mardi 31 mai 2005
Commentaire hétéroclite de l’actualité un surlendemain de référendum
Immobilisme. Du point du vue du microcosme politique, c’est un séisme, un vrai beau gros tsunami, comme on dit depuis quelques mois. Mais l’immobilisme devrait l’emporter, il me semble. Absence d’alternative réelle — tous les appareils un peu importants, malheureusement, étaient pour. Incapacité congénitale du monde politique à sortir de ses carcans. La plupart des ouistes, finalement, ont expliqué qu’ils avaient eu raison de défendre leur position, que les nonistes étaient fondamentalement quelques part un peu quand même des gros connards irresponsables, « même si nous respectons ce vote », attention. Que pouvaient-ils dire d’autre ? Est-ce que vraiment on pouvait sérieusement s’attendre à ce que François Hollande dise autre chose que ce qu’il est programmé pour dire ? Alors on glose, beaucoup, sur la « crise », la « révolution par les urnes », on utilise beaucoup d’expressions dramatiques du même genre. On va promettre des « inflexions », une « relance » voire un « nouvel élan ». Mais, grosso modo, on reste (...) [lire la suite]



