Le genre de critiques super énervantes...
Petit rappel, cher camarade altermondialiste pur et dur : Dour, qui est déjà l’un des festivals les moins chers d’Europe, c’est 35 euros l’entrée d’une journée. A Esperanazah, c’est 19 euros le vendredi en prévente, 23 euros le samedi et le dimanche. Le pass trois jours vendu sur place s’élève à 51 euros. A 1 euro près, c’est rigoureusement le même tarif que le festival EHZ, un festival "alternatif" au Pays basque, très semblable à Esperanzah dans l’esprit, quoique peut-être un peu plus "radical". Au Folk Festival Dranouter (très chouette lui aussi), le forfait trois jours s’élève à 90 euros.
Alors, cher, Esperanzah ???
Sans doute n’est-il pas évident de débourser 25 euros quand on est étudiant ou chômeur, c’est un fait. Mais le prix d’un cd neuf est à peine moins élevé. Ici, pour la même somme, on en a pour plusieurs heures de concerts.
Evidemment, si le festival invitait quelques groupes namurois inconnu et sachant à peine jouer juste, le prix d’entrée serait certainement moins élevé. Les organisateurs ont préféré programmer des bombes musicales comme Baba Zula, Salif Keita, Frédéric Galliano ou Fermin Muguruza. C’est leur choix. Et je ne vois pas comment leur donner tort : le but premier d’un festival, c’est quand même de proposer de la bonne musique, me semble-t-il.
Je voudrais terminer en précisant que je ne suis pas du tout l’avocat d’Esperanzah. Ce festival, je n’y ai été qu’une fois, il y a trois ans, et je n’ai pas d’affection particulière pour lui. Mais il y a des propos complètement débiles qu’il est bon d’un peu "déconstruire", comme dirait l’autre.