lundi 28 juillet 2003
Permis de conduire
Je dispose depuis une dizaine de jours d’un permis de conduire. C’est un événement. Non que j’en aie une utilité particulière ou que j’y accorde une importance démesurée : je n’ai pas de voiture et ce n’est pas demain la veille que j’en achèterai une. Mais l’obtention de ce bout de papier (à la troisième tentative) représente le terme d’un parcours d’obstacle particulièrement ridicule et désagréable — marqué par le règne de l’arbitraire et du médiocre — à propos duquel je ne vais pas me priver d’écrire quelques mots.
Tout d’abord, on s’attendrait assez logiquement à ce que l’examinateur soit un fonctionnaire, garant d’impartialité. Il n’en est rien : c’est une société privée qui est en charge de cette fonction qui semble pourtant bien relever de l’intérêt général. Le conflit d’intérêt est patent. Ajoutons que cette société est en situation de monopole et l’on jaugera l’ampleur de la démission des pouvoirs publics.
À la mesure de celle-ci est sans doute la manière dont se comportent ces infâmes boutiquiers qui peuplent le (...) [lire la suite]



