mardi 26 octobre 2004
Sur les derniers égarements d’un ministre des affaires étrangères peu diplomate
Dimanche soir, un peu par hasard, j’ai rencontré un Congolais, ami d’une amie. Etudiant dans la même université que moi, il était rentré du Congo quelques heures plus tôt. Il y avait été emprisonné arbitrairement pendant quarante jours dans un bled paumé de l’extrême nord du pays, alors qu’il poursuivait une recherche pour ses études en développement. Il s’est fait arrêter pour « trouble de l’ordre public », « incitation à la rébellion » et autres motifs du même tonneau, a subi peu de temps après un simulacre particulièrement expéditif de procès au cours duquel, sans même avoir eu l’occasion de se défendre, il a reçu une peine de plusieurs années de prison. Il s’est alors retrouvé enfermé, avec une quinzaine d’autres détenus, dans une pièce de 2 mètres du 2, sans possibilité même de s’allonger pour dormir. Il n’avait de nourriture que celle que ses proches pouvaient lui apporter. Sa femme, qui vit dans une autre région du pays, est donc venue s’établir à proximité de la prison pour lui fournir de quoi survivre dans ce trou (...) [lire la suite]




