Les archives des Bulles

Les méthodes de fachos de la droite marseillaise

jeudi 24 août 2006

Les faits sont indubitables et confirmés : les stocks de thon rouge en Méditérannée sont incroyablement bas, au point que l’espèce en est menacée. La pêche industrielle fait des ravages,... mais tout cela est aussi un business extrêmement juteux et les pêcheurs — qui sont devenus des industriels installés, des « gros poissons » si l’on veut et plus tellement des « petits qui doivent nourrir leur famille », lesquels ont été éradiqués par la concurrence — ont beau détruire en toute impunité notre patrimoine biologique commun, c’est quand même eux qui font la loi, et avec des méthodes de fascistes : quand Greenpeace se pointe à Marseille, dans le cadre d’une tournée en Méditérannée, pour dénoncer la situation et sensibiliser le public, forcément l’organisation écologiste dérange. Résultat, les autorités publiques (UMP) lui interdisent de s’exprimer en lui refusant tout simplement l’accès au port, pourtant initialement autorisé. Et les pêcheurs, dont le patron du syndicat est conseiller municipal... UMP, organisent le blocus du port et menacent ni plus ni moins de... couler le Rainbow Warrior. Pendant ce temps, le ministre de l’Intérieur français redresseur de torts, le sinistre Sarkozy, se garde bien d’intervenir pour restaurer le droit fondamental à la liberté d’expression. Faut dire, comme l’expliquent les excités qui s’attaquent à Greenpeace, que ce ne sont là que « bandits, voyous, provocateurs, intégristes écologistes, bande de tarés fumeurs de joints ».