Les archives des Bulles

Fascisme ordinaire

mercredi 9 mai 2007

Depuis déjà plusieurs semaines, j’accumule les notes à propos de l’élection — alors, probable, désormais acquise — de Nicolas Sarkozy à la présidence de la république française, sans parvenir à mettre de l’ordre dans mes idées. Tant de choses ont déjà été écrites — et j’ai pris beaucoup de temps à en recenser une partie sur la page dédiée du portail mouvements.be — sur le danger qu’il représente qu’il n’y a pas vraiment urgence à ajouter un texte à tous les autres. Il s’agit plutôt, comme souvent dans ces pages, d’une nécessité personnelle de clarification, de mise au net, de fourbissage des armes conceptuelles et idéologiques pour demain.

En attendant d’y parvenir — et même s’il est plus probable que ces notes rejoignent bientôt leurs homologues, nombreuses, dans le cimetière des billets morts-nés, pour la plupart victimes du temps qui court trop vite —, j’ai trouvé dans l’émission Là-bas si j’y suis de ce lundi, ce bref extrait sonore qui me semble résumer pas mal de choses. Il est tiré du répondeur de Là-bas dans lequel, quelques heures après le résultat du scrutin, un auditeur dit combien il en a gros sur le coeur.

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Extrait de l’émission Là-bas si j’y suis du lundi 7 mai 2007.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas Là-bas si j’y suis, il s’agit probablement d’une des meilleurs émissions du paysage radiophonique francophone mais aussi d’un des rares espaces d’expression politique non formattés par la pensée unique spectaculaire-marchande à être encore disponibles ailleurs que des réseaux de diffusion confidentiels. En l’occurrence, l’émission est diffusée tous les jours sur les ondes de France Inter, radio du service public français. Mais pour combien de temps encore ? On peut en tout cas l’écouter en ligne sur l’excellentissime (et entièrement bénévole) site officieux http://www.la-bas.org/.