vendredi 11 août 2006
Le complot contre l’Amérique
Je viens de finir le dernier roman de Philip Roth, Le complot contre l’Amérique, dont une traduction de Josée Kamoun vient d’être publiée chez Gallimard. J’aimerais en suggérer la lecture aux lecteurs de ces pages, s’il y en a. Ils trouveront, je pense, dans ce livre matière à une réflexion dense sur le fascisme qui nous menace tous, hier comme aujourd’hui.
Cette fiction politique, mâtinée de de quelques traits autobiographiques — le narrateur s’appelle Philipe Roth et vit à Newark, la ville natale de l’auteur — s’ancre dans la réalité des États-unis des années ’40, un pays qui sort à peine de la pire crise économique de son histoire et n’a guère envie de s’engager dans une nouvelle guerre mondiale mais bien plutôt de profiter de l’embellie qui repointe le bout du nez. La thèse — uchronique — du livre est simple : Charles Lindbergh, le bel aviateur, le héros qui a traversé le premier l’Atlantique en 1927 à bord du Spirit of Saint-Louis, le sympathisant du régime nazi, le porte-parole du camp isolationniste, bat le (...) [lire la suite]





