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Des Bulles

Emerveillements, énervements,... carnets cathartiques

En bref

18/06 — Le lobby des bétonneurs n’a peur de rien

Selon l’agence Belga, les lobbys du béton et de la bagnole ont une idée (on pourrait même dire une idée fixe vu qu’ils avaient déjà sorti identiquement le même projet il y a deux ans). Considérant sans doute que les bénéfices de leurs affiliés ne sont de toute évidence point encore suffisants, l’Association belge de la route et la Road Federation Belgium sont en effet convaincus qu’il est d’utilité publique de créer un tunnel routier d’une dizaine de kilomètres dans le sous-sol des communes du Sud de Bruxelles (en bleu fluo sur le graphique), afin de « boucler » — sous Uccle, Watermael-Boitsfort et la Forêt de Soignes — le ring de Bruxelles, dont le tracé — bel et bien bouclé, pourtant — pousse actuellement jusqu’à Waterloo. Coût annoncé de ce tunnel ? Un milliard d’euro (autrement dit deux ou trois quand tout aura été calculé).

On se permettra de penser que c’est toujours le même cirque : on retrouve la rhétorique — parfaitement abusive — du « chaînon manquant » (sic), exactement comme pour les deux nouvelles autoroutes que veut construire la région wallonne (à l’Est de Liège et au Sud de Charleroi). On retrouve l’inconscience totale face à la bagnole — en particulier l’ignorance de cette règle élémentaire en matière de transports qui veut que le bitume attire la voiture, autrement dit que la construction de nouvelles infrastructures développe son usage —, l’absence de toute réflexion en matière de transports en commun (si ce n’est la proposition dérisoire et effrayante qu’un bus pourrait rouler dans ce tunnel et y avoir des arrêts) et a fortiori au sujet des conséquences sociales et environnementales de ces projets bien intentionnés. À l’instar de Liège qui attend le retour du tram et ne risque pas de le voir de sitôt tandis qu’une autoroute inutile va venir saccager sa banlieue Est, la région bruxelloise est pourtant particulièrement pauvre en transports en commun de grande capacité puisqu’elle ne dispose que de deux lignes de métro (et qu’elle attend son RER pour 2016). En fait, on peut même considérer que Bruxelles agonise sous le poids de la bagnole à laquelle il a été laissé beaucoup trop de place dans la ville.

La seule différence est que, jusqu’à nouvel ordre, les pouvoirs publics n’ont pas encore cédé aux sirènes du machin. Espérons que ça dure...

 

14/06 — Saint-Gilles, un « chantier » de plus pour Di Rupo

Maintenant que le PS se dit — enfin — décidé à nettoyer les écuries qui relèvent de son office, Elio Di Rupo serait bien inspiré de transporter son auguste personne dans le bas de Saint-Gilles et d’appliquer là aussi le traitement de choc qui s’impose. J’aurais tendance à penser que les dérives qu’on y observe sont au moins aussi préoccupantes que celles, il est vrai plus pittoresques, qu’on connaît à Charleroi (évidemment, ici, c’est un ministre-président en exercice qui est sur la sellette). Grosso modo, les pouvoirs publics organisent depuis quasiment vingt ans le racket des habitants de ce quartier populaire, organisant délibérément la perte de valeur de l’immobilier, le rachetant à vil prix pour le revendre au décuple aux promoteurs immobiliers. C’est ce que démontre le très talentueux journaliste et blogueur Mehmet Koksal dans une enquête parue dans la tribune de Bruxelles.

L’affaire semble d’ailleurs prendre un peu d’ampleur, avec un jugement du juge de paix qui condamne la Région bruxelloise à indemniser le propriétaire d’un imeuble à hauteur de... six fois le prix fixé pour une expropriation.

Di Rupo serait d’autant mieux inspiré de faire le ménage que cette affaire se passe sur fond des vieux remugles racistes qui collent à la peau du sieur Picqué, bourgmestre « empêché » et homme fort des lieux et personnage que beaucoup d’habitants de cette commune de Bruxelles considèrent, pour dire le moins, comme un populiste très très border-line en matière de tolérance multiculturelle. Saint-Gilles est ainsi une des rares communes du pays à interdire aux propriétaires de louer à des sans-papiers, à interdire certaines manifestations de solidarité avec les sans-papiers ou à faire régulièrement des rafles de sans papiers — y compris d’enfants dans les écoles. Ce n’est donc pas un hasard si la carnage s’opère dans le quartier de la gare du midi, quartier accueillant depuis longtemps les « immigrés » arrivant en belgique et beaucoup de sans-papiers... Une première version du texte que Mehmet a posté sur son blog à ce sujet était d’ailleurs, non sans raisons, intitulée « Comment la région chasse les immigrés de Saint-Gilles... ».

À voir aussi :

 

18/04 — Un premier mai financé par Delta Lloyd

On apprend dans Le Soir que le premier mai de la FGTB bruxelloise sera subventionné par... P&V et Delta Lloyd, deux énormes compagnies d’assurances, deux des meilleurs représentants de ce capitalisme financier qui détruit tout sur son passage et accumule les bénéfices à des niveaux indécents (sur son site, le groupe Lloyd annonce 711 millions d’euros de bénéfices pour l’année écoulée, en hausse, précisent-ils aimablement, de 65%). Franchement, j’ai du mal à comprendre.

Le travail serait-il devenu l’allié du capital ?

Quoi qu’il en soit, moi, je serai à l’EuroMayday où ce genre de collusion malsaine ne risque pas d’arriver — et on l’on critiquera d’ailleurs (presque) autant le travail que le capital, question qu’on a envie de se libérer de l’un comme de l’autre.

 

20/03 — RER en retard

On apprend aujourd’hui que le projet de RER autour de Bruxelles ne sera pas opérationnel avant 2016 alors qu’il était prévu pour 2011. Autrement dit, la mise en place d’un système qui ne consiste jamais qu’à doubler ou tripler les fréquences sur quelques lignes de chemin de fer existantes autour de Bruxelles aura mis quelque chose comme trente ans (soyons optimistes !) pour se réaliser. Certes, il aura fallu adapter certaines infrastructures (mise à quatre voies d’une série de lignes, construction de l’une ou l’autre jonction entre les voies existantes, construction de quelques quais ici et là,...) mais c’est une chiquenaude à côté de ce que les gestionnaires des systèmes de transports de la plupart des grandes métropoles du monde ont réalisé et réalisent.

La faute à une mauvaise planification des travaux, à des permis de bâtir qui tardent, paraît-il,... à moins que ce ne soit l’incapacité crasse de notre monde politique de se donner les moyens de répondre à un défi qui est pourtant tout simplement vital pour l’avenir de la civilisation humaine. Et cela alors que la réalisation de ce satané RER représente un pourcentage infime des efforts qu’il nous faudra consentir et de l’intelligence collective qu’il nous faudra déployer si nous voulons modifier nos modes de vie pour répondre au défi climatique de façon socialement juste mais aussi de façon démocratiquement satisfaisante (parce que, au train où vont les choses, c’est le fascisme vert et la toute grande casse sociale qui nous attendent lorsqu’il ne sera plus possible de nier encore et encore le phénomène climatique et ses conséquences).

Pendant ce temps, le traffic routier continue joyeusement à croître |1|, les pics d’ozone à se multiplier, les affections pulmonaires à devenir la norme, nos éminences ministérielles à rouler dans des bagnoles ultra-polluantes, les 4x4 à se vendre comme des petits pains au salon de l’auto,...

Tout va bien, madame la marquise.

|1| Update 28/3 : 25% en 7 ans !

 

18/11 — « Les forces de l’ordre se tiennent prêtes »

Dans Le Soir |1|, cette phrase — aveu ou éclair de lucidité, je ne sais pas trop — en guise chapeau d’un long article consacré à la situation à l’usine de VW Forest :

Décision cruciale concernant l’avenir de Forest aujourd’hui. Les forces de l’ordre se tiennent prêtes.

Il va sans dire que si les forces de l’ordre se tiennent prêtes, c’est pour mater la rebéllion qui pourrait le cas échant poindre parmi ces classes dangereuses que sont les ouvriers, ce que l’article précise un peu plus loin :

En attendant, les signaux les plus alarmants sont allumés : dès ce vendredi, les forces de l’ordre seront sur le pied de guerre, autopompes à l’appui, prêtes à intervenir au cas où la colère des travailleurs éclaterait face à l’annonce de licenciements massifs ou d’une fermeture complète de l’usine. Jeudi soir, les responsables de la zone de police de Bruxelles-Midi se sont réunis pour mettre en place le dispositif. Il nous revient également que des mesures auraient été prises par VW pour protéger les principaux dirigeants.

Le reste, me semble-t-il, n’est que discours. L’Etat est incapable — faute, notamment, de s’en donner les moyens — de contrôler les agissements barbares des capitalistes, mais ne se fait pas prier pour faire le sale boulot de contrôle des masses — en reccourant à la violence si nécessaire.

Image : Police fédérale

Lire aussi :

|1| « VW Forest retient son souffle », par Émilie Haquin, Benoît Mathieu et Jean-François Munster.

 

8/09 — Cyclocity

Suite à un gigantesque malentendu, l’article que j’ai écrit pour C4 à propos du système de vélos urbains et bruxellois « Cyclocity » n’est pas paru et a été remplacé par une version ironique un peu ratée que j’ai finalement postée dans ce blog. Ceux que ça intéresse trouveront l’article final, un peu plus travaillé et donc inédit, sur mon site perso.

 

Bruxelles

jeudi 8 novembre 2007

Lendemain de la veille

Quelques éléments complémentaires sur BHV et suites, rapidement. Pour une analyse plus fouillée, voir mon billet d’hier.

Ce matin, dans le journal parlé de la RTBF, Vincent de Coorebyter, pénétrant comme à l’ordinaire (mais comment fait-il ?), expliquait que la réaction des négociateurs francophones de l’Orange bleue (suspension et non rupture des négociations) est somme toute modérée et que cette modération est d’une certaine manière le prix à payer pour la survie de la Belgique. Je partage cette analyse. Ainsi que le constat qu’il faisait, poursuivant son propos, du jeu très délicat dans lequel on entre de ce fait. Car si les francophones avalent le vote flamand sans (trop) broncher, celui-ci pourrait être suivi d’autres de même teneur (sur toutes les matières non soumises à une majorité spéciale). Comme l’écrit Béatrice Delvaux dans Le Soir, "les Flamands ont transgressé un tabou et peuvent avoir pris goût à cet exercice unilatéral de leur pouvoir. Les Francophones eux, ont subi une humiliation sans (...) [lire la suite]

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mercredi 7 novembre 2007

BHV, surtout garder la tête froide

L’issue redoutée a donc eu lieu ; les députés flamands ont voté cette après-midi la scission de l’arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvoorde (BHV) en Commission de l’Intérieur de la Chambre. Et beaucoup de commentateurs d’enchainer sur la « crise de régime » dans laquelle nous entrons. Beaucoup de cris. Beaucoup de fumée.

Avant toute chose, j’aimerais suggérer aux francophones — et notamment aux citoyens qu’on peut entendre réagir de façon très impulsive — de prendre garde à ne pas agir comme ces équipes de foot qui, après avoir pris un but, perdent soudain tous leurs moyens, se désorganisent et finissent le match avec trois ou quatre buts en plus.

Car si ce vote de la scission de BHV est une défaite — grave peut-être pour sa portée symbolique et la manière dont les choses se sont déroulées —, ce n’est pas un drame. L’élément le plus préoccupant, à mon avis, ce n’est pas la substance du vote lui-même, c’est le fait que le cordon sanitaire ait été rompu à cette occasion ; c’est la collusion du monde (...) [lire la suite]

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lundi 5 novembre 2007

Entretien avec Céline Delforge

J’avais promis des nouveautés ici ; en voici une première. Je me lance dans un cycle d’entretiens audio avec des personnalités dont l’engagement social ou la rigueur critique du discours (ou idéalement les deux) me semblent particulièrement intéressants. L’objectif est de rencontrer des gens de gauche qui ont beaucoup de choses à dire mais pas (assez) souvent l’occasion de l’exprimer dans les médias autrement qu’en quelques petites phrases. Le format de ces entretiens sera donc plutôt long (ici, une grosse demi-heure), ciblé à chaque fois sur quelques sujets, dont certains (l’Europe, la gauche, le mouvement social, l’écologie, la mobilité, l’urbanisme, les médias) risquent d’être récurrents.

C’est avec plaisir que je vous livre ici le premier de ces entretiens, réalisé vendredi dernier avec Céline Delforge, députée verte bruxelloise et l’une des très rares élues de gauche en Belgique à s’être opposée au traité constitutionnel européen.

J’ai découpé cet entretien en cinq séquences pour en faciliter l’écoute : (...) [lire la suite]

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jeudi 25 octobre 2007

Émeutes nationalistes turques à Bruxelles

Certains quartiers de Bruxelles ont été en proie, ce soir et ces derniers jours, à des « émeutes » de jeunes gens d’origine turque, visiblement mus par des motifs nationalistes. J’ai dit un mot lundi du tabassage en règle dont a fait l’objet le journaliste Mehmet Koksal, alors qu’il filmait une manifestation violente devant l’ambassade étatsunienne. Ce tabassage d’un journaliste en train de couvrir un événement est un événement peu banal en Belgique.

Les raisons exactes de ce soulèvement assez inquiétant des jeunes Turcs ne sont pas parfaitement claires, mais la montée de la tension, au Kurdistan, entre les forces armées turques et celles des résistants kurdes semble au centre des préoccupations des manifestants. Par ailleurs, la probable reconnaissance prochaine par le Congrès étatsunien du génocide des Arméniens semble également susciter une irritation considérable dans les milieux nationalistes turcs.

Je connais mal la situation tant dans les quartiers turcs de Bruxelles qu’en Turquie, mais il me (...) [lire la suite]

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samedi 25 août 2007

À propos d’une orange bleue, brèves remarques sur les événements en cours

L’assoupissement estival et l’impérieuse obligation que j’ai de me préoccuper de choses moins terrestres que la politique politicienne belge le dispute au vif sentiment que les événements auxquels on assiste actuellement ont — chose rare dans le maeström fade de l’actualité — quelque chose de significatif. Je suis même convaincu que de nombreux historiens seront amenés à s’intéresser d’assez près au déroulement des négociations par lesquelles tente laborieusement de se mettre en place un gouvernement dit « orange bleue ». Et comme il est probable que, parmi ces historiens, nous ne serons pas les derniers à cogiter, tentant de comprendre ce qui nous sera arrivé, il est sans doute utile de commencer dès à présent le travail, en commençant par tenter d’élever un peu le débat.

La crise belge nous pose avec beaucoup d’insistance certaines questions importantes, nous impose d’y donner des réponses, lesquelles ne seront pas sans très profondes conséquences sur l’avenir des habitants de ce pays, mais aussi beaucoup (...) [lire la suite]

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mardi 15 mai 2007

À propos d’un manifeste bruxellois

Veut-on faire de Bruxelles un nouveau Louvain-la-Neuve ?

Bruxelles est indéniablement la question institutionnelle du moment en politique intérieure. Ironique retour du balancier historique : là où la région-capitale a pu être négligée voire méprisée par certains intérêts flamands et wallons dans les réformes de l’Etat des premiers temps du fédéralisme belge, elle constitue désormais le noeud gordien de toute évolution institutionnelle du pays, ce qui lui vaut une attention soutenue, voire certains égards. L’appel « Nous existons » lancé dans ce contexte en décembre dernier et les multiples manifestations d’intérêts dont il a été suivi illustrent si besoin est ce retournement de situation.

Cet appel est un texte assez sympathique par bien des aspects. Il suscite cependant chez moi certaines réserves, contient certaines contradictions que j’aimerais examiner ici. Je précise que la position d’où je parle est hybride : bien qu’habitant Liège, je ne me considère qu’assez peu comme « wallon » et j’ai passé (...) [lire la suite]

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mardi 5 décembre 2006

Jeux de dupes autour de VW Forest

J’ai beaucoup de difficultés à comprendre ce qui se passe dans l’affaire de « VW Forest », je dois bien le dire. J’ai écrit, très rapidement, un premier texte, assez long, que je me résous à publier ici (en l’antidatant à date d’écriture) malgré les gros problèmes qu’il me pose. À défaut d’approfondir les jugements sur l’état du monde et les grands programmes pour l’avenir que je m’étais hasardé à ébaucher dans ce premier texte, choses nécessaires sans doute, il est toujours possible et fréquemment plus instructif de se contenter de poser quelques questions périphériques sur les incohérences apparentes de cet événement.

Le constat le plus difficile à poser, c’est celui du deux poids deux mesures, qui devrait pourtant sauter aux yeux. Il est terriblement difficile à poser, ce constat, parce que la moindre des choses qu’on puisse faire vis-à-vis de travailleurs qui perdent leur emploi est d’exprimer une solidarité, d’autant plus indispensable que les systèmes de protection sociale sont en recul et que la perte d’un (...) [lire la suite]

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vendredi 24 novembre 2006

Quelques notes à chaud à propos de VW Forest

La menace grondait, elle s’est avérée : un nouveau désastre social commence en Belgique et plonge dans l’hébétude les dix mille — et plus — travailleurs menacés. Il les place devant la menace du chômage qui — bien plus qu’une sécurité face au risque économique ou un droit fondamental — est devenu un véritable purgatoire ainsi qu’une indignité, conformément aux injonctions des théoriciens de l’état social actif et c’est d’abord cela qui constitue le « drame » qu’on commente aujourd’hui.

Tandis qu’à la bourse de Francfort, l’action VW est annoncée en forte hausse, les pouvoirs publics s’apprêtent à ramasser les plâtres. Au-delà de l’émotion légitime et de la colère qui saisit chacun de nous devant ce constat scandaleux, il est important de se poser quelques questions sur les raisons qui ont permis à la situation présente d’arriver et sur la manière dont il convient d’éviter qu’elle se reproduise ; non sans démasquer au passage quelques tartuffes.

Pourquoi licencier ? Ce n’est pas du côté du nationalisme supposé des (...) [lire la suite]

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jeudi 10 août 2006

Cyclocity, projet sympathique

Les autorités de la ville et de la région bruxelloises sont en passe de nous donner un excellent exemple de ce qu’on peut faire avec un peu d’imagination. De quoi s’agit-il ? Rien de moins que d’un parc de vélos partagés, disponibles sous le nom de Cyclocity® en divers endroits de notre capitale dès septembre pour le plus grand plaisir des grands et des petits. Imaginez : vous vous promenez dans la rue quand soudain vous prend l’envie de faire une petite ballade à vélo. Rien de plus simple : rejoignez la borne la plus proche où vous trouverez très probablement un vélo que vous pourrez emprunter et rendre quelques centaines de mètres plus loin, dans une autre borne. Ensuite ? Rien de plus, vous pouvez continuer votre promenade, le mollet vif et les cheveux au vent : de vigoureux employés se chargeront de transbahuter les vélos de temps à autre vers les stations qui viendraient à en manquer (car personne ne doute que les Bruxellois, ces gens sensés, goûteront plus volontiers aux déplacements en descente (...) [lire la suite]

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jeudi 17 novembre 2005

Des avions qui tournent en rond

Je ne sais si c’est quelque faiblesse inhérente à la condition humaine qu’il faut incriminer ; ou peut-être le modèle politique extraordinairement complexe qui est celui de la Belgique ; ou encore une certaine culture du compromis qui, poussée à bout, empêche toute décision un peu radicale d’être prise. Quoi qu’il en soit, à force de garder le nez dans le guidon et de gérer à la petite semaine des problèmes qui demanderaient un peu d’ampleur de vue, nos décideurs politiques ont (trop) souvent l’art de se mettre (et de nous mettre par la même occasion) dans des situations impossibles, voire complètement ubuesques.

C’est très particulièrement le cas aujourd’hui de l’aéroport « national » belge qui n’en finit pas d’occuper les manchettes de journaux de son actualité absurde. Ça fait quelques années que ça dure, en fait ; cet aéroport donne d’abominables maux de crâne à beaucoup de monde dans ce pays, non seulement à ses riverains (ça, on s’en doute) mais aussi aux responsables politiques chargés de sa gestion ainsi (...) [lire la suite]

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samedi 15 janvier 2005

Elargissement de Bruxelles en échange de « BHV » ? Oui

Deuxième bonne nouvelle de la semaine en politique belge (après l’avancée sur le financement des partis racistes). Il semblerait que les quatre partis francophones démocratiques représentés au parlement soient vaguement décidés à ce que la prochaine négociation institutionnelle ne se termine pas, pour une fois, par l’habituel enculage en règle qui avait clos (momentanément) les précédentes sessions de négociation. Enfin, c’est ce qu’ils disent en tout cas. Mais comme ils le disent ensemble — Joëlle Milquet, Elio Di Rupo, Didier Reynders et même les Ecolos — et qu’ils ont vaguement l’air déterminés, on peut peut-être se persuader qu’ils resteront fermes sur leurs positions.

Il faut dire en sus que, cette fois-ci, « on n’est pas demandeurs ». Car, tu dois savoir, Ô mon lecteur, si tu ne connais pas les lieux, qu’ici, en Belgique fédérale, le déterminant universel dont dépend l’issue d’une négociation n’est autre que le fait qu’on soit ou non « demandeurs » ; ou plus exactement, c’est là ce que professent (...) [lire la suite]

Ce billet est long de 12 158 signes. Il a suscité 32 réactions.
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