Les archives des Bulles

Des livres comme s’il en pleuvait

mardi 24 janvier 2006, par François Schreuer

Ce soir, une jolie histoire qui arrive ces temps-ci à une amie d’amie. Celle-ci a emménnagé il y a quelques mois dans une nouvelle maison qui appartenait jusqu’alors à une personne dont je ne sais pas grand chose si ce n’est qu’elle exerçait le métier de critique littéraire. En tant que telle, elle recevait régulièrement et en quantités tout à fait appréciables des bouquins envoyés par de nombreux éditeurs à fin, on le suppose, de chronique ou de recension (si l’on ne prête qu’aux riches, évidemment, c’est qu’on en attend toujours un retour d’une façon ou d’une autre, n’est-ce pas). Là où l’histoire prend un tour sympathique, c’est que les maisons d’éditions ne semblent pas vraiment tenir leur fichier avec la plus grande pingrerie tandis que, de son côté, ladite critique littéraire, sans doute noyée sous tant de papier et soucieuse de goûter à un autre style de vie, n’a pas voulu que les nombreux arrivages de bouquins lui soient reroutés (si l’on peut dire).

De tout ceci il découle que mon amie d’amie voit arriver chez elle toutes sortes de livres, nombreux, intéressants et dans de belles éditions, sans avoir à rien faire que de vider sa boîte aux lettres. Et, plutôt que d’amasser ce magot sur des étagères (ce que j’aurais fait, je crois, je l’avoue bien humblement), elle a décidé de créer une bibliothèque gratuite et prête tous ses bouquins aux amis, aux voisins, aux camarades de tel ou tel combat,... qui peuvent donc lire les dernières nouveautés (parfois même avant qu’elles soient sorties en librairie) et ne s’en privent pas.

Voilà, c’est tout. C’est une histoire qu’il m’a plu de vous raconter. J’espère que l’évocation de ce petit coin de ciel bleu vous aura fait sourire.