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Des Bulles

Emerveillements, énervements,... carnets cathartiques

En bref

7/08 — À propos de la privatisation de La Poste

Entre autres choses, on trouvera dans la rubrique « débats » du journal du mardi |1| qui paraît ce jour un article que je signe avec Pierre Eyben à propos de la privatisation de la poste et de la « libéralisation » européenne du secteur. Beaucoup de choses restent à dire sur la question, mais cet article permettra sans doute à ceux qui se sont peu intéressés à l’affaire d’avoir un aperçu de la situation.

J’en profite pour vous suggérer d’acheter ce sympathique canard, qui ne coûte que deux euros pour une cinquantaine de pages dans lesquelles on trouve souvent de bons papiers. La liberté de la presse n’existe pas sans un financement par les lecteurs — et c’est particulièrement valable dans le cas du JDM.

|1| Dont le site web semble fort regrettablement être tombé en rade.

 

Libéralisme

mardi 19 juin 2007

« Libéralisation » de la Poste

Ce qui devait être sera : la commission concernée du parlement européen vient de trouver un accord sur la « libéralisation » totale des services postaux, qui devrait désormais entrer en vigueur en 2011. On notera que cette position a été soutenue par 38 voix (contre 6), celles, bien entendu de la droite — libéraux-démocrates (où siège notamment le MR) et Parti populaire européen (où siège notamment le CDH) —, mais également celles du Parti socialiste européen. Seuls les Verts et les Communistes ont voté contre. Pour illustrer le niveau d’ambition sociale du groupe social-démocrate, on retiendra que, selon Le Monde, le « socialiste » (sic) flamand Saïd El Khadraoui ne craint pas de se déclarer « heureux d’avoir limité les dégâts », en obtenant que cette échéance intervienne deux ans plus tard que ne le souhaitait la Commission. Comment peut-on atteindre à pareille déchéance ?

Pas le temps de longuement épiloguer sur cette chute attendue. Simplement dire que je ressens tout cela comme une violence insoutenable. (...) [lire la suite]

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mardi 24 octobre 2006

Sur la « libéralisation » du marché de l’énergie

Une fois n’est pas coutume, je publie ici un texte qui n’est pas de moi. Il est de Thomas Berns, philosophe à l’ULB, et dit les choses beaucoup mieux que je ne saurais les dire. Il est paru en tant que « carte blanche » dans le journal « Le Soir » de ce jour.

Carte blanche

Ne serons-nous que des individus libres, qui choisissent seuls ce qu’ils consomment ?

Depuis quelques semaines, la libéralisation de certains marchés, portant sur des choses autrefois considérées comme publiques, montre son vrai visage. Rien de monstrueux sans doute, mais du moins est-ce un visage concret qu’on peut confronter à celui auquel on était habitué, qu’on peut même regarder comme un reflet de nous-mêmes. Car c’est de nous — usagers, consommateurs, dépendants... — qu’il faut parler : voir ce que nous devenons et comment nous sommes transformés suite à ces grands gestes présentés comme inexorables.

Je dois choisir mon fournisseur d’électricité. Cette idée de choix est omniprésente, un choix individuel et libre : dans les (...) [lire la suite]

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dimanche 17 septembre 2006

L’UPTR et le libéralisme

Un des critères les plus parlants pour faire la différence entre les deux concepts que sont le libéralisme et le capitalisme — distinction extrêmement importante à mon avis, et trop souvent négligée voire carrément niée dans les milieux alter — c’est de constater que le capitalisme ne se conforme aux règles du libéralisme que quand ça l’arrange — c’est-à-dire finalement assez peu souvent — et que le libéralisme ne lui sert la plupart du temps que de couverture idéologique, de paravent intellectuel, utilisé pourtant de façon très peu crédible si l’on prend la peine de s’y attarder un instant.

Car le libéralisme a beau avoir beaucoup de défauts, il n’est pas totalement dépourvu de mécanismes régulateurs : basiquement, le prix sur le marché est sensé modifier les comportements des acteurs (rationnels, les acteurs), de façon à opérer une réallocation permanente des ressources en fonction des conditions de la production. C’est ce type d’arguments que les « vrais » libéraux utilisent pour expliquer que l’écologie « (...) [lire la suite]

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vendredi 4 novembre 2005

Du concept de « déficit » en milieu ferroviaire

Assez régulièrement, les sociétés de chemin de fer publient des chiffres dans lesquels elles affirment que telle ou telle ligne n’est « pas rentable » ou encore expliquent que de tout leur réseau, seules quelques lignes importantes sont « rentables ». Ces deux alternatives signifient que les recettes perçues pour les voyageurs se déplaçant sur les lignes en question sont respectivement inférieures ou supérieures aux coûts d’exploitation (auxquels s’ajoutent souvent l’amortissement des investissements qui ont été nécessaires pour les construire ou les rénover). Les journaux relaient le plus souvent cette terminologie sans beaucoup la mettre en question. Conçue de cette façon, la notion de « rentabilité » est cependant suspecte et mérite d’être approfondie.

Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que l’organisation d’un réseau de transports en commun ne peut se comprendre et se penser uniquement de façon atomique, en disséquant le réseau en morceaux et en jaugeant de l’intérêt chacun de d’entre eux (...) [lire la suite]

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