lundi 23 juillet 2007
Il paraît que la fonction mûrit l’homme (ou la femme). Non, non, ce n’est pas d’Yves Leterme que je parle (quoiqu’il y aurait matière) ; mais de Juliette Boulet, nouvelle députée du parti Ecolo ; parachutée deuxième de liste dans la circonscription du Hainaut après des étapes électorales très récentes en province de Luxembourg et à Ixelles. Ça tombe bien, la voici toute prête à mûrir pendant quatre ans (ou plus probablement deux) sous les ors du palais de la nation.
L’hebdomadaire satitique Pan [1], qui n’est jamais dernier à sortir de petites perles, nous livre de la jeune (26 ans) dame un entretien d’une vacuité splendide, artistique [2]. Outre que Mme Boulet ne va pas, avec cette intervention, se faire que des amis chez Ecolo (elle balance pas mal sur ses collègues, sans raison apparente), on apprend par exemple que le clivage gauche-droite au sein de sa formation est « une question à laquelle [notre fringuante députée] doit encore trouver des réponses. » Sur la « constitution » européenne, qui est en principe son domaine de compétence puisqu’elle a travaillé comme assistante au Parlement européen et dirigé la commission concernée de son parti, elle nous livre cette réplique pleine de sel :
Je l’ai décortiquée et étudiée pendant mes études, ça me rendait malade… Je trouvais qu’il y avait beaucoup d’avancées. J’étais donc plutôt favorable, malgré qu’au sein d’Ecolo, ça rugissait dans tous les sens. Il y avait au moins la volonté d’une tentative de clarification de tous les traités, qui étaient à se casser la tête ! Ce sont des détails, mais dans le texte fondateur de ce que va être l’Union européenne, on vire le drapeau et l’hymne. En faisant cela, on vire toutes les références auxquelles le citoyen peut se rattacher ! On se fout de la tronche du citoyen…
Il serait cruel de commenter longuement (quoiqu’il y aurait de longues choses à écrire sur ces « rugissements » dont bien peu ont percé à l’extérieur du parti, si tant est qu’ils aient pu s’exprimer à l’intérieur). Signalons seulement que le reste est à l’avenant.
Comme quoi le score d’Ecolo dans le Hainaut — nettement le plus faible de toutes les circonscriptions du pays, malgré les déboires du PS — n’est peut-être pas, comme on a peut-être tendance à le croire du côté de « Kegeljan », un fait de nature, une sorte d’incompatibilité foncière entre l’auto-proclamée « terre d’envol » et les sphères éthérées de l’écologie politique. Qui sait, allez savoir, peut-être que la qualité du personnel politique d’Ecolo y est aussi pour quelque chose,...
[1] Dont on peut, soit dit en passant, considérer que le passé nauséabond appartient bien au passé.
[2] Si l’on voulait la paraphraser, on dirait comme elle, « Oh purée, qué bonheur ! ». Mais le veut-on ?
A vous lire, vous êtes ouvertement dans le camp du PS. Le progressiste, le Eliodirupiste. Ou alors vous êtes un intellectuel retranché derrière l’activisme feutré et l’inactivité virtuelle.
Auriez-vous dégainé si vite si la personne n’avait pas été Ecolo et/ou femme (qui plus est jolie, ce qui dans un milieu intellectuelo-branleur gêne souvent) ?
J’ai trouvé personnellement l’interview rafraichissante par ses positions et ses faiblesses. Faiblesses d’une jeune femme qui ose s’investir et qui, vous en déplaise, gagne.
Elle aura tout à prouver au Parlement, mais au moins, elle en aura l’occasion.
Je suppose que pour vaincre cette vacuité, vous êtes vous aussi actif dans l’associatif, le politique,...
Sinon continuez de tirer à tort et à travers et à vendre vos revues à l’entrée des réunions du PS. Marrant d’ailleurs que quelqu’un qui se sert des réunions politicardes du PS pour militer parle de vacuité et de propos vains...
Vous me permettrez, cher « ami » (mais un doute m’étreint : ai-je seulement des amis anonymes ?), de trouver votre message irritant.
D’abord, il y a une différence de taille entre Mme Boulet et moi-même. C’est qu’au contraire de moi, elle est élue de la nation — qui plus est d’un parti de gauche qui affirme une préoccupation pour la parole des citoyens. Quand on prétend « représenter » le peuple, on acquiert du même coup quelques obligations supplémentaires par rapport au commun des mortels. Grand bien vous fasse si vous attendez des élus qu’ils vous « rafraîchissent ». Tel n’est pas mon cas.
Dès lors, je n’ai nulle envie de mettre en scène les mérites militants qui m’autoriseraient, le cas échéant, à exprimer mon opinion : quand bien même je serais un amibe apolitique, ma liberté d’expression restera pleine et entière. Mais je vous rassure quand même : s’il m’est effectivement arrivé de vendre une revue à l’entrée d’un débat du PS, comme je l’ai raconté dans ces pages, outre que je ne vois pas en quoi cela mérite votre condescendance (parce que, sans rire, vendre une revue, ça fait quand même un peu partie du B-A-ba de l’action politique), je suis très loin de me limiter à cela.
Cela dit, comme vous semblez me le reprocher, il est vrai que je ne milite pas dans un parti (depuis que j’ai quitté Ecolo en juillet 1999 si vous voulez tout savoir). Mais, étant un homme pas spécialement « joli », plutôt rétif à l’esprit de parti et pas non plus « fils de » quelque cador, l’accès à la politique partisane m’est largement bouché, pour ne pas dire strictement inaccesible, au contraire de Mme Boulet qui, sans avoir démontré grand-chose pour le peu que je puisse en juger, est bombardée députée à 26 ans, selon une logique strictement interne au parti (et quand un parti commence à transformer ses attachés parlementaires en députés, c’est que l’endogamie menace gravement) agrémentée de surcroît d’un joli parachutage, quoi qu’en dise l’intéressée. Ce n’est assurément pas là une question d’« oser » et de « gagner » comme vous le suggérez (quel vocabulaire à la con, déjà). Des gens qui prennent des risques pour défendre leurs idées (c’est bien cela à quoi vous renvoyez en parlant d’« oser », non ?), je peux vous en citer quelques uns ; ils subissent en général la répression d’Etat bien plus souvent qu’ils ne terminent au parlement, ce que je regrette.
Bref, comme vous le dites, « elle aura tout à prouver au Parlement, mais au moins, elle en aura l’occasion ». C’est ce qui la différencie de pas mal de gens, qui ont déjà montré pas mal de choses mais n’auront pas l’occasion de le faire savoir et certainement pas au parlement ou dans des émissions de divertissement à la télévision. Ceci dit, un tour dans les archives du présent blog vous convaincra, si vous en doutiez vraiment, que les jeunes et jolies femmes écologistes n’en constituent pas l’ordinaire, loin s’en faut. Si je me suis fendu de la présente petite brève, c’est simplement que ma bonne humeur a été franchement altérée en constatant la docilité foncière mâtinée de populisme (« On se fout de la tronche du citoyen » assène-t-elle sans rire) et bouffon (« ça me rendait malade ») qui émane de cette interview et en particulier du passage consacré au TCE.
Enfin, concernant mon affiliation politique, je me contente de constater qu’il y a des verts pour me trouver socialiste, d’autres pour voir en moi un représentant de l’extrême-gauche ; des socialistes pour penser que je suis financé par Didier Reynders, d’autres pour m’« étiqueter » définitivement comme communiste, sans parler des anars qui ont à mon égard des sentiments mitigés. Vous avouerez que ça finit par devenir flatteur.
Tu devrais aller chier un bon coup, ça te ferait du bien je crois.
Manifestement, votre physique vous pose problème tellement vous semblez obnibulé par celui de la nouvelle parlementaire qui en effet est "la blonde, plutot bien faite, de service".
J’ai également quitté Ecolo un peu après 1999 sans en souffrir de la même aigreur que vous.
Je ne suis pas votre ami mais plutôt un ami de Juliette Boulet dans le sens "soutien". Je m’en fous qu’elle aie prouvé ou pas encore pour la simple raison que je préfère la voir bosser que de la descendre comme vous le faites dans une de vos crises d’aigreur. Essayez le "Malox politique" qui consiste à prendre du recul par rapport à ses échecs.
Je n’ai pas non plus, malgré ma présence chez Ecolo et mon action, été "repéré" et "choisi". Et franchement, j’aurais bien aimé. J’aurais bien aimé être le petit nouveau du parlement et y fourbir mes armes sans qu’un aigri virtuel m’assassine parce que j’ai une gueule moins moche que l’enfant imaginaire de Simonet(paix à son âme) et Lizin.
Que vous soyez catalogué à gauche, à droite, au milieu (au fait, si votre blog est financé par Reynders, j’espère que ce n’est pas trop vu le peu d’intérêt manifeste vu le nombre de réponses) m’importe peu.
Ce qui m’importe c’est de voir qu’aujourd’hui, il y a une espèce de caste pseudo-intellectuelle (ou pseudo-clairvoyante) qui se permet de détruire. Manifestement, vous en avez bien après Juliette Boulet. Mais au fait pourquoi ?
Ah oui, elle n’a encore rien prouvé. Cool. Ca lui laisse 4 ans (2 ans au pire) pour vous faire languir de bonheur.
Puisque vous êtes un intello déformateur de propos encore un truc : je n’attends pas des politiques qu’ils me rafraichissent. Votre étroitesse d’esprit ne vous permet pas de prévoir différentes options ? Oui des gens comme Boulet sont rafraichissants et je l’espère qu’ils seront aussi consistants.
Quand je vois le nombre de politiques qui sont ni consistants ni honnêtes ni rafraichissants,...
Enfin, malgré vos déboires du passé, je vous conseille de vous relancer. Essayez auprès d’Henri Simons : sa future présidence du Bota devrait lui permettre d’impliquer des "combattants de gauche"... Mais enfin... pourquoi j’ironise moi ?
Sinon, merci d’avoir répondu :-)
Ah la la.
Il me semble que c’est vous qui avez commencé à parler d’apparence physique. Mon texte ne contient nulle allusion à cela. En fait, même si ça un petit côté énervant de voir ce genre de critères intervenir, bien sûr, c’est une question qui ne me semble pas déterminante (et, à bien y réflechir, parfois à double tranchant pour les personnes concernées). Mon propos ne porte pas sur cela, donc.
Je ne me sens pas spécialement aigri, juste préoccupé par le caractère spectaculaire du jeu politique. La manière dont on devient (ou pas) élu dans ce pays ne me convient pas. Il s’agit, comme chacun sait, grosso modo d’une cooptation par les partis, parfois légèrement troublée par le vote des électeurs, cooptation qui est basée sur des critères généralement un peu affligeants. Je trouve que ça vaut la peine de s’interroger là-dessus, rien d’autre. En l’occurrence, le cas de Juliette Boulet est intéressant, m’a semblé tel en lisant cette interview et puis deux ou trois autres trouvées sur le net. A-t-elle une réflexion particulièrement profonde ? Il ne semble pas. Mène-t-elle un combat politique particulier ? Non plus. A-t-elle à son actif une implication dans des luttes sociales importantes ? Pas que je sache. Etc.
Mais ceci n’est qu’un blog qui, comme vous le remarquez, ne suscite pas des foules de commentaires (n’en déplaise à Didier Reynders :), de sorte que je ne crois pas avoir fait grand tort à l’intéressée en laissant ici ces quelques réflexions.
FS
PS : J’ai le sentiment qu’on se connaît. Ce serait plus sympathique de tomber le masque. Mais qu’importe.
A mon avis, François, tu juges un peu trop vite
regarde cette vidéo :
http://web4.ecolo.be/spip.php?article353
Juliette Boulet est active dans plusieurs ONG. Elle a fait journalisme et scpo (études européennes), je pense que c’est lui faire un mauvais procès.
Bonsoir François,
Je t’ai lu ce matin. Ca m’a fait mal. C’est secondaire tu me dira. Je pense qu’écrire doit te faire le plus grand bien ; tu y mets vraiment du coeur et ce blog est bien fait. Quand j’ai reçu ce texte sur mon mail, j’étais sûre que c’était toi qui l’avait rédigé. Tu ne me connais pas pourtant. J’ai, personnellement beaucoup entendu parler de toi. Il y a une petite année on devait même se rencontrer - pour une éventuelle collaboration bénévole sur les thématiques européennes- par le biais de quelqu’un que j’aime beaucoup et qui t’apprécie. Il t’avais apparemment pas mal sollicité mais tu as toujours refusé. Il m’avait dit que tu étais vraiment quelqu’un "qui en vaut la peine". Paraît. Ceci étant, je ne me jusitiferai pas des tes attaques, je les trouve.. décevantes. Je préfère la critique des gens qui me connaissent bien comme "Un Ami" qui t’as répondu tout à l’heure. Oui, il est un ami, intègre, sensible et un acteur de changement et de la démocratie. Et des gens qui, comme lui, font avancer la société heures après heures, avec toutes les implications, les difficultés et les concessions que ça implique, j’accepte toutes les critiques. Je crois qu’être politique c’est aussi se rendre disponible et accessible à tous, même si ça nécessite de passer sur le plateau de Bonnie&Clyde. Tellement de gens se sentent laissés de côté, tellement d’autres ne comprennent rien à la politique ou la haïssent. Alors, quand j’ai pu, par la rencontre, le dialogue, les réconcillier ou leur apprendre quelque chose ; j’en suis ravie. Oui, c’est ça aussi être "élue de la Nation". Enfin, puis je vais me coucher il est tard, je me sens vraiment bien là où je suis. Je fais ce que j’aime et je souhaite vraiment qu’il en soit ainsi pour toi. J’ai grandi au sein de ce parti politique, je suis fille de militante (pas de mandataire), j’ai participé à beaucoup de choses au sein d’Ecolo et j’en suis fière et je continuerai de la même façon avec encore plus d’attention et de sincérité ; ne t’en déplaise..
Juliette
tu dois sans doute avoir raison vu qu’il n’ose rien te répondre
PAuvre François... Manifestement ça sent donc le frustré qui se venge. Juliette a refusé de boire un café avec toi en parlant de la vision structurelle de l’agriculture du blé noir croisé aux carottes en Pologne urbaine ?
Pauvre François... Tellement occupé qu’il méprise les autres.
Au fait, Juliette, je savais pas que je participais autant aux changements du monde :-)
Vous êtes qui, vous ? Son petit ami ? Son assistant parlementaire ?
Vous êtes pitoyable, en tout cas.
Le post parle de l’incompétence d’une députée (et, vous vous souvenez ?, il est important de pouvoir critiquer les mandataires publics, ça fait partie de la démocratie, tout ça, houhou, c’est même Ecolo qui le dit, enfin je suppose), de son inconsistance manifeste (et quelques recherches sur le net indiquent effectivement, comme indiqué plus bas dans ce forum, que l’entretien cité est loin d’être un cas isolé en matière de médiocrité) sur des questions essentielles et toute la réponse qu’il obtient de vous, c’est une attaque ad hominem (franchement, parler d’un « frustré qui se venge », je dois bien reconnaître que ça élève le débat) et un sarcasme aussi avorté que pathétique (comme elle est drôle, votre histoire de blé en Pologne) et même une conclusion autosatisfaite pour couronner ce grand morceau de littérature (même si je crains que celui à qui vous vous attaquer ne fasse un peu plus que vous).
Répondez donc plutôt sur le fond, expliquez la position d’Ecolo sur le Traité constitutionnel, ses errements sur les questions socio-économiques, et on vous prendra au sérieux. Tant que vous resterez dans ce trip vélléitaire et mesquin, on vous prendra juste pour une bande de tocards.
Faudrait lire l’interview avant de mettre la réaction du blogueur sur le compte de la frustration. Ce qu’on y lit dépasse à peine le niveau skyblog. Je trouve même qu’il a été gentil de ne pas aller plus loin dans l’analyse, parce qu’il y’avait matière.
Oh ; comme c’est mignon !
Alors que vous avez l’air toute gentille ; quel gros malotru, ce blogueur, d’oser vous critiquer. Vraiment, il ne devrait pas. Je comprends que vous soyiez touchée. Même qu’il cite des bêtises que vous avez dites, ce qui est fort déplaisant. J’espère qu’on ne vous refera pas un coup pareil parce que non mais quand même, vous êtes députée, n’est-ce pas, pas philosophe ou exégète ou je ne sais quoi.
D’ailleurs, peu importe si vous ne savez pas de quoi vous parlez (vous ne serez pas la première, rassurez-vous), ce qui compte, c’est que vous ayiez l’air sympathique, souriante et aimable et vous ferez une belle carrière politique. Ce n’est que justice d’ailleurs. Il importe que la population soit équitablement représentée en politique. Or, la population est très largement médiocre à pleurer (connaissez-vous la durée quotidienne qu’un Wallon passe en moyenne devant sa télévision ?). Si vous l’êtes aussi, eh bien, c’est fort juste, ma foi, que vous alliez au parlement représenter toute cette part de la population.
Il est bien fini le temps où la gauche avait pour but d’élever le peuple et de donner à chacun les moyens de s’émanciper.
Youpie.
Faudrait d’ailleurs lui demander si elle sait ce que c’est la gauche, et si ça représente quelque chose pour elle.
Juliette Boulet est navrante.
Il est clair qu’elle a été parachutée à Mons après peu de mois passés à Ixelles (le temps des éléctions communales).
Rappelons qu’en tant qu’assistant parlementaire elle était pour l’adoption de la Directive Services (dites Directive Bolkestein) car "son" député avait réussi à faire adopter quelques amendements.
Son analyse politique est aussi limité que son militantisme associatif...
Merci François de nous avoir rafraîchi avec ton article.
Ca suffit ! Le Pan, ce journal communo-anarcho-droito-tout ce que vous voulez ose s’en prendre à Juliette Boulet ? Ooooh ! Pas bien !
Juliette a bien eu raison de déménager dans le Hainaut. Parce que le Hainaut, c’est beau ! Manque de bol, elle devra y rester histoire d’être un minimum crédible.
Je ne suis pas sûr que Juliette ait lu autre chose dans sa vie que Paris Match, mais peut-être est-ce suffisant pour être députée. Son manque de fond politique est hallucinant. Elle aurait pu facilement être députée de tous les autres partis, tout le monde n’y aurait vu que du feu... D’ailleurs, n’a-t-elle pas expliqué lors d’une interview qu’avant de se décider pour ecolo, elle avait d’abord été voir au PS et au MR. Une grande spécialiste du shopping, notre Juliette. Elle ne savait donc pas même si elle était de gauche ou de droite. Et dans le pan, il est interpellant de lire qu’elle n’est pas favorable à la légalisation du cannabis puisqu’elle même ne fumait pas. Non seulement elle ne connaît pas le programme de son parti mais en plus elle n’a pas suffisamment de fond politique pour faire la différence entre son expérience (ou non expérience) personnelle et une position d’ordre politique qui a des implications en termes de santé publique. Franchement, peut-on croire qu’elle a été élue parce qu’il n’y avait personne de plus compétent chez ecolo à mettre sur sa liste ?
Mais en dehors de tout cela, elle est tellement rafraîchissante.
Ah la la, les auto-bouffeurs de queues qui ont tellement de temps à perdre qu’ils se permettent de passer leur temps à critiquer plutôt qu’à construire, recommencent à pointer le bout de leur nez. Il suffit qu’une victoire apparaisse et, hop, ils reviennent. C’est cyclique. Vivement qu’on perde à nouveau pour ne plus devoir se les farcir !
Allez, plus sérieusement (quoique c’est difficile quand on doit parler à des auto-bouffeurs de queues), on peut être d’accord sur un point : les articles de pan sont souvent rempli de vacuité. Cependant, cette vacuité réside probablement plus dans la nature de ceux qui y trouvent des éléments de critiques des personnes interviewées que dans celui du contenu qu’ils produisent.
Ah la la (bis), brulons vite ces jeunes qui ne se trouvent plus sur une ligne de démarcation idéologique du XIXème siècle (que certains voudraient intemporelle)
Mais faisons quelques instants un parallèle (je me le permets car l’auto-bouffeur de queues à généralement beaucoup de temps à perdre. D’ailleurs, à y réfléchir, il ferait peut être mieux de le passer à faire du shopping, ça le détendrait peut être un peu) : quand on regarde les croyances religieuses des jeunes, on constate qu’elles ne sont plus aussi claires. Ils picorent à gauche à droite (Je prends le risque de devoir aller, moi aussi, sur le bucher des gauchistes pour avoir fait cette allusion !) et font un mix de tout. Les traditionnalistes trouvent ça très mal parce que la religion doit être pure et figée, les progressistes trouvent ça très bien car la religion évolue avec son temps. NB : Je vous laisse choisir dans quel camp vous vous trouvez.
Attention, n’y voyez pas malice dans cet exemple ! Non pas que j’aie envie qu’Ecolo devienne le Cdh (allez, un petit compliment pour la route : je vous aime autant qu’eux. Mais je m’arrêterai là car « trop de compliments, ça devient de la flatterie ! ») ou de nier le clivage gauche-droite (quoique, je me reconnais plus dans le progressistes/conservateurs) mais on ne peut vouloir faire de la politique comme il y a 150 ans. Le contexte a changé et il faut en tenir compte ! (à moins qu’on ne veuille faire comme dans fight club en détruisant toutes les tours de la finance !) Le vrai problème des radicaux de la gauche c’est certainement de croire qu’ils se suffisent à eux-mêmes et que les solutions imaginées il y a une centaine d’années peuvent modifier les choses. Penser très fort à l’éclosion d’une rose pour essayer de la faire pousser n’a jamais permis à un quelqu’un d’offrir des fleurs (Houlà, c’est aussi très droitier ça comme discours. Pour me rattraper, j’emmènerai des brochettes avec moi sur le bucher pour que ceux qui n’ont rien puissent manger. Je vois déjà mon épitaphe gravé par les mêmes gauchistes qui m’auront brûlés : « Tout à la fin de sa vie, il comprit que partager était nécessaire à la vie »)
J’en ai assez de ces gauchistes qui mettent leur idéologie sur un piédestal (c’est ce qu’on peut appeler aussi la technique du calbar humide permanent : depuis qu’ils ont découvert le plaisir de la « petite mort » et qu’ils ont remarqué que la lecture de Karl Marx leur procurait le même plaisir, ils ne peuvent vivre sans penser à une idée marxiste au moins toutes les 7 minutes) et pour qui, tous ceux qui ne sont pas avec eux, sont des imbéciles ! J’en ai assez de ces gens qui pensent que les électeurs, quand on voit comment ils votent, ne sont que des crétins ! « Le peuple vote mal, changeons le peuple ! » pourrait être votre devise (sauf bien sur quand le peuple dit non à la constitution européenne. Tiens comment vous voyez les électeurs français ? Les mêmes qui, il y a quelques temps rejetaient la constitution et quelques mois plébiscitaient Nicolas Sarkozy ?) Allez, j’ai une idée pour faire progresser les vôtres : on fait un jeu de télé réalité pour éliminer tous les gens qui ne pensent pas comme vous. Comme ça plus de résistances à vos idées. C’est pas génial ça ? (quoique en prenant l’exemple français ci-dessus, il risque d’y avoir beaucoup d’éliminés)
En parlant de TCE, c’est vrai que vous pouvez avoir encore une peu de nostalgie. Il est vrai qu’à une époque chez Ecolo tout ce qui se disait dedans, se disait dehors. Il est vrai qu’Ecolo a changé sur ce point. Il faut reconnaitre que le débat, parfois très dur, n’a pas filtré à l’extérieur. Ah, où est ce temps où c’était le joyeu bordel chez les écologistes !
Par ailleurs, c’est peut être nier, qu’au niveau de la population, le clivage sur ce TCE était très complexe avec des lignes de fractures comme "J’ai peur pour mon avenir"/"J’ai confiance en mon avenir" ou pragmatiques/radicaux. Et que peut être que Juliette, comme de nombreux jeunes fait plutôt partie des pragmatiques (Houlà, on dirait que je cherche à ce que vous la détestiez vraiment !)
Ecolo ne fait pas un bon score en Hainaut ? Ce n’est certainement pas à cause des conditions socio-économiques de cette Province. D’ailleurs, pour tout vous dire, on ne voit pas non plus qu’il existe une forte corrélation entre le score d’Ecolo et la richesse des cantons (Ecolo fait des scores supérieurs à d’autres provinces dans des cantons comme Enghien ou Seneffe, cantons qui sont, comme beaucoup le savent, très défavorisés au niveau socio-économique) Ca doit surement être à cause de la faiblesse de la liste et à la médiocrité du personnel politique d’Ecolo tout ça. D’ailleurs, j’ai même l’intime conviction que c’est à cause d’eux qu’il pleut tout le temps. Allez savoir ce que le vide de leur esprit fait comme dégâts climatiques. Un papillon arrive déjà bien à créer un ouragan à l’autre bout de la terre. Alors, le vide intersidéral…
Mon père me dit toujours : Dans la vie, il y a 2 types de personnes : ceux qui vont à pieds et ceux qui vont à cheval (oui, mon père est mystérieux) Je reprendrai son expression pour dire que dans la vie, il y a 2 types de personnes : ceux qui osent s’investir et ceux qui donnent des leçons ! (biffez la mention inutile. Attention, ne vous biffez pas vous-mêmes, je ne voudrais pas être tenu pour responsable de votre disparition)
Ah oui, au fait, je suis d’accord qu’aimer le shopping, c’est le signe d’une certaine inculture. Les femmes qui aiment ça doivent forcément être toutes connes. Et si on ajoute les blondes, celles qui lisent Paris-Match et celles qui aiment « Desperates housewives », on doit frôler les 95% de godiches. Cependant, j’ose espérer que votre copine ne fait partie d’aucune de ces catégories sinon, vous serez maudits sur 12 générations !
Pour tous ceux qui ont eu le courage de lire jusqu’ici, ne perdez pas votre temps à répondre à ce mail car je ne lirai pas les réponses. Ca vous laissera toujours plus de temps pour vous laisser aller à des méchancetés quelconques sur un sujet tout autant masturbatoire. J’ai d’ailleurs une idée pour vous : l’échec des négociations gouvernementales, ce serait pas à cause de la coiffure de Fabiola par hasard ?
Il est remarquable que vous vous préoccupiez autant du temps que j’ai et que je peux, le cas échéant, perdre, tout en en ayant, visiblement, deux fois plus que moi si j’en juge par le nombre de signes qu’il vous a été possible de tapoter sur un clavier pour asséner ces très percutantes considérations.
Ah oui, je ne vais pas supprimer votre message parce que je le trouve amusant — ce qui est une grande qualité en ces temps grandiloquents — et un peu ridicule aussi — ceci expliquant peut-être cela —, mais qu’il soit bien clair que je n’apprécie pas du tout les intervenants qui postent un message tout en prétendant n’avoir pas l’intention de lire les réponses qui y seront données.
C’est là mon côté habermassien.
Bande de "cherche pouvoir", faire croire que vous désirez l’avenir des autres alors que l’animal politique n’a d’intérêt que pour son avancement, ses discours.. et j’en passe ! Celui qui désire l’avenir des autres ne se met pas en avant et travaille par le biais d’associations. Si un discours est vide de sens, ce n’est pas la faute du journaliste et pour une fois qu’un journaliste ne camoufle pas la vacuité d’un discours par intérêt personnel !
Maurice