Formulaire de recherche | Classement chronologique | Classement thématique | Lettre d'info

Des Bulles

Emerveillements, énervements,... carnets cathartiques

En bref

30/05 — Les bulles ont cinq ans

Tiens, ça m’avait échappé, mais le présent blog vient de fêter son cinquième anniversaire puisque le premier billet fut publié le 17 mai 2003. Il y était question, à la veille d’un scrutin fédéral, du vote électronique.

 

30/05 — Vélorution le 7 juin à Liège

Samedi prochain, c’est vélorution à Liège. Cette fois-ci, c’est le Gracq Liège qui organise avec le soutien de StopCHB. Rendez-vous à 14h sur l’esplanade St Léonard à Liège... avec votre vélo.

J’en profite pour publier ici le petit reportage (plus exactement l’interview de bibi) que Pierre Eyben a fait lors de la dernière édition, le 4 mai dernier.

Si la vidéo embarquée ne fonctionne pas, vous pouvez télécharger le fichier :

Flash Video - 38.6 Mo

Comme la dernière fois, un petit concert de jazz sera organisé à l’arrivée...

Et l’événement facebook est ici.

 

30/05 — Horeca sans tabac

Je vous suggère de signer cette pétition qui demande l’interdiction totale du tabac dans l’HoReCa en Belgique... Plus d’explications ici.

 

29/05 — PPP ? Danger !

Bonne réaction de la FEF sur les partenariats public-privé (PPP) dont le principe a été — et c’est fort regrettable — décidé ce matin par le gouvernement de la Communauté française :

« Il s’agit d’une opération unique destinée à 10 ou, au maximum, 15 % du parc immobilier scolaire dans les trois ans à venir. Et même si le coût financier du PPP, supérieur à celui d’un investissement traditionnel puisque le taux d’intérêt sera plus élevé, est en partie compensé par des économies d’échelle et l’inclusion de services d’entretien dans la redevance, les écoles qui en seront exclues devront se contenter de moyens réduits pendant toute la durée du contrat, à savoir 27 ans »

Comme l’explique Le Soir :

Le PPP se justifie pour une raison purement comptable : la capacité d’emprunt des entités fédérées (Communautés et Régions) est limitée par les fameux critères de Maastricht, qui imposent un taux maximum d’endettement aux Etats ayant adopté l’euro. En somme, il s’agit d’une sorte d’emprunt indirect, débudgétisé, censé permettre d’apporter de l’argent frais pour faire face aux demandes les plus urgentes.

 

23/05 — Pour des maisons de services publics

Paraît ce jour dans La libre Belgique un texte que je cosigne avec le groupe Le pouvoir nous veut triste dans lequel nous développons l’idée, déjà ébauchée dans ces pages, de maisons de services publics.

 

22/05 — Liège 2015, ça avance à grands pas

L’appel pour que Liège soit capitale européenne de la culture en 2015 monte sérieusement en puissance : 564 signatures mardi, 651 hier, c’est assez impressionnant.

Et visiblement, ça grenouille dans tous les sens dans les ministères et les partis, on dirait même que la panique s’est emparé de certains. La ministre Laanan a fait hier une sortie publique catastrophique sur le sujet qui fait peser de gros doutes non seulement sur sa compétence mais également sur son impartialité et sa détermination à faire respecter le prescrit légal, ce qui est assez inquiétant (lire notre réaction).

À cela vient s’ajouter un courrier de Jean-Maurice Dehousse daté de 1998 opportunément ressorti des archives qui rappelle que Liège s’est déjà effacée une fois au profit de Mons... et suggère que, cette fois-ci, ce soit l’inverse qui se passe.

Ce qui est certain, c’est que beaucoup de choses se joueront lundi au conseil communal. Pour le moment, la majorité PS-CDH tient vaille que vaille ses troupes en vue de contrer notre initiative mais il est évident que de nombreux conseillers de la majorité souhaitent la soutenir. On verra bien ce qu’ils feront ; on y sera même très attentif. Quoi qu’il en soit, nous serons nombreux lundi pour venir soutenir ceux qui auront le courage de voter pour la candidature. Et nous ne manquerons pas de faire savoir largement qui a voté quoi lors de ce conseil.

Entre-temps, une petite équipe s’est constituée pour promouvoir l’appel (on commence notamment à faire signer l’appel sur papier). Un blog vient d’ailleurs de s’ouvrir pour soutenir l’initiative. Et nous organisons une conférence de presse ce vendredi matin, 10h30 à l’An Vert, pour faire le point sur le dossier.

Que le message soit clair pour tout le monde : on est déterminé à ne pas lâcher le morceau.... Ceux qui pensent que ceci n’est qu’une fanfaronnade se mettent grave le doigt dans l’oeil.

 

19/05 — Soutien aux grévistes de la SNCB

Parce que les inégalités n’ont plus été aussi importantes depuis des dizaines d’années (aux Etat-Unis, on vient de battre le record de 1929, c’est tout dire), que la part de la richesse — pourtant entièrement produite par le travail — allouée au travail est en passe de devenir moins importante que celle attribuée aux revenus du capital.

Parce que je revendique haut et fort la liberté, que je dénie pour cette raison au régime politique droitisé dans lequel nous vivons le droit de se proclamer « libéral » alors qu’il est capitaliste et ne sert que la seule liberté des actionnaires. Parce que la première liberté dans le domaine du travail est celle de ne pas travailler. Parce que le droit de grève est un des derniers remparts qui nous protègent du fascisme.

Parce que le capitalisme s’est immiscé dans les têtes (lire l’excellent Rêves de droite, de Mona Chollet), que le patronat parle dans (presque tous) les journaux, que les économistes ne sont pour la plupart que des alliés de classe lobotomisés des possédants (lire par exemple cette interview) et que toute cette propagande consume ce qui reste de nos droits.

Parce que la figure médiatique de l’« otage de la grève » commence sérieusement à me brouter. Et que les salariés pressurisés feraient mieux de rejoindre le mouvement de lutte pour les salaires (et tant qu’à faire de le généraliser à l’échelle du continent) plutôt que de pleurnicher pour le compte des patrons.

Parce que lesdits patrons — alors que trois quarts de la population rame sérieusement pour se loger, pour se chauffer voire bientôt pour se nourrir — continuent à s’en mettre plein deriière la cravate sans la moindre décence (le patron de la SNCB, Marc Descheemaeker, tout en exigeant de la part de ses employés de la « modération salariale », vient de se faire octroyer une petite augmentation de 30.000 par an).

Parce que les revenus du capital bénéficient d’une fiscalité outrageusement avantageuse. Et que les partis politiques en place ne bougent pas le petit doigt pour changer cette situation inique. Parce que l’Europe a la taille critique pour mener une politique économique égalitaire. Parce que l’inertie et le laisser-faire nourrissent la bulle de la finance mondiale dont les dégâts sont, là encore, pour la gueule du peuple.

Parce que c’est l’intérêt de tous qu’il reste dans cette société un contre-pouvoir syndical susceptible de barrer la route aux actionnaires qui se croient tout permis.

Pour toutes ces raisons, je soutiens la grève des cheminots (et je précise pour les inévitables aigris qui passeraient par là que je devais aller à Bruxelles demain et que je suis sérieusement embêté de ne pas pouvoir y aller).

 

16/05 — Le brassard contre le droit de grève

Sur le site du Figaro, ce petit sondage : « Êtes-vous favorable à ce que l’on remplace la grève par le port d’un brassard sur le lieu de travail ? »

58.64% des internautes ayant répondu au machin sont favorables...

...

Je commence à me dire qu’il faut considérer comme miraculeux le fait que nous vivions pas (encore) sous un régime fasciste.

Un peu de lecture : Droit de grève contre service minimum, quelques éléments pour une autodéfense

 

13/05 — Eldorado

J’ai eu la chance, hier soir, d’assister, dans le tout nouveau cinéma Sauvenière, à Liège, à la première (mondiale, s’il-vous-plaît) d’Eldorado, le nouveau film de Bouli Lanners qui sera présenté au festival de Cannes, dans la quinzaine des réalisateurs. Ce road-movie wallon produit par Versus est une petite perle, minimaliste, intimiste. À ne pas manquer.

 

10/05 — Morts « de la route »

Jeudi, un jeune cycliste de trente ans est mort à Tielt, en Flandre occidentale. L’automobiliste qui l’a renversé « n’est pas parvenu à l’éviter ». En fin de journée, entre Hastière et Florennes, près de Dinant, une dame a perdu la vie alors qu’elle roulait à vélo. Le chauffeur de la voiture était semble-t-il sous l’influence de l’alcool.

Hier, à Courtrai, une cycliste de 16 ans a été renversée par un poids lourd et est décédée peu après son admission à l’hôpital. Le chauffeur « n’a pas vu la cycliste ».

Ce samedi matin, à Couillet, près de Charleroi, deux cyclistes ont été fauchées par une voiture. L’une d’entre elles est décédée.

Pendant ce temps, les médias unanimes saluent, la larme à l’oeil et le trémolo dans la voix, la mémoire d’un footbaleur qui s’est tué cette semaine au volant d’une voiture de sport qu’il conduisait à une vitesse tellement élevée que la pudeur interdit, semble-t-il, de la révéler.

Il est sans doute heureux qu’aucun cycliste ne se soit trouvé sur sa route. Probablement ne l’eut-il pas vu...

 

9/05 — Ordures ménagères et big brother

J’ai été, il y a quelques jours, fourrer mon nez dans une réunion de quartier que tenait le bourgmestre de Seraing, Alain Mathot. J’y allais pour prendre la température en vue d’un article que j’écris sur les enjeux urbanistiques à Seraing mais, de façon générale, j’ai appris pas mal de choses.

Entre autres, comme vous en avez peut-être entendu parler, un important projet est en cours de mise en oeuvre à l’échelle intercommunale concernant la collecte des déchets (lire par exemple l’article de Marc Bechet dans La libre de ce jour). À terme, les systèmes actuels (sacs payants, étiquettes,...) devraient être remplacés par un système de « conteneurs intelligents » (sic) fonctionnant sur le principe suivant : chaque ménage disposerait d’une carte à puce donnantt accès à un conteneur situé à maximum 50 mètres de son domicile.

Là où c’est intéressant, c’est que les poubelles déposées par chaque ménage seront automatiquement pesées et une facture sera dressée en fin d’année en fonction de la production d’ordure, au kilo près. Sur le principe, ça a l’air assez sympa : chacun paiera en fonction de ce qu’il produira (enfin, pas tout à fait, comme le fait remarquer Ecolo, puisque la part forfaitaire est démesurée par rapport à la part variable), ce qui devrait donc inciter tout le monde à produire moins de déchets (ou à aller les balancer dans des dépôts clandestins, mais c’est une autre histoire).

L’effet de bord préoccupant, c’est que les données générées par ce système pourraient être, à en croire le bourgmestre de Seraing, utilisées à d’autres fins que la gestion des déchets. M. Mathot a en effet expliqué le plus sérieusement du monde que « ça permettrait, par exemple, de repérer les domiciliations fictives ». Ne manque qu’un peu d’imagination pour trouver à ce machin d’autres usages du même genre....

 

2/05 — Pour que Liège soit capitale européenne de la culture en 2015

Il est temps que Liège arrête de passer à côté des opportunités. Il est temps aussi que la relation d’amour-haine avec la Wallonie cède le pas à une relation plus mature. Il est temps que la Wallonie cesse de délaisser Liège qui est la seule métropole de la région.

Pour ça et parce que j’ai vraiment très envie que Liège retrouve des couleurs, je lance aujourd’hui avec Alain De Clerck (notamment connu pour être l’auteur de la SPAC) un appel public pour que Liège soit capitale européenne de la culture en 2015.

Pour signer, c’est par ici.

Si vous voulez vous joindre à l’initiative, prenez contact !

 

mai 2008

jeudi 29 mai 2008

Liège 2015, quelques leçons prises au vol

Vous allez bien sûr me trouver naïf, mais je m’étonne encore et toujours du pouvoir des mots. De quelques paragraphes hâtivement rédigés avec Alain De Clerck et mis en ligne tout aussi hâtivement peuvent naître bien des choses contradictoires, en bonne partie imprévisibles et surtout terriblement puissantes. C’est ce qui s’est passé ces dernières semaines avec l’appel pour que Liège remette une candidature au titre de capitale européenne de la culture. Signé ce soir par plus de 8000 personnes, dont bon nombre de personnalités du monde culturel, cet appel a donné lieu à un authentique emballement médiatique dans la presse écrite régionale puis, lundi soir, à un débat assez tendu au conseil communal de Liège qui a vu la majorité — sous les huées de 150 personnes mobilisées pour l’occasion et affublées d’un noeud papillon rouge en guise de protestation (photo) — repousser, pour des motifs qui me semblent mauvais et d’une manière dont je reste profondément insatisfait, la motion déposée par Ecolo et soutenue par (...) [lire la suite]

Ce billet est long de 11 939 signes. Il a suscité quinze réactions.

samedi 10 mai 2008

Liège 2015, quelques précisions

L’Appel pour que Liège soit capitale européenne de la culture en 2015, que j’ai lancé voici une semaine avec Alain De Clerck et qui a déjà recueilli plus de 2000 signatures, fait grand bruit à Liège. La presse locale s’est largement faite écho de cette initiative dans plusieurs articles (par exemple ici) — et Le Soir, dans son édition de ce week-end, sous la plume de Marc Vanesse, y consacre même une pleine page. On peut notamment y lire une première série de réactions politiques desquelles il ressort une assez large unanimité en faveur de l’idée, à la notable exception du parti socialiste, qui se montre fort réservé. D’autre part, à gauche de la gauche, certaines voix expriment de fortes réticences, non sans arguments, ainsi qu’en témoigne par exemple cet échange sur Indymédia.

Il ne me semble dès lors pas inutile de préciser une série de choses à ce sujet. Pêle-mêle.

1. Tout ce qu’on fait ici, avec Alain et avec les autres personnes qui nous rejoignent, c’est ouvrir le débat — chose qui, à notre point de (...) [lire la suite]

Ce billet est long de 7 013 signes. Il a suscité 26 réactions.
retour au sommet de la page
francois.schreuer.org/ | ce blog utilise spip | hébergé par alterezo | xhtml 1.0 | à propos de ce site | admin

Contrat Creative Commons