Voici la traduction d’un extrait d’une interview de Francesco Cossiga , ancien président du conseil et président italien, parue dans le journal Quotidiano Nazionale le 23 octobre dernier.

Cette interview est à replacer dans le contexte de la très importante mobilisation du monde de l’enseignement italien qui a lieu depuis un mois en réaction aux coupes budgétaires (7,8 milliards d’euros, 87.000 suppressions de postes d’enseignants) décidées par le gouvernement Berlusconi. La reforme de la ministre Mariastella Gelmini prévoit la diminution de l’horaire scolaire dans le primaire, le passage à un enseignant unique par classe et la fermeture des petites écoles. Les universités sont également concernées : réductions d’effectifs et privatisations à peine déguisées sont notamment prévues.

Dans de nombreuses villes italiennes, étudiants, lycéens, professeurs et parents d’élèves se mobilisent contre la réforme. Voir par exemple l’article de Salvatore Aloïse dans Le Monde de demain.

« Il faut les arrêter. Le (...) [lire la suite]