Les archives des Bulles

Les compétences linguistiques de José Happart

lundi 18 septembre 2006

Citation de José Happart, dans Le Soir d’aujourd’hui, au sujet de la « petite phrase » (lamentable, mais c’est une autre histoire) du ministre-président flamdand Yves Leterme dans Libé sur les « capacités intellectuelles » des francophones à apprendre le néérlandais : « Si au lieu de nous déblatérer et de nous couvrir de reproches de tout genre, certain porte-parole éminent choisissait d’être sympathique, ouvert et tolérant, alors se créerait chez nous une envie de l’apprendre ».

Outre qu’il est lui-même un grand praticien d’une attitude « sympathique, ouvert[e] et tolérant[e] » à l’égard de l’autre communauté de pays, lui qui a toujours refusé d’apprendre le néérlandais alors qu’il prétendait diriger une commune où la minorité (entre-temps devenue majorité) flamande était tout à fait significative, M. Happart démontre ici — une fois de plus, diront les langues (encore) plus aigues que la mienne — qu’à son absence de connaissance du néérlandais, on peut ajouter une connaissance du français franchement approximative [1]. Apprenez donc, Monsieur le président du Conseil régional wallon, que « déblatérer » est un verbe intransitif !

Notes

[1Les observateurs attentifs ajouteront que c’est sans doute un problème de famille : on se souvient en effet que Jean-Marie Happart, frère de José, s’est quant à lui illustré il y a peu par sa méconnaissance de l’anglais, en signant au nom de l’intercommunale du circuit de Spa-Francorchamps un contrat léonin (au profit de l’organisateur des courses de formule 1) rédigé dans cette langue, contrat dont il ne comprenait tout simplement pas les termes.