Les archives des Bulles

Quelques idées pour Liège dans les six ans qui viennent,...

mardi 3 octobre 2006, par François Schreuer

Alors que les élections communales approchent à grands pas, je continue, comme d’habitude dans ce genre de circonstances, à me sentir quelque peu désemparé face à la réponsabilité que j’aurai très bientôt de voter pour tels ou tels candidats. Je reçois un abondant courrier des uns et des autres (parfois même les mêmes courriers en plusieurs exemplaires) mais, à l’une ou l’autre exception près, je suis déçu par la brieveté et le caractère attendu de ce que j’y lis. Je vois des milliers d’affiches collées partout, mais je ne comprends pas ce que les gens qui placent ces affiches veulent me dire car en général, on n’y trouve qu’un nom, une photo et parfois un bref slogan. J’aimerais plutôt recevoir de chaque parti un programme de 20, 50 ou 100 pages, dense, construit, avec des projections budgétaires des propositions qu’ils font, la précision du dégré de liberté qu’ils comptent laisser à leurs élus et une explication de ce qui fonde leur engagement. En lieu et place de cela, des slogans, encore des slogans et au mieux des professions de foi convenues.

Le caractère spectaculaire de cette campagne m’irrite, donc. Je n’aime pas me rendre compte que, si les candidats sont aujourd’hui très accessibles, les élus le seront demain beaucoup moins et que, à moins de m’impliquer activement dans le jeu politique, cette élection — et son mode inévitable d’expression particulièrement fruste, puisque je suis obligé de synthétiser toutes mes priorités dans un vote personnel — sera la dernière occasion d’influencer effectivement le cours des choses avant six ans. Dans le même temps, la lecture de la prose électorale qui me tombe dans les mains ou que je trouve sur le net me donne souvent l’impression d’avoir à faire en général à pas des gens plutôt engagés, sincères pourrait-on dire [1], « de bonne volonté ». C’est une chose positive, que j’aimerais retenir.

Bref, plutôt que de rester passivement à ruminer mes déceptions et à voter dimanche « par défaut », « faute de mieux », j’ai décidé de me livrer au petit exercice suivant. J’ai mis par écrit une série de choses qui sont importantes à mes yeux dans la politique communale et je vais, dès que ce texte sera publié en ligne, envoyer un mail à tous les candidats [2] en les invitant à réagir, ici-même, à ce petit texte. On verra bien ce que ça donnera. Évidemment, les ténors auront autre chose à faire, mais peut-être que certains candidats moins exposés médiatiquement trouveront ici une occasion d’exprimer quelques idées. Et peut-être que je trouverai — ainsi que, qui sait ?, certains lecteurs de ce blog — quelques motivations à voter avec enthousiasme.

Je précise que les notes qui suivent — rédigées en deux heures — sont tout sauf un « programme ». Je n’y parle pas de toutes les questions importantes. Il s’y trouve très certainement des erreurs factuelles et des idées farfelues (n’hésitez pas à me les signaler) dues notamment au fait que si je suis l’actualité liégeoise avec beaucoup d’intérêt, je ne l’ai fait au cours des dernières années que de façon intermittente. Il est extrêmement probable aussi que la plupart de ces idées — si pas toutes — se retrouvent déjà dans les propositions formulées par tel parti ou candidat ; tant mieux.

Transports & mobilité

Je pense tout d’abord que les transports en commun doivent être redéployés avec ambition si l’on veut répondre aux défis auxquels la situation climatique globale nous confronte. Un consensus semble soudain s’établir autour de la nécessité de créer un tram à Liège. Je m’en réjouis, mais j’attends de voir. Je crois que la réalisation de cet hypothétique réseau de transports en commun urbain de grande capacité doit impérativement s’appuyer sur le très dense réseau ferroviaire existant en région liégeoise : la technologie du tram-train me semble par conséquent s’imposer. Cela ne suffira cependant pas. Il faudra créer un véritable RER liégeois, entièrement ferroviaire, reliant plusieurs fois par heure Liège à son hinterland (jusqu’à Verviers, Aywaille, Huy, Hannut, Tongres, Maastricht,...). Si l’on a été capable d’investir des milliards d’euros dans des autoroutes, dans le TGV ou dans d’autres projets de la même ampleur, il doit être possible de le faire dans les transports en commun locaux ! C’est une condition sine qua non de notre sortie de la civilisation de la voiture.

Il faudra aussi faire preuve de créativité : pourquoi pas le retour des bateau-mouches sur le plan d’eau continu qui existe entre Yvoz-Ramet et Lanaye (Flémalle, Seraing, Tilleur, Sclessin, le Val Benoît, Fragnée, Outremeuse, le centre-ville, Saint-Léonard, Herstal, Oupeye peuvent être reliées de cette manière) ? Pourquoi pas un téléphérique entre l’esplanade Saint-Léonard et l’hôpital de la Citadelle (il paraît qu’on veut faire venir les touristes,...) ?

Il est essentiel que les cyclistes puissent embarquer dans ces futurs transports en commun avec leur vélo sans payer de supplément. Il est également essentiel de développer des transports en commun de nuit, sans lesquels il n’est pas possible de sortir en ville pour bon nombre de personnes. Il faudrait au moins que les principales lignes soient desservies jusqu’à 1h30 en semaine et jusqu’à 3h du matin le week-end.

Étant donné l’ampleur des défis écologiques auxquels nous faisons face, étant donné aussi l’ampleur des problèmes sociaux qui se posent à de très nombreux habitants de notre ville (pour lesquels, comme pour chacun, la mobilité conditionne souvent l’accès à une série de droits), je plaide résolument pour l’instauration de la gratuité des transports en commun. Pragmatiquement, il s’agit sans doute là de la seule mesure capable de susciter le transfert modal de la voiture vers les transports en commun, sans lequel nous sommes littéralement voués à l’étouffement. Il s’agit aussi d’une manière d’augmenter la nécessaire offre de transports de façon pas trop douloureuse, en réaffectant le personnel actuellement affecté à la vente et au contrôle des titres de transports vers d’autres missions. Il s’agit aussi d’une mesure de convivialité exceptionnelle et une manière d’améliorer l’accueil des visiteurs de notre ville. Pour un développement plus important de ces questions, je vous renvoie à l’excellent opuscule du Collectif sans Ticket intitulé « Le Livre-accès » (paru aux éditions du Cerisier), qui me semble être une mine d’idées pour tout mandataire politique intéressé par la question des transports en commun.

Ces mesures doivent s’accompagner d’une interdiction progressive de l’accès des voitures au centre-ville : réduction du nombre de parkings pour réaffecter l’espace aux piétons (par exemple sur les places Cockerill et Xavier Neujean), banissement généralisé des 4x4 du territoire communal, contrôles stricts du respect des normes de pollution de l’air et sonore par les véhicules motorisés (combien de fois on est pris à la gorge par ce qui sort du pot d’échappement d’une voiture),...

À ces considérations générales, j’en ajoute quelques une sur la situation du vélo. Cycliste régulier, je souhaiterais que l’on développe une politique globale et cohérente en matière de mobilité cycliste, tout à fait insuffisante à mes yeux à l’heure actuelle. Ceci implique non pas tant la création de morceaux épars de pistes cyclables ici et là que l’identification et la sécurisation de cheminements cyclistes continus permettant effectivement de relier les différents quartiers de la ville. Le long de ces cheminements (dont on aura soin de tracer les parcours en tenant compte de la déclivité du terrain), il conviendra de multiplier les zones 30, d’éviter les bordures et autres portions de route défoncée, de sécuriser les carrefours, de prévoir des pistes cyclables là où c’est nécessaire et de bannir les pavés (qui sont douloureux pour les cyclistes et destructeurs pour leurs montures) ou d’y placer des « bandes conforts » [3]. Il faudra aussi éviter que ces itinéraires ne croisent de trop nombreux feux de signalisations : les arrêts trop fréquents fatiguent les cyclistes inutilement et le démarrage au milieu du flot des voitures est toujours délicat à négocier. Il faudra aussi que l’on sensibilise les automobilistes au fait qu’un certain nombre de leurs comportements mettent en danger les cyclistes (manque d’attention aux vélos qui viennent face à eux dans les SUL, dépassement sans respecter les distances de sécurité,...). Je pense qu’un échevin devrait être, au moins pour une législature, le temps de la mise en place des infrastructures, spécifiquement chargé de cette matière.

Une autre mesure extrêmement utile pour les cyclistes serait le remplacement des moteurs diesel des bus TEC par des modes de propulsion plus respectueux de l’environnement. Suivre un bus à vélo dans une voie étroite comme la rue Saint-Gilles ou se trouver derrière lui quand il démarre dans une rue en pente sont des expériences franchement pénibles à la suite desquelles on finit par se demander s’il est vraiment bon pour la santé de rouler à vélo.

Je fais une suggestion en particulier : que l’on transforme la rue Saint-Laurent, depuis le carrefour Saint-Gilles jusqu’au Cadran, en voie réservée aux riverains, aux transports en commun et aux vélos. Ceci impliquera notamment la fermeture de la sortie d’autoroute Saint-Laurent [4]. Cela permettra surtout aux cyclistes habitant sur les hauteurs (depuis Cointe et le haut du Laveu jusqu’à Saint-Gilles et Saint-Nicolas) de disposer d’une voie pour remonter chez eux calmement sans se faire agresser par la présence de voitures trop nombreuses et roulant trop vite. Accessoirement, cette mesure permettrait au patrimoine architectural exceptionnel du Publémont d’être mieux mis en valeur, ce que le trafic automobile compromet sérieusement pour le moment.

Politique sociale

Je ne vais pas faire très long sur ce point, parce qu’il me semble que la plupart des grands outils de politique sociale ne relèvent pas de l’échelon communal, à l’exception, partiellement, du CPAS et de la politique de logement. Tout ce qui facilite l’accès au logement est bon à prendre et je relève quelques idées intéressantes dans les programmes des partis de gauche, sans avoir d’idée originale à ajouter sur ce point.

Une question spécifique qui me semble devoir être abordée est celle du développement de la précarité : multiplications des statuts instables, flexibles, à temps partiels, intermittence,... qui me appelent des réponses spécifiques, notamment en termes de simplification administrative.

Urbanisme & environnement

Je suis convaincu que les gens qui ont décidé d’installer l’université au Sart-Tilman ont fait une erreur gigantesque, dont la ville de Liège paie le prix en se voyant en bonne partie désertée par les étudiants et le dynamisme qu’ils auraient pu y insuffler. L’implantation de l’université au Sart-Tilman étant désormais irréversible, il me semble à présent absolument nécessaire de revoir complètement le plan d’aménagement du lieu et d’y développer un véritable noyau urbain (tout en veillant scrupuleusement à la protection de la réserve naturelle voisine) : logements pour plusieurs milliers d’habitants, commerces, grande place et rues piétonnes et parkings en sous-sol (sur le modèle d’un campus de Louvain-la-Neuve en miniature). Il faudra aussi desservir le Sart-Tilman par une connexion régulière de grande capacité (un tram fera très bien l’affaire) et garantir une liaison nocturne avec le centre-ville. Sans cela, les facultés du « haut » resteront ce lieu où plus rien ne se passe après 18h.

Sur le plan urbanistique et environnemental, j’aimerais beaucoup que l’on construise sur l’îlot Tivoli. Je regrette fortement qu’on ait choisi d’implanter le Théâtre de la Place à l’Émulation plutôt que sur le Tivoli. Quoi qu’il en soit, il me semble essentiel que l’on construise là un bâtiment doté d’une fonction culturelle nocturne (théâtre, danse, musique,...) et qu’il s’agisse d’un ouvrage architectural de très grande qualité — un concours international d’architecture me semble s’imposer pour ce lieu.

De manière générale, le soutien à l’architecture contemporaine me semble devoir être une priorité. À ce titre, je trouve que la construction de la nouvelle gare des Guillemins, malgré son prix, est plutôt une bonne chose. L’exemple de Bilbao, qui est de temps en temps cité, me semble bon. C’est une ville qui a complètement renouvellé son image (assez proche initialement de celle de Liège) en permetttant l’expression artistique contemporaine (outre le musée de Gehry, on y trouve d’importantes interventions de Norman Foster ou de... Calatrava mais aussi de très nombreux architectes moins connus).

Concernant l’aménagement du quartier des Guillemins, j’espère qu’on évitera de céder aux sirènes mégalomanes du « canal » de Calatrava. Liège a connu suffisamment d’excès urbanistiques pour faire preuve, pour ce coup, d’un peu de modestie. Pour autant, le projet de la ville, via construction d’une nouvelle passerelle, d’une liaison piétonne et cycliste entre la gare, la parc de la Boverie et le Longdoz me semble excellente.

Un autre sujet de préoccupation est pour moi la publicité. Je trouve inadmissible son omniprésence dans l’espace urbain. C’est inesthétique, c’est agressif, c’est surtout symboliquement totalitaire dans la mesure où ce discours ne souffre aucune contestation : la publicité s’impose mais il n’est pas possible au citoyen d’exprimer son avis. Je propose donc la rupture du contrat avec la société JC Decaux et le remplacement de toutes les « sucettes » par des espaces de libre expression où chacun aura le droit d’afficher, d’écrire, de peindre,...

Culture

Tout d’abord, je ne perçois pas l’ombre de ce qui pourra faire la cohérence muséale du bien nommé « mégamusée », ce véritable gouffre financier destiné, pour autant que j’en comprenne, à amalgamer le musée du verre, le musée d’armes, le musée d’art religieux de la ville, les pièces issues du Curtius et quelques autres objets venus d’ici ou là (mais pas le musée d’Ansembourg pourtant voisin). Si le musée du verre (qui aurait toute sa place au Val St Lambert) et le musée d’armes (dans la mesure où il reflète une activité industrielle historique du bassin liégeois) ont sans nul doute un grand intérêt, on se demande quelle est la logique de les fusionner. Mais surtout, l’assemblage de ces pièces ne forme en aucune manière le musée d’histoire liégeoise dont on devrait pourtant disposer (et dont on peut penser qu’il aurait plutôt sa place dans le Palais des Princes qu’au Curtius). De manière générale, la politique muséale liégeoise me semble devoir être mise à plat et mériter pour ce faire un grand débat, associant les citoyens. Les richesses culturelles liégeoises sont énormes, mais je trouve terriblement mal mises en valeur. Concernant l’art religieux, par exemple, le patrimoine liégeois est de tout premier plan, mais il est actuellement éparpillé entre Trésor de la Cathédrale, musée d’art religieux, Curtius, Collégiale Saint-Barthélemy,... Cela dit, je trouve séduisante l’idée de redynamiser le Mamac à la Boverie.

Plus fondamentalement, j’ai l’impression que la politique culturelle communale vise d’abord les « briques » (on construit beaucoup), ensuite les grandes institutions (Théâtre, Opéra, OPL,...) et ensuite seulement, s’il reste quelque chose, les initiatives plus petites, plus confidentielles, le secteur associatif, l’art contemporain, etc. Je trouve ça regrettable.

Concernant la culture encore, je m’étonne qu’une ville disposant de cinémas aussi dynamiques que ceux des Grignoux et de la présence de cinéastes de premier plan ne mette pas mieux à profit cette richesse, en créant un festival de cinéma, en accueillant l’implantation wallonne du musée du cinéma qui avait été un temps envisagée, en construisant des studios de cinéma,...

Institutions

Sur le plan institutionnel, je suis favorable à la supra-communalité au niveau de l’agglomération liégeoise. L’idéal me semblerait une fusion des communes de toute l’agglomération pour former un ensemble de 400 000 ou 500 000 habitants qui aurait enfin les moyens de ses ambitions, permettrait des solidarités effectives entre centre et périphérie et refléterait plus correctement la réalité urbaine liégeoise vis-à-vis de l’extérieur. À défaut de cette mesure qui ne recueillera je suppose jamais l’assentiment politique nécessaire à sa réalisation, la création d’une communauté urbaine me semble nécessaire et urgente. Cette communauté urbaine doit à mon sens disposer de sa propre assemblée, être un lieu d’expression du débat démocratique, et non pas être une simple super-intercommunale n’associant que les exécutifs locaux.

Une autre point qui me semble important, sur le plan des pratiques politiques, est que l’on cesse de pratiquer le népotisme. Marre des « fils de » et des « filles de ».

Economie

Juste une petite idée ici : il me semblerait souhaitable de faire autant que possible migrer l’informatique communale (ainsi que celles des différents organismes qui en dépendent, intercommunales et autres) vers des logiciels libres, ainsi que les villes de Paris ou Munich sont par exemple en train de le faire. L’intérêt ne se situe pas tant au niveau du coût (on fait certes une économie sur les licences, mais la formation des agents aux nouveaux logiciels et la migration elle-même représentent aussi des coûts) qu’au niveau de la stimulation du tissu économique local : là où l’argent dépensé dans l’informatique communale est aujourd’hui immédiatement envoyé aux États-Unis, il serait, avec le logiciel libre, investi dans des PME locales très innovantes. Les compétences existent à Liège. Une politique communale volontariste en la matière pourrait leur permettre de se développer de manière significative, rien qu’en réorientant certains budgets. Le choix du logiciel libre serait également le choix d’une indépendance technologique qui n’est pas un enjeu négligeable, sans parler, à un niveau plus global de la stimulation de la concurrence que représente chaque brèche faite dans le monopole de la société Microsoft sur le marché du logiciel.

Concernant les grands dossiers liégeois, je crois qu’il faut arrêter de soutenir le développement de l’aéroport. Outre les arguments écologiques qui plaident pour cela, je crois surtout qu’on est en train de préparer un nouveau drame social quand, d’ici 10 ou 20 ans, la fin du pétrole mettra un terme au trafic aérien. Un aéroport est tout sauf un projet d’avenir !

Sécurité

Ainsi que j’ai eu l’occasion de l’exprimer récemment avec le collectif liégeois contre la vidéo-surveillance, je suis extrêmement préoccupé par le développement de la vidéo-surveillance qui me paraît un mauvais moyen de répondre aux problèmes de sécurité. Je constate que, face à l’exigence de « sécurité », les défenseurs des libertés individuelles se font de plus en plus rares. Cela m’inquiète beaucoup.

Positionnement par rapport à des enjeux extérieurs

Je suis résolument contre la construction d’une nouvelle liaisons autoroutière à l’Est de Liège, qui me semble pouvoir être remplacée par un investissement dans le ferroutage et les transports en commun. Je trouve aberrant qu’on investisse dans des autoroutes alors que la situation climatique est ce qu’elle est. Je trouve également scandaleux que le pays de Herve soit une fois de plus saccagé par le passage d’une autoroute.

Concernant les grandes surfaces qui pullulent en périphérie, il me semble que la ville de Liège et ses mandataires doivent défendre avec énergies des mesures susceptibles d’endiguer le phénomène. Ceci d’autant plus que la surface de la ville est terriblement inférieure à sa réalité urbaine. Arrêtons de gaspiller l’espace comme on le fait actuellement, arrêtons de laisser se créer des banlieues hideuses, amas de parkings et de bâtiments atroces (que ce soit à Boncelles, Rocourt ou Herstal), arrêtons surtout de créer un espace urbain et des services pratiquement inaccessibles aux personnes non motorisées (avec-vous déjà remarqué que si vous allez au centre commercial de Belle-Île autrement qu’en voiture, vous devez passer par le parking pour y entrer ?).

Je pense aussi que l’on n’exploite pas assez la présence de la ligne à grande vitesse sur laquelle se trouve Liège. Vu l’augmentation du prix des hydrocarbures, peut-être sera-t-il d’ici peu justifié de promouvoir, par exemple, une ligne TGV entre Londres et Francfort via Bruxelles,... qui passerait par Liège, susceptible de se substituer à un trafic aérien intense et, aussi, de renforcer les connexions entre Liège et les grandes villes européennes [5].

Sur le plan international, je trouve que Liège pourrait soutenir le peuple palestinien de façon très concrète en mettant en place un jumelage avec une ville palestinienne.

Concernant les sans-papiers, tant pour des raisons humanitaires et au nom de la solidarité que pour des raisons pragmatiques, il me semble que la ville de Liège doit soutenir la régularisation des sans-papiers.

Notes

[1Même si cela ne veut pas dire grand-chose à mon avis dans le fonctionnement de la politique.

[2Ou plus exactement ceux dont j’aurai trouvé l’adresse mail, puisqu’il ne semble pas si facile que cela de trouver les coordonnées de toutes les personnes qui se présentent.

[3Notons au passage que l’usage de telles bandes conforts s’impose par exemple sur le « Ravel » en rive droite de la Meuse où les pavés sont beaucoup trop nombreux.

[4Qui, soit dit en passant, est l’un des lieux les plus dangereux de cette ville

[5Certes, cela demanderait une adaptation des rames de l’Eurostar au réseau allemand, mais cela n’est pas impossible.

Messages

  • Beau travail ! même si je n’ai pu que le survoler
    je vais prendre le temps d’y revenir

  • Article pertinent, démocratique et de qualité. Il m’est personnellement impossible d’y réagir d’une manière adéquate, tenant compte du fait que je suis "débordée" pour l’instant, mais votre réflexion mérite que l’on s’y attarde. Que vous dire sinon que vous seriez un futur candidat en puissance ...

    Corinne Wégimont

  • Bonjour François,

    Un seul commentaire qui dit tout : dommage que tu ne sois pas candidat !

    J’aurais déjà résolu mes doutes "existentielles" et dépassé la situation m’amenant à faire un inévitable choix "moindre mal" dimanche... Quoique, ce que je viens de dire n’est plus juste depuis que je sais que notre ami Pierre Eyben est candidat à la ville... Oui, un chercheur scientifique à la ville ! Ouff !

    Félicitations pour la créativité que tu mets dans les projets que tu proposes !

    Vive la jeunesse !

    Bonne continuation.

  • 1) d’accord avec (presque)tout même si je ne suis pas sur Liège, je pense que ces éléments sont valables pour la périphérie et au-delà.

    2) j’ai juste un brin de recul sur le téléphérique (pas de conviction sur "l’effet esthétique" en particulier des pilônes) sur ce site malgré tout encore en partie historique et il est vrai déjà bien massacré urbanistiquement...)

    3)il faudrait rédiger la partie "parking-interdiction de voiture au centre ville" en articulation avec la partie "mobilité/transport en commun" de façon plus clair, avec des parking de dissuasion gratos en périphérie (voir utilisation partiel de ceux des centres commerciaux)

    4) un des points "faibles" des très bonnes propositions de fond, c’est la question du financement - vu le budget de la ville et ses problèmes financiers- il y a donc des questions à soulever en terme de financement à la fois par des instances supérieures (état, région) mais aussi par les entreprises qui bénéficient des services collectifs sans y contribuer

    5) créer une régie associant forem / communes du bassin / région (e.a. ministère logement) et un partenariat avec les associations des entrepreneurs en bâtiments afin de rénover avec des demandeurs d’emploi en formation
    - a) le parc du logement social dont une part non négligeable est actuellement insalubre
    - b) rénover et transformer en habitation le parc immobilier des bâtiments publics inutilisés
    - c) obliger la mise en agence immobilière sociale les bâtiments privés laissés à l’abandon pour une période équivalente à 1 1/2 le coup de leur rénovation
    - d) construire de logements sociaux supplémentaires s’il en manque encore.
    Avantages : 1) il y a moins d’offres de formation en bâtiment qu’il n’y a de demandes 2) le secteur du bâtiment se plaint constament de ne pas trouver des travailleurs suffisament expérimenté 3) réduction du coût pour l’investisseur public / marché supplémentaire pour les entrepreneurs 4) remplir la demande de logement plus vite 5) via l’occupation des bâtiments publics et privés existant mais inoccupés tu crées de la mixité sociale automatiquement (contrairement aux parcs de logements sociaux où tu concentres)

    6) par contre je suis totalement contre la "néolouvanisation" du Sart Tilman et totalement pour d’importants investissements en terme de mobilité (y compris pourquoi pas un tram automatique - ce qui peut réduire les problèmes de travail de nuit)

    7) les questions de sécurité se résolvent d’abord par la prévention et l’ouverture d’opportunité d’avenir aux gens sur le plan sociale et économique, trop de service ont des plages d’ouvertures trop étroites et manquent de personnel. Les grandes villes assument des charges de ce point de vue qui débordent largement leur population propre. Les communes périphérique pourraient y contribuer via une clé de répartition.

    Bref, en très bref...

  • Salut François,
    que dire ? Je suis positivement surpris de l’interêt que tu portes à la chose publique. Si toutes les personnes manifestaient le même engouement, la vie serait plus simple !

    Je suis moi-même un nouveau "vieux" jeune candidat et les idées reprises sont assez séduisantes mais manquent ça et là de réalisme budgétaire... mais elles ont le mérite d’exister, ce qui est déjà très bien.

    Je prendrai le temps de mieux te lire et te répondre un peu plus tard. Non pas que je suis débordé (un peu quand même) mais je souhaite prendre le temps de digérer toutes les idées que tu "balances" sur ton blog... Ne te prends pas trop la tête dimanche, si ta raison t’embête de trop, fais un choix de coeur !
    @++

  • Bonjour François,
    Tout d’abord bravo pour ce travail fouilé et merci pour l’invitation que tu m’as envoyée pour que je vienne le lire A vrai dire, j’ai l’impression que peu de candidats qui se présentent ce dimanche ont fait le même travail de brassage d’idées que toi !
    A te lire en détail, je trouve que ton programme recoupe celui d’Ecolo sur presque tous les points. Pour t’en rendre compte, il suffit de te rendre sur le site http://www.liege.ecolo.be/ pour lire cela en détail (attention, c’es un peu plus long que ton post, mais cela contient des propositions financières également, ce qui est plus réaliste).
    Comme tu abordes en détail la mobilité et que c’est un des sujets qui me préoccupe (pour les communales comme pour mon boulot au jour le jour puisque je dirige l’asbl Pro Velo pour la Wallonie), j’en profite pour réagir : tes idées sont très bonnes, surtout les zones 30 et la priorité à tout sauf à la voiture (via des parkings relais à l’extérieur de la ville, bien sûr), par contr, la gratuité généralisée des transports en commun est une vraie fausse solution. Dans tous les cas actuels, la voiture est le moyen de se déplacer le plus coûteux (pour le portefeuille du citoyen comme pour la collectivité) et pourtant c’est celui que la majorité utilise, avant tout par paresse et par confort (aussi par repli frileux sur soi et son nombril). Oui à des transports publics gratuits pour des publics ciblés (personnes en recherche d’emploi, enfants, demandeurs d’asile,...) mais pas pour tous, c’est contre productif (cela dévalorise le service aux yeux du public).
    Si tu veux lire quelques unes des idées que je propose, tu peux aussi visiter mon blog de jeune candidat novice et aenthousiaste : http://ancion.hautetfort.com
    Bonnne lecture !

    Nicolas

    • Salut Nicolas,

      Merci de ta réaction.

      par contr, la gratuité généralisée des transports en commun est une vraie fausse solution. Dans tous les cas actuels, la voiture est le moyen de se déplacer le plus coûteux (pour le portefeuille du citoyen comme pour la collectivité) et pourtant c’est celui que la majorité utilise, avant tout par paresse et par confort (aussi par repli frileux sur soi et son nombril).

      Peu importe le coût financier respectif des différents modes de transports, à mon avis : ce qu’il faut prendre en compte c’est leur fonction d’utilité globale (et je ne pense pas que le fait d’intégrer la donnée du confort soit une preuve de paresse de la part des usagers (potentiels) des transports en commun). Et là, force est de constater que la balance penche toujours en faveur de la voiture. Dès lors, le rôle des pouvoirs publics est de faire basculer l’équation dans la direction des transports en commun, non seulement au améliorant le service, le confort, la fréquence, la ponctualité, etc mais aussi en rendant les transports gratuits.

      Et puis, si on ne rend pas les transports en commun gratuits, j’aimerais savoir comment on va opérer le transfert modal qui est un des éléments importants de la mutation de société que nous DEVONS opérer pour des raisons de simple survie de l’espèce humaine à moyen terme ?

      Oui à des transports publics gratuits pour des publics ciblés (personnes en recherche d’emploi, enfants, demandeurs d’asile,...) mais pas pour tous,

      Cet argument pose à mon sens quatre problèmes :

      1. Un problème financier. La réalisation de la gratuité suppose une réaffectation des moyens disponibles. Si l’on ne met en place qu’une gratuité partielle, et qu’on est donc obligé de maintenir un système de vente des titres de transports et de contrôle des passagers, la faisabilité financière du truc devient assez douteuse.
      2. Un problème pratique. Dans la société de plus en plus précarisée dans laquelle on vit, les statuts des individus changent tout le temps. Un mois on a du travail, pas le mois suivant et le mois d’après on est en temps partiel. etc. La lourdeur administrative (aussi bien pour les personnes concernées que pour la société de transports) de la gestion de ces cas particuliers est absolument rédhibitoire.
      3. Un problème économique. Celui que les économistes appellent avec élégance (hum) le « piège à l’emploi ». Il n’est pas bon que l’on perde des droits quand on trouve un travail.
      4. Un problème symbolique, le principal, selon moi. Les mesures de gratuité sélective sont stigmatisantes pour leurs bénéficiaires qui sont perçus par ceux qui paient comme des « profiteurs ». La multiplication de ce genre de mesures casse quelque chose comme la possibilité de faire société, anéantit tout simplement l’égalité symbolique entre les citoyens, ce qui est une très très mauvaise chose. C’est la raison pour laquelle je suis favorable à ce que les riches bénéficient aussi de la gratuité (de toute façon, ils la paient largement via leurs impôts).

      c’est contre productif (cela dévalorise le service aux yeux du public).

      Sur ce point, je suis désolé, mais je ne le comprends tout simplement pas. Je ne perçois pas sa substance. Il me semble relever au mieux d’un procès d’intention (les usagers sont irrespectueux) que les faits ne confirment pas. Au pire, il me semble que l’usage de cet argument par la gauche relève de quelque chose comme l’intégration (inconsciente ?) d’une logique réactionnaire voyant dans les classes populaires des classes dangereuses (avec tout ce qui s’ensuit).

      Est-ce que l’école publique est dévalorisée parce que (théoriquement) gratuite ? Bien sûr que non, bien au contraire, elle constitue un lieu dont chaque citoyen sait à quel point il est fondamental pour notre société. À mon avis, la gratuité d’un service public, pour autant qu’on en fasse réellement un service public, crée littéralement du bien commun, elle crée un espace qui est symboliquement partagé par tous les citoyens (et non un espace sécurisé et commercial, symboliquement asseptisé et mort comme c’est actuellement la tendance).

      François

    • Soyons concrets : peux-tu me donner un exemple concret de ville où la mobilité est offerte à tous ? Et un autre qui prouverait qu’en offrant les transports en commun gratuits on convainc les automobilistes ? L’exemple liégeois récent, c’est le contraire : depuis qu’on fait payer le bus (opération TEC : "Montez par l’avant"), le public est plus nombreux et l’ambiance à l’intérieur franchement plus conviviale, sans sombrer du tout dans le "commercial et sécuritaire" que tu évoques. Simplement, le rôle du chauffeur et des passagersse rencontrent au moins l’espace de quelques secondes et ça crée des liens... humains.

    • Un élément de réponse que j’avais oublié hier. En réponse à ta phrase "si les candidats sont aujourd’hui très accessibles, les élus le seront demain beaucoup moins", je signale que la volonté d’Ecolo est de réinstaurer les lieux de consultation citoyenne et de discussion autour des projets qui touchent la ville. C’est une des mesures qu’Ecolo avait apportées lors de sa participation au pouvoir communal (et l’une des premières que PS et CDH se sont empressés de mettre au placard par la suite, supprimant même le bulletin communal, qui existe pourtant dans presque toutes les autres communes du pays, pour informer, au moins, des décisions du Collège). Si Ecolo a la chance d’être à la Violete demain, les lieux de discussions resteront ouverts pendant les 6 années, c’est certain. Pas juste pendant la campagne.

    • Bonsoir,

      Soyons concrets

      Oui, mais commence alors par répondre à mes quatre objections énoncées ci-dessus à la gratuité sélective.

      peux-tu me donner un exemple concret de ville où la mobilité est offerte à tous ?

      Hasselt.

      Et un autre qui prouverait qu’en offrant les transports en commun gratuits on convainc les automobilistes ?

      À Hasselt, une réduction de l’usage de la voiture a été observée. Il manquait sans doute des mesures de réduction de l’espace dévolu à la voiture pour que l’effet joue pleinement.

      L’exemple liégeois récent, c’est le contraire : depuis qu’on fait payer le bus (opération TEC : "Montez par l’avant"), le public est plus nombreux

      Non, ce n’est pas vrai : les recettes sont plus importantes, c’est très différent. Je connais plein de gens qui ne prennent plus le bus parce que ça coûte trop cher (et qui donc, avant, le prenaient sans payer). Je ne dis pas que la tolérance de la fraude est une bonne chose. Je dis que les transports sont absolument nécessaires à tout le monde et que la politique hygiéniste actuelle exclut des gens du droit à la mobilité. D’où mon exigence — centrale, fondamentale — de la gratuité des transports.

      et l’ambiance à l’intérieur franchement plus conviviale

      Non, je ne suis pas d’accord. Les chauffeurs ne sont désormais plus seulement des chauffeurs. Ils sont aussi des contrôleurs et puis encore des (micro)actionnaires de leur société (puisqu’il sont « intéressés » aux bénéfices. Perso, je trouve que cela plombe complètement l’ambiance, justement et que ça participe au détricottage du caractère public du service de bus.

      ++

    • je tiens à féliciter Mr Ancion pour la franchise dont il fait part. Sa sortie de la langue de bois est un petit éclairage qui rassure mon choix de ne pas voter Ecolo. Encore merci.

    • Il n’y a pas qu’Hasselt, il y a Mons centre-Ville également (qui n’ont pourtant ni l’une ni l’autre une majorité verte...).

      Il y a aussi des exemple scandinave et un allemand,mais je n’ai plus le nom des villes en tête...

    • par "franchement plus convivial", tu veux dire qu’il y a franchement plus d’ "agents de convivialité" ? parce que moi, je suis moins convivial avec le chauffeur depuis que, comme dit françois, c’est un contrôleur. Et je te raconte pas comment j’ai envie de réagir quand, d’aventure, trois contrôleurs viennent contrôler le ticket déja contrôlé par le premier contrôleur... tu me suis ?
      Mais qui contrôlent-ils ? moi ? le premier contrôleur ? nous tous ? le contrôle a un coùt, qu’il m’est assez insupportable de payer dans mon ticket/abonnement. Et si l’on me répond que leur coùt est compensé par les amendes, c’est pire, ça veut dire qu’un service public utilise l’extorsion de fonds des plus fauchés comme source de financement de leur contrôle. payer pour se faire choper, c’est vicieux, quand même, non ?

      Ca me fait penser que j’ai encore une amende à payer à la TEC.

      PS : franz, au début j’étais pas sur que ce soit une bonne idée ton post. Après coup, félicitations. Le premier espace ouvert de qualité que je rencontre pour les élections

    • La conversation s’éparpille un peu, je ne sais pas bien où répondre de façon constructive ;-) Pour qu’il y ait débat, il faut aussi un peu d’organisation, je vais donc grouper les réponses.
      Les exemples de Mons et d’Hasselt sont tout de même assez différents de ce que vous attendez pour Liège, à mon avis (le "vous", c’est aussi Br et François), vu qu’à Mons, c’est l’intramuros qui est gratuit, soit l’équivalent de notre piétonnier actuel au centre-ville, ce qui ne permettrait même pas d’aller aux Guillemins gratuitement. Par ailleurs, ces deux villes ont en commun d’avoir entrepris un large chantier de réduction de l’espace consacré à la voiture au centre-ville, c’est là, la vraie clef du débat : moins de place sur la chaussée, moins de place de stationnement au centre, priorité aux modes deoux et aux transports en commun. A Hasselt, c’est ça qui est payant (désolé pour le jeu de mots) : s’il n’y a plus de voitures au centre-ville, ce n’est pas parce que les bus sont gratuits, c’est parce que les voitures sont interdites. Le résultat est donc atteint. On a du vrai "transfert modal" de la voiture vers le bus et, surtout, vers les pieds et le vélo.
      Quant à l’argument des copains qui ne prennent plus le bus parce que c’est payant, j’espère pour eux qu’ils n’en sont pas venus à acheter une voiture depuis ! L’enjeu de tes questions, François, c’est bien le transfert de la voiture vers le bus, sinon, ce n’est pas directement un problème de mobilité, c’est un problème de niveau de vie et cela ne relève pas directement d’une stratégie de diminution des déplacements en voiture. Si tes copains n’ont pas de quoi payer le bus, à l’heure actuelle, ce n’est pas au TEC qu’il faut réclamer. Sinon, avec la même logique, il faudra le pain et la choppe gratuite. A ce suje, tu peux consulter mon blog pour ce qui concerne la lutte contre la pauvreté, en réacion à une petite phrase de Laurette Onkelinckx qui m’a fait bondir. (http://ancion.hautefort.com)
      PS : L’absence de langue de bois, Br, je prends ça pour un compliment : tant mieux si mes réponses t’aident à saisir le projet de ville qu’il y a derrière les slogans, c’était l’objectif de François, non ? Ecolo en campagne ne cherche pas à séduire tout le monde en réduisant des problèmes complexes à des réponses simples et lénifiantes : je sais que dans d’autres partis, ça se fait beaucoup, mais je tiens trop au maintien de transports en commun de servie public pour laisser croire qu’en les offrant gratuitement on leur assure un avenir. Ceux qui te laissent croire ça se foute ouvertement de l’avenir du transport public, c’est tout. Parce que pour financer le téléphérique de François, il va en falloir des passagers sur les TEC ;-)

    • Tu signalais 4 réticences à la gratuité partielle (déjà en place aujourd’hui) :

      Un problème financier : il n’est pas un obstacle en soi puisque la gratuité sélective est déjà en place et qu’elle fonctionne financièrement. Je ne connais pas les chiffres spécifiques pour le TEC Liège mais je serais étonné de découvrir que la vente de cartes, abonnements et tickets coûte autant que le chiffre d’affaire qu’ils génèrent ! Si tu crois qu’il suffit de supprimer les coûts et les recettes de billetterie pour faire une opération financière équilibrée, c’est un peu simpliste. Ma proposition est plutôt de réévaluer les gratuités accordées en fonction des besoins réels : les seniors doivent-ils recevoir le transport gratuit alors qu’ils ne causent aucun problème de mobilité à l’échelle de la ville et qe leur pouvoir d’achat est souvent (pas toujours, d’accord) bien plus élevé que celui d’un jeune. Décider que tous les écoliers ont un abonnement gratuit (système luxembourgeois) résoudrait en une seule mesure quasi tous les problèmes de mobilité dans la ville (mais le TEC ne veut pas en entendre parler, vu que les bus sont déjà plein aux heures scolaires).

      Un problème pratique : si on offre des cartes de bus aux gens au statut précaire, il n’y a pas besoin de grandes mises en place administratives pour régler le problème. Quant aux changements de statut, ils sont bien moins fréquents que tu ne le notes dans ton post : combien de personnes parviennent-elles réellement à sortir un jour du CPAS ? Entre chômage et travail, la frontière est plus perméable (si l’on inclut le travail au noir, sinon, la frontière est assez hermétique là aussi) et je n’ai vraiment rien contre le fait qu’un ancien demandeur d’emploi devenu travailleur aille bosser en bus grâce à la carte qu’il a reçue deux semaines plut tôt pour chercher du boulot.

      Un problème économique : celui du piège à l’emploi, je suis bien convaincu que les économistes ont raison sur ce point ; il faut être fou pour aller accepter un boulot où l’on gagne moins qu’au chômage. C’est pour cette raison qu’il faut lutter avant tout CONTRE la pauvreté et aider les gens à sortir de ce statut plutôt que créer des mesures qui rendent l’exclusion "moins exclue". Les aides à la mobilité ciblées que je propose ne sont donc que des aides temporaires pour aider à sortir des sous-statuts : d’où la simplicité de travailler avec des cartes. Dans le même objectif, le chomeur ou le bénéficiaire du CPAS qui doit se déplacer loin (les transports en commun ne couvrent vraiment pas les quelques lieux d’implantation économique en Wallonie, pour aller dans un zoning, il faut trop souvent une voiture) doit pouvoir disposer d’une voiture partagée (Cambio). Ce qu’il faut trouver, ce sont des solutions adaptées aux besoins. Je ne vois pas de raison d’offrir le bus gratuits aux milliers d’employés d’Ethias qui viennent chaque matin en voiture au cente-villese garer dans la tour de parking rue des Croisiers alors que tous les bus sont à moinsde 10 minutes de marche.

      Un problème symbolique : Les mesures de gratuité sélective sont stigmatisantes pour leurs bénéficiaires qui sont perçus par ceux qui paient comme des « profiteurs ». C’est un étrange point de vue : tu perçois les seniors comme des profiteurs dans les bus TEC, toi ? Tu dois être le seul à avoir cette perception. Par contre, trouves-tu que le Liégeois valorise ce qu’on met gratuitement à sa disposition ? Les espaces publics, les bancs, les poubelles, les trottoirs ? Non, il considère que c’est un dû et que, du coup, ce sont d’autres qui sont chargés de maintenir ces infrastructures en état : on jette les clopes et chewing-gum par terre, on met ses pieds sur les bancs, on emporte les caddies du GB, on pisse dans les ascenseurs, et ainsi de suite. Personnellement, je suis convaincu qu’en renouant le lien social, ça se détricoterait moins aussi du côté du civisme, mais pour le moment, le public ne semble pas vraiment vouloir contribuer à rendre les lieux de partage conviviaux.

    • Nicolas,

      La réponse des transports gratuits est ultra simple.

      Les transports publics sont financés à concurence de 75% par l’impôt public. La part payé par le public est de 25%, ce qui représente quelques euros par habitants par mois. Alors, allons-y, trouvons soit des marges budgétaires, soit augmentons l’impôt de quelques zeuros pour que tout un chacun puisse librement circuler de manière la plus conviviale...

      Et en supprimmant l’infrastructure de contrôle, ça devrait être encore moins !

  • Belles et bonnes idées. Parfois à organiser un peu mieux, mais en deux heures, c’est déjà un miracle !
    Insister davantage sur la possibilité de combiner vélo et autres modes de transport (mentionnée, je sais, mais pourrait être rappelée à propos des laisons Sart Tilman).
    Comme Didier, je m’inscris en faux devant la proposition (pour moi tout à fait saugrenue) de transformer le Sart Tilman en mini LLN. Pour le coup ce serait priver Liège de sa population étudiante, qui y est quand même une bonne partie du temps.

    • Bonsoir Christine,

      Merci de cette réaction. Je connais assez bien les campus des trois principales universités de Communauté française et il me semble qu’autant la vie sociale est riche sur le Solbosh ou à Louvain-la-Neuve (ainsi que, dans une moindre mesure, sur le site du XX Août), autant le Sart-Tilman est un désert. On a l’impression que les gens qui y passent n’ont de cesse que de fuir ce lieu. Pour y avoir passé un an, je ne connais aucun lieu d’études où la qualité de vie soit si mauvaise. Que fait-on quand on a deux heures ou plus à tuer entre deux cours ? On peut travailler en bibliothèque (du moins quand elle est ouverte). On peut aussi aller passer le temps dans cette abominable « cafet » qui est, faute de mieux, le lieu de socialité des étudiants. En fait, la plupart des usagers du Sart-Tilman n’ont qu’un souhait : avoir une voiture et filer au centre ou ailleurs dès qu’ils en ont la possibilité.

      Urbanistiquement, le Sart-Tilman est une longue confrontation triste entre des bâtiments universitaires misanthropes et des parkings qui ne le sont pas moins. Je pense que cet état de fait déteint sur l’humeur des gens qui y étudient ou y travaillent. L’absence de vie sociale ou culturelle en soirée au Sart-Tilman affecte à mon avis la qualité de la vie intellectuelle qui devrait pouvoir s’y épanouir. Je crois qu’un des éléments de l’affirmation de l’ULg comme une université qui compte — ce qu’elle n’est pas vraiment pour le moment, sauf dans certains secteurs très précis — passe entre autres par la création d’un espace de vie agréable.

      On a fait une énorme connerie en construisant l’université au Sart-Tilman. Il faut maintenant l’assumer, notamment en fournissant enfin une qualité de vie correcte à ses usagers. Il ne s’agit pas de créer un second Carré au Sart-Tilman, simplement un espace agréable à vivre, quelques commerces. un aménagement centré sur les piétons et les cyclistes et pas sur les voitures comme c’est le cas aujourd’hui. Les gens continueront à descendre en ville le soir pour sortir, mais il se passera aussi des choses en haut, une vie associative, des kots,... Ce sera un lieu de vie, une petite ville dans la ville. Il faudra cependant éviter de créer un « ghetto » étudiant, plutôt favoriser la mixité sociale. À mon avis, tout profit à long terme pour Liège et pour son université.

    • notez qu’au jeu de l’exclusion de toute vie du sart tilman, la palme revient à l’université elle-même. Quelques petits exemples vécus :

      - la totalité des cafétarias (moins de dix sur le campus) et surtout le B8, bâtiment des restaurants universitaires, ferment à 17h. au temps pour ceux qui veulent digérer leur cours de la journée autour d’une gaufre...

      - les seules douches publiques disponibles (à ma connaissance) se trouvent au Blanc Gravier et au CHU. Et merde à la majorité des bâtiments qui se trouvent de l’autre côté du campus, merde aux cyclistes motivés.

      - pour se déplacer sur le campus voir ses potes à midi, il faut avoir, au choix : un abonnement de bus, un vélo sur place (monter avec fait trop suer, voir point précédent) ou un long intercours à midi. parce que une heure, tout faire à pattes sans devoir cavaler, c’est trop court.

      - Les seuls endroits encore vivants (au sens des gens qui se rassemblent juste comme ça sans but précis à gauche à droite) sont les locaux de cercles / comités de baptême. Là encore, mieux vaut avoir un local accessible hors des heures d’ouverture des bâtiments, ce qui n’est pas une mince affaire. Et pour peu qu’on se sente pas corporatiste ou paillard folklo pour un balle.... eh ben, on va boire une bière en ville.

      Donc, pour cette année, et probablement pour les suivantes, n’en déplaise à ta magnifique utopie, je continuerai à ne faire que transiter dans un endroit où je passe quand même plus de vingt heures par semaine.... oui, je sais, c’est déprimant.

  • Je rajouterais une chose. Au milieu de tout ces grands budgets pourquoi pas une seule petite salle de concert ??

  • Bonjour et merci,
    Comme d’autres le signale, j’ai l’impression de trouver traduit en d’autres mots le programme ecolo ! Moi aussi je suis réticente de l’éloignement des étudiants du centre ville. Et pouvoir rêver sans budgétiser, c’est chouette et créateur d’idées novatrices !!
    C’est sans doute en cette période pré-électorale qu’on peut se le permettre.

    Bonne réflexion d’ici dimanche !!

  • Salut,

    Il y a beaucoup de choses dans le texte de François. Je joue avec plaisir ce sympathique jeu car je suis le premier à regretter la pauvreté du débat actuel (Voir a ce propos une petite bafouille ici). Toutefois, ma réponse pas plus que le questionnement de François ne peut être exhaustive. Pour faire un peu plus connaissance, j’invite chacun(e) à me contacter directement ou à visiter mon blog.

    Pour celles et ceux qui ont un peu de temps, la conférence de presse du PC est disponible en ligne ici

    En préambule, j’aimerais aborder 2-3 points que François n’a pas (peu) évoqué et qui me semblent toutefois essentiels :

    1. La démocratie

    Je crois que c’est un enjeu fondamental. La commune, niveau de pouvoir le plus proche de nous devrait être le lieu de base de toute démocratie, le cœur même de notre implication citoyenne dans la (NOTRE) société. Pourtant avec l’opacité croissante de la gestion communale, la multiplication des ASBL, Intercommunales et (pire encore ces derniers temps) Sociétés Anonymes crées avec des fonds publics, les choix locaux n’ont jamais été aussi éloignés des citoyens. Les politiques se montrent également toujours plus arrogants (Voir à ce propos : ici).

    Même si c’est un rien provocateur de ma part, je pense que plutôt que de faire des autocollants, des concerts ou des campagnes, on devrait d’abord œuvrer à impliquer le citoyen dans la gestion de la commune si l’on veut combattre l’extrême-droite (dont seule la désorganisation chronique dans notre région nous sauve de scores importants).

    2. Le financement

    Au delà des projets de ville, il y a la question du financement. A Liège, on est passé de 8000 employés communaux à 3000 (dont beaucoup avec des statuts forts précaires). Pas par plaisir mais parce que le financement de la ville est en constante diminution. Depuis, la fusion des communes, le financement communal (et en particulier le fonds des communes qui est leur source principale de financement) a été sérieusement raboté. (Si cette question vous interesse, je vous invite a lire le texte Commune et communistes) Il faut oser ouvrir la question du financement, sinon on va à la pêche aux subsides régionaux (comme Ans avec Daerden père qui se qualifie lui-même de « papa Noel » de la commune.) sans projet global. Mon parti a fait une série de propositions en ce sens que vous retrouverez ici. Un exemple : Introduire un additionnel communal sur les revenus mobiliers, actuellement exonérés de la fiscalité communale. Aujourd’hui un rentier ne donne pas UN FRANC à la commune.

    3. Le vote utile

    Je sais par avance que ce raisonnement me coutera beaucoup de voix. Avec la règle des 5%, la chance que je sois élu (et c’est la même chose pour n’importe quel autre candidat alter) est quasi nulle, autant le dire franchement. Pourquoi alors voter pour un candidat alter ? Parce qu’aucun des 4 partis qui ont des élus n’a pris conscience de l’urgence écologique, démocratique et sociale actuelle. Ils s’apprêtent (grosso modo) à gérer la ville de la même façon. Parce que tant qu’une alternative à gauche ne grossira pas, PS et ECOLO continueront joyeusement leur virage à droite. Donc, le vote non directement rentable est peut-etre le plus utile de tous !

    Plongeons joyeusement dans les points/propositions de François :

    1. La mobilité

    Taxe sur les 4x4, nous sommes pour mais cela n’est pas du ressort communal tout comme celle sur les places de parking.

    Vélo :

    Je partage évidemment les préoccupations de François. Je suis cycliste au quotidien et j’ai déjà failli me faire tuer quelques fois. Les automobilistes ne savent même pas que certaines rues sont à double sens pour les cyclistes. Les RAVELs c’est sympa mais il serait peut-être temps de penser aussi à des sites propres en ville. Accès aux ponts, sites propres, inter-modalité avec les bus, tout est à faire à Liège

    Transports en commun :

    Nous proposons des parkings de délestage (Sclessin et Coronmeuse) + des lignes gratuites vers la ville. Ce projet est dans les valises de la ville depuis DES ANNEES. De manière générale, nous sommes pour aller vers la gratuité des transports en commun (déjà financés à 75%). Aujourd’hui les mesures de gratuité sont basées sur l’âge et non sur les revenus. C’est populiste et injuste.

    Le tram : il était là et on l’a bousillé pour mettre voitures et bus, il est cruel mais utile de le rappeler !!! Il est sans doute utile d’envisager le remettre mais cela coutera fort cher. Seule, la ville ne peut le financer. Il faut un plan de mobilité wallon sur ce sujet. (Symptomatique : Le choix actuel c’est de mettre l’axe Liège-Mons à 3 bandes pour les camions) A quand une communauté urbaine dans laquelle les communes les plus riches qui bénéficient des infrastructures (théâtre, écoles, transports,…) de la ville acceptent d’aider au financement du tram ? Dans la logique de clocher qui perdure toujours actuellement (Liège a raté sa fusion des communes en 76), je serais tenté de dire, pas pour tout de suite.
    Le bateau mouche : plutôt un gadget touristique me semble-t-il
    Le téléphérique : bof

    Moi, j’ai une autre petite idée : des lignes de train à Liège (par exemple : Visé, Bressoux, Guillemins, Jonfosse, Palais, Herstal ; mais aussi la ligne vers Trooz, Pepinster et Verviers) sont sous-exploitées. Un train toutes les 20 min gratos + parking de délestage (à Bressoux, à Trooz ou à Herstal les gares sont VIDES et livrées au vandalisme) combien cela couterait-il ? Beaucoup moins qu’un tram. Pas besoin de créer d’infrastructure, elle est là ! Mais cela va à l’encontre de la logique purement économique de la SNCB (les grandes lignes sont les plus rentables) ! ici, on percoit combien l’on ne peut séparer complètement choix économiques (libéralisation des transports par exemple) et réalité locale. Notez bien l’idée parce que les idées étant contagieuses (malheureusement surtout les idées de droite) certains risquent de s’en emparer :)

    Gare Calatrava : Je suis navetteur et donc dedans tous les jours. Désolé François mais je n’aime pas cette gare. Elle est prétentieuse et le bâtiment est écrasé contre la colline de Cointe. En attendant la verrière, il nous pleut sur la g… depuis des années, les nouveaux quais n’ont (et n’auront) même pas une rampe d’accès pour les vélos (il y en avait dans la vieille gare) alors que le nombre de vélos pliants explose (mais Calatrava le sait-il ?). Alors que l’on n’a d’argent pour rien, je ne comprends pas le sens de ce bâtiment aussi somptueux qu’inadapté (et c’est un mal chronique des bâtiments de Calatrava). Le canal n’est que la cerise grotesque sur ce gâteau indigeste. On a déjà rasé tout un quartier pour « dégager la vue ». Image de marque de la ville ? Liège est une ville ouvrière pas Versailles. Pourquoi pas une nouvelle gare toute simple mais conçue avec des matériaux écologiques ? Une première gare chauffée avec des pompes à chaleurs et éclairée avec du photovoltaïque ? Pourquoi pas des projets soumis à des architectes locaux et une consultation de la population sur le projet à retenir ? Je crois qu’il y a avait beaucoup de choix moins tape à l’œil mais plus judicieux que Calatrava. Si je suis élu, je m’opposerai au canal et je reclamenrai une consultation populaire pour l’amenagement devant ce paquebot.

    2. Sécurité

    On ne voit que cela dans les programmes des 4 « grands » partis. Et l’on y réduit le plus souvent l’insécurité aux incivilités. On nie (parce que l’on refuse de s’y attaquer) la première insécurité qui est celle du système dans lequel nous vivons et qui peut décider de délocaliser 120 emplois à Jupille alors que la boite (Inbev) fait des milliards de bénéfices avec comme seule réaction du ministre de l’économie … une carte blanche. Cet aveu d’impuissance, cette acceptation de fait de la mise en pièce de notre société par une logique économique, la déstructuration sociale qui l’accompagne (le tout accentué par un sous-financement chronique de l’enseignement), c’est la base de l’insécurité. La commune peut jouer un rôle pour inverser cette tendance même si c’est une remise en cause plus fondamentale de la société capitaliste qui serait vitale

    Sinon, le point des caméras de sécurité est dans le programme PC. Je rappelle qu’à Liège, le PS a voté ce choix à l’unanimité avec le MR et le CDH et qu’ECOLO s’est lâchement (et j’assume le qualificatif) abstenu. Si je suis élu, ma première intervention politique sera sur ce point car c’est un symbole que cette prise à rebours de la question de l’insécurité.

    3. Culture

    Alors que la Palais des Princes-Evêque était l’endroit idéal pour installer un musée au cœur de la ville, on a rasé des vieux bâtiments pour le méga-Foutoir à la tête duquel on a mis un NOM. C’est à nouveau un exemple parfait d’élus qui n’écoutent pas leur population. La démocratie participative (terme que je n’aime qu’à moitié car il ne s’agit pas seulement de participer mais bien plus de reconquérir la démocratie) est faite (entre autre) pour écouter la population sur de telles projets.

    4. Economie

    Il est d’abord important de regarder la réalité : Dans les tracts électoraux, tous forts semblables, on peut lire « Liège va mieux, Liège retrouve sa place de métropole… ». La réalité c’est plus de 30% de chômeurs (+ de 40% dans la tranche 15-25ans) et un nombre croissant d’exclus de toute allocation (entre parenthèses, merci au plan du socialiste Vandenbroucke).

    Quelle réponse ? Bierset et TNT ce sont des boulots de mauvaise qualité, un environnement massacré et une aberration à long terme. On ne fera plus venir des pommes de terre de Nouvelle Zélande en avion dans 20-30 ans … parce qu’il n’y aura plus de pétrole pour le faire. Et pour ces boulots on arrose copieusement les multinationales. La FGTB a calculé que sur la province de Liège entre 1998-2002, il y a eu pour 634 millions d’euros de réduction de cotisations patronales. Réductions qui ont permis de valoriser 3 911 emplois. Ce qui fait la somme astronomique 157.000euros par emploi donc ! Ils ont aussi constaté que ces réductions ne servent pas à réaliser des investissements mais bien à gonfler les bénéfices, et à favoriser d’autres coûts salariaux que le salaire brut.

    En terme de redéploiement, au PC nous proposons trois choses importantes :

    - Cesser de brader ce qui subsiste encore (mais il est déjà fort tard) et sauvegarder ce qui est public. Par exemple, vendre Cockerill était une connerie. On a bradé (27 milliards de francs belges) un savoir-faire en faisant semblant de faire confiance à une multinationale. Mais les multinationales sont régies par des règles très claires, celles de la bourse ! Nos élus le savaient.

    - Relocaliser. Nous proposons de privilégier le soutien aux PME du secteur alternatif (énergies renouvelables, alimentation biologique,…) et aux organismes à dessein social plutôt qu’aux multinationales. Nous sommes aussi pour un grand plan de rénovation par des organismes publics de logements a loyer modéré (Projet Espace Citoyen).

    - Conditionner les aides communales (et autres) à la préservation de l’emploi.

    5. En vrac

    L’unif au Sart-Tilman : Etre un peu à l’extérieur de la ville est sans doute utile en soi (place pour les bâtiments et possibilité d’extension, air pur pour les étudiants,…) mais on a choisi un lieu haut perché, loin de tout et qui crée de gros problèmes de circulation. On doit vivre avec. Utiliser plus les quais de la Meuse et la percée de Sclessin plutôt que Kimkempois pour les bus serait utile. L’accès depuis Chénée via Colons ter est également complètement négligé.

    La pub : je suis dans les collectifs antipub et donc mon avis en la matière a toujours été clair : pas de pub dans l’espace public ! Et mon combat commencerait par l’enseignement communal liégeois toujours plus envahi (de façon insidieuse)

    Communauté urbaine : Liège a loupé la fusion des communes c’est clair. La ville assume le poids d’une population de 500.000 personnes. Il faut réfléchir à une solution mais pas mettre une 101ieme institution peu démocratique pour gérer de l’argent public à l’abri du contrôle citoyen ou 2-3 types se battront pour le pouvoir. Il faut aussi réfléchir au sens/rôle de la province dans ce cadre ? Le PC n’a pas d’avis tranché sur la question.

    Logiciel libre : Ubuntu forever !

    Liaison autoroutière à l’Est de Liège : S’opposer à ce nouvel appel d’air automobile est le cœur même du programme de nos camarades au sein d’ECOVA à Trooz.

    Sans-papiers : je suis pour la fermeture de Vottem. Dans notre synthèse en dix points on peut lire : « Contribuer à la régularisation et à l’intégration des sans-papiers et des réquérant-es d’asile déboutés, en refusant notamment que les communes mènent des opérations policières contre les personnes dont le seul « délit » serait d’être sans-papiers et en facilitant leur accès aux services publics. » Je crois que c’est clair.

    Précarité : Encore un domaine qui dépasse le cadre communal. Les sans-abri sont aujourd’hui harcelés par la police et poussés hors du bien nommé "hyper-centre". On ne combat pas la misere, on la cache ! Pour commencer il est vital d’avoir un toit pour chacun. Germain Dufour a fait des dizaines d’occupations d’immeubles inoccupés, nous avons fait un recensement de ceux-ci, rien n’a bougé ! Nous continuons a taper sur ce clou. Le logement est d’ailleurs le premier point de notre programme. Il y a dans celui-ci plusieurs propositions en terme de logement.

    Conclusion

    Voila ! Pour finir je voudrais dire que le programme du PC me semble intéressant mais que je n’ai pas la prétention de dire qu’il constitue la panacée. Il est l’Etat des lieux que ce que nous avons pu faire en tachant le plus possible d’écouter les propositions citoyennes en les mettant en perspective avec notre analyse anticapitaliste de la société. Je pense aussi qu’il est plutôt complet car il aborde la question du nécessaire refinancement. Mais l’exercice même du pouvoir, la façon dont on conçoit son mandat de représentant du peuple est essentiel. Si je suis élu, je conserverai la conviction que c’est une œuvre collective et une écoute permanente des attentes citoyenne qui sont la base vitale d’un mandat exercé utilement. La vérité n’est ni au PC ni chez ECOLO, ni au PS (et encore moins ailleurs), elle est dans un lien permanent entre une vision politique (et il me semble que la remise en cause du capitalisme est ici l’apport essentiel du PC) et la réalité concrète des citoyens (aujourd’hui les élections sont devenus un mauvais moment a passer tous les 6 ans pour nos élus alors que cela devrait être un processus d’interaction quasi permanent).

    Biz aux gars et poignée de main virile aux filles,

    Pierre

    Blog : www.pierre.eyben.be

    Tel : 0477/20.29.53

    • La règle des 5%, entorse manifeste au principe de la proportionalité et mesure dont l’effet vise à décourager les initiatives nouvelles dans le champ démocratique (par ailleurs adoptée en 2004 trois mois avant les élections, alors qu’une directive européenne exige que la législation électorale ne soit pas modifiée dans l’année même des élections), n’est pas (encore ?) de mise pour les élections communales.

      Les chances des petites listes remontent en flèche :)

    • Vu la façon de répartir les sièges avec les coefficients électoraux (système Impériali) particulièrement sévère pour les communales (on divise les scores électoraux par 1, 1.5, 2, 2.5, etc. au lieu de diviser par 1, 2, 3, 4, etc.), les petits partis n’ont pas (beaucoup ?) plus de chance qu’avec la règle des 5%. Ce système de répartition des sièges anti-démocratique privilégie toujours les plus gros partis en créant une sérieuse distorsion entre le nombre de voix obtenues et le nombre de sièges attribués (effet amplificateur).

      C’est pour ça qu’il est très tentant de voter pour un gros parti pour "voter utile", un petit n’ayant quasi aucune chance d’avoir des sièges. D’un autre côté, si on raisonne que ça, les choses ne changeront jamais. C’est pour ça que j’ai décidé cette fois ci de voter pour le parti qui est le plus proche de mes idées et non celui qui en est le moins éloigné parmi les gros. Si tout le monde fait comme moi, les petits ne seront plus si petits ! Au pire, les distorsions de plus en plus évidentes finiront bien par faire prendre conscience du caractère non démocratique de ce mode de scrutin et nous aurons alors une chance d’obtenir un mode de scrutin plus proche du système proportionnel.

    • Vu la façon de répartir les sièges avec les coefficients électoraux (système Impériali) particulièrement sévère pour les communales (on divise les scores électoraux par 1, 1.5, 2, 2.5, etc. au lieu de diviser par 1, 2, 3, 4, etc.), les petits partis n’ont pas (beaucoup ?) plus de chance qu’avec la règle des 5%. Ce système de répartition des sièges anti-démocratique privilégie toujours les plus gros partis en créant une sérieuse distorsion entre le nombre de voix obtenues et le nombre de sièges attribués (effet amplificateur).

      Oui, c’est exact. Cela dit, sur une grosse commune, le seuil électoral est quand même plus bas que 5%. Pour Liège, par exemple, il doit avoisinner 3 % — alors qu’un système strictement proportionnel devrait permettre de décrocher un des 49 sièges à pourvoir à partir de 1,3 % des voix (selon la répartition des voix entre les partis) et d’être certain d’en décrocher un avec 2,6 %. Évidemment, pour une petite commune où il n’y a que 15 ou 20 sièges à pourvoir, le seuil sera de toute façon beaucoup plus élevé.

      Soit dit en passant, une rapide recherche sur le net indique qu’une proposition de loi visant à réformer ce système a été débattue (et rejetée) au parlement dans les années 90.

      C’est pour ça qu’il est très tentant de voter pour un gros parti pour "voter utile", un petit n’ayant quasi aucune chance d’avoir des sièges. D’un autre côté, si on raisonne que ça, les choses ne changeront jamais. C’est pour ça que j’ai décidé cette fois ci de voter pour le parti qui est le plus proche de mes idées et non celui qui en est le moins éloigné parmi les gros. Si tout le monde fait comme moi, les petits ne seront plus si petits ! Au pire, les distorsions de plus en plus évidentes finiront bien par faire prendre conscience du caractère non démocratique de ce mode de scrutin et nous aurons alors une chance d’obtenir un mode de scrutin plus proche du système proportionnel.

      On se noie en effet facilement dans la théorie des jeux : en déterminant son vote sur base d’une prédiction du le comportement de gens qui font de même, il y a des situations complètement absurdes qui peuvent se produire.

  • Pas facile de répondre à tout d’autant que je n’ai pas deux heures si je veux être en forme demain.
    Disposer d’une voirie permettant de remonter du centre ville vers St Gilles haut me semble une proposition à étudier, c’est vrai que mon vélo est au garage la plupart du temps parce que choisir entre la rue Wazon et le mont st Martin pour rentrer chez moi c’est charybde ou scylla. A évoquer avec le comité de quartier qui réfléchit justement à la circulation rue Wazon.
    beaucoup d’autres choses que j’approuve , je vais donc parler de celles que je ne partage pas :
    - l’idée de plusieurs petits musées n’est pas nécessairement mauvaise si on a de quoi les entretenir et les faire vivre. Ce serait à mon sens contreproductif de mettre tout dans un grand hangar ! Florence regorge de sites à visiter, on ne peut pas tout voir en une visite, cela donne envie de revenir (même si comparaison n’est pas raison...)
    On ne va pas détruire le Grand Curtius, donc voyons comment le faire vivre, en y réfléchissant avec les acteurs culturels liégeois. Je me pose bien plus de questions sur la nouvelle bonne idée du GRE qui veut nous gratifier d’un musée d’art contemporain à la Boverie sans que ce projet ait fait l’objet du moindre débat, ni étude de faisabilité : effet d’annonce à la veille du 8 octobre ? C’est vraiment prendre les Liégeois pour des c !
    - le tram au Sart Tilman ? je ne pense pas que cela soit faisable, sauf à avoir des funiculaires comme à Lisbonne...

    Bonne nuit et au plaisir de poursuivre le débat

    Brigitte Ernst (candidate Ecolo)

  • Bonjour François,

    Exercice impossible que tu proposes là aux candidats. Et pas parce que nous serions débordés : si tu as mis deux heures pour concocter cette impressionnante synthèse de propositions et de réflexions pertinentes, il nous en faudrait au moins autant pour en discuter. Un blog, c’est sympa mais ce n’est pas un dialogue.

    Comme le souligne Nicolas, la plupart de tes idées rejoignent celles développées par Ecolo dans son programme ou au cours de la « mandature » communale qui se termine.

    Tu trouveras ce programme (il atteint presque les 100 pages que tu réclames !) mais aussi les interventions de notre groupe au conseil communal sur notre site.

    Pour ne prendre qu’un point de tes avis, les caméras de surveillance, sache que le groupe Ecolo fut le seul à s’abstenir lors du vote au Conseil communal.

    Pourquoi s’abstenir ? Parce que nous ne voulions pas mettre en doute a priori les garanties de respect de la vie privée et de contrôle démocratique exprimées lors de l’exposé de la décision. Nous y resterons vigilants.

    J’espère que nous aurons bientôt l’occasion de discuter, de jauger, de chiffrer, ..., tous les points que tu abordes de vive voix ! Et continue à titiller les politiques par tes réflexions : ça fait du bien !

  • Je suis très inquiet de la multiplication des antennes-relais GSM dans notre environnement urbain et notamment sur ces effets (potentiellement) néfastes sur la santé à court ou long terme.
    Un article est encore paru ce jour dans Le Soir, le site http://www.001.be.cx reprend une série d’étude extrêmement convaincantes sur les impacts dévastateurs que ces antennes peuvent avoir sur la santé, et notamment sur la santé de nos enfants.

    J’ai plusieurs questions à ce sujet aux candidats qui passeront par ici :
    - au niveau communal, y-a-t’il la moindre possibilité d’action pour interdire l’installation future d’antennes-relais à proximité des écoles, crèches, et maternités ?
    - y-a-t’il la moindre possibilité d’action pour forcer le déménagement d’antennes-relais existantes, à au moins 300m des écoles, crèches, et maternités ?
    - si oui, en vertu d’un principe de précaution, vu l’insuffisance des normes en vigueur, comptez-vous prendre de telles mesures ? Je songe immédiatement à la crèche de Droixhe, à l’école St-Remy de Ste-Walburge qui se trouvent toutes deux à moins de 60m d’une antenne alors que certaines régions du monde imposent 300 ou 400m de distance entre un lieu de vie pour enfants et ces antennes. D’autres écoles et maternités sont certainement concernées...

    Merci de cette espace public ....

    Jean-Michel

    • Sans être spécialiste des compétences communales, je sais en tout cas qu’un village espagnol, suite à une pétition citoyenne locale, a décidé d’interdir au niveau commnal toute antenne GSM. Le village est, de fait, un trou dans le réseau des 3 opérateurs présents dans la péninsule. C’es la preuve, en tout cas, qu’on peut interdire sans problème, à condition d’avoir le soutien de la population et une volonté inébranlable. Autrement dit, cela ne risque pas d’advenir avec la majorité actuelle ;-)

    • à Boncelles,

      suite à une mobilisation de la population via pétition, la commune vient de refuser le mermis de bâtir à une antenne au centre du village...

      la mesure est p-ê électoraliste en arrivant maintenant mais ça montre au moins que c’est une compétence communale réelle...

    • suite à une mobilisation de la population via pétition, la commune vient de refuser le mermis de bâtir à une antenne au centre du village...

      la mesure est p-ê électoraliste en arrivant maintenant mais ça montre au moins que c’est une compétence communale réelle...

      Rectification.
      En fait, ce n’est pas réllement la commune qui décide.
      Lorsqu’un permis d’urbanisme est introduit par un des 4 opérateurs, le Collège Echevinal émet seulement un avis. Ensuite, celui-ci est transmis au Fonctionnaire Délégué de la Direction de l’Aménagement du Territoire (ici, Liège) et c’est lui qui octroye ou refuse le permis.

      Les communes et les opérateurs ont encore la possibilité d’introduire un recours contre la décision du Fonctionnaire Délégué et c’est alors au Ministre de l’ Aménagement du Territoire (André ANTOINE) que revient la décision finale.

    • Elles se camouflent.
      Ca y est : les fausses cheminées sont apparues à Liège : un exemple (grotesque) se trouve au coin du bld de la Sauveniere et de la rue des Urbanistes.

    • Ah oui je vois le genre. Masquer les antennes GSM qu’on trouve moche c’est mal. C’est tellement mieux des pylones bien visibles partout

      Désolé mais se plaindre des antennes GSM à 10, 20 ou 30 m de nos tête je trouve ça dérisoire quand on a en permanence un GSM allumé en poche. Car au cas où vous ne le sauriez pas un GSM émet en permanence lorsqu’il est allumé. Entre nous c’est 1000 fois plus nocif que les antennes. Même au milieu du Sahel vous subirez les ondes GSM si vous laissez votre appariel allumé. Je ne parlerai même pas de la généralisation du WiFi dans les lieux publiques que beaucoup considère comme une grande avancé pour la liberté de chacun. Le WiFi c’est pas des ondes électromagnétiques ayant une fréquence proches de celle des réseaux GSM peut-être ?

      C’est bien joli de se plaindre mais faut être cohérent aussi, or je doute qu’à l’heure actuelle beaucoup de personnes, tout ceux qui ralent contre ces antennes compris, se passent de GSM. Ce sont d’ailleurs les plus précaires comme vous dites qui ont tendance à claquer le plus facilement leur maigres ressources là dedans.

      Marre de cette hypocrisie à deux balles de hippies en quête de leur mai 68.

    • Ah oui je vois le genre. Masquer les antennes GSM qu’on trouve moche
      c’est mal. C’est tellement mieux des pylones bien visibles partout

      Je suppose ce que l’intervenant précédent souhaitait faire remarquer, c’est que lorsqu’elles sont dissimulées, les habitants du quartier ne peuvent le cas échéant même pas être au courant de la présence d’une antenne tout près de chez eux, ce qui pose problème pour identifier par exemple l’origine d’un problème de santé.

      Désolé mais se plaindre des antennes GSM à 10, 20 ou 30 m de nos tête je trouve ça dérisoire quand on a en permanence un GSM allumé en poche. Car au cas où vous ne le sauriez pas un GSM émet en permanence lorsqu’il est allumé. Entre nous c’est 1000 fois plus nocif que les antennes.

      Ceci est inexact. C’est bien à proximité des antennes-relais qu’on observe la plus forte pollution électromagnétique (les conséquences sanitaires sont d’ailleurs en train d’être documentées d’une façon qui ne permet plus de prendre les choses à la légère comme vous le faites). C’est d’autant plus gênant qu’on ne choisit pas de supporter la présence d’une antenne-relai à proximité de son domicile ou de son lieu de travail. Evidemment, la présence des antennes-relais est directement liée au fait que beaucoup de gens utilisent un GSM (et le considèrent souvent comme indispensable).

      Même au milieu du Sahel vous subirez les ondes GSM si vous laissez votre appariel allumé. Je ne parlerai même pas de la généralisation du WiFi dans les lieux publiques que beaucoup considère comme une grande avancé pour la liberté de chacun. Le WiFi c’est pas des ondes électromagnétiques ayant une fréquence proches de celle des réseaux GSM peut-être ?

      Oui, c’est sûr. La prolifération des réseaux wifi nous réserve probablement quelques mauvaises surprises en termes de santé publique.

      C’est bien joli de se plaindre mais faut être cohérent aussi, or je doute qu’à l’heure actuelle beaucoup de personnes, tout ceux qui ralent contre ces antennes compris, se passent de GSM. Ce sont d’ailleurs les plus précaires comme vous dites qui ont tendance à claquer le plus facilement leur maigres ressources là dedans.

      Je ne sais pas à qui vous vous adressez. Vous avez l’air de confondre l’auteur du message auquel vous répondez et celui du blog (moi).

      Marre de cette hypocrisie à deux balles de hippies en quête de leur mai 68.

      Hum ; voilà une conclusion qui devrait convaincre pas mal de monde. Sincèrement, je ne vois pas trop bien le rapport entre mai 68 et la question de la pollution électromagnétique.

      FS

    • Je me contrefiche de l’esthétique des antennes, c’est la santé publique qui est en jeu.
      Mais puisque les autorités sont incapables de prendre des mesures pour protéger notre santé, il faut
      - que la population soit correctement informée des risques encourus,
      - que les antennes ne soient pas camouflées mais restent bien visibles pour que les riverains aient parfaitement conscience de leur présence.

      Pour ce qui concerne ma "cohérence" personnelle, sachez qu’effectivement,
      - je suis légèrement électrosensible,
      - je me passe complètement de GSM depuis 2 ans,
      - on s’est aussi débarrassé d’un téléphone sans fil DECT,
      - je n’ai pas de WiFi, (des témoignages ici http://wifi.blog4ever.com/blog/lirarticle-18457-53198.html )
      - je travaille sur un texte pour le périodique du comité de quartier, en vue de sensibiliser le voisinage sur cette question du WiFi,
      - mon enfant va changer d’école à cause de l’implantation prévue d’antennes-relais à 50 mètres de sa classe.
      - nous risquons aussi de vendre la maison et quitter définitivement Liège, par mesure de précaution, si la soupe électromagnétique atteint les niveaux qu’on nous annonce avec les WiFi, UMTS et autres joyeusetés.

      Enfin votre "1000 fois plus nocif" laisse suggérer que l’impact des antennes est négligeable.
      C’est loin d’être le cas ; parmi les dizaines d’articles que l’on peut trouver sur les antennes, en voici juste une selection :
      Grappes de cancer pres des antennes-relais.
      - http://www.timesonline.co.uk/tol/news/uk/article1687491.ece http://www.starweave.com/gallery/
      - http://home.scarlet.be/~tsf94646/001/documents/INCREASED%20INCIDENCE%20OF%20CANCER%20NEAR%20A%20CELL.pdf
      - http://home.scarlet.be/~tsf94646/001/documents/Influence%20of%20the%20neighbourhood%20of%20a%20cellular%20transmitter%20on%20cancer.pdf

      l’anonyme du 5 juillet

    • Je ne vois effectivement pas de mal à ce que les antennes soit camouflées comme vous dites, bien au contraire, pour d’évidentes raison urbanistiques. J’utiliserais d’ailleurs plutôt le terme antennes "masquées" !

      La preuve que vous sembliez voir le diable partout (même caché !) : les premières photos que vous nous faites généreusement partager représentent les antennes utilisées dans un faisceau hertzien ! Ces faisceaux sont des liens point à point et leurs radiations sont extrêmement focalisées, de manière à assurer une excellente qualité de communication et de minimiser la puissance de l’émetteur (question d’économies).

      Quant à considérer que votre téléphone soit une arme à radiation massive permanente, c’est une inepsie, et il me sera facile de vous convaincre si vous êtes de bonne foi : placez-vous à côté d’un haut-parleur avec votre téléphone au repos : tout au plus entendrez-vous quelques trains d’impulsions une fois toutes les quelques heures, qui correspond à un court dialogue avec la station de base genre "allô j’existe". Rien de bien méchant ! Si votre portable émettait en permanence, il vous faudrait le recharger si souvent que vous le balanceriez par la fenêtre illico.

      Sur la question des niveaux d’émission (en communication !) par contre, là je dois dire qu’en tant que technicien en électronique, des champs tels que ceux émis par nos portables ne sont effectivement pas monnaie courante dans notre quotidien. De là à dire qu’elles sont dangereuses, je ne m’avancerai pas.

      En ce qui concerne le champ des stations de base... Bof bof, j’ai beau scruter mon champ-mètre, je n’en vois pas beaucoup la trace dans le bruit radio ambiant... Mais bon, je ne prétendrai certainement pas faire autorité en la matière. Je fais ici valoir mon expérience et mon bon sens (si possible) de technicien.

      Cordialement,

      Matthieu

    • Les risques sanitaires liés à la pollution électromagnétique commencent à être fort bien documentés. Si l’on est pas encore à un consensus scientifique irréfutable, il semble difficile de nier que de très lourdes questions se posent.

      En l’absence de certitude sur l’inocuité d’une technologie, un minimum de précaution s’impose. En l’occurrence, on est même en présence d’indices assez sérieux qui devraient nous inciter à prendre des mesures, et sans doute à interdire le déploiement massif des nouvelles générations de téléphonie mobile (UMTS), beaucoup plus puissantes.

    • Bonjour, vous êtes à côté de la plaque. Les antennes relais, pour les personnes qui en sont riveraines et par exemple à la retraite ou mère au foyer, c’est une pollution 24 heures sur 24 ou presque. Ce qui n’enlève rien à la nocivité du portable.
      Mais chacun est en droit de penser ce qu’il veut. Toutefois, si vous avez des enfants ou allez en avoir un jour, évitez de les faire vivre dans un univers d’ondes électromagnétiques pulsées.

      Bien à vous

      OED

      http://associationnationaleapursetap.centerblog.net

    • Bonjour,

      Le bon sens ne suffit pas toujours. Etre technicien non plus, scientitifique, quelques fois encore moins ! Il ne faut pas se fier à ses uniques connaissances, il faut aussi aller sur le terrain et observer l’humain. Et là, les choses changeront peut-être dans votre regard concernant la technologie sans fil.
      Actuellement, vous et moi, ne pouvons nous donner rendez-vous que dans 20 ans, car tout est fait pour le business...comme il y a 30 ans pour l’alcool et le tabac...il faut que l’économie fonctionne, on s’occupera des malades et des morts plus tard.

      Olivier Escavi Daranc président APURSETAP Loc Maria Plouzané, Finistère. FRANCE.

  • Bonjour François,

    Je ne suis pas candidat mais je voulais te remercier d’avoir eu cette initiative intéressante. C’est plus efficace que d’écrire directement à quelque candidats car ça permet de partager les réponses, de discuter plus de points et de toucher plus de candidats.

    Pour ce qui est de ton projet de ville, je suis plutôt d’accord dans l’ensemble à l’exception du Sart-Tilman. Étudiant six ans et chercheur depuis deux ans, je trouve au contraire son cadre très agréable. Quand tu as deux heures à tuer, outre les salles d’étude et cafétérias (parfois très animées), il y a toujours la possibilité de faire une promenade dans le domaine ou de passer au local de ton cercle étudiant. C’est vrai que la plupart des bâtiments sont moches, mais pas plus que sur d’autres campus (Solbosh, St-Luc). Enfin, c’est vrai que le campus est un désert après 18h, mais ça permet de garder une ville vivante, de par sa fréquentation étudiante. Cela étant dit, il y a de la marge pour de l’amélioration : les bâtiments sont mal entretenus, il n’y a aucun commerce même basique (à part la librairie) et le transport laisse à désirer (notamment pour les vélos) même s’il y a eu de l’amélioration (le bus 58).

  • Si vous étiez candidat et si j’étais électrice, je suivrais de près le développement de vos idées, par intérêt pour leur contenu et touchée par l’implication qui en émane.

    Nous nous rencontrerions pour en débattre avec d’autres personnes prêtes à dialoguer. On rechercherait des objectifs, des priorités et des valeurs communes.

    Vous auriez alors peut-être une de mes voix (puisqu’on peut voter pour plusieurs candidats sur une même liste) pour autant que vous apparteniez à la liste PS, liste démocratique au sein de laquelle je milite et au sein de laquelle actuellement je me présente.

    Bien à vous

  • Bonjour !

    Vos propositions sont -pour la plupart- très intéressantes.

    Je suis jeune (34ans), candidat au scrutin du 8 octobre et papa au quotidien. Je crois en la vie en ville mais il reste encore beaucoup à faire pour améliorer notre vie au quotidien pour le bonheur de tous.
    Mon programme ? votez 6 * 6 soit 36 propositions concrètes à trouver sur le site http://www.jterwagne.net/

  • Bonjour François.

    Bravo pour cette initiative qui a le mérite d’interpeller les candidats (qui ont une adresse mail publique), et qui m’interpelle donc.

    Toutes les propositions sont dignes d’intérêt et devraient être discutées une à une. Je n’ai malheureusement pas le temps de le faire pour l’instant.

    Je souhaite cependant attirer l’attention sur un sujet qui me tient à cœur et que tu n’as pas soulever : la démocratie.

    Les élections ne doivent pas être le seul moment démocratique de la vie du citoyen et je plaide pour que soient mis en place des outils permanents de consultation, de participation et de contrôle de l’exercice du pouvoir. Voici quelques pistes :

    - la mise en place d’entités démocratiques intracommunales et l’élection pour 2012 à Liège de conseillers de district (un district correspond à un quartier).
    - le référendum communal
    - l’amélioration du site internet de la ville avec possibilité de consultation dans les administrations et à l’hôtel de ville.
    - un mécanisme de questions-réponses accessible à tous et réglementé afin de s’assurer de la pertinence des réponses dans un délai raisonnable (voir par exemple Yahoo ou Google). Les questions-réponses seront publiées sur le site internet de la ville.
    - la retransmission vidéo de l’intégralité des séances du conseil communal via RTC et l’archivage de celles-ci.
    - la publication et la distribution dans tous les foyers d’un bulletin communal minimum mensuel avec un espace pour les débats importants et une extension sur un site internet pour permettre aux liégeois de réagir.

    Ce sont nos propositions et celles que nous défendrons à l’avenir que nous soyons élus ou non.

    Bien à toi,

    Vincent Robeyns

    www.isagoria.org

  • ... Les cyclistes font rapidement connaissance avec le fait que Liège c’est pas mal pentu...

    Il serait possible d’adapter les bus actuels avec un système de porte vélo qui se fixe à l’avant du véhicule. j’ai déjà vu ça e.a. aux Etats-Unis (qui sont pourtant pas des champions de la petite reine).

  • La valse des candidats.

    A mon tour, je viens faire quelques pas sur la piste, devant le grand jury des électeurs.

    Il faut dire que votre musique, François, est très entraînante. Surtout pour mes oreilles de citoyen nouveau candidat sur une nouvelle liste tout à fait indépendante de ces grosses machines infernales que sont les partis.

    Une phrase de votre texte m’a particulièrement touché : " Je n’aime pas me rendre compte que, si les candidats sont aujourd(hui très accessibles, les élus le seront demain beaucoup moins... "

    C’est parce que je partage complètement ce constat et cette crainte que je me suis mis en marche.

    La liste DOMINO a en effet pour raison d’être d’encourager et d’organiser la participation des citoyens. C’est sa seule promesse électorale !

    Mais quelle promesse !

    C’est une musique en 2 temps que je propose :

    1. on crée des outils de dialogue / échange continu entre les citoyens et les élus ( qui ne sont rien d’autre que des citoyens ayant reçu un mandat à durée déterminée ) ;

    2. on invite les citoyens à " se donner ". A s’exprimer, à réfléchir, à fournir idées et projets... A cesser de toujours attendre que les élus nous donnent du " tout cuit "...

    Ce n’est pas la musique que les grands partis sont en train de répéter ! A moins qu’ECOLO ne fasse un effort de mémoire sur ses engagements anciens...

    Quant au reste de votre texte, truffé de bonnes propositions, il me conforte dans l’idée que les citoyens ont quelque chose à donner à leur Ville !

    Je ne suis pas d’accord avec toutes vos propositions mais vous les avez mises sur la table et elles abordent des thèmes essentiels pour notre vie commune de demain.

    Pour les faire progresser, je vous invite non pas à les confier, comme un petit cadeau bien emballé, à l’un ou l’autre candidat plus réceptif que les autres ( il y en a de bons dans tous les partis ) mais plutôt à vous mobiliser pour que la démocratie participative se concrétise dans notre Ville.

    C’est cette idée de base que DOMINO remet sur la place publique. C’est une idée que je place en amont des programmes politiques ( le nôtre est volontairement peu étoffé... puisqu’il faut le construire ensemble ). C’est une idée / matrice qu’il faut ensemencer. C’est un pari courageux sur notre capacité à nous parler, à nous écouter, à nous déterminer, à choisir notre avenir...

    Votre texte me laisse penser que vous êtes de ceux que ce pari peut tenter.

    A bientôt peut-être,

    Alain MARIAGE

    Plus d’infos sur www.donnons-nous.net

  • Merci pour votre démarche ! Chaque idée que vous développez mériterait une rencontre et une réflexion qui, à deux jours de l’échéance, semblent difficiles. Cependant, en tant que candidat CDH de la ville de Liège, je tiens à vous préciser que bon nombre de vos interrogations trouvent réponse dans notre programme qui se tient à votre disposition dans notre local de permanence.

    A titre personnel, je voudrais vous préciser que depuis toujours, mon engagement personnel au travers des différentes associations dont j’ai fait partie, mon engagement dans des voyages humanitaires durant de longues années ainsi que mon engagement professionnel auprès des enfants ont fait de moi un homme de terrain pour lequel l’action est plus rentable que les longs discours. Je pense qu’une équipe amenée à gérer et innover pour une ville telle que Liège a besoin de compétences et de talents différents. Homme de terrain, je suis de ceux qui s’engagent à veiller à ce que les valeurs auxquelles je crois soient appliquées quotidiennement par les futurs élus. Si des spécialistes bien plus qualifiés que moi prendront en charge les finances, l’urbanisme, etc......je souhaite m’engager pour les six ans à venir à améliorer des choses simples mais à mon avis essentielles pour l’avenir de chaque Liégeois et chaque Liégeoise. A savoir, la priorité absolue est l’accès à un logement décent en terminant la rénovation et l’amplification des logis sociaux. Un partenariat avec le privé pour la rénovation des centaines d’appartements vides au centre ville principalement au dessus des commerces. La chasse aux vendeurs de sommeil qui louent à des prix insensés des logements inqualifiables. Enfin trouver des moyens nouveaux pour attirer une classe moyenne à réinvestir dans Liège (ex : réduction, voire suppression, des foncières pendant X années pour autant que le propriétaire investisse dans des travaux de rénovation de son immeuble). Un accès à la culture et au sport pour chaque enfant en attribuant une aide aux familles pour l’inscription dans les clubs et infrastructures existantes. Un accès gratuit aux différentes expositions et musées pour les écoles fondamentales et secondaires. La prévention de l’insécurité passe par ces accès à la culture et au sport ! Un enfant qui consacre son temps libre à exercer une activité structurée, encadrée et soutenue évitera déjà pas mal de risques de tomber dans la délinquance. Enfin, je trouve que des injustices sociales existent encore et doivent être corrigées (ex : une femme seule avec un bébé paye autant de taxe"poubelles" qu’un ménage à deux revenus et quatre enfants, ce n’est pas normal)

    Voilà brossés à la grosse louche les différents terrains sur lesquels je souhaite apporter mon intérêt, mon expérience et mon engagement. Merci une fois encore pour votre démarche.

    Félix DERISON (candidat N°13 à la commune, liste 5, CDH)

  • Je savais que je devais avoir de nombreuses minutes devant moi en ouvrant ton blog... Je n’avais tort. Pas d’énergie là tout de suite pour entamer n’importe quel débat. Juste une envie de te féliciter pour toutes tes impressions et idées mises à plat. Bien vite que tu te présentes et que je vote à Liège... See you !
    Maud

  • Bonjour à vous, et félicitations pour la présentation de votre site. Le débat que vous suscitez est important, les questions posées paticulièrement intéressantes. Je partage beaucoup d’entre elles, notamment quant à la mobilité. Certaines témoignent d’un manque d’information que je possède, en tant que conseiller communal. Cela sous-entend que les conseillers (et les échevins) n’ont pas réussi à faire passer le message. Il y a encore beaucoup d’efforts à faire pour la communication.

    Ainsi : pourquoi le Grand Curtius ? Tout simplement parce que cinq musées avec chacun un point d’entrée ne sont pas viables. L’idée de départ, c’était donc d’avoir une entrée commune pour l’ensemble des collections, (un seul vendeur de billets au lieu de cinq) et une belle cafétaria avec un magasin digne des collections visitées. Le tout avec une galerie d’art à l’entrée et une salle d’exposition temporaire de haut niveau. La mise en réseau des collections permet aussi de présenter l’histoire du pays de Liège, et d’aller ensuite vers les collections de son choix. Le projet a pris beaucoup de retard, à cause de sa modernité. Il a aussi évolué. Vivement de pouvoir le parcourir avec tous les amis qui viennent visiter la plus grande Ville de Wallonie !

    Le Tivoli : Il n’y avait pas la place suffisante pour y construire le théâtre de la Place. N’oublions pas que c’est sur l’archéoforum, et que donc il ne peut y avoir de sous-sol. Le volume nécessaire aurait donné un bâtiment plus haut que le Palais, et très massif.
    Je souhaite que l’on y implante un "passage" entre les deux places, avec une possibilité d’animations vespérales. Peut-être aussi un bâtiment du futur, haut et étroit, comme l’était le choeur de la Cathédrale il y a quelques années ? Un bâtiment podium que l’on pourrait ainsi habiter lors des concerts sur la place St Lambert, lors du marché de Nôel Qu’en pensez-vous ?

  • Bonjour à toi ! Et merci pour ce beau laboratoire d’idées. Pour connaître toutes nos propositions, je te propose de visiter mon site http://www.christinedefraigne.be et d’y télécharger mon programme complet.

    Christine Defraigne.

  • La campagne électorale est un exercice finalement, j’en conviens, assez peu original. Ce moment particulier permet toutefois d’expliquer et de rappeler aux Liégeois les grands enjeux d’un tel scrutin. Les affiches, les dépliants et les soirées débats participent à susciter des interactions entre les citoyens et les candidats. La taille des dépliants peut vous laisser sur votre faim : il est en effet difficile de faire son bilan tout en proposant ses nouvelles idées concrètes sans paraître pédant voire mégalo, le tout sur un format A4 et en espérant être lu. Je vais m’efforcer de vous informer sans être exhaustif sur mes projets et mes réflexions, car vos propositions sur le blog sont aussi « tous azimuts », mais je suis à votre disposition pour discuter et partager nos idées.

    Au Conseil communal depuis 1983, je suis conscient qu’il y encore des choses à améliorer. Je ne vis pas dans ma bulle. La majorité à laquelle j’ai pris part, a accompli un certains nombre de choses : finances assainies, instauration du tri sélectif, engagement de stewards urbains, achèvement du parc Saint Léonard, obtention des moyens nécessaires pour le Grand Curtius, maintien et promotion d’une activité théâtrale intense, reconstruction de la place Saint-Lambert ; aménagements urbanistiques nombreux : cadran, quais de la Meuse, Ravel, coteaux de la Citadelle, … et beaucoup d’autres choses encore.

    Au sujet de la mobilité, je pense comme vous qu’il faut promouvoir d’autres modes de circulation, le tram est un bon exemple, et encore plus le train tram. En complément des autobus, le tram moderne associe le confort, la rapidité et permet de transporter plus de voyageur que le bus. L’instauration du bateau mouche me parait plus difficile, la Meuse ne possédant qu’un axe unique. Quant à la gratuité des transports en commun, c’est actuellement un rêve, il s’agit d’un service public qu’il faut bien rétribuer. Ce qui ne veut pas dire que cela ne pourrait pas être modalisé, par exemple, pour les groupes scolaires voyageant sur les lignes régulières pendant les heures de cours, pour les demandeurs d’emplois répondant à une offre d’emploi ou à une convocation du Forem. Rendre accessible la ville à tous ses habitants est mon objectif prioritaire pour Liège : aux enfants, aux handicapés, aux cyclistes mais aussi aux automobilistes. C’est pourquoi une des solutions qui me semble la plus adaptée, est celle de créer des parkings relais en périphérie pour les navetteurs. En association avec les transports en commun, cela dégagerait déjà pas mal la ville.
    Beaucoup de personnes n’habitant pas Liège y travaillent. Notre ville doit continuer à amener des gens tous les jours.

    Votre suggestion de transformer la rue Saint-Laurent, depuis le carrefour Saint-Gilles jusqu’au Cadran, en voie réservée aux riverains, aux transports en commun et aux vélos, et de fermer la sortie Saint-Laurent ne me parait pas une idée pertinente pour tous. L’axe Saint-Laurent est un axe majeur, pour les habitants de Burenville, de Sainte-Marguerite et de Glain, soit près de 19 000 habitants, mais aussi pour les Ansois, et les Rocourtois. En réduire l’accès déplacerait le problème au cœur du quartier Sainte-Marguerite, dans le rue de l’Hesbaye et la rue de l’Espérance. Or, il s’agit d’un quartier avec de nombreuses écoles (Saint-Joseph, Saint-Sépulcre, Saint-Laurent, Isell, Marie-José) et avec l’hôpital Saint-Joseph.
    C’est un quartier que je connais bien : j’y ai passée toute mon enfance. Là où je vous rejoins, c’est qu’il faut instaurer plus de liaisons transversales au sein même du quartier, pour qu’il ne se limite pas à « un endroit de passage », à un coin de Liège replié sur lui-même. Ainsi, le patrimoine trouverait une nouvelle mise en valeur.

    Le choix de construire le campus universitaire au Sart-Tilman s’est imposé à l’époque parce qu’il nécessitait beaucoup de place. Comme vous je le regrette. Il était impossible de construire des centres de recherches, un hôpital, des facultés, des laboratoires en centre ville. En construisant le campus en dehors de la ville, le but était justement d’éviter de créer une ville universitaire avec pour seuls habitants des étudiants, des commerces pour étudiants, des événements uniquement articulés autour de la vie universitaire, … . Liège n’est pas du tout désertée par les étudiants. Bien au contraire, les étudiants kotteurs habitent la plupart du temps dans le centre ville. Ils animent la ville au rythme des soirées, mais pas seulement. En vivant à Liège le temps de leurs études, beaucoup décident de rester et de s’y installer. Et quand la vie les emmène ailleurs, ils deviennent bien souvent de fidèles ambassadeurs de Liège.

    La fusion des communes, en 1976, a permis de rendre une cohérence au territoire liégeois. Refaire une fusion au niveau que vous évoquez est totalement surréaliste dans le contexte actuel et ne serait pas accepter par les gens. Vous imaginez la fusion avec Herstal, Seraing, Ans, Fléron, Grâce-Hollogne, Juprelle (et je ne prends que les territoires limitrophes) ? C’est une fausse idée de croire qu’en voyant grand, on fait mieux. Pas dans ce domaine en tout cas. Vous plébiscitez la centralisation, à l’heure où l’on essaye d’appuyer des décrochages locaux, via les mairies de quartiers. Ces mairies sont des relais essentiels dans une ville de « seulement » 180 000 habitants.

    Le développement de l’aéroport de Liège, bien que je le soutienne, n’est pas une compétence liégeoise. Il n’est pas situé sur notre commune, et Liège ne comporte aucune zone « A » sur son territoire. La vidéosurveillance fait partie des outils de lutte contre les problèmes d’insécurité. Je pense comme vous qu’elle est n’est pas la panacée, mais elle permet, dans des limites à préciser, de régler quelques problèmes de circulation et de sécurité.

    Habitant Rocourt, je connais la pression commerciale d’un quartier qui essaye de conserver son caractère villageois, et combien il est agaçant de ne pas pouvoir circuler en toute sécurité à pied, puisqu’il n’y a presque jamais de trottoir aux abords. Cependant, il ne faut pas penser à son petit confort personnel, il ne faut pas oublier que beaucoup de familles tirent leurs revenus grâce à ces grandes surfaces. Quant aux Relations internationales et aux dossiers relevant du Ministère de l’Intérieur, je pense qu’il vaut mieux ne pas intervenir dans les affaires pour lesquelles la ville n’est pas compétente. Ce serait tromper les citoyens, et faire preuve d’une fausse complaisance.

    Je vous invite pour de plus amples informations à visiter le site du cdH, http://liege.lecdh.be/, vous y trouverez le programme complet pour les élections communales de Liège.

  • Je suis un peu perplexe face à cette idée de bâtir sur l’espace Tivoli.
    Pouvez-vous nous expliquer d’où vient votre forte motivation ?

    Meilleurs voeux,

  • bonjour,

    je pense qu’avant de plaider pour la gratuité des transports en commun, il faudrait passer par une réduction du ticket pour le centre ville. Je ne parle pas du ticket urbain ou 2 zones mais d’un ticket qui permettrait de se déplacer dans le centre.

    Pourquoi payer 2 zones si vous n’en parcourez qu’une ?

    Par contre, le plafonnement à 6 zones est interessant pour les longs déplacement et n’est pas assez mis en avant.

    Bien à vous

  • Cher François,

    Je lis très souvent ton blog et j’y trouve souvent des interventions extrêmement pertinentes.
    Mais j’ai failli m’étrangler en lisant ceci : "Il conviendra de bannir les pavés (qui sont douloureux pour les cyclistes et destructeurs pour leurs montures)."

    Je n’ai pas le permis, j’habite Bruxelles, je circule quotidiennement à vélo : ça ne m’empêche pas d’aimer les pavés.

    1) Pour une raison esthétique, tout d’abord. Nos villes sont de plus en plus impersonnelles et de moins en moins vivables. Impossible de nier que les pavés donnent aux rues un côté plus chaleureux.

    2) Pour une raison vélocipédique. La mythologie du vélo doit tout aux pavés. Cf Paris-Roubaix, le Tour des Flandres, le circuit Het Volk... Nous, cyclistes, commetterions une infidélité grave aux valeurs de notre caste en reniant tout cet imaginaire cycliste fondamentalement lié aux pavés.

    3) Pour une raison libérale. Comme dirait ce cher Friedman, qui vient de nous quitter, il faut mettre tout le monde sur la ligne de départ, mais il faut bien des winners et des loosers à l’arrivée. Or, il se trouve que les pavés constituent un fantastique outil de sélection darwiniste : après une centaine de kilomètres sur des pavés, seuls survivent les vélos les plus robustes, les plus endurants, les meixu entretenus. Les meilleurs, quoi !

    4) Pour une raison sociale. Il reste en Belgique quelques entreprises spécialisées dans la fabrication de pavés, quelques ouvriers paveurs qui disposent d’un grand-savoir faire en la matière, transmis depuis des générations. Non seulement il est important de préserver l’emploi dans ce secteur, mais nous devons surtout garder à l’esprit cette donnée : pour tracer une route en asphalte, il faut moins de main d’oeuvre que pour paver une rue de même longueur. La société socialiste est une société en pavés !

    • Je ne plaide pas pour la disparition des pavés qui, je suis d’accord avec toi, participent à l’ambiance et aux paysages de certains quartiers. Je demande simplement qu’on prévoie des « bande-conforts » là où il y a des pavés. On fait bien les trottoirs en « plat », on peut aussi prévoir des pistes cyclables. Tu ne vas pas me dire que prévoir un ou deux mètres de bande-confort devant le palais royal à Bruxelles (et ses légendaires pavés, qui ont par ailleurs foutu en l’air une armée de bus de la STIB, sans parler de leurs occupants) gâcherait le paysage et ferait perdre leur emploi aux paveurs ?

      Pour le reste, tu fais très bien l’argumentaire toi-même : les pavés détruisent les bécanes et ceux qui les montent, ce qui suffit en soi à acter qu’il y a un problèle. J’ajouterai que les pavés sont littéralement rhédibitoires pour une partie significative de la population (notamment les personnes moins jeunes que toi et moi) qui serait pourtant susceptible d’adopter le vélo si on lui facilitait un peu la vie. Vu l’enjeu social (le vélo, c’est la convivialité retrouvée), sanitaire (la fin de l’épidémie d’obésité), climatique (euh oui, climatique), environnemental (aah, abolir les particules de diesel dans l’atmosphère),... il me semble que ça vaut la peine de s’en préoccuper.

      Non ?

    • Je voudrais ajouter deux arguments qui me semblent pertinents quant au choix du revêtement de nos chaussées.

      Outre le côté convivial et chaleureux que les pavés donnent à nos vieux quartiers, ils présentent également l’énorme avantage de pouvoir être ôtés puis réinstallés sans laisser la moindre trace de l’opération. Lorsqu’on n’a pas les mêmes moyens que nos voisins flamands, on a droit à des bitumes parsemés de pansements aussi disgracieux qu’inconfortables résultat des innombrables interventions des nos dévouées intercommunales.

      Ceci dit, pour habiter dans une rue pavée, je peux vous assurer qu’au delà de 30km/h le bruit des véhicules commence à devenir très irritant. Remerciement tout particulier à tous les conducteurs de 4X4 !!!

      J’espère ainsi faire avancer un débat plus important qu’on ne pourrait le croire.

      Au plaisir,