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Le droit de grève « en débat »

vendredi 1er septembre 2006

Dans Le Monde daté de demain, ce titre qui fait bondir : « Devant l’université d’été du Medef, Nicolas Sarkozy lance le débat sur le droit de grève ». Outre le constat encore et encore répété que perdure la fascination (tiens, que ce mot est proche de « fascisation » !) qu’exerce le petit caporal de la droite française sur les médias (ce qui est d’ailleurs son principal atout pour la prochaine présidentielle), il y a dans cette façon servile de titrer, dans ce refus absolu de prendre distance, de respecter un minimum de factualité, quelque chose de très inquiétant. Car non, MM. Rémi Barroux et Philippe Ridet, le droit de grève n’est pas un « débat », c’est un droit fondamental, reconnus dans le droit national de tout état démocratique, admis dans les pratiques et promu par des textes internationaux ; mais il suffit semble-t-il que Nicolas Sarkozy s’y attaque pour qu’il devienne subitement un « débat » !

2 Messages de forum

  • Le droit de grève « en débat » 18 octobre 2007 18:57, par bv28

    Moi, j’y mets un bémol. La france est un état démocratique dont le président et les membres de l’assemblée sont élus au suffrage universel. Ils représentent donc la "MAJORITE" de la france. Une minorité aussi grande soit-elle peut elle s’opposer à la majorité . Légalement, non, c’est douteux. Donc l’état étant élu, il ne PEUT pas se tromper et donc les fonctionnaires n’ont pas à faire grève puisqu’ils sont dirigés par des gens qui ont été élus à la majorité. !!! On peut se demander si le droit de grève des fonctionnaires et uniquement des fonctionnaires est vraiment raisonnable. Ils ne s’opposent pas à une minorité les patrons mais à une majorité les électeurs !

  • Le droit de grève « en débat » 19 octobre 2007 15:29, par Lionel

    En Belgique la CGSP fait une grève d’avertissement ce vendredi 19 octobre pour lancer un message au ’futur’ gouvernement. Parce que ce dernier discuterait du service minimum dans le service public. Une "grève d’avertissement". Ils ont en plus l’audace de dire dans leur déclaration : "qu’ils n’ont jamais abusé du droit de grève auparavant". Et bien, même si c’est vrai (ce qui est déjà discutable), ce n’est pas très malin d’en abuser juste quand le gouvernement parle de cela.