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Des Bulles

Emerveillements, énervements,... carnets cathartiques

En bref

28/10 — Clientélisme à tous les étages

À voir, cette vidéo due à Diederick Legrain sur NamurDirect. Le président du parlement wallon José Happart y explique sa vision de la relation de confiance qu’il convient d’instaurer entre un élu et la population.

Puis, avant de tirer des conclusions trop hâtives sur la vieille garde du PS, jeter un oeil à cette citation de Paul Magnette, nouveau ministre wallon, relevée par Pan. Répondant à la question de savoir s’il défend suffisamment les intérêts de Charleroi, le nouvel et non moins putatif homme fort socialiste de Charleroi (par décret du boulevard), parangon proclamé de la rénovation, déclarer ceci.

« Qu’on me juge sur mes actes. J’ai mis en place, au sein de mon cabinet, une cellule pour défendre les intérêts de Charleroi »

Commentaire de Pan :

Outre que le contribuable sera enchanté d’apprendre que ses deniers destinés à la gestion gouvernementale servent à la promotion électorale d’un ministre, on est estomaqués par tel aveu. Qui a dit « rénovation » ?

Faut-il vraiment épiloguer ?

 

19/06 — La Daerden connection garde la main

Alors que les inculpations tombent les unes après les autres à Charleroi (le président du CPAS Marc Parmentier aujourd’hui, le bourgmestre Léon Casaert hier, l’ancien échevin André Liesse vendredi), évoquant irréstiblement la séquence des inculpations dans le film Z, de Costa-Gavras ; alors que les supputations vont bon train sur le nom de celui ou celle qui sera amené à succéder à Elio Di Rupo à la tête du gouvernement wallon et qu’évidemment la clique-à-Daerden espère que son champion pourra occuper l’élysette grâce aux voix de préférence obtenues le 10 juin |1|, une information a peut-être échappé à l’attention de certains d’entre vous. Elle concerne le marché de la révision des comptes des principales intercommunales liégeoises, marchés dont Le Soir annonçait hier sous la plume de Laurence Wauters que la plupart viennent d’être versés dans l’escarcelle du cabinet DC&Co, celui-là même que nous vilipendions dans ces pages il y a quelques jours, qui appartient à la famille Daerden et a de ce fait longuement défrayé la chronique en raison de la confusion des genres qu’il y a à être à la fois homme politique et réviseur des comptes de structures publiques, juge et partie.

On est loin, très loin, des bonnes intentions affichées avant les élections. Même si tout cela n’est pas illégal (mais, répétons-le, l’éthique et le droit sont deux choses différentes), la mainmise de la mafia Daerden sur la chose publique en région liégeoise perdure, encore et encore. Willy Demeyer a beau, toujours selon Le Soir, s’inquiéter — à raison — et considérer — c’est bien le moins — que « ce monopole donne une mauvaise image de notre fédération », il est évident que le président de la fédération liégeoise du PS n’a pas les moyens ou la volonté de mettre un terme à ces pratiques.

|1| Notez que si ces voix de préférence sont nombreuses, on pourra relativiser en remarquant que le ratio du nombre de voix obtenues par affiche placardée risque, dans le cas de M. Daerden, d’être particulièrement catastrophique.

 

3/10 — François Houtart candidat

Chuperpaco attire mon attention sur cette information qui m’avait, je dois bien le dire, échappé : François Houtart est candidat sur la liste socialiste à Ottignies-Louvain-la-Neuve. Pas banal du tout du tout, comme info. Pour ceux qui ne le connaissent pas, lire la page que lui consacre Wikipédia.

 

18/09 — Les compétences linguistiques de José Happart

Citation de José Happart, dans Le Soir d’aujourd’hui, au sujet de la « petite phrase » (lamentable, mais c’est une autre histoire) du ministre-président flamdand Yves Leterme dans Libé sur les « capacités intellectuelles » des francophones à apprendre le néérlandais : « Si au lieu de nous déblatérer et de nous couvrir de reproches de tout genre, certain porte-parole éminent choisissait d’être sympathique, ouvert et tolérant, alors se créerait chez nous une envie de l’apprendre ».

Outre qu’il est lui-même un grand praticien d’une attitude « sympathique, ouvert[e] et tolérant[e] » à l’égard de l’autre communauté de pays, lui qui a toujours refusé d’apprendre le néérlandais alors qu’il prétendait diriger une commune où la minorité (entre-temps devenue majorité) flamande était tout à fait significative, M. Happart démontre ici — une fois de plus, diront les langues (encore) plus aigues que la mienne — qu’à son absence de connaissance du néérlandais, on peut ajouter une connaissance du français franchement approximative |1|. Apprenez donc, Monsieur le président du Conseil régional wallon, que « déblatérer » est un verbe intransitif !

|1| Les observateurs attentifs ajouteront que c’est sans doute un problème de famille : on se souvient en effet que Jean-Marie Happart, frère de José, s’est quant à lui illustré il y a peu par sa méconnaissance de l’anglais, en signant au nom de l’intercommunale du circuit de Spa-Francorchamps un contrat léonin (au profit de l’organisateur des courses de formule 1) rédigé dans cette langue, contrat dont il ne comprenait tout simplement pas les termes.

 

Parti socialiste

dimanche 17 février 2008

Gratuité des transports publics, ça bouge un peu

La bonne idée de la semaine écoulée, une fois n’est pas coutume, vient du PS. « [...] la confection d’un budget, écrit Elio Di Rupo sur son blog, c’est aussi l’occasion d’être volontariste dans les domaines de société. Une mesure qui combinerait, selon moi, diminution du coût de la vie, mobilité harmonieuse et volontarisme environnemental serait de rendre les transports en communs, et notamment, le trafic national passagers de la SNCB entièrement gratuit. » Il précise sa pensée dans une interview au journal Métro : « il faut tendre vers la gratuité tout simplement parce qu’on ne pourra pas résoudre les problèmes climatiques et d’encombrements de nos routes sans passer par là », ajoutant encore que « dans les cinq à dix années qui viennent, il faudra entamer une réflexion plus fondamentale sur le chemin de fer et les transports en commun. » (via Belga)

Faut-il le dire, je suis à 100% d’accord.

Oui, la gratuité des transports en commun est une mesure de bon sens dans le contexte actuel, susceptible de contribuer (...) [lire la suite]

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mardi 29 janvier 2008

Charleroi, entretien avec Luc Delval et Dominique Cabiaux

J’ai eu l’occasion, le 6 octobre dernier, de réaliser avec Marc Jacquemain un entretien de deux personnalités carolorégiennes : Luc Delval, ancien journaliste et responsable culturel et animateur du site charleroi-democratie.be (lequel site est pour le moment en sommeil) et Dominique Cabiaux, responsable syndical (CSC). Il était question de la situation de la ville de Charleroi. Une version réduite de ce (très) long entretien, accompagnée de deux autres articles sur Charleroi, paraîtra dans le prochain numéro de la revue Politique (février). Il m’a cependant semblé intéressant de vous livrer une version extensive, relativement brute de décoffrage.

FS : Partons peut-être de l’histoire récente. La ville de Charleroi demeure à bien des égards le produit d’une importante fusion de communes...

LD : Oui, Charleroi a été constituée par la fusion de 15 anciennes communes. Ça a été la plus grosse fusion de Wallonie, tant par le nombre de communes que par la population concernée. À l’époque, la critique qui est (...) [lire la suite]

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jeudi 5 juillet 2007

Plongée dans un chaudron rouge

Je me suis retrouvé, hier soir et de façon assez fortuite, dans un débat interne du PS, à Liège, entre Jean-Pierre De Clercq et Elio Di Rupo (!). J’y vendais une revue à l’entrée de la salle et j’ai pu en profiter pour m’incruster discrètement. C’était particulièrement édifiant. Pour venir écouter un débat sans enjeu au mois de juillet, une foule conséquente se pressait : 500 ou 600 personnes au bas mot dans une salle trop petite, suffocante de chaleur, des gens massés aux portes, comprimés les uns sur les autres dans les coursives, pour saisir quelques bribes. Malgré la crise, la tension, qui sont très perceptibles, il règne une ambiance très chaleureuse, grasse, familiale, endogame. D’autre que lui-même, le parti ne connaît et ne reconnaît que « la droite ». Qui n’est pas avec nous est contre nous est très clairement le message qui passe. Quand je présente la revue aux personnes qui s’arrêtent à mon stand, je parle de gauche plurielle, on reste poli, mais le concept est manifestement incongru pour plusieurs de (...) [lire la suite]

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mardi 12 juin 2007

Il faut sauver le Parti socialiste

Je m’amuse de constater que les quelques banderilles virtuelles que j’ai placées ces derniers temps dans l’arrière-train de certaines figures du PS (avec une prédilection avouée pour les pompeux cornichons comme José Happart ou les pourris comme Michel Daerden) m’ont valu l’acrimonie parfois très acérée de quelques militants du PS venus flâner dans les environs de ces modestes carnets. L’un d’entre eux, particulièrement remonté, a même émis l’hypothèse un peu précipitée que je serais payé par Didier Reynders. Je dois dire que si la perspective d’être rémunéré pour tenir ces chroniques ne me déplairaît pas, loin de là et si j’aimerais beaucoup par ailleurs compter parmi mes lecteurs une personnalité comme Didier Reynders (à qui j’ai la fatuité de croire que cette lecture pourrait ne pas faire que du tort), je veille bien entendu à conserver toute l’indépendance requise à l’exercice du commentaire politique.

Bref, à en croire certains intervenants, je n’aurais de cesse de faire du tort au Parti socialiste. Telle (...) [lire la suite]

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jeudi 7 juin 2007

Dix bonnes raisons de ne pas voter pour Michel Daerden

Alors que nous ne sommes plus qu’à quelques jours du scrutin du 10 juin, j’aimerais lancer un appel à mes concitoyens liégeois qui seraient éventuellement tentés de voter pour la tête de liste du PS, M. Daerden : renoncez à ce dessein funeste, prenez conscience des abîmes dans lesquels cet acte irresponsable pourra nous plonger, tous autant nous sommes à habiter cette région.

Sentez-vous libre de voter pour le parti de votre choix, mais, de grâce, évitez de reconduire les plus pâles, les plus lâches. Et, très particulièrement, évitez de donner à M. Michel Daerden un score qui le rendrait incontournable dans le jeu politique liégeois. Si vous tenez absolument à voter pour le PS, évitez la case de tête et la tête de liste et choisissez quelqu’un qui n’a pas démérité. Que sais-je ? Lisez les « bulletins » que les journaux ont dressé des parlementaires et qui me semblent plutôt corrects. Tenez, par exemple, selon Pan, qui sait généralement de quoi il parle, le meilleur des députés socialistes s’appelle Thierry (...) [lire la suite]

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vendredi 1er juin 2007

Le prurit récurrent des « affaires » à Charleroi, problèmes et solution

La ville de Charleroi, et toute la Belgique avec elle, n’en finit plus de trésauter (de préférence à l’approche d’échéances électorales) des convulsions pathétiques auxquelles donne lieu la révélation judiciaire des malversations (passées, du moins on l’espère) du système de pouvoir que la majorité absolue « socialiste » a fait peser sur cette ville durant de très longues années. Aujourd’hui, à la suite d’une énième inculpation, celle du désormais démissionnaire échevin de l’enseignement Jean-Pol Demacq — l’une des personnalités phares de l’ancien système de pouvoir carolo —, la ville n’a plus de majorité et on se demande bien ce qui va pouvoir advenir.

Cette situation appelle à mon avis trois types de considérations.

L’éthique réduite à la justice

Il faut d’abord souligner que le drame de Charleroi, ce n’est pas tant que se succèdent les ondes de choc judiciaires du curretage forcé du cloaque socialiste, c’est l’incapacité plus ou moins généralisée à poser la question de l’éthique autrement que sur un plan (...) [lire la suite]

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vendredi 30 mars 2007

À propos de la communauté urbaine liégeoise

Le sujet, depuis fort longtemps, revient régulièrement à la surface la question de la communauté urbaine liégeoise, véritable serpent de mer, ne faisant une apparition que pour mieux replonger dans les profondeurs abyssales où l’espace public cesse de l’être et où personne n’est capable de suivre ses évolutions bizarres. Cette question est pourtant de toute première importance pour l’avenir des Liégeois — des habitants de la grande agglomération liégeoise mais surtout, disons les choses comme elles sont, des habitants de la ville de Liège.

En effet, lors de la fusion des communes des années septante, qui vit le nombre de communes belges passer de 2 359 à 596, là où des entités comme Charleroi, Mons ou Namur ont vu, après la fusion, leurs frontières administratives respectives coïncider avec leurs réalité urbaine (et parfois bien au-delà), le cas de Liège reste celui d’une fusion ratée. La ville de Liège, coeur de l’agglomération, ne compte en effet qu’un peu moins de 200 000 habitants sur les plus de (...) [lire la suite]

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vendredi 3 novembre 2006

José Happart est trop lourd

Une anecdote (on l’espère, du moins) ubuesque dans la saga Jet4You.

Pour rappel cette société aérienne low-cost marocaine vient de lancer une liaison régulière entre la Wallonie et Casablanca et a décidé déservir les aéroports de Charleroi ET Liège, au motif que la piste de l’aéroport de Charleroi n’est pas assez longue pour permettre à l’engin de décoller à pleine charge, ce qui impose un passage par Liège. Tout cela est évidemment une véritable, ahurissante, époustouflifiante hérésie environnementale. Quelques réactions n’ont donc pas tardé à se faire entendre et, devant l’énormité de la chose, une réaction politique a eu lieu, notamment de la part du ministre wallon André Antoine, en charge des aéroports wallons, qui a décidé d’interdire la manoeuvre controversée à la société Jet4You, qui finalement ne désservira donc plus qu’un seul des deux aéroports (lire le blog de Pierre Ozer pour une chronique détaillée de l’affaire).

Tout cela est bel et bon — infiniment insuffisant bien sûr, mais on peut néanmoins se (...) [lire la suite]

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vendredi 13 octobre 2006

À Ans, « on fête bien ça »

Tout le monde est désormais au courant, même si c’est loin d’être la première et loin d’être la dernière fois qu’on assiste à ce genre de scènes : Michel Daerden, multi-ministre (PS) et grand vainqueur des élections dans la commune d’Ans — 4150 voix personnelles et 52,76 % pour son parti, quand même —, était complètement ivre dimanche soir. Les vidéos de ses interventions télévisées ont été enregistrées et placées sur le net par quelque internaute facétieux et ont circulé à la vitesse de l’éclair dans les heures qui ont suivi (j’ai personnellement reçu une bonne vingtaine de mails me donnant les url de ces vidéos sur le net). Au point que la simple diffusion via Internet de ces prestations théâtrales d’un genre un peu particulier est devenue un phénomène médiatique en soi.

Dans la mesure où cet épisode n’est que le énième avatar d’une longue série, je dois dire que je me sens assez interpellé par le comportement de divers acteurs dans cette affaire, choqué même par la bienveillance un peu trop générale que cet (...) [lire la suite]

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lundi 9 octobre 2006

À propos des résultats des communales

L’essentiel des résultats électoraux des communales et provinciales de ce dimanche 8 octobre sont désormais connus. Ils sont, dans leurs contrastes, riches d’enseignements, me semble-t-il. Commentaire de quelques éléments saillants.

Tendances générales

Personnalisation. La première chose à souligner, à mon avis, est que, en Wallonie, la tendance à la personnalisation du scrutin sort clairement renforcée de la réforme électorale (wallonne) selon laquelle l’élection du bourgmestre se décide mécaniquement selon les voix de préférence des uns et des autres, ce qui oblige les partis, quand bien même ils ne le voudraient pas, à concentrer encore plus d’énergies et à donner plus de visibilité à leur tête de liste. Cet effet explique sans doute en bonne partie les scores très élevés que réalisent par exemple Willy Demeyer et Didier Reynders à Liège. L’un et l’autre campaient en effet la posture du « candidat au mayorat » (quoique, pour le second, ce fut de manière purement virtuelle). Cette personnalisation (...) [lire la suite]

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mercredi 9 novembre 2005

Impromptu : le népotisme (suite), anecdote

Discussion tout à l’heure avec quelques potes dans une rue du centre de Liège, à deux pas de l’université. La discussion arrive sur les « fils de » en politique (dont j’ai d’ailleurs justement parlé ici il y a quelques jours) et le scandale que représente le bombardement de la progéniture des gros bras de la politique aux principaux postes à responsabilité en Belgique. Blablabla, rien de très original, en plus on est tous franchement d’accord (ben oui), alors on a sans doute l’air heureux de cette unanimité. S’ensuit un petit dialogue dont je ne me prive pas de vous rapporter la teneur.

Passe un gros personnage, ivre, juste à côté de nous. En nous croisant, il ralentit, marche encore quelques mètres, s’arrête (on se dit qu’il a besoin de vomir), fait demi-tour brusquement, revient vers nous au pas de charge et nous apostrophe sans préambule :

— Vous parlez de qui là ? nous demande-t-il d’un ton plutôt jovial qu’agressif

— Des « fils de » qui se font bombarder en politique, répond l’un de mes compères, (...) [lire la suite]

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lundi 17 octobre 2005

Le népotisme, encore et toujours

Comme le disait ce bon vieux Jean-Édern Hallier, qui n’avait pas son pareil pour conspuer les outrages des puissants, « Le népotisme, c’est la structure intime de la société secrète. Il est ce qui fait que la Nation a cessé d’être démocratique. Il interdit aux uns de s’élever — ceux qui ne sont pas de la famille —, et il permet aux autres de tenir les leviers de commande... Lévi-Strauss vous dirait que c’est de l’endogamie, la manière dont les tribus indiennes sont presque toutes mortes de consanguinité, les règles de l’échange ne fonctionnent plus... Le népotisme c’est l’ultime régression. »

Une fois encore, le remaniement ministériel de ce week-end nous donne le spectacle affligeant de ce qui est devenu l’habitude et la normalité en politique belge : quand telle « place » se libère, il y a une chance sur deux — voire plus — qu’elle soit occupée par un « fils de » (ou en l’occurrence une « fille de »).

Le roi des Belges, ce brave homme, a — selon la terminologie en usage — « accepté » ce dimanche la (...) [lire la suite]

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mardi 27 septembre 2005

Affaire de la « Carolo », quelles leçons ?

Tout qui suit un peu l’actualité belge l’aura remarqué, une grosse affaire d’abus de biens sociaux ébranle depuis quelques jours le landerneau politique wallon. L’« affaire de la Carolorégienne », du nom de la société de logement social de Charleroi dont plusieurs administrateurs sont soupçonnés d’avoir abusé des largesses, au-delà du scandale en lui-même, est riche d’enseignements et risque — malgré les années qui se sont écoulées avant que l’affaire n’arrive dans les médias et que le scandale éclate — d’avoir quelques conséquences positives.

— Premier constat, la toute-puissance du président du parti socialiste Elio Di Rupo sort confirmée sinon renforcée de cet affrontement. Dans un premier temps, les responsables locaux de Charleroi n’avaient exigés des fautifs — par ailleurs échevins de la ville de Charleroi — que leur démission du conseil d’administration de ladite société de logement. Cette sanction pour le moins légère faisait craindre les pires réminiscences de la culture du « on-s’arrange-entre-nous (...) [lire la suite]

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vendredi 25 mars 2005

Affaire Lizin, ça commence à bien faire

Hier soir se tenait le conseil communal de la ville de Huy — dont la très controversée Anne-Marie Lizin est bourgmestre —, convoqué pour entendre les explications de sa bourgmestre au sujet de la lettre envoyée par celle-ci à une magistrate dans une affaire de garde d’enfants.

Rétroactes

Rappelons brièvement les faits. Anne-Marie Lizin, qui en plus de sa fonction maïorale hutoise assume également la présidence du Sénat — ce qui fait d’elle rien moins que le troisième personnage de l’état dans l’ordre protocolaire — a écrit un courrier à une magistrate pour tenter de l’influencer dans une affaire dont celle-ci avait la charge et qui concerne une citoyenne hutoise. Malgré l’affront évident subi dans cette affaire par l’état de droit et le principe fondamental de la séparation des pouvoirs, souligné unanimement par toute la presse, malgré les appels nombreux à la démission lancés depuis les bancs de l’opposition ou depuis les principaux titres de la presse, malgré que l’affaire ait fait vaciller la majorité (...) [lire la suite]

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samedi 11 décembre 2004

Sur l’« affaire » Marie Arena

Qu’est-ce qui a piqué les journalistes ? Depuis une semaine, parmi les principaux organes de presse du pays, c’est à qui mettra la plus grande photo à la Une, à qui pondra le plus grand nombre de colonnes. L’« affaire » Arena est LE sujet du moment. Mis à part la très dirupienne Bénédicte Vaes, du « Soir », qui s’acharnait, hier soir au « club de la presse » de la RTBF, à dédramatiser le problème avec une admirable bonne volonté, c’est tout simplement la curée.

De quoi s’agit-il ? Ca vaut quand même la peine de l’expliquer : j’ose espérer que tout le monde n’est pas pris dans ce micro-tourbillon médiatique. Et puis de toute façon, si quelqu’un lit ceci dans un an, tout sera oublié, donc je vais reprendre l’histoire à zéro (et puis, s’il devait arriver que quelque lecteur étranger, saisi d’une envie d’exotisme, vienne à lire ces lignes, la moindre des courtoisies est de lui permettre de saisir de quoi il retourne).

Tout commence par une success-story socialiste. Marie Arena est une jeune fille issue d’un milieu « (...) [lire la suite]

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