C’est, me semble-t-il, une info capitale, que relevait hier l’Humanité :

Le congrès du Parti travailliste a voté en faveur de la renationalisation des chemins de fer britanniques, au grand dam de Tony Blair et de ses ministres. Le résultat du vote a été annoncé hier, peu avant que le premier ministre prononce son discours pour tenter de resserrer les rangs de son parti en vue des législatives. C’est par 64 % des voix (la plupart venant des syndicats affiliés au Parti) que le congrès a adopté la motion, véritable acte de défiance à l’égard du gouvernement.

Oui, vous lisez bien, pour la première fois depuis des siècles (enfin, depuis longtemps, au moins), un parti social-démocrate européen remet à son ordre du jour le concept de nationalisation. Ce n’est pas rien quand même car, me semble-t-il, depuis le "tournant de la rigueur" des socialistes français en 1983, ce genre d’idées qui fâchent n’étaient plus trop à l’ordre du jour. Alors, bien sûr, les britanniques étaient allés plus loin que partout (...) [lire la suite]