lundi 22 novembre 2004
Dette irakienne : on ne prête qu’aux riches
On va donc annuler la dette irakienne. Enfin, en partie seulement, même si c’est quand même à un montant avoisinant les 33 milliards de dollars auquel il est question que le « Club de Paris » renonce. Même avec un dollar rachitique, ce n’est pas négligeable.
A priori, c’est plutôt une bonne chose que l’Occident — bouffi de fric qu’il est — transfère une partie de sa richesse vers le Sud. Pourtant, en ce qui me concerne et dans cette occurence particulière, je trouve cela assez irritant, voire franchement problématique. Pour deux raisons.
D’abord, il s’agit manifestement d’un transfert qui, loin de bénéficier uniquement au peuple irakien (dont il est souvent question mais dont il n’existe pas, jusqu’à nouvel ordre, de représentants légitimes) fait surtout les affaires de la puissance étatsunienne. Car, quand bien même on négligerait les contrats plantureux (voire carrément léonins) conclus par le nouveau pouvoir au nom de l’« Irak libéré » avec des entreprises dont la plupart sont américaines (Halliburton (...) [lire la suite]



