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Des Bulles

Emerveillements, énervements,... carnets cathartiques

En bref

14/11 — Du bon usage de la piraterie

Du bon usage de la piraterie, l’excellent bouquin — qui vient de sortir chez Exils —, signé par Florent Latrive et consacré aux enjeux de la « propriété » intellectuelle et aux alternatives qu’offre le libre, est disponible en Creative Commons sur le web.

 

7/11 — Sur le mouvement des hautes écoles

Je viens d’écrire un papier dans La Tribune des Travailleurs, revue du Mouvement de défense des travailleurs sur le mouvement des Hautes écoles. Il est disponible sur mon site perso.

 

novembre 2004

lundi 22 novembre 2004

Dette irakienne : on ne prête qu’aux riches

On va donc annuler la dette irakienne. Enfin, en partie seulement, même si c’est quand même à un montant avoisinant les 33 milliards de dollars auquel il est question que le « Club de Paris » renonce. Même avec un dollar rachitique, ce n’est pas négligeable.

A priori, c’est plutôt une bonne chose que l’Occident — bouffi de fric qu’il est — transfère une partie de sa richesse vers le Sud. Pourtant, en ce qui me concerne et dans cette occurence particulière, je trouve cela assez irritant, voire franchement problématique. Pour deux raisons.

D’abord, il s’agit manifestement d’un transfert qui, loin de bénéficier uniquement au peuple irakien (dont il est souvent question mais dont il n’existe pas, jusqu’à nouvel ordre, de représentants légitimes) fait surtout les affaires de la puissance étatsunienne. Car, quand bien même on négligerait les contrats plantureux (voire carrément léonins) conclus par le nouveau pouvoir au nom de l’« Irak libéré » avec des entreprises dont la plupart sont américaines (Halliburton (...) [lire la suite]

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jeudi 18 novembre 2004

Pourquoi les universités utilisent-elles encore des logiciels Microsoft ?

Voilà une question à laquelle je ne trouve pas de réponse rationnelle. Les universités de Communauté française (on pourrait même parler de l’enseignement en général) sont assez bien dans la dèche ces temps-ci. Les budgets craquent de toutes parts, il manque des sous pour pas mal de choses essentielles (engager des profs, continuer à payer tout ceux qui sont engagés, entretenir les bâtiments, développer la recherche, acheter des bouquins et payer des abonnements aux bibliothèques,...).

Malgré cela, il me semble — considération toute empirique obtenue par quelques coups de sonde réalisés personnellement ou par potes interposés — que la plus grande partie du parc informatique des universités continue à tourner avec des logiciels Microsoft (Windows + Office étant la norme de base qu’on retrouve absolument partout). Malgré les licences à tarif préférentiels octoyées au monde de l’éducation, ça continue, je pense, à représenter des sommes considérables.

Or l’usage type des PC mis à la disposition des étudiants (...) [lire la suite]

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lundi 15 novembre 2004

« Démocrate et révolutionnaire »

J’ai été voir hier soir Salvador Allende, de Patricio Guzman, un documentaire plutôt bien tourné consacré au personnage historique que fut Salvador Allende mais aussi, de façon plus générale, à l’expérience socialiste qu’a vécu le Chili pendant trois ans au début des années 70 et qui, indéniablement, figure aujourd’hui au panthéon des mythes de la gauche, entre les fronts populaires et la commune de Paris.

On est d’abord submergé par la chaleur (voire même la tendresse) incroyable, contagieuse, qui émane des images. L’espoir fou qu’on lit dans les yeux des milliers de prolétaires défilant en foule pour soutenir l’installation du nouveau gouvernement et qui pour la première (et peut-être la dernière) fois de leur vie voient s’établir un pouvoir qui vise à leur dignité. On est surpris par la conscience sociale très largement répandue qui semble s’être exprimée et dont le réalisateur montre la persistance aujourd’hui. On s’extasie de voir une gauche largement unie derrière un objectif terriblement ambitieux et (...) [lire la suite]

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vendredi 12 novembre 2004

De la déprimante omniprésence des autoroutes en Wallonie

La Libre Belgique en parlait dans son édition de ce matin : le dossier des autoroutes wallones fait son grand retour au conseil régional wallon — mais l’avait-il vraiment quitté ? — avec le dossier de la liaison « Cerexhe-Heuseux-Beaufays ».

De quoi est-il question ? Il s’agit, selon les promoteurs de ce projet (la nouvelle majorité régionale PS-CDH), de boucler le ring de Liège, à l’Est. En fait de « ring », il est surtout question d’un enchevêtrement assez abscons de béton et de bitume qui s’est au cours de la seconde moitié du dernier siècle infiltré un peu partout dans l’agglomération et dont le programme idéologique culmine dans le « ring central » (A 602 sur le plan), monstruosité conceptuelle qui laisse penser qu’à Liège, rares sont les décideurs politiques à avoir quelque notion d’allemand. Ce ring central, il vaut la peine d’en dire un mot : autoroute urbaine sabrant Liège par le milieu, ce fut un gouffre financier sans nom (vous avez déjà entendu parler du « tunnel de Cointe » ? Eh bien, c’est là) (...) [lire la suite]

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lundi 8 novembre 2004

« La télé infernale »

J’ignore depuis combien de temps je n’avais plus regardé une « émission de divertissement » à la télévision. Ca faisait longtemps en tout cas. Après l’expérience de ce soir, il risque de passer encore pas mal d’eau sous les ponts avant que je ne remette ça.

Ce soir, donc, la RTBF programmait la première édition d’une nouvelle émission, « La télé infernale ». Il s’agit d’une vague transposition du Jeu des dictionnaires (et de l’hebdomadaire semaine infernale), reprenant, en télé, les mêmes gugusses (Pierre Kroll, Raoul Reyers, Laurence Bibot, Juan d’Outrelmont,...) « autour de » (selon l’expression consacrée) Jacques Mercier. Bref, une tentative (j’imagine) de transformer le succès quasiment planétaire du mirifique Jeu des dictionnaires en audimat télé où, c’est bien connu, la publicité est vendue plus cher qu’en radio. Non, en fait j’en sais rien, mais je ne vois pas d’autre explication.

Le résultat était un indigeste et affligeant ramassis de vulgarité et de médiocrité. J’ai tenu une heure.

La conclusion, c’est (...) [lire la suite]

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