Les archives des Bulles

Raté

jeudi 22 novembre 2007, par François Schreuer

Je vous avais promis il y a peu un entretien avec Nico Cué. Et, comme prévu, je me suis rendu à Namur ce matin. Comme prévu, j’ai rencontré Nico Cué. Comme prévu (et même un peu plus), nous avons eu une longue discussion de près d’une heure et demie. Bref, tout s’est passé comme prévu, sauf un truc tout bête : la table d’allocation de mon minidisc a (semble-t-il) été bousillée, vraisemblablement au moment d’arrêter l’enregistrement (parce que, durant l’enregistrement, j’ai scrupuleusement vérifié que tout se passait bien, via l’écran de contrôle et via les écouteurs). Conclusion : les données sont perdues.

Voilà, c’est ainsi et ça me va assez loin, principalement parce que j’ai monopolisé pendant une heure et demie mon interlocuteur pour un entretien qui restera dans les limbes mais aussi parce que cet entretien était particulièrement intéressant. J’ai même l’impression qu’il aurait été l’une des choses les plus intéressantes postées sur ce blog depuis sa création.

J’ai donc passé mon après-midi à rager de cette lâche désertion de la technique.

Comme il me parait franchement illusoire de rendre compte d’une heure et demie de discussion avec les seules aides de ma mémoire et de quelques notes prises durant la discussion, je transforme allègrement, l’espace d’un billet, ce blog en magazine-à-gadgets (il paraît que les — pourtant nombreux — blogs qui parlent de ça reçoivent des joujoux électroniques en cadeaux et ce genre de choses ; brr, j’en frémis).

Parce que je dois vous dire que ce n’est pas la première fois que le minidisc me pourrit la vie (même si, à ce point-là, j’avais pas encore eu) et je vais donc me débarasser aussi vite que possible de cette abominable saloperie. Reste à trouver un système de meilleure qualité pour le remplacer, ce qui ne semble pas évident pour ce que j’en sais.

Voici toujours les caractéristiques de l’appareil dont j’aurais besoin. Si quelqu’un connait ça...
— Totalement numérique et permettant [1] de récupérer rapidement les enregistrements sur un ordinateur (via une prise USB par exemple), le tout sans le moindre DRM ou autre système de restriction d’accès aux données ;
— Fonctionnant sur batterie rechargeable (et non sur piles ou sur secteur) avec plusieurs heures d’autonomie (et plutôt 12 que 2) ;
— Doté d’une mémoire permettant d’enregistrer plusieurs heures de son en haute qualité (idéalement sur une mémoire instantanée, du type flash, pour éviter les erreurs d’écriture susmentionnées) ;
— Permettant de choisir le format de stockage des sons (au moins wav et mp3, idéalement ogg et flac) ;
— Permettant le branchement d’un micro en minijack ;
— Pratique, compact, transportable, utilisable en manif, sous la pluie et tutti quanti ;
— Le tout pas trop cher.

Techniquement, vu ce qu’on fait aujourd’hui en matière de micro-électronique, ça doit être assez simple à produire. Mais jusqu’à présent je n’ai rien trouvé qui s’en approche un tant soit peu : les différents balladeurs mp3 dotés d’une fonction d’enregistrement génèrent des fichiers trop compressés (genre mp3 128kbps), les disques durs portables font du bruit sur la bande son.

J’arrête là. Quelle pitié ! Alors que j’aurais pu vous proposer une passionnante discussion sur la gauche, l’avenir du syndicalisme, sa relation à des enjeux comme l’émergence du précariat ou la question écologique,... je suis tombé bien bas aujourd’hui.

Notes

[1Au contraire du minidisc qui demande — aberration — de repasser par l’analogique pour importer du son.