Les archives des Bulles

« Parasols chauffants »

dimanche 21 octobre 2007

Alors que, à l’approche de l’hiver, pas mal d’entre nous ont quelques inquiétudes — voire de sérieuses alarmes — pour leur facture énergétique que l’augmentation des prix de l’énergie risque de faire sérieusement grimper ; alors que nous savons l’impérieuse nécéssité de faire des économies d’énergie [1], le journal Le Monde nous apprend — faisant au passage la promotion "rédactionnelle" desdites breloques (non sans en citer les marques et les prix), pratique hautement contestable sur le plan de la déontologie journalistique — que la mode est désormais au chauffage d’extérieur, ustensile indispensable s’il en est pour profiter de sa terrasse en teck 365 jours par an.

La loi d’interdiction de fumer dans les restaurants et les cafés, qui doit entrer en vigueur en janvier 2008, risque de faire exploser le marché des chauffages extérieurs. C’est là, sur les terrasses des rues, qu’ils ont vu le jour puis se sont multipliés. C’est aujourd’hui sur les balcons et les jardins des particuliers qu’ils font une belle percée. [...] Les fabricants ne s’y trompent pas et multiplient l’offre : parasols chauffants à suspendre, à poser au sol ou sur une table, qui fonctionnent au gaz ou à l’électricité ; braseros qui marchent au bois. Des formes traditionnelles aux styles rustique ou contemporain : le chauffage d’extérieur permet de profiter de l’espace privé en toutes saisons. Dans ce contexte, où les Français considèrent leur balcon ou leur jardin comme une pièce supplémentaire qu’ils aménagent avec le même soin que la maison, le parasol chauffant ne doit pas se contenter d’être fonctionnel.

Est-il vraiment besoin de commenter longuement cette promotion du gaspillage d’énergie trendy ? Comme l’écrit un commentateur sur le site du journal, "J’espère que ce n’est pas trop encombrant et que cela tiendra dans mon hummer."

Notes

[1Et qu’il est possible, comme le montre par exemple l’association Négawatt, de réduire notre consommation de l’ordre de la moitié ou des deux tiers.