mercredi 29 mars 2006
Le « problème » des étudiants français en Belgique ou comment mal poser une question
Stigmatiser un ennemi impuissant est une grave erreur pour tout mouvement social. Cela revient quasiment à se donner la garantie qu’aucune solution aux problèmes que l’on vit ne pourra être trouvée et donc à se condamner à la déception des petits matins gris des lendemains de défaite. C’est pourtant ce que fait avec beaucoup d’énergie le mouvement qui secoue actuellement les hautes écoles concernées par le décret de la ministre Simonet sur la présence d’étudiants « non-résidents » dans notre enseignement supérieur.
Au-delà des polémiques sans doute justifiées sur les modalités et le calendrier d’application du décret, lesquelles ne sont pas le sujet du présent raisonnement, l’exigence de « liberté d’accès » formulée actuellement par les gens qui ont pris la parole est illusoire mais est surtout contre-productive pour la liberté d’accès elle-même. Car c’est un trou sans fond qu’on ouvre ici, qui le deviendra encore plus quand le nombre de programmes de cours entièrement anglophones aura augmenté comme on peut s’y (...) [lire la suite]



