude, quand on reçoit les félicitations de l’autorité après une action de « protestation », c’est qu’il y a un truc qui cloche quelque part.

[12Soit dit en passant, assez curieusement, plusieurs représentants de l’Assemblée générale des étudiants (AGL) issus de la mouvance cerclarde (les représentants de l’aile gauche participaient quant à eux à la manifestation cacophonique), tout en affirmant soutenir les revendications contestataires des uns et des autres (ça ne mange pas de pain), préférèrent se joindre au cocktail donné pour l’inauguration. Le président de l’AGL, Benoît Pitance expliqua sans convaincre grand-monde qu’il représentait ainsi le point de vue des étudiants « à l’intérieur ». Pour la petite histoire, des membres de l’association des habitants assistaient également au cocktail. Je suis toujours étonné de voir le nombre de personnes qui ne sont nullement incommodés d’avoir ainsi le cul entre deux chaises.

[13Pratique consistant pour les vieux étudiants baptisés (dits « poils ») à exiger de ceux des nouveaux étudiants qui acceptent de se prêter à ces simagrées (dits « bleus ») qu’ils se mettent dans une position ridicule, les genoux au sol, le postérieur relevé, les bras dans le dos et « la gueule en terre ». Nombreuses variantes. Cette pratique s’inscrit dans ce « merveilleux moment d’intégration » qu’est le « baptême » étudiant. Ah, la tradition, le folklore,... !

[14Et pour eux, le centre commercial a signifié la fermeture de l’Aldi, le magasin le moins cher de Louvain-la-Neuve

[15D’une certaine manière, on peut aussi le dire, ce projet n’est pas non plus le « pire » de ce qui était possible. Initialement, en effet, Wilhelm & Co, envisageant l’installation d’un centre commercial en Brabant wallon que des études économiques annonçaient rentables (et utilisant paraît un compas sur une carte pour ce faire) avait jeté son dévolu sur le terrain situé entre l’autoroute et la Nationale 4. Il s’agissait probablement de répéter le traditionnel modèle composé d’un gros bloc en préfabriqué et de vastes étendues de bitume attenantes pour parquer les voitures, le tout connecté à une sortie d’autoroute ; celui-là même qui défigure les abords de nos villes et promeut outrageusement l’usage de la voiture. Il paraît (d’après le bourgmestre) qu’on doit « remercier » Wilhelm d’avoir accepté d’installer son projet dans le centre urbain. C’est vrai que c’est mieux d’avoir un centre commercial en ville (et en plus à proximité d’une gare) que de l’avoir dans les champs — symbole de notre civilisation du tout-à-la-bagnole. N’empêche, à nul moment, la pertinence même de l’installation du centre n’a été remise en cause par les autorités locales pour qui l’arrivée d’un tel projet constitue une manne financière, mais qui savent aussi que le refuser implique qu’il ira s’implanter un peu plus loin.

[16Aujourd’hui nommée Corps & Logis, après avoir du changer de nom sous la contrainte.

[18Qui, grosso modo, doivent désormais non seulement couper la musique et arrêter de servir à boire, mais aussi virer les participants.

[19Quoique, à cet égard, d’importantes améliorations restent possibles et souhaitables.

[20Par exemple, cette semaine, ils ont trouvé intelligent de foutre le boxon dans la ville pour protester.

Messages

  • La fermeture de l’Aldi... Ils vont s’alimenter où les étudiants des kots à projet et autres cercles pas trop bo-bo alors ?

    On a peut-être fermé ça aussi ?

    Ben... Il y a parfois des sujets qui ne font pas regretter de vieillir un peu...

  • "et aucun transport en commun intérieur à la ville" Ah bah oui,
    c’est vrai que s’il y avait un métro ou un bus entre la place
    des sports et la place des sciences, ça changerait pas mal de
    choses...

  • Cela fait déjà un petit bout de temps que Monsieur le bourgmestre Jean-Luc Roland me tape sur le système. Donc, merci de l’avoir (un peu) remis à sa place.

    Par ailleurs, si je suis bien renseigné, l’ordre de fermeture à 1 heure du matin ne concerne pas seulement les cercles, mais tous les cafés de Louvain-la-Neuve. Et ça, c’estt proprement hallucinant. Variment incroyable ! Plus moyen d’aller boire un verre après avoir étudié toute la soirée. Il faut désormais aller directement se bourrer la gueule, sans passer par la case "étude" ! J’ajoute que ça ne favorise pas forcément la sécurité. Car, si pour une raison ou une autre, une jeune fille doit traverser la ville en pleine nuit, mieux vaut des cafés ouverts et de la présence humaine que des rues complètement désertes.

  • Mais qui est vraiment ce Roland ?
    Pourquoi donc renie-t-il sciemment le terreau et la genèse de son parti politique ?

    En Brabant-wallon, les écolos auraient-ils donc, pour être élus, obligation de jouer les valets du Mouvement Racoleur ?
    Tout cela pose effectivement question !

    Ah ! Qu’il était bon le LLN de mes années étudiants (entre 1986 et 1992)...
    Jeudi dernier, en sortant de cette horrible esplanade
    , j’ai réellement eu le sentiment que Louvain-La-Neuve tournait définitivement la page de "cité étudiante" pour celle de "cité commerciale"...

  • Il y a quand même un truc qui me chiffonne avec tous ces gens (de gauche) qui se disent horrifiés par la fermeture de l’Aldi. En effet, j’aimerais quand même bien savoir comment la firme Aldi arrive à des prix aussi bas. Si les syndicats y étaient correctement traités, si leurs produits étaient particulièrement respectuex de l’environnement, je voudrais encore bien prendre leur défense... Au moins, Delhaize est connu pour traiter son personnel un peu mieux et pour proposer des produits de pas trop mauvaise qualité. Même si, c’est vrai, il y a un coût qui va avec.

    Par ailleurs, il y a des centres commerciaux partout. Si on veut que LLN ne soit plus une ville artificielle, comme ça lui a souvent été reproché, pourquoi ne pas en installer un là aussi ?

    • Je fais partie des personnes qui ont lutté non pas pour défendre l’Aldi mais pour défendre qu’il y ait un magasin à des prix abordables à LLN.

      Quelques précisions s’imposent :

      "Il y a quand même un truc qui me chiffonne avec tous ces gens (de gauche) qui se disent horrifiés par la fermeture de l’Aldi. "

      Personns n’a jamais été horrifié par la fermeture de l’Aldi. L’Aldi n’a d’ailleurs pas fermé : il ouvrira à nouveau se portes dans moins d’un an.

      "En effet, j’aimerais quand même bien savoir comment la firme Aldi arrive à des prix aussi bas. Si les syndicats y étaient correctement traités, si leurs produits étaient particulièrement respectuex de l’environnement, je voudrais encore bien prendre leur défense... Au moins, Delhaize est connu pour traiter son personnel un peu mieux et pour proposer des produits de pas trop mauvaise qualité. Même si, c’est vrai, il y a un coût qui va avec."

      Ben comme tu le dis justement, ça a un cout. Et manifestement, tu ne fais pas partie des gens pour qui ça compte - et tant mieux pour toi. Pour ton information, se nourrir au Delhaize coute deux fois plus cher. Un peu moins en prenant des produits blancs dégeulasses, et il n’y en a pas pour tout les types de produits.

      Personnellement, je trouve ça un peu facile pour des gens qui se disent de gauche de laisser faire la logique capitaliste (parce que c’est encore bien le centre commercial qui a viré l’Aldi) sous prétexte que l’Aldi ne vaut pas mieux, et de laisser des mères de famille dans l’impossibilité de nourrir leurs gosses. Surtout qu’il s’agit d’une erreur grave de gesion urbaine, et que cet élément est assez révélateur du fait qu’on ne pense même plus qu’il pourrait y avoir des pauvres à LLN

      Pour ton information, les gens qui se sont bougés ont aussi mis sur pieds un groupe d’achat commun, où l’on peut se procure des produits bios et éthiques à des prix relativement abordables (on fait pas aussi bien que l’Aldi, mais mieux que le Delhaize pour une qualité supérieure). Donc avant de critiquer, renseigne-toi.

      "Par ailleurs, il y a des centres commerciaux partout. Si on veut que LLN ne soit plus une ville artificielle, comme ça lui a souvent été reproché, pourquoi ne pas en installer un là aussi ?"

      Donc tu es contre l’Aldi pour des raisons éthiques, mais tu ne trouve rien de gênant à ce centre commercial ? Va un peu voir les conditions de fabrication des fringues qu’on y vend, et reviens après.

      Ce centre commercial a tout d’artificiel. Faire une ville, ce n’est pas mimer bêtement ce qui se passe ailleurs (mettre un centre commercial, comme partout), c’est créer des projets avec la population, et pas contre les projets de la population. Ce n’est pas remplacer une identité par une autre, c’est composer avec cette identité. Louvain-la-Neuve était une vraie ville, et le fait qu’elle soit différente des autres n’en faisait en rien une ville artificielle. Ce n’était une ville artificielle que pour les gens, et il sont malheureusement nombreux, qui considèrent qu’une vraie ville est une ville où on peut dépenser pleind de fric à des choses inutiles, comme s’acheter une tenue vestimentaire différente tous les jours (sisi, il y en a qui font ça) ou aller deux fois par semaine voir un film américain dan un grand complexe cinématographique. Et tant pis pour ceux qui préfèrent le cinéma d’auteur et les relations humaines.

    • Ouh la, quelle contre-attaque ! C’est vrai que je me faisais l’avocat du diable en parlant ainsi du nouveau centre commercial et de la fermeture de l’Aldi. Je ne voulais pas être méprisant envers quiconque. J’ai seulement dit que quelque chose "me chiffonait" et que je m’interrogeais, c’est tout...

      Je voudrais quand même revenir sur un point : l’Aldi est moins cher, donc ça justifie qu’on défende son existence, parce que, sans lui, il y aurait des pauvres qui ne pourraient pas se payer à manger. Je suis complètement d’accord avec ce type de raisonnement. Mais, après, il faut quand même se poser la question : si demain, une nouvelle firme de hard discount débarque sur le marché belge en écrabouillant encore un peu plus les libertés syndicales, et en proposant des prix encore plus avantageux, faudra-t-il là aussi défendre son existence et mettre en exergue son rôle social ?

      Ce qui m’énerve aussi, c’est que ceux qui s’opposent à la fermeture du Aldi sont aussi souvent ceux qui dénoncent l’ouverture d’un H&M. Et ça, je ne comprends pas du tout. Il faut un minimum de cohérence. Parce que, si on a le droit de bouffer à des prix démocratiques, il faut aussi pouvoir s’habiller correctement. Et quelle marque propose un meilleur rapport beauté-qualité-prix que H&M ? Avant, à Louvain-la-Neuve, il n’existait que des boutiques de fringues de luxe. Et donc, grâce au H&M, les pauvres vont pouvoir porter des vêtements de mode pas trop moches.
      Bon d’accord, là, je suis un peu provocateur ;-)

  • J’ai lu avec attention. Grande attention. Oscillant entre le soulagement de voir mes propres impressions partagées, et l’inquiétude de voir qu’elles ne sont pas si insensées.

    • L’inauguration de l’Esplanade est un grand moment historique pour le site universitaire et Louvain-La-Neuve.
      Grâce à ce projet, l’ UCL s’appelle dorénavant : Université Commerciale de Louvain. Le mot "Catholique" est définitivement jeter aux oubliettes (il y en a certains qui doivent se retourner dans leur tombe).

      Etudier - travailler - consommer - crever : l’ Université Commerciale de LLN forme les cerveaux de demain.

      Désormais, à côté de la Commune et de l’UCL, il y a un troisième larron qui dirige : Wilhem & Co, promoteur privé.

      L’ Esplanade : une excroissance, un ilôt artificiel, déjà déconnecté du reste de la ville. Plus rien à voir avec le style de Louvain-La-Neuve. Deux mondes différents, déphasés.

      A toutes et tous, venez-vous abrutir dans ce grand paquebot délirant. Participez à la grande fête névrotique des achats. Dépensez sans compter (si vous en avez les moyens, bien sûr). Cela suffira t’il à assouvir votre frénésie insatiable de consommation. Je doute très fort de l’efficacité de cette thérapie ... Toujours avoir plus et, si possible aussi, bien le montrer aux autres. Et, vive les inégalités sociales !

  • Il est possible encore d’introduire un recours contre le permis d’exploitation du centre commercial.
    Ce permis à été accordé en extrême urgence/limite : la veille de l’ouverture ?!?!
    Il est possible encore de réagir, mais tout de suite, avant ce 27 Octobre !!!
    Et, exclusivement au moyen du formulaire prévu à cet effet…

    Il n’y a donc pas un instant à perdre…

     ! Il y a deux alternatives à ce recours :
    - soit un rejet pur et simple du permis
    - soit l’ajout de conditions nécessaires à notre qualité de vie

    Ce formulaire et les infos sur ce permis d’exploitation sont accessibles à http://www.esplanadeinfo.be

    Entre autre :
    - Copie du permis en lui-même
    - Copie des avis des différents services de la Région Wallonne (eaux, déchets, environnements...)
    - Copie des conditions particulières incluses dans le permis
    - Copie de l’avis du Conseil wallon de l’Environnement pour le Développement Durable
    - Copie du procès verbal de clôture de l’enquête ;
    - Copie du rapport de prévention incendie
    - Etc.

    Voir aussi http://www.abat.be/bretelle

  • L’atmosphère est lourde, oppressante, exactement ce dont j’ai horreur. Pourtant il fait lumineux, le regard se porte à perte de vue. Chaud. Je retire ma veste et regarde autour de moi. Nul endroit où se reposer, nul onde rafraîchissante.

    Voir en ligne : Where is Ploum ?

  • Quel beau discours gauchiste...!!!Peux-tu me dire ce que font tes parents pour voir de quel milieu socio-culturel tu proviens...ou bien tu n’oses pas le dire ?

    • Ben disons que quand j’ai fait mes études à LLN ce genre de message complètement souvent de personnes qui en général provenaient du même milieu bourgeois qu’ils dénoncent et qu’en cela leur discours sonnait complètement faux et creux :genre à bas le capitalisme mais j’aime bien quand même être entretenu par papa...bourgeois quoi !

      Alors y fait quoi ton papa...ça m’intéresse

    • Désolé, je n’ai aucune intention de rentrer dans ce genre de mise en accusation.

      Mon papa, pour parler de lui, m’a appris à ne pas accepter les attaques ad hominem (surtout quand elles sont masquées ; il y a certains types de propos pour lesquels le recours à un pseudo est une pratique discourtoise) et à juger la valeur d’un argument sur sa seule valeur et non sur celui qui l’énonce.

      Il y a sans doute matière à nuancer ceci, mais pas dans ce cadre-ci (il ne s’agit que d’un blog dont la prétention est proche de zéro) ni dans les circonstances présentes.

      Y’a pas mal de choses à dire sur le sujet en fait, sur la valeur des dichotomies que tu sembles proposer (genre que, au moins en occident, on est quasiment toujours le bourgeois de quelqu’un d’autre), sur le fait que l’émancipation collective n’est pas dissociable de l’émancipation individuelle ou sur les relations complexes qu’entretiennent l’exploitation et l’alinéation et comme on ne se libère pas de l’une sans se libérer en même temps de l’autre (ce qui induit des conséquences particulièrement complexes à gérer dans le cadre de raisonnemments du type de ceux dans lesquels tu sembles évoluer) ou encore sur la tendance de certains gauchistes à vouloir absolument éliminer tout leurs alliés potentiels tout en se plaignant continuellement de n’être écouté par personne,... mais j’ai pas trop envie ni le temps de développer maintenant. Peut-être dans un prochain billet.

      Bien à toi,

      FS

  • Dans le cadre de la saison "Une foule de pasSages", le Centre Culturel du Brabant wallon propose :
    "Intégration / désintégration. L’architecture et son contexte le samedi 10 décembre 2005 de 9h à 16h à la Ferme du Biéreau à Louvain-La-Neuve.

    Participation gratuite, mais inscription indispensable : 010/616 606 - courriel : saison@ccbw.be

  • Je suis un ancien, ce jour j’ai fait un petit retour A Louvain la Neuve et j’ai été profondément dégouté. Dégouté vis à vis de la mise a mort des personnes indépendantes local au profit de multinational souvent non Belge, dégouté du profit que les autorités désirent réalisé sur le simple droit d’existé et de vouloir vivre à Louvain la Neuve, bref Louvain ma vu mais ne me revera plus. Dégouté également par la politique parking, j’admet que les parking de proximité puissent être payant si des parkings de disuasion gratuit son mis a disposition ... mais là ces pas le cas !
    Je trouve que les vivants de Louvain La Neuve sont encore trop gentils ... On aurais ici une véritable raison d’émeute à l’image Parisienne ETUDIANTS ... FLAMBER LES VOITURES DANS LES PARKINGS SOUS LE COMPLEXE,apparament cela devien le seul langage compris par nos représentants que l’on a élu a tord

  • Je ne peux résister à publier sur "Les Bulles", un article écrit par David Abiker, essayiste :

    Donc le nouvel homme est arrivé. Il a choisi l’automne pour se manifester. Le nouvel homme s’appelle Hubert, pardon : Über — Über pour Übersexuel. Il est à la fois masculin et sensible. Poilu dehors, centriste à l’intérieur. Viril sur le bord, mais tellement tendre au-dedans... Le nouvel homme est bien entendu fémino-compatible — mieux : soluble dans les valeurs de la société maternante, dont il n’est plus le protecteur mais l’auxiliaire. Il est bien sûr célébré dans les magazines féminins et dans les magazines tout court. Le nouvel homme est un cocker bien pensant à fort pouvoir d’achat.

    L’homme nouveau est bien sûr politiquement correct. Il est pour la forêt, il aime les bébés, soigne sa peau et méprise les 4 × 4. Il a des principes qui lui évitent d’être pris en défaut quand son bonheur de papier glacé fait tache d’huile à côté d’une misère parfois trop criante. Cet homme est idéal. Il paraît qu’il ressemble à George Clooney. C’est dire. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, le nouvel homme fait son apparition une fois tous les deux ou trois ans pour inspirer les "unes" de la presse. C’est son grand mérite : faute de s’incarner, il s’imprime. C’est tour à tour un nouveau père, suivi d’un métrosexuel, rattrapé à la rentrée d’après par un père recomposé mâtiné d’un hy-père sensible, à moins qu’il ne soit en voie de décomposition après avoir été le métro-patriarche d’une famille en miettes.

    Evidemment, c’est fou ce que l’homme est nouveau et tendance quand il a le porte-monnaie garni. Car ne nous y trompons pas, l’homme de la rentrée a ceci de commun avec l’homme de la rentrée précédente : il consomme, zappe, jette et donne la papatte à madame, qui l’entraîne avec elle dans d’étourdissants shopings bio, durable, in, out, etc. Un couple durable, pour le meilleur de la consommation ; jamais pour le pire. L’homme nouveau est comme le monstre de Frankenstein : c’est la création d’un expert en lames de fond civilisationnelles (un sociologue branché, en fait). On reprochait aux élites d’ignorer la réalité. Les tendanceurs font pire : ils la réinventent. La créature mâle de la rentrée se nourrit donc au lait du politiquement correct et de cet aveuglement collectif qui nous mène de déconvenue en surprise à mesure que nous découvrons que les Français (et les Françaises) échappent toujours plus aux stéréotypes des chasseurs de socio-types.

    Car l’homme de la rentrée, tout nouveau qu’il soit, n’est pas l’Über ni l’Hubert, et encore moins un Gilbert sexuel ! L’homme de la rentrée n’est pas celui que l’on croit. L’homme de la rentrée serait sans le sou, légèrement "vénère" (énervé), et porterait rabattue sur les yeux la cagoule de son sweat-shirt. L’homme de la rentrée n’est pas sorti d’un bureau de style — hélas pour le propriétaire de l’Opel Astra garée dans le parking de la cité. L’homme de la rentrée ne sort de rien. L’homme de la rentrée vit en banlieue le plus souvent, et, contrairement à ce qu’on nous annonce, il n’est pas vraiment satisfait de son urbanité, encore moins du monde qui va comme il va. Il se moque du développement durable comme de ses premières Nike. L’homme de la rentrée est complexe, difficile à saisir, compliqué. Et, bien sûr, ses pulsions n’ont rien de consumériste, même s’il aimerait bien consommer davantage. L’homme de la rentrée a 16 ans et il nous pose un problème.

    "LOU RAVI"

    Que fait la police ? On le sait. Que font les bureaux de style ? On le sait moins, à part vendre à la "une" de tous nos journaux un nouvel avatar de "lou ravi"— le fameux Hubert qui épate la galerie par sa douceur ferme et sa fraîcheur mentholée. A vrai dire, on aurait préféré que les pros de la tendance, les as du sociétal et les futés du métro-comportement nous préviennent non pas de l’arrivée d’Hubert, mais plutôt nous renseignent sur le ras-le-bol de ce jeune banlieusard qui n’en peut plus. On aurait même pu l’appeler le Faubourg-sexuel, pour leur faire plaisir. Mais, hélas, on n’avait pas prévu ça. On n’avait pas anticipé cet homme-là. Pourtant, cela aurait été utile. Car, à force d’inventer chaque année l’homme nouveau pour le plus grand bonheur des marques et des têtes de gondole, on en oublie de s’intéresser au vrai bonhomme, au quidam, à l’homme de la rue. Cette ignorance qui nous fait troquer la tendance pour le réel, l’hypothèse pour l’observation, la généralité pour la somme des cas particuliers, nous la payons cher.

    Tandis que les bureaux de style s’intéressent à l’homme qui se dépense et qui dépense, ce messie narcissique et commode pour éditorialiste en mal de sujets, la réalité vient démentir la tendance.

    A quoi sert donc de questionner l’avenir de nos comportements si la question n’a pour ambition que de décrypter ce qui se passe au rayon cosmétique ? Les bureaux de style n’ont pas vu surgir l’homme de la rue avec sa déprime, ses bagnoles qui brûlent et sa ferme intention d’échapper aux règles non écrites du marketiquement correct.

    David Abiker vient de publier Le Musée de l’homme. Le fabuleux déclin de l’empire masculin (Michalon, 266 p.,15 €).

    Source : LE MONDE

  • "J’en ai marre de regarder les prix. J’ai envie de faire plaisir à mon entourage mais je suis tellement limité que cette course aux cadeaux est devenue un enfer où je suis doublement frustré ..."

    JOB, sur le forum de la "libre.be"

  • Je faisis partie de la cacophonie lors de l’inauguration. En fait on dirait que les flics ont profité que quelques potes et moi soient partis faire du bruit sur la rue charlemagne (et le quick) pour charger... Aïe je savais pas qu’il y avait eu tant de violence, j’ai juste entendu "2 arrestations".

    Un mois plus tard j’ai quand même été faire un tour dans le centre (assez gerbant, fout la grosse tête en 2 minutes) et j’ai constaté que le delhaize a sorti pas mal de produit blancs "365". Qualité acceptable à bonne, pour vraiment pas cher... Donc j’apprécie quand même le geste. Je ne sais pas qui a eu l’idée, d’autant plus qu’on dirait que certains de ces produits ont été créés exclusivement pour ce delhaize là.

    Au fait je trouve ça sympa l’analyse de test-achat affichée devant le goldway, excellente idée pour redorer son blazon.

    • De la campagne à l’actualité : « Louvain-la-Neuve » agite la sonnette d’alarme à propos du centre urbain. La liste citoyenne ne fera pas d’alliance préélectorale.

      A Louvain-la-Neuve, l’actualité se confond avec la campagne électorale. Avant de lever un coin du voile sur ses candidats et sur son programme, la liste citoyenne « Louvain-la-Neuve » s’est mise au diapason des préoccupations les plus urgentes de la cité universitaire. Sept mois après son ouverture, le centre commercial de l’Esplanade ne connaît pas le succès espéré et il n’y a pas eu d’effet d’entraînement sur les autres commerces du centre. Pire : des affiches « liquidation totale » commencent à faire leur apparition sans parler de la grogne grandissante des habitants du coeur de la ville. En cause ? Encore et toujours, le coût des parkings qui chasse la clientèle, tous les commerces confondus, alors que les riverains de la dalle ne peuvent jamais se garer près de leur domicile. Pour Jacky Reginster, « il est temps qu’un geste fort soit rapidement posé car Louvain-la-Neuve court un réel danger de voir son centre se vider sans même parler des commerçants qui se sont fait gruger ».

      La tête de liste de « LLN » estime que « la ville, en tant qu’autorité publique et défenderesse des intérêts des habitants doit prendre le problème à bras le corps. D’autant plus que l’UCL semble se retirer sur la pointe des pieds de la gestion, laissant le champ libre aux promoteurs qu’elle a attirés ».

      « LLN » n’entend pas qu’élever la voix mais aussi agir : c’est pourquoi elle lance une enquête sur les taux d’occupation des parkings tout au long des prochaines semaines. L’on procédera ainsi à un relevé systématique desdits parkings. Mais Reginster ajoute tout aussitôt que contrairement à ce qu’une liste concurrente a annoncé, le retour à la gratuité totale est un leurre : « Restons réalistes, tout service a un coût et c’est jouer avec le feu que de faire des promesses démagogiques... Notre réaction se veut plus constructive : plutôt que de rester avec des parkings vides, il faut adapter les tarifs pour arriver à une solution win-win où tout le monde gagne »... Et de proposer un tarif forfaitaire de 1€, tous les jours de 18h à 8heures du matin et de 2€, le dimanche de 8h à 18 heures. « LLN » souhaiterait aussi une diminution générale des tarifs pleins de 40pc et n’oublie pas les riverains de la dalle qui ne devraient puiser qu’un euro par jour dans leur gousset.

      Jacky Reginster a aussi rappelé que la liste néolouvaniste n’était « ni séparatiste, ni une succursale du MR, ni une liste de repli sur soi ». De fait, parmi les premiers candidats présentés à la presse figurent déjà - la présentation de l’ensemble se déclinera dans les semaines à venir... - Walter Léonard, un vrai « né-natif » de Céroux-Mousty mais qui a pignon sur rue à LLN comme assureur, mais aussi des Néolouvanistes qui ont fait leurs preuves dans l’action solidaire ou le combat pour l’égalité des chances comme Martine Kapita Kamba (Collectif des femmes, etc.) ou Paule Champion. Le programme débordera aussi, et de loin, l’action de proximité à « LLN » comme l’a expliqué Yves van Steenberghe : « La mobilité pour nous couvre l’ensemble de la ville. Et nous serons aussi très attentifs à la bonne gouvernance urbaine, à commencer par le CPAS... »

      Dans la LLB64

  • Ta vision du mouvement "cerclard"
    qui a pris d’assaut l’AGL ces dernières années est pour le moins partiale (c’est la raison d’être d’un blog, me diras-tu) et surtout réductrice.

    Je te reconnais bien là François !

    • Peut-être pourrais-tu te présenter (comme ça on saura laquelle des nombreuses ex-rédactrices en chef de la Savate tu es) et surtout expliquer en quoi ma vision des choses est partiale,... parce que là, me semble-t-il, ton intervention n’apporte pas grand-chose.

      Sincèrement, en relisant la note de bas de page consacrée à la question et qui est je suppose l’objet de ton message, je trouve peut-être ça très synthétique, mais pas malhonnête.

      Cela dit, c’est vrai que cette histoire de prise de l’AGL par le mouvement cerclard de Louvain (qui n’est d’ailleurs pas le sujet du présent billet) est une histoire intéressante et une histoire qui m’a beaucoup fait réfléchir. J’y reviendrai à l’occasion si j’en trouve le temps.

      FS

    • Salut,

      Cela pue l’info à 2 balles d’INDYMEDIA !

      Je trouve ça assez fatiguant de lire ce genre de commentaire. S’il y a des choses que je dis qui sont inexactes, libre à toi de les corriger en postant un commentaire. Si certaines opinions que j’exprime te semblent indéfendables, libre à toi de contre-argumenter. Libre aussi à toi d’exprimer un point de vue divergent (un tout petit peu construit). Mais ce genre d’anathème à la con, ça n’apporte vraiment rien.

      Quant à Indymedia, dont tu sembles ne pas avoir une très haute opinion, certes, il y a certaines parties du projet qui ont disjoncté, mais globalement il s’agit à mon avis d’un des projets les plus intéressants portés par le mouvement alter. Nombreux sont les sites d’Indymedia qui livrent régulièrement des infos inédites et sérieuses. Et si tu as comme réference le site indymedia.be, sache qu’il a été viré du réseau (le domaine belgium.indymedia.org n’est plus géré par l’équipe qui se présente aujourd’hui sous le nom d’indymedia.be et usurpe donc le label indymedia).

  • C’est pas à des Liègeois de dire comment des
    néolouvanistes doivent vivre ds leur propre ville.

  • Le prix du parking à LLN fait courir les clients

    A l’ouverture de notre boutique, Louvain-la-Neuve, tu n’étais qu’une toute jeune fille. Aujourd’hui, tu deviens une grande dame austère et sérieuse, Il est l’heure pour nous de te quitter pour d’autres horizons », écrivent Julie Neirinck et Françoise Delor, annonçant la fermeture prochaine de leur magasin de lingerie, installé dans la Grand-Rue. Et les deux jeunes femmes de pointer du doigt les parkings devenus payants dans le centre. « Autrefois, les clients flânaient. Aujourd’hui, ils téléphonent pour demander de leur réserver un vêtement, et ils effectuent leur achat en consultant leur montre. Notre chiffre d’affaires a dégringolé de 20 % durant les travaux d’aménagement des parkings. À présent, la perte est de 40 %. Ce n’est plus tenable. » Et d’ajouter : « Une grande partie des petits commerces du centre-ville sont en train de se cacher pour mourir ; nous avons pu remettre facilement notre boutique ; d’autres, ont moins de chance. »

    Une opinion partagée par les « anciens » commerçants néolouvanistes ? « La ville est aussi calme qu’il y a vingt ans », reconnaît Henri Kohn. Le gérant d’Atmosphère, encadreur installé dans la galerie Saint-Hubert, le confirme : à cause du parking - plus cher qu’à Wavre -, les clients font leurs courses en consultant leur montre. « Mon chiffre d’affaires a baissé de 50 % », explique-t-il. « Plusieurs commerces vont fermer dans la galerie et les trois quarts des commerçants de l’ancien centre se plaignent. Il aurait peut-être fallu instaurer le parking payant de manière progressive, le temps que les clients s’habituent, et proposer des parkings gratuits proches du centre. »

    Esplanade : « Attendre un an de fonctionnement »

    Jean-Christophe Echement, le président de NACL, l’association des commerçants du centre, nuance : « C’est vrai que nous avons tous un coup dans l’aile, mais les choses bougent. Il y a eu des discussions martiales au sein d’un groupe de réflexion et de travail mis en place avec la Ville, l’Université, les acteurs commerciaux, Peter Wilhelm... Nous y avons notre mot à dire. Ces discussions aboutiront à des changements positifs, notamment en ce qui concerne les parkings et une meilleure signalétique dans le centre-ville. »

    Quid du commerce dans la galerie ? « Nous avons des consignes strictes pour renvoyer ce genre de questions vers le directeur du centre », explique un commerçant. « Le potentiel est là, mais le démarrage ne se fait pas aussi facilement que dans une grande ville », confie tout de même Valérie Doucet-Minten, la gérante d’un coffee club. « Après l’ouverture en fanfare, les fêtes de fin d’année et les soldes, la situation est plus calme », reconnaît Jean-Michel de Walque, le directeur de l’Esplanade. « Si le Quick, par exemple, a déjà agrandi sa surface, certaines boutiques de vêtement attendent le beau temps, comme les clients. Nous ne tirerons un vrai bilan qu’après un an de fonctionnement. » Des faillites à l’Esplanade comme le dit la rumeur ? « Aucune », assure le directeur. Après l’installation d’une banque (ING), il ne restera qu’une surface libre. » Et dans la rue Charlemagne ? « Le démarrage est plus lent dans cette nouvelle rue, concède-t-il. « Mais des baux ont été signés avec une agence de voyage, une teinturerie et un restaurateur. »

    Source : Le Soir

    A suivre attentivement, l’ évolution de l’Université Commerciale de LLN ...

  • Faisant fi des rumeurs en tous genres, la Liste LLN continue à se constituer.

    Une base programmatique qui va bien au-delà de la question des parkings de Louvain-la-Neuve, une nouvelle salve de candidats et une inscription visible dans l’environnement néolouvaniste par une affiche souhaitant de « bonnes vacances ».

    A lire cette énumération de projets, force est de constater que la liste LLN ne s’apprête vraiment pas à se dissoudre ! Pour Jacky Reginster et ses amis, c’est, sans doute, la meilleure réaction aux rumeurs persistantes, développées, il est vrai, dans les états-majors adverses, selon lesquelles, la liste n’irait pas au combat électoral mais que certains de ses candidats pourraient se retrouver chez les... MRIC dont la liste est pourtant achevée.

    Être son propre moteur

    Le programme global de la liste LLN sera présenté en septembre mais on peut d’ores et déjà préciser que celui-ci porte sur tous les aspects du développement local. Dans la cité universitaire mais aussi sur l’ensemble de la ville. Ainsi, la liste demande d’urgence une solution pour les problèmes de mobilité au sein de la gare d’Ottignies avec « ses escaliers d’un autre âge »...

    Sur Louvain-la-Neuve, les idées ne manquent pas mais la ville devrait davantage s’investir. « Nous avons l’impression que la Ville subit les événements plutôt que d’en être le moteur et c’est cela qu’il faut changer » expliquent Reginster et les siens. « En d’autres termes, la Ville doit devenir un acteur à part entière dans ce qui se fait à Louvain-la-Neuve ».

    « LLN » a aussi tenu à démentir l’idée qu’elle ne parvenait pas à boucler sa liste. Six nouveaux candidats sont en effet venus s’ajouter aux 8 déjà désignés.

    Un constat : ils reflètent bien la diversité néolouvaniste. On y trouve ainsi Kristina Swalens qui connaît particulièrement bien la ville depuis ses quasi-débuts : elle est installée sur place depuis 29 ans et travaille depuis 1978 au service d’inscription de l’UCL. Autre habitante de longue date : Michelle Gérard, une infirmière indépendante à domicile qui vit sur le site depuis 21 ans. Didier Rousseau, de son côté offre la particularité d’être maître-nageur et actif dans l’immobilier. Un éclectisme que partage aussi Martine Charlier active dans différents conseils de la ville. A côté de Francis Duqué, photographe bien connu à LLN figurera enfin François Mertens, un tout jeune candidat puisqu’il termine une année de sciences fortes à l’athénée Paul Delvaux, sur son site de Lauzelle. Un candidat aussi qui connaît bien la vie associative des jeunes puisqu’il joue au Rugby Ottignies Club, est impliqué dans le scoutisme local et fait partie d’une nouvelle association s’adressant aux jeunes...

    « LLN » met aussi le grand braquet pour être plus visible : outre l’affiche invitant les Néolouvanistes à passer un bon été, la liste dispose d’une permanence au 5, rue de la Gare où l’on pourra rencontrer des candidats le mardi de 10 à 12 h, le mercredi, de 16 à 19 h et, enfin, le samedi, de 10 à 12 h.

    Source

    • Qu’on lise un peu la déclaration de Peter Wilhelm concenant L’esplanade et Gespark :
      LE SOIR 7/10/2006
      Publicité n’engageant pas la rédaction

      Les parkings de Louvain-la-Neuve : les faits

      Les Parkings de Louvain-la-Neuve : depuis de nombreuses semaines le monde politique ne parle plus que de cela ! Tout le débat électoral s’est focalisé sur le sujet et chacun y est allé de son couplet sur la recherche du « grand responsable », ou sur la manière musclée dont il organisera les choses une fois élu. Les parkings de Louvain-la-Neuve sont ainsi devenus l’enjeu des joutes électorales entre les différents candidats.
      Dans le souci de ne pas interférer dans le jeu démocratique d’une campagne électorale et de ne pas aggraver le préjudice que cette polémique publique crée à la ville, à son université et à ses commerçants, nous nous sommes abstenus de tout commentaire, même si nous avons constamment été mis en cause et si bon nombre d’affirmations émises sont fausses !
      L’escalade des propos et l’ampleur de la couverture médiatique a atteint de tels sommets ces derniers jours que, eu égard au préjudice que nous subissons, nous sommes contraints aujourd’hui de sortir du devoir de réserve que nous nous étions imposé.
      Le monde politique semble, en effet, avoir majoritairement perdu de vue que l’exploitant des parkings est un commerçant tout aussi honorable que les autres et qui plus est (nous l’expliciterons par la suite) est le seul à consentir des efforts financiers pour offrir le parking au tarif le plus bas. On a par ailleurs entendu au cours de cette campagne des propos sans fondement, des contrevérités évidentes et on a même assisté à l’incitation publique au boycott du commerçant que nous sommes ; pratique intolérable dans un état démocratique de droit.

      Les faits :
      Le principe de la ville sur dalle est un concept séduisant qui vise à offrir le meilleur de deux mondes : la disponibilité d’infrastructures destinées à l’automobile en sous-sol et une ville libérée des conséquences désagréables liées à la présence de l’automobile en superstructure. L’inconvénient majeur de ce concept est qu’il impose la réalisation et l’entretien d’infrastructures dont le coût devient rapidement pharaonique. Un paramètre que les fondateurs de la ville ont sous-estimé il y a une trentaine d’années.
      Chacun se souviendra de l’aspect des parkings de Louvain-la-Neuve avant la construction de L’esplanade : ils étaient insalubres, pratiquement inéclairés, inondés lors de la moindre pluie et, par-dessus tout, ne répondaient plus à aucune norme en matière de sécurité ! Comme le rappelait le Recteur de l’UCL le Professeur Bernard Coulie dans le journal « Vers l’Avenir » du 19 septembre dernier, « On oublie qu’ils (les parkings] étaient devenus insalubres et peu sûrs. Etant donné la situation, nous aurions dû les fermer, les pompiers n’auraient pas pu tolérer cela. »
      L’investissement à consentir pour réhabiliter ces parkings était très conséquent : environ 50 millions d’Euros, que ni l’UCL, ni la Ville n’avaient les moyens d’assumer. Il fut donc demandé au Groupe Wilhelm & Co, concepteur et réalisateur de L’esplanade, le grand projet d’aménagement du centre ville, d’intégrer dans son montaqe financier la création d’une structure financière susceptible de procéder à la réhabilitation et à la mise aux normes des parkings existants, à la construction de nouveaux parkings en fonction d’un programme établi par l’Université et le consultant de la Ville, et à gérer l’ensemble, ainsi que les quais par lesquels transite tout l’approvisionnement de la ville et dont plus personne ne voulait assumer la responsabilité.
      La mise à niveau, le financement et la gestion des parkings et des quais de Louvain-la- Neuve n’a donc jamais constitué une opportunité, mais une contrainte liée à la nature même de la ville sur dalle. Une contrainte dont chacun a voulu se débarrasser. Contrairement à ce qui a été affirmé récemment, il n’y a donc jamais eu de privatisation d’un espace public, mais financement par un consortium privé d’une lourde infrastructure dont, ni les pouvoirs publics, ni les acteurs qui en bénéficient n’entendaient assumer la responsabilité, conscients de l’effort financier qu’il faudrait consentir et de la complexité de la gestion d’un tel ensemble.

      Les parkings de Louvain-la-Neuve : le parking public couvert le meilleur marché de Belgique
      les parkings de Louvain-la-Neuve sont probablement le parking public rotatif moderne le meilleur marché de Belgique. Le tarif de base sans ristourne appliqué pour la première heure est de 1,20 Euro ; une recherche sur le site internet du premier opérateur de parkings belges permet de constater que le tarif dans un parking similaire est de 1,20 Euro à Bruges, varie entre 1,40 et 2,00 Euros au centre de Gand, est de 1,70 Euro à Liège, et de 1,90 Euro à Anvers. En outre, pour contribuer à la période de lancement de L’esplanade, l’opérateur de parking accorde à de nombreux utilisateurs des ristournes substantielles. C’est ainsi que les commerçants de Louvain-la-Neuve peuvent acquérir des heures de gratuité de parking à offrir à leurs clients à 34 Cents par heure ! (après déduction des taxes que les commerçants récupèrent...), un tarif sans concurrence. A titre de comparaison, ce montant est bien inférieur aux frais réclamés aux commerçants pour des paiements par carte de crédit.
      Le tarif pratiqué actuellement ne permet pas à l’opérateur des parkings de couvrir les frais et l’amortissement de son investissement, ce que les mandataires politiques ne peuvent ignorer. L’opérateur a cependant spontanément proposé de pratiquer une tarification déficitaire pendant une période raisonnable et ceci pour autant que les autres acteurs urbains, et en particulier les grands propriétaires d’immeubles sur la dalle qui tirent d’excellents rendements de leurs investissements, contribuent proportionnellement à l’effort.
      Et c’est bien là que le bât blesse ! Le centre ville de Louvain-la-Neuve appartient majoritairement à deux grands groupes financiers internationaux dont les bilans démontrent que leur investissement génère un rendement variant entre 8 et 19% des fonds investis ! Le prix d’acquisition initial a bien entendu intégré le fait que ces investissements surplombent un parking public dont les coûts d’exploitation et d’entretien doivent être supportés partiellement par les dits investissements.
      Il est donc paradoxal de constater que le monde politique, toutes tendances confondues, rivalise d’agressivité à l’égard du commerçant propriétaire et gestionnaire des parkings, alors que celui-ci est le seul à contribuer massivement à cet indispensable effort collectif, lui occasionnant de lourdes pertes financières, alors qu’au même moment, les grands propriétaires fonciers des immeubles de la dalle engrangent des profits substantiels en refusant de contribuer à un effort collectif auquel l’un d’entre eux en tout cas s’était clairement engagé.

      Le tarif a-t-il été fixé arbitrairement et pourrait-il encore être amélioré ?
      Bien que rien ne le lui imposait, le propriétaire et gestionnaire des parkings a établi sa tarification dans le cadre d’une large concertation avec tous les acteurs de la ville. Plusieurs réunions publiques ont notamment été organisées au début de l’année 2005 à l’initiative du bourgmestre. Chacun était libre d’y faire valoir son point de vue et ses problèmes spécifiques. La tarification a d’ailleurs été adaptée à l’issue de ces réunions pour tenir compte des commentaires recueillis.
      La tarification des parkings pourrait encore baisser pour autant que l’autorité publique en ait la volonté, c’est-à-dire qu’elle incite les grands propriétaires fonciers d’immeubles sur la dalle à contribuer à cet objectif en affectant une maigre partie de leurs revenus à soutenir leurs locataires commerçants dans l’acquisition, - à un prix très attractif, nous l’avons vu - d’heures de gratuité de parking à offrir à leurs clients. Pour autant également qu’elle encourage les commerçants qui ne le font pas encore, à offrir cette gratuité de parking. Pour autant enfin qu’elle veille à rendre l’hyper-centre plus attractif en incitant d’une part les grands propriétaires à réhabiliter leurs immeubles qui n’ont connu pratiquement aucun réinvestissement depuis 25 ans ; d’autre part, en encourageant certains commerçants à adapter leur offre à un nouvel environnement concurrentiel qui draine une clientèle venant de toute la région.
      Dès lundi prochain, les arguments électoraux seront rangés au placard. Il conviendra alors prioritairement de réparer les dommages collatéraux que cette polémique aura créés en terme d’image en affirmant la seule réalité : Louvain-la-Neuve est une ville exceptionnelle, souvent citée comme modèle de référence en matière de ville nouvelle.
      Aucune autre ville ne propose en effet une telle concentration et une telle diversité d’offre en terme de commerces de qualité, de culture et de loisirs dans un hypercentre à échelle humaine et avec un tel confort, puisque partout dans le centre ville, on peut garer sa voiture un étage en dessous de l’endroit où l’on se trouVe. Offrir un tel luxe a un coût qui doit être équitablement réparti entre ceux qui en tirent un avantage. Pour le moment seul l’opérateur des parkings assume ses obligations en la matière. C’est un fait et ce n’est pas tenable.

      Peter Wilhelm,
      Administrateur délégué de Wilhelm & Co sa.
      Administrateur délégué de Les Parkings de L’esplanade sa.
      32 rue du Châtelain / B-1050 Bruxelles

  • Un jeune homme de 20 ans est mort lors des 24h de Louvain-la-Neuve. Il est tombé de la dalle du nouveau centre commercial de l’Esplanade. Une chute de six mètres. Il a été retrouvé ce matin, aux alentours de 7h-7h30, par le personnel du magasin Delhaize. Il était alors conscient, avec de graves blessures. Le jeune a été emmené au poste médical avancé, mais est décédé. Les parents de la victime ont été mis au courant. Une enquête est en cours.

    Le bourgmestre de Louvain-la-Neuve est monté sur un podium pour annoncer la mauvaise nouvelle. Tous les concerts sont annulés. Tous les bars sont fermés. La course, quant à elle, est interrompue.

    Ce n’est pas la première fois qu’un tel drame se produit à Louvain-la-Neuve. En 1997, un jeune perdait la vie, des suites d’une chute également.

    C’est une information de Bel RTL

  • L’arrivée de la Fnac fait des remous. Les commerçants du secteur culturel ont écrit à la Ville. Ils réclament une enquête socio-économique.

    En 2005, la Fnac avait renoncé à s’installer à Louvain-la-Neuve dans le nouveau centre commercial L’Esplanade. Mais la grande surface culturelle a fait volte-face un an et demi plus tard. Les dirigeants de la chaîne française souhaitent, en effet, s’installer dans la cité universitaire mi-2007. Les 2 000 m2 de la boutique devraient accueillir environ un million de visiteurs annuels.

    L’arrivée de ce géant inquiète les autres commerces du secteur à Louvain-la-Neuve. Une dizaine de commerçants spécialisés en culture (Agora, Slumberland, Photogénie, Belgique Loisirs...) ont donc envoyé un courrier en ce sens au bourgmestre et aux échevins d’Ottignies-Louvain-la-Neuve. "Louvain-la-Neuve bénéficie déjà d’une offre très supérieure à la moyenne pour les produits culturels", expliquent-ils dans cette lettre.

    La nouvelle offre occupe, en effet, 3 500 m² sur les 35 000 m² du centre commercial. Sûrs de l’absence de la Fnac à LLN, les différents commerçants ont investi environ 3 millions d’euros sur une période de moins de 18 mois, une somme loin d’être amortie. Ils se sentent donc "très vulnérables à toute perte de chiffre d’affaires qui résulterait de l’ouverture de la Fnac", ajoutant que les implantations de magasins Fnac en France ont appauvri l’offre de produits culturels à Bourges, Chartres ou Perpignan.

    Le directeur de Fnac Belgique, à l’annonce de l’installation d’un magasin à LLN, avait pourtant voulu rassurer. Il ne venait pas "pour dévorer les autres", affirmant que la coexistence entre la Fnac et des librairies de grande taille s’était passée sans dégâts en France.

    Les commerçants culturels de Louvain-la-Neuve, eux, s’étonnent surtout que l’implantation de la grande surface n’ait fait l’objet que d’un dépôt de permis d’urbanisme et non d’un permis d’implantation commerciale dit permis "socio-économique".

    "Il semblerait que ce deuxième permis n’ait pas été jugé nécessaire parce qu’il aurait été accordé globalement au promoteur Devimo pour l’ensemble de son projet."

    Ils demandent donc à la Ville de réfléchir à l’opportunité d’imposer un permis d’implantation. Les services de la Ville examineront si la Fnac doit se soumettre à ce type de permis. Si c’est le cas, elle ouvrira une enquête socio-économique.

    Source

    • Extrait - page 14.

      Le centre commercial de L’esplanade et la rue Charlemagne étaient inaugurés il y a un an. Les gestionnaires sont satisfaits des résultats enregistrés, notamment durant les soldes d’été. Une seule enseigne a disparu, le « Sushi Place ». Les négociations se terminent avec la Fnac. Le permis d’urbanisme est rentré à la Ville à la fin du mois d’août. La grande enseigne trouvera place à côté et au-dessus du magasin Massimo Dutti (rez + un étage - un peu plus de 2000m2 - accessibles à la clientèle), son entrée sera située du côté de la place de l’Accueil. Une passerelle privative, en hauteur, permettra au personnel (une cinquantaine d’employés) d’accéder aux locaux techniques (réserves et autres) situés, eux, à côté de l’étage de l’enseigne Esprit.

      Mis à part deux petits espaces, toutes les surfaces sont louées à la rue Charlemagne. Certains magasins doivent encore s’installer. Un bowling de 16 pistes sera aménagé « en souterrain »

      Offre diversifiée

      Le bilan est plus contrasté chez les « anciens » commerçants de la cité universitaire : certains profitent de l’augmentation de la "chalandise" nouvelle, d’autres ne font malheureusement plus leur beurre. Notons qu’à ce jour, les surfaces commerciales qui ont été cédées ont été reprises par d’autres commerces. Il faut trouver un équilibre nouveau.

      « L’offre est désormais extrêmement diversifiée. Il y a de tout, y compris du bon marché » , se réjouit le bourgmestre Jean-Luc ROLAND. « La population qui fréquente L’esplanade est également très diversifiée sur le plan social. Non, Louvain-la-Neuve n’est pas une ville chère et n’est pas réservée aux nantis ! »

      Assez étonnant les propos de ce Bourgmestre Ecolo !
      Ecolo doit rester radical. Quand on est dans une ligne générale qui est de se fondre dans le marais centriste, il y a un risque d’être moins radical.
      L’erreur d’Ecolo, c’ est qu’il est déjà dans une logique d’accompagnement, plutôt que de remise en cause.
      Dommage qu’il n’y a pas DEFEYT à LLN.

    • Defeyt ?

      L’homme de la participation aux gouvernements fédéral, régional et communautaire ? Celui qui a signé l’arrêt de mort électoral d’Ecolo ?

      Allez allez, un peu de sérieux. Si Roland est un bourgmestre bourgeois, il ne fait hélas que refléter la sociologie bien-pensante des habitants de cette riante commune (et je parle de l’ensemble Ottignies et Louvain-la-Neuve)... On a les dirigeants qu’on mérite.

      Mais Defeyt, NON !

      Brillant théoricien, certainement, mais un des plus pâles SF d’Ecolo que je connaisse.

  • La galerie Saint-Hubert à LLN se vide petit à petit.
    Sur la vitrine du magasin "La Maison du Cormaran", tout le monde peut découvrir une grande affiche annonçant ceci :

    "Un immense merci à tous.

    Vous avez été tous formidables mais ... le CORMORAN ne fêtera pas ses 15 ans.
    La décision d’arrêter n’est point la nôtre. Nous sommes acculés à la prendre suite aux décisions et/ou non-décisions prises par d’autres.

    Un grand MERCI à tous nos clients, amis, qui durant presque 15 ans, ont passé le seuil de notre porte. Grâce à vous - vous êtes des milliers !! - nous avons vécu une magnifique aventure.

    Si, nous osons tout de même le croire, vous veniez pour l’accueil et le conseil, que de bons moments nous avons pu vivre ensemble : partager vos moments de grande joie lorsque vous nous annonciez être une future maman ou ... grand-maman, lorsque l’examen était ou simplement lorsque vous achetiez un petit rien pour votre amoureux ou amoureuse. Nous avons compris vos moments de blues, remonté parfois le moral lorsque le prof avait été un peu trop ... sec.
    Mais ces temps sont révolus.

    Oui nous étions là pour vendre mais c’était pour vendre autrement, autre chose. C’était d’abord vous écouter, peut-être apprendre à vous connaître pour mieux vous conseiller.
    C’est avec vos enseignements que le CORMORAN volait à la recherche de jeux et de jouets et vous les faisait découvrir à son retour.
    Le CORMORAN s’est envolé une dernière fois durant les salons de septembre. Il a ramené ses dernières trouvailles et il y en a de géniales !

    Nous avons eu des clients venant du monde entier. MERCI à tous les étrangers et les expat’s qui nous permis de parfaire nos notions de géo. MERCI aux institutions, aux communes, aux écoles, aux entreprises qui nous ont fait confiance. Désolé de leur faire faux bond.

    MERCI à nos collaboratrices et à nos enfants qui nous ont permis de "décompresser" de temps en temps, merci à nos stagiaires qui nous ont, à chaque fois, remis en question.

    La MAISON DU CORMORAN fermera ses portes le 31 mars 2007 au plus tard.
    Désireux de pouvoir répondre à vos attentes jusqu’au bout nous avons rentré un tas de jeux et jouets nouveaux et incontournables.

    Profitez-en une dernière fois !

    Marie et Guy Cornélis."

    Trop gentille cette affiche ...
    Et pendant ce temps-là, l’Esplanade propose "un nouvel art de vivre ..." pour une "ville idéale ..."

  • [Etudiants de l’Ecole d’Architecture Victor Horta] : CRISTINA BRASCHI, ANA-ALICE FINICHIU, ANDER GORTAZAR BALERDI, GIUSEPPE PICARETTA exposent à l’antenne du Centre culturel, Grand Place.

    La Neuve Louvain La Neuve - A VENDRE

    Serons-nous capables un jour d’acheter des appartements au 30ème étage d’un bâtiment flottant au-dessus de la vieille Louvain-la-Neuve ?
    Jusqu’où est-on capable de pousser les expérimentations ?
    Une nouvelle agence immobilière propose un modèle de ville futuriste.

    Source : No limit

  • Deux ans et demi après l’inauguration de l’Esplanade, le Cormoran a été repris et est florissant, il y a un nouvel Aldi, les problèmes de parking se sont estompés et personne n’est mort. Il y a toujours des squatteurs, des mendiants, la soupe populaire, les vieux soixante-huitards utopistes des beaux débuts, leurs enfants, leurs petits-enfants. Ceux qui n’aiment pas l’Esplanade prennent leur voiture pour faire leurs courses à Wavre (même les militants du tout au piétonnier, bravo !) Embourgoisée, LLN ? Il suffit d evenir en ville un samedi matin pour se rendre compte que c’est plutôt l’inverse. Mais les chagrins du développement, les autistes du commerce et de la diversité sociale, les sectaires d’une certaine utopie (la leur) ont sans doute d’autres chats à fouetter, deux ans et demi plus tard !