Les archives des Bulles

Le hoax Suzanne de Lannoy

mardi 27 novembre 2007, par François Schreuer

Circule depuis quelques jours par toutes les voies de l’Internet un texte écrit par une avocate bruxelloise, Suzanne de Lannoy, au sujet de l’avenir de la Belgique. Ce texte, dont la large diffusion vient de sa parution en tant que « carte blanche » dans le journal Le Soir du 23 novembre et qui s’intitule « Ceci n’est peut-être pas une fiction » est une mauvaise blague, un hoax assez déplaisant, qui, pris au sérieux par certaines personnes, suscite néanmoins de l’inquiétude.

Passons rapidement en revue les raisons pour lesquelles ce texte n’est pas crédible.

1. La forme. Mauvaise imitatrice d’un Umberto Eco découvrant fortuitement un manuscrit médiéval au début de son roman Le nom de la rose, Mme De Lannoy a quant à elle intercepté un fax. Elle l’explique en exergue de son petit pamphlet.

Le présent document est parvenu par erreur sur mon fax. Les noms des émetteurs et des destinataires n’étaient pas précisés. Une rapide enquête a cependant permis de conclure qu’il s’agirait d’une note secrète adressée par un coordinateur des politiques « nationalistes » flamandes à ses membres. Je l’ai traduite en français et je l’ai envoyée au Soir.

C’est assez prosaïque. C’est surtout parfaitement invraisemblable. D’abord, on peut supposer qu’un tel document secret ne circulerait pas par fax. Outre que ça prend du temps et que ça coûte cher, c’est surtout un moyen de communication qui permet d’identifier facilement l’expéditeur. C’est aussi une preuve matérielle moins facile à falsifier qu’on peut le croire. Bref, si Bart De Wever ou qui que ce soit d’autre avait envie de faire circuler ce genre de correspondance, je pense qu’on peut lui faire confiance pour utiliser des moyens plus discrets de le faire.

Comme le rappelle un intervenant sur le site du soir, c’est aussi illégal : le secret de la correspondance est garanti par la Constitution. Mieux que quiconque, une avocate devrait le savoir. Devrait surtout s’abstenir d’utiliser son titre pour publier un tel texte. Une des premières choses que j’ai fait en lisant ce texte est d’aller vérifier que la signataire n’est pas elle aussi fictionnelle. Mais non, il y a bien une Suzanne de Lannoy inscrite au barreau de Bruxelles, spécialisée en droit pénal général, en droit de l’enfant et en contrats commerciaux et distribution commerciale.

2. Le style. Le niveau de l’écriture est franchement médiocre, poussif. Jamais, dans ce court texte, Mme de Lannoy ne parvient à emporter l’adhésion, à faire croire que c’est bien un leader nationaliste qui s’exprime sous sa plume. L’expérience est, sur le plan littéraire, un fiasco total. Le choix des mots est souvent malheureux, condamne tout l’édifice. Ainsi, notre leader nationaliste supposé entame sa missive en prétendant vouloir s’« approprier » Bruxelles. Il est bien évident qu’un nationaliste flamand n’aurait pas écrit cela, puisque dans sa vision (maladive, sans doute), Bruxelles fait déjà partie intégrante de la Flandre. Et ainsi de suite.

2. La crédibilité du scénario. Le pire, dans ce texte, c’est son contenu politique ; à la fois mauvaise interprétation de la situation et tentative lamentable de perspective sur l’avenir.

Le coeur politique du texte réside dans les trois paragraphes suivantes :

Dès que l’uniformité de notre « territoire » sera acquise par le vote définitif sur BHV et la suppression, dans les faits, des facilités, Bruxelles sera en Flandre. Nous proclamerons alors notre indépendance, en 2009, à l’occasion des élections régionales, date à laquelle notre budget sera en équilibre.

Cette situation nouvelle devra être prise en compte par les autorités internationales qui auront à arbitrer le conflit qui nous opposera alors aux francophones quant à l’attribution de Bruxelles à l’une ou l’autre des régions. Nos arguments sont prêts : Bruxelles sera totalement enclavée en territoire flamand ; elle est la capitale de notre région depuis de nombreuses années et est habitée, la journée, à parité entre francophones et néerlandophones : elle doit donc être reconnue au niveau international comme capitale de la Flandre.

Quand ce sera chose faite, nous accorderons aux francophones de Bruxelles des facilités équivalentes à celles de la périphérie, mais avec un délai d’adaptation qui sera clairement limité dans le temps.

Les raisons pour lesquelles ce scénario est non seulement improbable mais surtout impossible ne manquent pas. La première et la principale s’appelle la Constitution belge.

Bref, à la différence du hoax de la RTBF dont j’avais en son temps applaudi la diffusion, le présent texte véhicule une vision erronée ou mensongère de la réalité. Il incite à la radicalisation, au clivage bête et méchant, contribue à la transformation de séparations administratives en frontières d’Etat ; alors que c’est précisément la surrenchère dans laquelle les francophones doivent éviter d’entrer, comme je l’expliquais dernièrement ici-même.

3. L’instrumentalisation politique. Le plus pathétique se trouve finalement dans la tentative parfaitement invraisemblable de profiter de ce petit moment de créativité pour faire la pub de Joëlle Milquet.

Si Madame Milquet devait maintenir son « non », nous perdrions la possibilité de transférer les compétences de l’Etat fédéral vers la Région et, dès lors, de faire valoir, à l’égard des autorités internationales, que la frontière linguistique doit être considérée comme une frontière d’Etat. Un référendum serait alors organisé, notamment dans les communes à facilités et à Bruxelles.

Bref, il suffit que maman Milquet se fâche toute rouge et les nationalistes flamands s’égayeront désabusés dans la nature. En plus ils le savent et le font savoir par l’intermédiaire d’un fax mal adressé. On se croirait dans un jeu vidéo ou dans un roman de science-fiction où, quand une horrible bestiole s’élève devant vous, manifestement invincible, il y a toujours un truc pas trop fatiguant pour la dézinguer en deux coups de cuillères à pot.

Pour toute ces raisons, je dois bien dire que je ne comprends pas pourquoi Le Soir a publié ce texte.

Messages

  • Mais... ce n’est pas une mauvaise blague, c’est juste une façon décalée de donner son point de vue de juriste (auquel on est tout à fait en droit de ne pas adhérer) en ayant recours à la fiction. Où est le problème ? Que le Soir surestime ses lecteurs, peut-être, et qu’il aurait déontologiquement dû "désannoncer" le texte pour lever toute ambiguïté. Ce que la RTBF fit finalement 34 minutes après le début de son hoax du 13 décembre 2006...

    • fictif sans doute, mais sa vision péremptoire laisse des traces du scénario le plus vraisemblable flamand, ce qui n’est pas pour apaiser les esprits. J’ai aussi trouvé cette publication déplorable, à croire que je m’étais perdue dans les méandres de la DH..

    • J’apprends l’existence d’un débat relatif à ce que j’ai écrit par l’intervention du journaliste de la RTBF.Je vous adresserai la lettre d’accompagnement au Soir et le texte intégral si vous m’indiquez votre adresse e-mail.

    • Merci de m’envoyer les informations relatif à la Carte Blanche de Mme Lannoye à l’adresse suivante.

    • Merci. Le plus simple est sans doute que vous postiez ça ici. Sinon, je ne vais pas m’en sortir à faire du secrétariat pour les gens qui souhaitent recevoir ces infos.

    • Donc en français pour Mme de Lannoy :
      veuillez copier-coller ici, en commentaire, votre lettre d’accompagnement postée au Soir. Merci.

    • SUZANNE de LANNOY
      Rue des Beaux Prés 99
      1370 Mélin

      Tel : 02 / 347.7005
      Fax : 02 / 347.4006
      GSM : 0475 / 25.25.00. Monsieur le Rédacteur en chef
      Le Soir
      Rue Royale 100

      1000 Bruxelles

      Mélin, 19 novembre 2007

      Monsieur le Rédacteur en chef,

      Concerne : Belgique

      Luc Vander Kelen affirmait lundi dernier sur Matin Première qu’aucun homme ( ou femme ) politique ne sait actuellement où l’on va.

      Or, un proverbe affirme à juste titre qu’ :

      " Il n’y a pas de vent favorable à celui qui ne sait pas où il va. ".

      Si la densité de l’actualité et la pression actuelle ne permettent plus de prendre la distance nécessaire pour faire une analyse critique et objective de la situation, on court le risque de ne pas disposer de la base nécessaire pour décider, en connaissance de cause, de la direction à prendre.

      Je suis simple citoyenne et je n’ai aucune intention de me lancer en politique. Je suis aussi avocat, spécialisée dans le harcèlement et, à ce titre, je suis amenée à décoder quotidiennement des attitudes manipulatoires. Par un projet d’assistance des victimes du génocide au Rwanda, j’ai également approché de près la manipulation quand elle s’applique à de grands groupes.

      C’est à ce titre que j’ai rédigé le texte joint.

      Je souhaite vous le proposer à la publication sous la forme d’une carte blanche.

      Le thème de ce texte porte sur le fait qu’à mes yeux, la situation que nous vivons actuellement en Belgique est clairement manipulatoire.

      La manipulation en général se détecte notamment par la présence simultanée d’une très forte émotion liée à une très forte confusion - mentale.

      1. La confusion d’abord.

      ° Si un système institutionnel est complexe, comme l’est indéniablement notre système institutionnel actuel, on peut éprouver une difficulté intellectuelle à appréhender l’ensemble de ses éléments.

      On sera alors dans la situation de quelqu’un qui a lu les quatre premiers chapitres d’un livre qui en compte dix. On ne pourrait, dans ces circonstances, donner une analyse de l’ensemble du livre.Cependant, les premiers chapitres lus auraient été assimilés.

      ° La confusion, par contre, fait que, quel que soit le nombre de chapitres lus, on n’en garde que des vagues traces diffuses et contradictoires dont on ne peut rien tirer de concret au niveau de l’analyse.

      Dans ma pratique professionnelle, j’ai observé que le discours du manipulateur est souvent double et contradictoire, ce qui occasionne de la confusion chez l’interlocuteur qui s’évertue à trouver un sens logique à ce discours, discours qui cependant, de par la volonté du manipulateur, n’a pas de sens réel. Le sens réel de ce discours volontairement ambigu n’est pas de porter un message mais de causer la confusion chez l’autre, de lui ôter tout jugement et de, dès lors, prendre le pouvoir dans la relation.

      ° Le discours de l’ensemble des politiques flamands - nationalistes et non-nationalistes - me paraît à cet égard manipulatoire, consciemment dans le chef des uns et passivement dans le chef des autres.

      2. L’émotion ensuite

      Plus le manipulateur parvient à court-circuiter l’analyse intellectuelle de la situation, plus la personne manipulée va assurer sa survie en aiguisant sa perception instinctive, émotionnelle des choses. Cette perception est souvent parfaitement exacte et devrait valablement compenser l’inefficacité temporaire de la faculté d’analyse intellectuelle.

      Mais le manipulateur va discréditer cette perception instinctive exacte afin de s’assurer le contrôle total de sa proie.

      Je constate l’existence claire de ces deux critères dans la situation actuelle.

      J’aimerais attirer l’attention des décideurs sur cette situation et sur la nécessité de prendre la distance et le temps de décoder cette manipulation, d’analyser la situation réelle, avant de prendre des décisions.

      Dans toute situation, dans tout comportement, aussi apparemment absurde qu’il soit, il y a toujours une logique. Même pour les malades mentaux dont la logique de comportement nous échappe, si on prend le temps, on peut trouver une logique dans laquelle s’inscrit chacun des leurs actes.

      Dans le discours manipulatoire, deux discours sont volontairement
      mêlés : le discours de base, celui qui relève de la logique réellement suivie par le manipulateur et le discours de couverture, qui est destiné à cacher ses intentions réelles.

      Si le manipulateur est doué, les deux discours ont une logique parfaite. Il faut dès lors tenter d’établir l’existence de deux discours distincts et contradictoires pour mettre fin à la manipulation et à la confusion qui s’en suit.

      Parfois, le manipulateur a un tel sentiment d’impunité depuis longtemps qu’il ne prend plus la peine de soigner son discours de couverture qui présente alors des lacunes de logique qui permettent de dénoncer plus aisément la situation manipulatoire.

      Chacun devrait s’atteler aujourd’hui à trouver la logique du discours flamand et confronter cette logique à l’épreuve des actes posés plutôt qu’aux discours tenus.

      C’est un exercice de longue haleine qui nécessite de disposer de toutes les données disponibles. Dans un dossier de harcèlement, je réunis patiemment ces données avec mon ( ma ) client (e). En politique, je ne dispose que des articles de presse et des émissions de radios, ce qui ne permet pas un travail rigoureux sur les faits.

      De manière ludique dès lors, sur base des éléments recueillis dans la presse - ce qui n’est pas une base de travail suffisamment fiable -, je me suis amusée à chercher une logique à la situation actuelle.

      Sans doute y en a-il d’autres. Je ne souhaite ici qu’une seule chose : inciter les politiques et les médias à les chercher et à les confronter aux faits, afin d’en faire une analyse qui mène à des décisions prises en connaissance de cause.Et cela, c’est pleinement le travail des politiques.

      Je vous prie de croire, Monsieur le Rédacteur en chef, en l’expression de mes sentiments distingués.

      Suzanne de Lannoy

      Annexe : " Ceci n’est peut-être pas ne fiction "

    • SUZANNE de LANNOY
      Rue des Beaux Prés 99
      1370 Mélin

      Tel : 02 / 347.7005
      Fax : 02 / 347.4006
      GSM : 0475 / 25.25.00. Monsieur le Rédacteur en chef
      Le Soir
      Rue Royale 100

      1000 Bruxelles

      Mélin, 19 novembre 2007

      Monsieur le Rédacteur en chef,

      Concerne : Belgique

      Luc Vander Kelen affirmait lundi dernier sur Matin Première qu’aucun homme ( ou femme ) politique ne sait actuellement où l’on va.

      Or, un proverbe affirme à juste titre qu’ :

      " Il n’y a pas de vent favorable à celui qui ne sait pas où il va. ".

      Si la densité de l’actualité et la pression actuelle ne permettent plus de prendre la distance nécessaire pour faire une analyse critique et objective de la situation, on court le risque de ne pas disposer de la base nécessaire pour décider, en connaissance de cause, de la direction à prendre.

      Je suis simple citoyenne et je n’ai aucune intention de me lancer en politique. Je suis aussi avocat, spécialisée dans le harcèlement et, à ce titre, je suis amenée à décoder quotidiennement des attitudes manipulatoires. Par un projet d’assistance des victimes du génocide au Rwanda, j’ai également approché de près la manipulation quand elle s’applique à de grands groupes.

      C’est à ce titre que j’ai rédigé le texte joint.

      Je souhaite vous le proposer à la publication sous la forme d’une carte blanche.

      Le thème de ce texte porte sur le fait qu’à mes yeux, la situation que nous vivons actuellement en Belgique est clairement manipulatoire.

      La manipulation en général se détecte notamment par la présence simultanée d’une très forte émotion liée à une très forte confusion - mentale.

      1. La confusion d’abord.

      ° Si un système institutionnel est complexe, comme l’est indéniablement notre système institutionnel actuel, on peut éprouver une difficulté intellectuelle à appréhender l’ensemble de ses éléments.

      On sera alors dans la situation de quelqu’un qui a lu les quatre premiers chapitres d’un livre qui en compte dix. On ne pourrait, dans ces circonstances, donner une analyse de l’ensemble du livre.Cependant, les premiers chapitres lus auraient été assimilés.

      ° La confusion, par contre, fait que, quel que soit le nombre de chapitres lus, on n’en garde que des vagues traces diffuses et contradictoires dont on ne peut rien tirer de concret au niveau de l’analyse.

      Dans ma pratique professionnelle, j’ai observé que le discours du manipulateur est souvent double et contradictoire, ce qui occasionne de la confusion chez l’interlocuteur qui s’évertue à trouver un sens logique à ce discours, discours qui cependant, de par la volonté du manipulateur, n’a pas de sens réel. Le sens réel de ce discours volontairement ambigu n’est pas de porter un message mais de causer la confusion chez l’autre, de lui ôter tout jugement et de, dès lors, prendre le pouvoir dans la relation.

      ° Le discours de l’ensemble des politiques flamands - nationalistes et non-nationalistes - me paraît à cet égard manipulatoire, consciemment dans le chef des uns et passivement dans le chef des autres.

      2. L’émotion ensuite

      Plus le manipulateur parvient à court-circuiter l’analyse intellectuelle de la situation, plus la personne manipulée va assurer sa survie en aiguisant sa perception instinctive, émotionnelle des choses. Cette perception est souvent parfaitement exacte et devrait valablement compenser l’inefficacité temporaire de la faculté d’analyse intellectuelle.

      Mais le manipulateur va discréditer cette perception instinctive exacte afin de s’assurer le contrôle total de sa proie.

      Je constate l’existence claire de ces deux critères dans la situation actuelle.

      J’aimerais attirer l’attention des décideurs sur cette situation et sur la nécessité de prendre la distance et le temps de décoder cette manipulation, d’analyser la situation réelle, avant de prendre des décisions.

      Dans toute situation, dans tout comportement, aussi apparemment absurde qu’il soit, il y a toujours une logique. Même pour les malades mentaux dont la logique de comportement nous échappe, si on prend le temps, on peut trouver une logique dans laquelle s’inscrit chacun des leurs actes.

      Dans le discours manipulatoire, deux discours sont volontairement
      mêlés : le discours de base, celui qui relève de la logique réellement suivie par le manipulateur et le discours de couverture, qui est destiné à cacher ses intentions réelles.

      Si le manipulateur est doué, les deux discours ont une logique parfaite. Il faut dès lors tenter d’établir l’existence de deux discours distincts et contradictoires pour mettre fin à la manipulation et à la confusion qui s’en suit.

      Parfois, le manipulateur a un tel sentiment d’impunité depuis longtemps qu’il ne prend plus la peine de soigner son discours de couverture qui présente alors des lacunes de logique qui permettent de dénoncer plus aisément la situation manipulatoire.

      Chacun devrait s’atteler aujourd’hui à trouver la logique du discours flamand et confronter cette logique à l’épreuve des actes posés plutôt qu’aux discours tenus.

      C’est un exercice de longue haleine qui nécessite de disposer de toutes les données disponibles. Dans un dossier de harcèlement, je réunis patiemment ces données avec mon ( ma ) client (e). En politique, je ne dispose que des articles de presse et des émissions de radios, ce qui ne permet pas un travail rigoureux sur les faits.

      De manière ludique dès lors, sur base des éléments recueillis dans la presse - ce qui n’est pas une base de travail suffisamment fiable -, je me suis amusée à chercher une logique à la situation actuelle.

      Sans doute y en a-il d’autres. Je ne souhaite ici qu’une seule chose : inciter les politiques et les médias à les chercher et à les confronter aux faits, afin d’en faire une analyse qui mène à des décisions prises en connaissance de cause.Et cela, c’est pleinement le travail des politiques.

      Je vous prie de croire, Monsieur le Rédacteur en chef, en l’expression de mes sentiments distingués.

      Suzanne de Lannoy

      Annexe : " Ceci n’est peut-être pas ne fiction "

  • D’après mes souvenirs de cours de rhétorique, la figure littéraire par laquelle on exprime sa pensée au travers de la bouche d’un personnage imaginaire, ou décédé, s’appelle une prosopopée. Et non un hoax.

  • Ceci n’est pas un hoax !!!
    Les séparatistes savent se qu’ils font.

    Pour accelerer les choses, il suffit de refuser de payer vos taxes, refuser l’autorié de la police fédéral afin de jeter un pavé dans la marre. L’anarchie est en route attisons là afin de virer le gouvernement actuelle ett de resoumettre un vote en interdisant au élu actuelle de se représenté.

    Montre que le citoyen belge a encore une emprise sur la politique de son pays qui ne représente plus l’interet du peuple.

    Même cette prévention donnée sur ce site montre une inquiétude. Prouvez que cette avocate à écrit le texte prouvera que c’est un hoax.

    Arretez de désinformer les gens et renseignez vous !

    • Ah oui ne pas payer ces impots alors qu’on va vers un budget en déficit, c’est vraiment un bon plan. Chômeurs et retraité seront ravis.
      Ne pas obéir à la police, bah oui pourquoi pas. Cessons de respecter le code de la route, ne répondons pas aux convocation de l’agent de quartier qui vérifie qu’on habite bien à la nouvelle adresse donné après déménagement histoire de faire trainer l’affaire, etc. C’est sûr que la police représente le grand méchant loup capitaliste et n’est jamais au service de la population.

  • Autant que je sache, la NVA, indirectement visée comme étant "l’auteur" de ce fax, à réagi au moment du démenti en parlant de désinformation, pas pour démentir ce fax dès sa paruption dans le Soir.