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Des Bulles

Emerveillements, énervements,... carnets cathartiques

En bref

30/06 — Masse critique simultanée à Liège et à Bruxelles

Ce samedi 5 juillet, premier jour des soldes, on organise, avec pleins de monde (Gracq, Bruxelles Air Libre, StopCHB, ACC, Cyclonudista, Grappe, IEB, Respire et quelques autres), une masse critique simultanée à Liège et à Bruxelles pour parler, nous aussi, du « pouvoir d’achat ». Plus précisément pour défendre l’idée que la solution au problème du « pouvoir d’achat » ne se trouve pas dans la réduction de la fiscalité sur les énergies fossiles ou dans la subvention aux comportements énergivores mais dans un changement profond de notre mode de vie et dans une meilleure répartition des richesses.

Le rendez-vous est donné à 14h : les Bruxellois se retrouveront place de la Monnaie et les Liégeois sur l’esplanade St Léonard.

Et merci à Titom pour l’affiche.

 

14/01 — Clause de sauvegarde sur les OGM : que fait la Belgique ?

C’est une victoire très significative que vient d’obtenir le grand mouvement anti-OGM en France. C’est acquis depuis ce week-end : après l’Autriche, la Hongrie et la Grèce, la république française vient d’activer à l’encontre du maïs MON810 de la société Monsanto la « clause de sauvegarde » qui permet, dans la législation européenne à un Etat membre d’interdire la culture d’OGM sur son territoire.

Par cette décision, les risques considérables que représentent les OGM pour la santé, pour l’agriculture traditionnelle et pour la biodiversité sont enfin reconnus par les autorités françaises. Même si ce n’est qu’une étape dans le processus qui permettra de les éradiquer, c’est un événement majeur dans la lutte contre cette technologie intrinsèquement nuisible.

On espère qu’une amnistie suivra pour les « faucheurs volontaires » qui se sont fait condamner par centaines au motif que — selon certains juges — leur combat n’était pas justifié scientifiquement. Il est temps de reconnaître que le mouvement anti-OGM joue un rôle majeur pour la défense de notre avenir. Ce sont des lanceurs d’alerte, nous devons leur être reconnaissant de leur combat et des risques qu’ils ont pris pour le mener face à la mafia de l’agro-business dont les moyens sont inversément proportionnels à leur utilité sociale.

Question : et en Belgique, que se passe-t-il ? Ne serait-il pas temps de demander à notre « gouvernement intérimaire » d’activer lui aussi la clause de sauvegarde ? Ceci est d’autant plus d’actualité qu’on a appris dernièrement qu’un nouveau projet de plantation d’OGM (des peupliers ce coup-ci) a fait l’objet d’une demande d’autorisation (à ce sujet, lire le blog de Brigitte Leonet).

Photo : Bol de soupe après la grève de la faim, devant « le ministère de la crise du Logement », rue de la Banque, à Paris, le 12 janvier 2008.

 

2/08 — La « démarche de l’après-croissance » à Liège

Ces lundi 6, mardi 7 et mercredi 8 août, les marcheurs de la « démarche de l’après-croissance » arrivent à Liège, après un périple qui les a vu partir (à pied) de Maubeuge le 14 juillet |1|. Des explications ainsi que le programme détaillé des activités est disponible en ligne sur le site d’À Contre Courant. Je pense que les débats et projections proposées (sur des thèmes comme la réduction du temps de travail, les monnaies locales, la garantie de revenu, les SEL, l’agriculture, le développement,...) seront vraiment intéressantes et que si vous en avez l’occasion, ça vaut la peine d’y participer.

Pour ma part, je participe à la table ronde du mardi et j’attire particulièrement votre attention sur l’excellent film de Jean Druon, Alerte à Babylone, dont le propos est résumé en une phrase de Bernard Charbonneau : « Et les coûts de Mégalopolis grandissent encore plus vite que sa taille. À tout prix il faut faire venir plus d’énergie, plus d’eau. Il faut assurer le transport des vivants. Mégalopolis est une cité assiégée, mais elle ne l’est que par sa propre masse. Aussi ne peut-elle être sauvée que par le sacrifice chaque jour plus poussé de ses libertés. » Ce film sera projeté le mercredi 8 août et je vous le recommande chaudement. Si vous n’avez pas la possibilité de le voir, si vous en avez les moyens et que le sujet vous intéresse, je vous suggère fortement d’acheter le DVD en ligne sur le site du diffuseur Voir & Agir. Il est essentiel que les producteurs de ces films de résistance puissent financer leurs projets et éventuellement (soyons fous) augmenter un peu l’audience de leurs films.

|1| Selon une habitude qui, renouant avec de grands précédents historiques, commence à se généraliser dans le mouvement de la décroissance.

 

1er/06 — Pacte contre Hulot

Ça y est les anticorps commencent à se diffuser contre l’écologie en hélicoptère, contre l’écologie-TF1, contre l’écologie sponsorisée par les multinationales, ainsi que j’en avais dit quelques mots il y a peu. Signez-le, diffusez-le, propagez-le, c’est le Pacte contre Hulot.

Ça permettra peut-être à certaines personnes de se rendre compte que la sauvergarde de notre planète passera par une remise en cause profonde du système, en particulier par le renoncement au productivisme et, par conséquent, à la réduction drastique des sphères d’influence laissées au capitalisme.

Ça permettra aussi de dire et de répéter que, contraitrement à ce que Hulot promeut, le combat écologiste est d’abord un combat collectif, et non le choix individuel par chaque individu de quelques mesures écologiques |1|. Ce qu’il faut faire, ce n’est pas tant exiger de chacun qu’il cesse de polluer qu’organiser en commun le transfert modal, convertir notre économie aux nouvelles contraintes qui s’imposent. Ça ne sert à rien de dire aux gens d’abandonner leur voiture et de prendre les transports en commun si on de développe pas en même temps de façon très importante les transports en commun et si on n’organise pas la fiscalité pour que le choix plus écologique soit aussi (réellement) le plus avantageux.

|1| Même si bien sûr, l’action individuelle aura un rôle aussi et si certains comportements particulièrement irresponsables — par exemple se déplacer en hélicoptère comme le fait Nicolas Hulot — doivent être stigmatisés et abolis.

 

Ecologie

vendredi 15 février 2008

Soufflets pour l’éolien ?

Les critiques se sont multipliées, dernièrement, à l’encontre de l’énergie éolienne, désormais ouvertement vilipendée par des associations organisées à cette seule fin. Jusqu’à l’éminent Hervé Kempf y est allé, ce jeudi, d’une saillie attérante dans Le Monde après que Martine Betti-Cusso ait fait de même dans un kilométrique et alarmiste papier dans Le Figaro Magazine. Ceci m’incite à dire deux mots de la question.

Actons tout d’abord avec Kempf que, bien évidemment, la première chose à faire lorsqu’on parle d’énergie, c’est de se préoccuper de la réduction de la consommation. Le principal gisement d’énergie se trouve, ainsi que l’explique l’association Negawatt, dans notre propre — et excessive — consommation d’énergie. Il devrait y avoir consensus sur ce point. Reste que, cela acquis, même dans une société post-carbone et post-nucléaire où l’on ne consommera plus d’énergies fossiles, nous aurons toujours besoin d’énergie. L’éolien et les autres formes d’énergie renouvelable seront alors indispensables.

Si jusqu’il y (...) [lire la suite]

Ce billet est long de 5 600 signes. Il a suscité seize réactions.

vendredi 11 janvier 2008

Quelle réponse à l’augmentation des prix de l’énergie ?

Je reçois pas mal de courriels ces jours-ci m’invitant à signer des pétitions cherchant à « lutter » contre l’augmentation du prix de l’énergie. Il y est principalement question de demander des subventions à la consommation, sous diverses formes (primes diverses, réductions de la fiscalité, etc). Je peux comprendre. Mais je ne veux pas signer. Pour une raison très simple qu’il serait bon que tout le monde comprenne : ces mesures — très coûteuses pour les pouvoirs publics au demeurant — ne sont qu’emplâtre sur jambe de bois. Pire : elles constituent des subventions indirectes aux multinationales pétrolières et — en incitant à la consommation (et donc en renforçant la demande) — elles aggravent in fine la situation.

La question théorique sous-jacente est celle du caractère plus ou moins incontournable du marché comme forme d’arbitrage de l’allocation des ressources. Pour ma part, si je refuse de considérer le marché comme naturel ou irremplaçable, je ne pense pas non plus que l’économie soit nécessairement (...) [lire la suite]

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dimanche 16 septembre 2007

À Francorchamps, le vent tourne

Ce dimanche — difficile d’y échapper — aura donc lieu le grand prix de Belgique de Formule 1. Si l’aspect « sportif » de la chose me laisse, je dois bien le dire, de marbre, je porte par contre l’intérêt le plus vif aux diverses tractations politiques, spéculations économiques et autres jeux de pouvoir qui entourent cet événement — même si ce que j’en perçois n’est de toute évidence que la partie émergée d’un iceberg de fameuse dimension. Et, malgré le relatif unanimisme politique et médiatique qui entoure l’objet, il me semble avec plaisir déceler les signes assez nets d’un revirement en sa défaveur au sein de la population. Pour juger de l’évolution de la situation, que l’on se rappelle, il y a trois ou quatre ans, les campagnes de presse haineuses qui avaient pris pour cible les rares personnes qui s’opposaient à ce qu’on fasse n’importe quoi pour « avoir la F1 ». Aux premiers rangs des insoumis d’alors, le parti écologiste francophone — le seul à ne pas avoir cédé à l’hystérie — s’en était pris plein (...) [lire la suite]

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