Les chansons d’amour

Ce n’est ni la première ni probablement la dernière fois qu’on dit ici du bien de Christophe Honoré. Son dernier film (que je viens seulement de voir), Les chansons d’amour |1|, est un pur bonheur cinématographique. Comme d’habitude chez Honoré, l’intérêt de cette comédie musicale réside essentiellement dans la maîtrise formelle époustouflante mise au service de quelques portraits nuancés |2|. Chose peu banale, Honoré écrit |3| pour le cinéma, une écriture serrée, corsée mais pas entêtante, subtile sans être empruntée. La maîtrise du son comme celle de l’image sont totales. Chaque respiration, chaque clignement de paupière semblent inscrits dans un scénario qui nous sert une belle histoire, triste et drôle, dramatique et ensoleillée. Et puis, disons-le, Louis Garrel et Clotilde Hesme sont craquants, genre qu’on a envie de retourner au cinéma demain juste pour le plaisir de les voir encore une fois.
Inmanquable.
|1| Voir la bande d’annonce en ligne.
|2| Ah oui, et puis aussi de ces omniprésentes scènes parisiennes.
|3| Il nous souffle d’ailleurs quelques idées de lecture très directement liées à son scénario : Politique, d’Adam Thirlwell, Un bonheur parfait, de James Salter et Volupté singulière, d’A.-L. Kennedy.



