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Clause de sauvegarde sur les OGM : que fait la Belgique ?

lundi 14 janvier 2008

C’est une victoire très significative que vient d’obtenir le grand mouvement anti-OGM en France. C’est acquis depuis ce week-end : après l’Autriche, la Hongrie et la Grèce, la république française vient d’activer à l’encontre du maïs MON810 de la société Monsanto la « clause de sauvegarde » qui permet, dans la législation européenne à un Etat membre d’interdire la culture d’OGM sur son territoire.

Par cette décision, les risques considérables que représentent les OGM pour la santé, pour l’agriculture traditionnelle et pour la biodiversité sont enfin reconnus par les autorités françaises. Même si ce n’est qu’une étape dans le processus qui permettra de les éradiquer, c’est un événement majeur dans la lutte contre cette technologie intrinsèquement nuisible.

On espère qu’une amnistie suivra pour les « faucheurs volontaires » qui se sont fait condamner par centaines au motif que — selon certains juges — leur combat n’était pas justifié scientifiquement. Il est temps de reconnaître que le mouvement anti-OGM joue un rôle majeur pour la défense de notre avenir. Ce sont des lanceurs d’alerte, nous devons leur être reconnaissant de leur combat et des risques qu’ils ont pris pour le mener face à la mafia de l’agro-business dont les moyens sont inversément proportionnels à leur utilité sociale.

Question : et en Belgique, que se passe-t-il ? Ne serait-il pas temps de demander à notre « gouvernement intérimaire » d’activer lui aussi la clause de sauvegarde ? Ceci est d’autant plus d’actualité qu’on a appris dernièrement qu’un nouveau projet de plantation d’OGM (des peupliers ce coup-ci) a fait l’objet d’une demande d’autorisation (à ce sujet, lire le blog de Brigitte Leonet).

Photo : Bol de soupe après la grève de la faim, devant « le ministère de la crise du Logement », rue de la Banque, à Paris, le 12 janvier 2008.