Bonne question. Peut-être que la gauche mouvementiste — « farouchement indépendante » — n’est qu’une resucée de la vieille idée libertaire. Ou peut-être que le mouvement libertaire est, somme toute, plus philosophique que politique et se laisse à ce titre oublier quand on fait un état des lieux des forces en présence. Ou alors peut-être qu’il faut mettre les anars avec les radicaux, quitte à leur déplaire aux uns comme aux autres, je ne sais pas trop :)
Cela dit, plus généralement, à propos de ces 5 gauches, j’ai du mal à percevoir leur réalité — la gauche me semble à la fois terriblement multiple, bien plus éclatée encore ; et s’il faut reconstituer des ensembles, peut-être que les clivages n’apparaissent pas toujours là où on les attend. Quel est le critère retenu pour délimiter les camps ? Les ambitions théoriques des différentes mouvances ou leurs implantations militantes respectives ? La gauche sociale-démocrate me semble partagée entre une aile ayant clairement viré à droite (et donc hors-sujet) et une aile partageant somme toute des prémisses théoriques très similaires à celles de beaucoup de représentant, plus ou moins marxisants, de la gauche radicale, laquelle est elle même tellement éclatée tant sur le plan théorique que sur le plan organisationnel qu’elle reflète sans doute toutes les variantes de la gauche (socialiste, écologiste, libertaire,...) et est souvent organiquement liée à la gauche dite mouvementiste.
C’est compliqué tout cela.