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	<title>Des Bulles - Cin&#233;ma</title>
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		<title>Le nouveau protocole</title>
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		<dc:creator>Fran&#231;ois Schreuer</dc:creator>



		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>Capitalisme</dc:subject>

		<description>Attention, ce post r&#233;v&#232;le l'intrigue du film. &lt;br /&gt;J'ai vu hier (enfin, mercredi) Le nouveau protocole, de Thomas Vincent. Ce film, massacr&#233; par la critique, raconte l'histoire d'un homme, Raoul, exploitant forestier (jou&#233; par Clovis Cornillac), dont le fils meurt dans un accident de voiture. Suite &#224; une rencontre avec une jeune femme, Diane (Marie-Jos&#233;e Croze), plus ou moins journaliste, qui lui affirme que son fils est mort en raison des effets secondaires d'un m&#233;dicament qu'il testait dans le cadre (...) 


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&lt;a href="http://bulles.agora.eu.org/themes/cinema.html" rel="tag"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;, 
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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Attention, ce post r&#233;v&#232;le l'intrigue du film.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai vu hier (enfin, mercredi) &lt;i&gt;Le nouveau protocole&lt;/i&gt;, de Thomas Vincent. Ce film, massacr&#233; par la critique |&lt;a href=&quot;http://bulles.agora.eu.org/#nb1&quot; name=&quot;nh1&quot; id=&quot;nh1&quot; class=&quot;spip_note&quot; rel=&quot;footnote&quot; title='|1| Lire par exemple celle du Monde.' &gt;1&lt;/a&gt;|, raconte l'histoire d'un homme, Raoul, exploitant forestier (jou&#233; par Clovis Cornillac), dont le fils meurt dans un accident de voiture. Suite &#224; une rencontre avec une jeune femme, Diane (Marie-Jos&#233;e Croze), plus ou moins journaliste, qui lui affirme que son fils est mort en raison des effets secondaires d'un m&#233;dicament qu'il testait dans le cadre d'essais cliniques, cet homme taciturne et r&#233;serv&#233; va, apr&#232;s quelques h&#233;sitations, se lancer dans une enqu&#234;te &#233;perdue dans le monde des multinationales pharmaceutiques. Son domicile sera cambriol&#233;, la jeune femme, avec laquelle il commence &#224; travailler, semble harcel&#233;e par les barbouzes de la soci&#233;t&#233; pharmaceutique sur laquelle se portent les soup&#231;ons de notre duo de choc. Le b&#251;cheron, qui monte un peu trop dans les tours, va tuer l'un d'eux et assommer l'autre, puis cambrioler les locaux de la bo&#238;te pharmaceutique, puis agresser le responsable de celle-ci, dans l'espoir d'obtenir la v&#233;rit&#233; sur la mort de son fils. Le thriller prend petit &#224; petit, mais retombe vite : apr&#232;s quelques p&#233;rip&#233;ties dont je vous passe le d&#233;tail, on affirme &#224; Raoul que le m&#233;doc de son fils &#233;tait un placebo et il appara&#238;tra que le fils, selon toute vraisemblance, s'est simplement suicid&#233;, que la passionnaria &#233;tait parano, que c'est elle qui avait cambriol&#233; le domicile du b&#251;cheron, tandis que les barbouzes &#233;taient des flics.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bref, la qu&#234;te s'est transform&#233;e en une cavale qui d&#233;g&#233;n&#232;re. La jeune femme est abattue lors d'une fusillade, et Raoul, groggy debout de ce qui lui arrive, poursuit sa trajectoire, sur son erre, pour aboutir en mode automatique au sommet de Davos, o&#249; la PDG du groupe pharmaceutique incrimin&#233; fait une conf&#233;rence. &#201;chappant aux contr&#244;les (il est dou&#233; pour les cavales, notre b&#251;cheron), il parvient &#224; entrer dans ce sanctuaire ultra-s&#233;curis&#233; du capitalisme mondial o&#249; il coince ladite PDG dans sa chambre d'h&#244;tel, pour lui faire avouer on ne sait plus trop quoi. C'est l&#224; que lui appara&#238;t la v&#233;rit&#233; sur le suicide de son fils, qui le laisse abasourdi. Avant de s'&#233;clipser, son interlocutrice lui explique &#8212; dans une bouff&#233;e de cette sinc&#233;rit&#233; cynique qui tient lieu d'honn&#234;tet&#233; aux puissants &#8212; qu'effectivement, des millions de personnes meurent, mais que ce &#171; protocole &#187;, le vrai, est celui de l'injustice mondiale, qui pr&#233;f&#232;re soigner les bobos des riches plut&#244;t que les graves maladies des pauvres, mais que ce protocole, chaque occidental en est responsable. Quoi qu'il en soit, abus&#233; par des images qu'il comprend mal qui passent sur une t&#233;l&#233;, notre b&#251;cheron finira n&#233;anmoins par abattre la PDG, &#224; bout portant, alors que celle-ci s'exprime devant quelques milliers de personnes. Son proc&#232;s, explique un altermondialiste &#224; la radio en conclusion du film, sera en fait le proc&#232;s de la multinationale &#8212; &#233;voquant l&#224; un dialogue au d&#233;but du film dans lequel Diane expliquait &#224; Raoul que la seule mani&#232;re de faire le proc&#232;s d'un criminel prot&#233;g&#233; par le syst&#232;me &#233;tait d'aller l'assassiner l&#224; o&#249; il se trouvait pour finalement obtenir que le proc&#232;s de l'assassin soit celui de sa victime.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Triste histoire, en somme, celle d'un &#233;garement, qui voit la douleur se transformer en pulsion de mort, la victime putative se transformer en criminel bien r&#233;el, sous l'&#339;il condescendant et compr&#233;hensif d'un capitalisme-pas-si-m&#233;chant-que-&#231;a-finalement et de forces de l'ordre qui doivent bien mettre de l'ordre, vous comprenez.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sauf que ce n'est pas si simple, que le film s'ouvre et se termine par des sc&#232;nes n'ayant aucun rapport avec l'histoire et laissant entendre que l'industrie pharmaceutique est bel et bien coupable de crimes atroces en testant des m&#233;dicaments sur des personnes sans d&#233;fense dans le Tiers-Monde. Sauf que la passionaria parano semble bel et bien avoir &#233;t&#233; victime de la multinationale et semble avoir pr&#233;cis&#233;ment mis au jour ces agissements. Sauf que les man&#339;uvres des flics sont quand m&#234;me franchement bizarres. Sauf que quelques bribes de conversation, ici et l&#224;, jettent un doute sur la version officielle : la th&#232;se du placebo n'appara&#238;t que tardivement, alors que la bo&#238;te pharmaceutique aurait d&#251; sortir l'info beaucoup plus t&#244;t ; le chimiste ind&#233;pendant &#224; qui Raoul et Diane confient l'analyse des pilules prises par le fils d&#233;c&#233;d&#233; semble de m&#232;che avec la police, laquelle semble fort proche du patron de la bo&#238;te, etc. On n'en saura pas plus, cependant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La raison pour laquelle j'ai aim&#233; ce film bizarre, un peu maladroit mais pas autant que &#231;a, c'est qu'il pose &#8212; ou donne &#224; poser &#8212; une question terrible, difficile, indispensable : celle de l'autodestruction qu'encourt quiconque entre en r&#233;sistance. Car, tout le monde &lt;strike&gt;est&lt;/strike&gt; devrait &#234;tre d'accord, finalement, le syst&#232;me &#233;conomique est inique, ravageur, mangeur d'hommes et les multinationales agro-bio-n&#233;cro-pharmaceutiques en sont peut-&#234;tre bien le fer de lance. Qui pourrait nier cela quand &lt;a href=&quot;http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1034_18000_enfants_meurent_chaque_jour.php&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;18.000 enfants meurent de faim chaque jour&lt;/a&gt; ? Il y a donc tout lieu de se r&#233;volter.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toute r&#233;volte est-elle pour autant bonne &#224; prendre ? Et &#224; quelles conditions ? C'est cette interrogation importante, actuelle, qu'exprime le personnage de Diane. Quiconque se sent de taille &#224; se mesurer de front &#224; l'appareil de domination du monde s'expose en effet &#224; trois dangers, &#224; commencer par celui de se faire broyer, mat&#233;riellement, physiquement, par les rouages bien huil&#233;s de la machinerie qui peut, de la mani&#232;re la plus l&#233;gale du monde, faire de votre vie un enfer juste en enfilant les proc&#232;s o&#249; vous ne ferez jamais le poids contre les escouades d'avocats qui vous seront oppos&#233;s. Je pense ici, avec respect, tendresse et remord de n'avoir pas su lui apporter le soutien dont il avait besoin, au brillant journaliste Denis Robert qui a r&#233;cemment annonc&#233; sa d&#233;cision de se retirer du &lt;a href=&quot;http://mouvements.be/dossiers/clearstream.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;dossier Clearstream&lt;/a&gt;, vaincu par l'acharnement judiciaire de cette multinationale qui est au coeur de la finance mondiale et dont Denis Robert a montr&#233;, d&#233;montr&#233; et red&#233;montr&#233; les malversations.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le second danger, qui peut facilement s'encha&#238;ner au premier, est de perdre son discernement, de porter des accusations &#224; tort et &#224; travers, de perdre toute cr&#233;dibilit&#233; et de s'enfoncer dans la spirale parano&#239;aque qui est d'abord celle d'une infinie solitude.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin, il y a le risque est de se perdre totalement en recourant soi-m&#234;me &#224; des m&#233;thodes violentes qui feront perdre toute l&#233;gitimit&#233; &#224; un combat pourtant juste &#224; son d&#233;but.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; sa mani&#232;re, infiniment perverse, avec ses lois d'exception anti-terroristes, avec le retour insidieux de la torture, avec la mainmise capitaliste sur les m&#233;dias, avec la casse sociale quotidienne qui &#244;te &#224; une bonne partie de la population toute envie de contester, le monde d'aujourd'hui actualise la notion de totalitarisme. Mais au-del&#224; du constat, on vacille tr&#232;s vite, car la mise en cause de cet amoncellement d'injustices est un travail de titan, dans lequel on se noie tr&#232;s facilement. L'&#233;branlement de l'&#233;difice, pourtant, est du domaine du possible. &lt;i&gt;Le nouveau protocole&lt;/i&gt; nous indique que cela exige de la prudence, de la pers&#233;v&#233;rance et beaucoup de discernement, non seulement &#224; l'&#233;gard des &#233;l&#233;ments qui pourraient nous entra&#238;ner dans la folle spirale de la perte de soi mais aussi et peut-&#234;tre surtout &#224; l'&#233;gard de ceux qui nous incitent &#224; renoncer ou nous font voir le monde sous des dehors trop lisses.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;|&lt;a href=&quot;http://bulles.agora.eu.org/#nh1&quot; name=&quot;nb1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 1&quot; rev=&quot;footnote&quot;&gt;1&lt;/a&gt;| Lire par exemple &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/cinema/article/2008/03/18/le-nouveau-protocole-amere-potion-altermondialiste_1024491_3476.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;celle du Monde&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<title>Eldorado</title>
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<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
<description>J'ai eu la chance, hier soir, d'assister, dans le tout nouveau cin&#233;ma Sauveni&#232;re, &#224; Li&#232;ge, &#224; la premi&#232;re (mondiale, s'il-vous-pla&#238;t) d'Eldorado, le nouveau film de Bouli Lanners qui sera pr&#233;sent&#233; au festival de Cannes, dans la quinzaine des r&#233;alisateurs. Ce road-movie wallon produit par Versus est une (...) 


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  <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://bulles.agora.eu.org/IMG/breveon257.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;567&quot; height=&quot;756&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;J'ai eu la chance, hier soir, d'assister, dans le tout nouveau cin&#233;ma Sauveni&#232;re, &#224; Li&#232;ge, &#224; la premi&#232;re (mondiale, s'il-vous-pla&#238;t) d'&lt;a href=&quot;http://www.eldorado-lefilm.com/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Eldorado&lt;/a&gt;, le nouveau film de Bouli Lanners qui sera pr&#233;sent&#233; au festival de Cannes, dans la quinzaine des r&#233;alisateurs. Ce road-movie wallon produit par &lt;a href=&quot;http://www.versusproduction.be/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Versus&lt;/a&gt; est une petite perle, minimaliste, intimiste. &#192; ne pas manquer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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<title>Si les pauvres avaient leur m&#233;moire...</title>
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<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
<dc:subject>Histoire</dc:subject>
<description>Il y avait aujourd'hui au cin&#233;ma Le Parc (Li&#232;ge) une soir&#233;e consacr&#233;e &#224; Paul Meyer, qui est d&#233;c&#233;d&#233; le 29 septembre dernier, avec la projection de Klinkaart (1956, selon Piet van Aken) (photo) suivi du documentaire de Jean-Claude Riga Paul Meyer et La m&#233;moire aux alouettes (2007), pr&#233;sent&#233; comme &#171;une (...) 


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&lt;a href="http://bulles.agora.eu.org/themes/histoire.html" rel="tag"&gt;Histoire&lt;/a&gt;
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  <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://bulles.agora.eu.org/IMG/breveon216.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;685&quot; height=&quot;420&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y avait aujourd'hui au &lt;a href=&quot;http://www.grignoux.be/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;cin&#233;ma Le Parc&lt;/a&gt; (Li&#232;ge) une soir&#233;e consacr&#233;e &#224; Paul Meyer, qui est &lt;a href=&quot;http://bulles.agora.eu.org/20071010_paul_meyer.html&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;d&#233;c&#233;d&#233;&lt;/a&gt; le 29 septembre dernier, avec la projection de Klinkaart (1956, selon &lt;a href=&quot;http://nl.wikipedia.org/wiki/Piet_van_Aken&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Piet van Aken&lt;/a&gt;) (photo) suivi du documentaire de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Claude_Riga&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Jean-Claude Riga&lt;/a&gt; &lt;i&gt;Paul Meyer et La m&#233;moire aux alouettes&lt;/i&gt; (2007), pr&#233;sent&#233; comme &lt;i&gt;&#171; une ballade avec Paul Meyer en libert&#233; tr&#232;s surveill&#233;e par la censure sociale de la m&#233;moire &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Meyer_%28cin%C3%A9aste%29&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Paul Meyer&lt;/a&gt; m'apparait comme une tr&#232;s grande figure artistique et morale, incroyablement m&#233;connue, honteusement m&#233;connue. Et la censure dont il a en effet fait l'objet tout au long de sa vie nous apprend, je crois, beaucoup de choses sur le r&#233;gime politique et social dans lequel nous vivons, sur cette soi-disant terre de compromis que serait la Belgique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais soit, on reparlera de tout cela. En attendant, de cette soir&#233;e, je retiens surtout cette phrase : &lt;i&gt;&#171; Si les pauvres avaient leur m&#233;moire, qu'ils transmettaient &#224; leurs enfants, il n'y aurait plus de pauvres &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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<title>Paranoid Park</title>
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<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
<description>Je ne sais pas si je suis en train d'apprivoiser la face immobile de la force, cette vita contemplativa qui se refuse lorsqu'on est comme je le suis enfonc&#233; jusqu'au cou dans l'hyperactivit&#233; si ce n'est le bougisme. Toujours est-il que j'ai finalement vu et beaucoup appr&#233;ci&#233; le dernier film de Gus (...) 


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  <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://bulles.agora.eu.org/IMG/breveon211.png&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;434&quot; height=&quot;578&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je ne sais pas si je suis en train d'apprivoiser la face immobile de la force, cette vita contemplativa qui se refuse lorsqu'on est comme je le suis enfonc&#233; jusqu'au cou dans l'hyperactivit&#233; si ce n'est le bougisme. Toujours est-il que j'ai finalement vu et beaucoup appr&#233;ci&#233; le dernier film de Gus Van Sant, Paranoid Park.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parmi d'autres sujets de m&#233;ditation, ce film me laisse penser que le cin&#233;ma a beaucoup moins que l'industrie du disque &#224; redouter les &#233;changes num&#233;riques de donn&#233;es dans le court et moyen terme. Pour la raison tr&#232;s simple que la vision d'un film sur pellicule est d&#233;finitivement une exp&#233;rience infiniment plus riche que ce que peut offrir un &#233;cran num&#233;rique et que j'esp&#232;re que le public saura se rendre compte de tout ce qu'il perdrait &#224; d&#233;serter les salles obscures pour matter des DivX t&#233;l&#233;charg&#233;s en P2P.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le film de Van Sant est tout de textures et de semi-obscurit&#233;s ; c'est un chef d'oeuvre de velout&#233; (notamment dans les s&#233;quences de skate, tourn&#233;es en 8mm), une &#233;tude anatomique in vivo. Ses longs plans semblent chercher &#224; s'approprier la mati&#232;re. On a besoin de salles de cin&#233;ma pour ce genre de choses |&lt;a href=&quot;http://bulles.agora.eu.org/#nb1&quot; name=&quot;nh1&quot; id=&quot;nh1&quot; class=&quot;spip_note&quot; rel=&quot;footnote&quot; title='|1| Et &#231;a tombe bien, puisque les Grignoux s&amp;#39;appr&#234;tent &#224; ouvrir 4 nouvelles (...)' &gt;1&lt;/a&gt;|.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;|&lt;a href=&quot;http://bulles.agora.eu.org/#nh1&quot; name=&quot;nb1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 1&quot; rev=&quot;footnote&quot;&gt;1&lt;/a&gt;| Et &#231;a tombe bien, puisque les Grignoux s'appr&#234;tent &#224; ouvrir 4 nouvelles salles &#224; Li&#232;ge (lire les r&#233;cents articles du Soir &lt;a href=&quot;http://www.lesoir.be/regions/liege/liege-ouverture-au-public-2007-11-09-560037.shtml&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.lesoir.be/regions/liege/liege-l-asbl-lance-une-2007-11-14-560884.shtml&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;. Pourvu que ce soit l'occasion d'&#233;largir encore le nombre de films propos&#233;s et de projeter des classiques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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<title>D&#233;c&#232;s de Paul Meyer</title>
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<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
<description>Trop peu branch&#233; sans doute sur l'actualit&#233;, je d&#233;couvre aujourd'hui que Paul Meyer est d&#233;c&#233;d&#233;. Et je dois dire que me fait un choc. &lt;br /&gt;Plus exactement, je l'avais entendue, cette triste nouvelle, dans la confusion d'un sommeil matinal que le journal parl&#233; de La Premi&#232;re avait bien du mal &#224; percer. Je me (...) 


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&lt;a href="http://bulles.agora.eu.org/themes/cinema.html" rel="tag"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;
</description>

  <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://bulles.agora.eu.org/IMG/breveon179.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;405&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Trop peu branch&#233; sans doute sur l'actualit&#233;, je d&#233;couvre aujourd'hui que &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Meyer_%28cin%C3%A9aste%29&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Paul Meyer&lt;/a&gt; est d&#233;c&#233;d&#233;. Et je dois dire que me fait un choc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plus exactement, je l'avais entendue, cette triste nouvelle, dans la confusion d'un sommeil matinal que le journal parl&#233; de La Premi&#232;re avait bien du mal &#224; percer. Je me souviens m'&#234;tre r&#233;veill&#233; &#8212; plus tard &#8212; sous le coup de l'impression tr&#232;s d&#233;sagr&#233;able de sortir d'un cauchemar dans lequel Paul Meyer &#233;tait mort.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai d&#233;couvert et rencontr&#233; Paul Meyer en avril dernier, lors d'un cin&#233;-club &#224; Li&#232;ge, dont j'avais dit &lt;a href=&quot;http://bulles.agora.eu.org/20070416_paul_meyer.html&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;un mot ici&lt;/a&gt;. J'avais &#233;t&#233; frapp&#233; et s&#233;duit par le discours de ce vieil homme fr&#234;le et sec, non seulement sur le cin&#233;ma, mais sur la politique et sur la vie en g&#233;n&#233;ral ; un discours d'une lucidit&#233; et d'une humanit&#233; dont je per&#231;ois encore les accents. Nous avions discut&#233; et convenu de faire un long entretien sur Radio Panik. Il m'a fallu attendre la fin de l'&#233;t&#233; pour disposer d'un mat&#233;riel d'enregistrement permettant de prendre du son dans de bonnes conditions et j'ai consacr&#233; le mois qui vient de s'&#233;couler &#224; en acqu&#233;rir le maniement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aujourd'hui, le num&#233;ro de GSM de Paul Meyer demeure dans mon carnet-des-choses-&#224;-faire, inutile d&#233;sormais.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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<title>Naissance des pieuvres</title>
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<dc:date>2007-08-24T18:12:41Z</dc:date>
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<dc:language>fr</dc:language>

<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
<description>Vu hier Naissance des pieuvres, premier film de C&#233;line Sciamma. &#192; voir sans h&#233;siter. &#192; noter, l'excellente prestation de Pauline Acquart, dans le r&#244;le principal. 


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&lt;a href="http://bulles.agora.eu.org/themes/cinema.html" rel="tag"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;
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  <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://bulles.agora.eu.org/IMG/breveon160.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;451&quot; height=&quot;300&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Vu hier Naissance des pieuvres, premier film de C&#233;line Sciamma. &#192; voir sans h&#233;siter. &#192; noter, l'excellente prestation de Pauline Acquart, dans le r&#244;le principal.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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		<title>Inside Man (Spike Lee)</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Schreuer</dc:creator>



		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>

		<description>Attention, ce texte r&#233;v&#232;le l'intrigue du film. &lt;br /&gt;J'ai finalement vu Inside Man, le beau film de Spike Lee, encens&#233; par la critique (m&#234;me les Cahiers du cin&#233;ma ont &#233;t&#233; sympa, c'est dire). Ce film est certainement tr&#232;s bon &#224; bien des &#233;gards -- casting soign&#233;, intrigue intriguante, sc&#233;nario l&#233;ch&#233;, musique bien foutue, g&#233;n&#233;rique sympa, etc. Bref, c'est objectivement un bon film, agr&#233;able &#224; voir, prenant malgr&#233; sa longueur, accessible au grand public et malgr&#233; tout attirant pour le cin&#233;phile pas b&#233;gueule, tout &#231;a. (...) 


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&lt;a href="http://bulles.agora.eu.org/themes/cinema.html" rel="tag"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;

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		&lt;img src=&quot;http://bulles.agora.eu.org/local/cache-vignettes/L239xH350/arton1156-c6e1f.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='239' height='350' class='spip_logos' style='height:350px;width:239px;' /&gt;
		
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Attention, ce texte r&#233;v&#232;le l'intrigue du film.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai finalement vu &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Inside_man_-_l%27homme_de_l%27int%C3%A9rieur&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;&lt;i&gt;Inside Man&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, le beau film de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Spike_Lee&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Spike Lee&lt;/a&gt;, encens&#233; par la critique (m&#234;me les Cahiers du cin&#233;ma ont &#233;t&#233; sympa, c'est dire). Ce film est certainement tr&#232;s bon &#224; bien des &#233;gards &#8212; casting soign&#233;, intrigue intriguante, sc&#233;nario l&#233;ch&#233;, musique bien foutue, g&#233;n&#233;rique sympa, etc. Bref, c'est objectivement un bon film, agr&#233;able &#224; voir, prenant malgr&#233; sa longueur, accessible au grand public et malgr&#233; tout attirant pour le cin&#233;phile pas b&#233;gueule, tout &#231;a. &#192; voir sans nul doute.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais voil&#224;, c'est un film d&#233;gonfl&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rapide mise au parfum pour ceux qui n'auraient m&#234;me pas vu &lt;a href=&quot;http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18410136&amp;cfilm=60285.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;la bande annonce&lt;/a&gt; : le propos distill&#233; par celle-ci est grosso modo le suivant : soit un hold up parfait, dans une banque de Manhattan, r&#233;alis&#233; sans violence par un g&#233;nie du crime. Mais,... mais, est-ce que le hold up est bien un hold up ? Est-ce qu'il n'y a pas un enjeu politique l&#224;-dessous ? Que se passe-t-il &#224; l'int&#233;rieur de cette banque ? Sous les apparences du hold up, est-on presque conduit &#224; se demander si ce n'est-ce pas une &lt;i&gt;affaire d'Etat&lt;/i&gt; qui est en train de se jouer (brr, on frisonne de plaisir). Jusqu'au titre du film &#8212; &lt;i&gt;Inside Man&lt;/i&gt; &#8212; annonce qu'on va nous emmener voir des choses qu'on ne voit pas d'habitude.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sans savoir de quoi il retourne, j'aurais donc traduit ce titre par &lt;i&gt;&#171; L'infiltr&#233; &#187;&lt;/i&gt; ou quelque chose d'approchant. La distribution s'est content&#233;e d'un plus pesant mais aussi plus fid&#232;le &lt;i&gt;&#171; L'homme de l'int&#233;rieur &#187;&lt;/i&gt;. Et effectivement, l'histoire est simplement celle d'un groupe de braqueurs hyper pros qui attaquent une banque avec des armes en plastique, y prennent 50 otages, font poireauter le monde quelques jours avec quelques id&#233;es amusantes, et s'en sortent en rendant impossible &#224; la police de faire une distinction entre otages et preneurs d'otages. En plus, on dirait qu'ils n'ont rien vol&#233; &#8212; tout l'argent est toujours l&#224;. L'astuce, outre le coup des otages d&#233;guis&#233;s en braqueurs, c'est que le chef des braqueurs s'est fait construire une cache dans la banque o&#249; il reste pendant une semaine apr&#232;s le braquage, avant de sortir tranquillement avec le magot quand la banque a repris ses activit&#233;s normales. Et le butin, ce n'est pas le fric, ce sont des diamants contenus dans un coffre priv&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour justifier le caract&#232;re myst&#233;rieux du machin, Spike Lee nous bassine avec une histoire de directeur de banque impliqu&#233; dans les crimes du nazisme. Mais bon, franchement, ce n'est pas tr&#232;s original qu'un directeur de banque qui se trouvait en Suisse dans les ann&#233;es '40 ait magouill&#233; avec les nazis. Je veux dire que &#231;a peut difficilement &#234;tre un secret d'Etat |&lt;a href=&quot;http://bulles.agora.eu.org/#nb1-1&quot; name=&quot;nh1-1&quot; id=&quot;nh1-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; rel=&quot;footnote&quot; title='|1| D&amp;#39;ailleurs certains milliardaires d&amp;#39;aujourd&amp;#39;hui (celui-ci par exemple) (...)' &gt;1&lt;/a&gt;|. Donc, en fait, il n'y a rien, juste un braquage fort bien mont&#233; |&lt;a href=&quot;http://bulles.agora.eu.org/#nb1-2&quot; name=&quot;nh1-2&quot; id=&quot;nh1-2&quot; class=&quot;spip_note&quot; rel=&quot;footnote&quot; title='|2| M&#234;me si, si on voulait chicaner, on aurait quand m&#234;me quelques questions (...)' &gt;2&lt;/a&gt;|. Le coffre vid&#233; appartient au directeur de la banque, il contenait des diamants vol&#233;s aux victimes du g&#233;nocide hitl&#233;rien. Et donc le bonhomme se tait, d'autant plus que quelques papiers compromettants lui ont &#233;t&#233; d&#233;rob&#233;s par la m&#234;me occasion. En fait de faux semblants annonc&#233;, le seul faux semblant est qu'il n'y en a aucun.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bon, j'avoue que j'ai une certaine pr&#233;dilection pour les films qui parviennent &#224; monter de fa&#231;on un petit peu cr&#233;dible une belle affaire d'Etat. D'o&#249; une vive d&#233;ception chaque fois qu'un film annonc&#233; comme thriller politique me fait le sale coup de n'&#234;tre qu'une b&#234;te histoire de voleurs et de gendarmes |&lt;a href=&quot;http://bulles.agora.eu.org/#nb1-3&quot; name=&quot;nh1-3&quot; id=&quot;nh1-3&quot; class=&quot;spip_note&quot; rel=&quot;footnote&quot; title='|3| &#201;videmment, une b&#234;te histoire de voleurs et de gendarmes peut &#234;tre tr&#232;s (...)' &gt;3&lt;/a&gt;|. Mes critiques sans doute un peu trop acerbes expos&#233;es dans ces pages contre &lt;a href=&quot;http://bulles.agora.eu.org/20060507_romanzo_criminale.html&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;Romanzo Criminale&lt;/a&gt; ou contre &lt;a href=&quot;http://bulles.agora.eu.org/20070303_pars_vite_et_reviens_tard.html&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;Pars vite et reviens tard&lt;/a&gt; viennent probablement de l&#224;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;N'emp&#234;che, et c'est l&#224; mon propos, je me demande si le genre du thriller politique ne s'asphyxie pas, mine de rien |&lt;a href=&quot;http://bulles.agora.eu.org/#nb1-4&quot; name=&quot;nh1-4&quot; id=&quot;nh1-4&quot; class=&quot;spip_note&quot; rel=&quot;footnote&quot; title='|4| Souvenez-vous du juge d&amp;#39;instruction camp&#233; par Jean-Louis Trintignant dans (...)' &gt;4&lt;/a&gt;|. Et je me demande si cela n'a pas un petit quelque chose &#224; voir avec l'id&#233;ologie de l'&#233;poque. Comment, en effet, faire un bon film politique quand tout le monde se fout de la politique ? Non, c'est caricatural de dire &#231;a. Plut&#244;t : comment faire un bon film politique quand plus grand monde ne per&#231;oit le caract&#232;re politique de ce qui advient ? Comment faire un bon film politique quand plus rien n'est politique ? En fait, pour faire un bon thriller politique, il faut que les motivations des sujets aient un peu de substance id&#233;ologique, qu'on puisse les comprendre, en appr&#233;cier la rigueur ou la profoneur, les partager le cas &#233;ch&#233;ant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comment les braqueurs ont-ils mont&#233; leur coup ? On ne le saura pas. Qui sont-ils ? On ne le saura pas non plus. Bref, il n'y a strictement rien &#224; dire sur ces braqueurs. Pourquoi ont-ils mont&#233; ce braquage ? Pour le fric, explique le chef des braqueurs (Clive Owen) : &lt;i&gt;&#171; je ne suis pas un martyr, j'ai fait &#231;a pour l'argent &#187;&lt;/i&gt; &#8212; et, compl&#232;te-t-il de fa&#231;on compl&#232;tement d&#233;risoire et sur un ton n&#233;anmoins profond&#233;ment s&#233;rieux : &lt;i&gt;&#171; parce que je suis dou&#233; &#187;&lt;/i&gt;. Le choix de la victime du vol ne semble servir que comme assurrance morale, politiquement correcte, histoire d'&#233;viter les remords &lt;i&gt;&#171; J'ai vol&#233; un homme qui a vendu le respect de lui-m&#234;me contre quelque dollars. &#187;&lt;/i&gt;. La morale du film, son &#233;conomie profonde, c'est encore lui qui la donne, &#224; deux reprises, en ouverture et en conclusion : &lt;i&gt;&#171; Il n'y a donc que le comment qui reste &#187;&lt;/i&gt;. S'il ne reste rien, il reste encore l'utilitarisme.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;|&lt;a href=&quot;http://bulles.agora.eu.org/#nh1-1&quot; name=&quot;nb1-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 1-1&quot; rev=&quot;footnote&quot;&gt;1&lt;/a&gt;| D'ailleurs certains milliardaires d'aujourd'hui (&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Ingvar_Kamprad#L.27affaire_des_sympathies_nazies&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;celui-ci par exemple&lt;/a&gt;) gardent pignon sur rue malgr&#233; un pass&#233; tr&#232;s trouble.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href=&quot;http://bulles.agora.eu.org/#nh1-2&quot; name=&quot;nb1-2&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 1-2&quot; rev=&quot;footnote&quot;&gt;2&lt;/a&gt;| M&#234;me si, si on voulait chicaner, on aurait quand m&#234;me quelques questions &#224; poser au sc&#233;nariste, mais passons.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href=&quot;http://bulles.agora.eu.org/#nh1-3&quot; name=&quot;nb1-3&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 1-3&quot; rev=&quot;footnote&quot;&gt;3&lt;/a&gt;| &#201;videmment, une b&#234;te histoire de voleurs et de gendarmes peut &#234;tre tr&#232;s sympa &#224; regarder, ce n'est pas la question.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href=&quot;http://bulles.agora.eu.org/#nh1-4&quot; name=&quot;nb1-4&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 1-4&quot; rev=&quot;footnote&quot;&gt;4&lt;/a&gt;| Souvenez-vous du juge d'instruction camp&#233; par Jean-Louis Trintignant dans &#171; Z &#187; (Costa-Gavras) ou le procureur Henri Volney jou&#233; par Yves Montant dans &#171; I... comme Icare &#187; (Henri Verneuil). Et tant d'autres...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Ah oui, plus encore que pour un autre, &#233;vitez de voir ce film en version fran&#231;aise, le doublage est catastrophique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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<title>Les chansons d'amour</title>
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<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
<description>Ce n'est ni la premi&#232;re ni probablement la derni&#232;re fois qu'on dit ici du bien de Christophe Honor&#233;. Son dernier film (que je viens seulement de voir), Les chansons d'amour, est un pur bonheur cin&#233;matographique. Comme d'habitude chez Honor&#233;, l'int&#233;r&#234;t de cette com&#233;die musicale r&#233;side essentiellement (...) 


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&lt;a href="http://bulles.agora.eu.org/themes/cinema.html" rel="tag"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;
</description>

  <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://bulles.agora.eu.org/IMG/breveon152.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;400&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce n'est &lt;a href=&quot;http://bulles.agora.eu.org/20061105_dans_paris.html&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;ni la premi&#232;re&lt;/a&gt; ni probablement la derni&#232;re fois qu'on dit ici du bien de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Christophe_Honor%C3%A9&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Christophe Honor&#233;&lt;/a&gt;. Son dernier film (que je viens seulement de voir), &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Chansons_d%27amour&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;&lt;i&gt;Les chansons d'amour&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; |&lt;a href=&quot;http://bulles.agora.eu.org/#nb2-1&quot; name=&quot;nh2-1&quot; id=&quot;nh2-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; rel=&quot;footnote&quot; title='|1| Voir la bande d&amp;#39;annonce en ligne.' &gt;1&lt;/a&gt;|, est un pur bonheur cin&#233;matographique. Comme d'habitude chez Honor&#233;, l'int&#233;r&#234;t de cette com&#233;die musicale r&#233;side essentiellement dans la ma&#238;trise formelle &#233;poustouflante mise au service de quelques portraits nuanc&#233;s |&lt;a href=&quot;http://bulles.agora.eu.org/#nb2-2&quot; name=&quot;nh2-2&quot; id=&quot;nh2-2&quot; class=&quot;spip_note&quot; rel=&quot;footnote&quot; title='|2| Ah oui, et puis aussi de ces omnipr&#233;sentes sc&#232;nes parisiennes.' &gt;2&lt;/a&gt;|. Chose peu banale, Honor&#233; &#233;crit |&lt;a href=&quot;http://bulles.agora.eu.org/#nb2-3&quot; name=&quot;nh2-3&quot; id=&quot;nh2-3&quot; class=&quot;spip_note&quot; rel=&quot;footnote&quot; title='|3| Il nous souffle d&amp;#39;ailleurs quelques id&#233;es de lecture tr&#232;s directement (...)' &gt;3&lt;/a&gt;| &lt;i&gt;pour&lt;/i&gt; le cin&#233;ma, une &#233;criture serr&#233;e, cors&#233;e mais pas ent&#234;tante, subtile sans &#234;tre emprunt&#233;e. La ma&#238;trise du son comme celle de l'image sont totales. Chaque respiration, chaque clignement de paupi&#232;re semblent inscrits dans un sc&#233;nario qui nous sert une belle histoire, triste et dr&#244;le, dramatique et ensoleill&#233;e. Et puis, disons-le, &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Garrel&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Louis Garrel&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Clothilde_Hesme&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Clotilde Hesme&lt;/a&gt; sont craquants, genre qu'on a envie de retourner au cin&#233;ma demain juste pour le plaisir de les voir encore une fois.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Inmanquable.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;|&lt;a href=&quot;http://bulles.agora.eu.org/#nh2-1&quot; name=&quot;nb2-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 2-1&quot; rev=&quot;footnote&quot;&gt;1&lt;/a&gt;| Voir &lt;a href=&quot;http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=125076.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;la bande d'annonce en ligne&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href=&quot;http://bulles.agora.eu.org/#nh2-2&quot; name=&quot;nb2-2&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 2-2&quot; rev=&quot;footnote&quot;&gt;2&lt;/a&gt;| Ah oui, et puis aussi de ces omnipr&#233;sentes sc&#232;nes parisiennes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href=&quot;http://bulles.agora.eu.org/#nh2-3&quot; name=&quot;nb2-3&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 2-3&quot; rev=&quot;footnote&quot;&gt;3&lt;/a&gt;| Il nous souffle d'ailleurs quelques id&#233;es de lecture tr&#232;s directement li&#233;es &#224; son sc&#233;nario : &lt;a href=&quot;http://www.parutions.com/pages/1-1-121-4127.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;&lt;i&gt;Politique&lt;/i&gt;, d'Adam Thirlwell&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;Un bonheur parfait&lt;/i&gt;, de James Salter et &lt;i&gt;Volupt&#233; singuli&#232;re&lt;/i&gt;, d'A.-L. Kennedy.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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<title>Still life</title>
<link>http://bulles.agora.eu.org/20070714_still_life.html</link>
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<dc:date>2007-07-14T13:46:46Z</dc:date>
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<dc:language>fr</dc:language>

<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
<description>Apr&#232;s de longues semaines loin du cin&#233;ma, j'ai vu hier soir le tr&#232;s beau Still life (Sanxia haoren) du chinois Jia Zhang Ke, lion d'or de la derni&#232;re Mostra. Tr&#232;s beau film, contemplatif et social &#224; la fois. La trame narrative est tr&#232;s simple, mais suffit au r&#233;alisateur &#224; d&#233;rouler, dans le d&#233;cor (...) 


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&lt;a href="http://bulles.agora.eu.org/themes/cinema.html" rel="tag"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;
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  <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://bulles.agora.eu.org/IMG/breveon148.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;400&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s de longues semaines loin du cin&#233;ma, j'ai vu hier soir le tr&#232;s beau &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Still_Life_(film,_2006)&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;&lt;i&gt;Still life&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; (&lt;i&gt;Sanxia haoren&lt;/i&gt;) du chinois Jia Zhang Ke, lion d'or de la derni&#232;re Mostra. Tr&#232;s beau film, contemplatif et social &#224; la fois. La trame narrative est tr&#232;s simple, mais suffit au r&#233;alisateur &#224; d&#233;rouler, dans le d&#233;cor oppressant de la vall&#233;e du Yang Ts&#233;, une fiction qui ressemble &#224; un documentaire sur le d&#233;sastre humain du &#171; miracle &#187; chinois.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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<title>Paul Meyer</title>
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<dc:date>2007-04-15T22:00:00Z</dc:date>
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<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
<description>Tr&#232;s grosse impression cin&#233;matographique hier soir. J'ai vu, dans un chouette petit cin&#233;-club de quartier, le film de Paul Meyer D&#233;j&#224; s'envole la fleur maigre, un film de 1959 absolument &#233;poustouflant sur l'immigration italienne en Belgique, et dont je dois bien avouer que j'ignorais jusqu'&#224; (...) 


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&lt;a href="http://bulles.agora.eu.org/themes/cinema.html" rel="tag"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;
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  <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://bulles.agora.eu.org/IMG/breveon106.png&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;344&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tr&#232;s grosse impression cin&#233;matographique hier soir. J'ai vu, dans &lt;a href=&quot;http://cercledescines.info/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;un chouette petit cin&#233;-club de quartier&lt;/a&gt;, le film de Paul Meyer &lt;i&gt;D&#233;j&#224; s'envole la fleur maigre&lt;/i&gt;, un film de 1959 absolument &#233;poustouflant sur l'immigration italienne en Belgique, et dont je dois bien avouer que j'ignorais jusqu'&#224; l'existence. Je ne peux que vous le recommander si vous ne le connaissez pas encore. La projection vid&#233;o a &#233;t&#233; suivie d'un &#233;change avec le cin&#233;aste particuli&#232;rement int&#233;ressant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour en savoir plus &#224; propos de ce personnage &#233;tonnant, outre &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Meyer_%28cin%C3%A9aste%29&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;la page tr&#232;s fournie que Wikip&#233;dia lui consacre&lt;/a&gt;, voir &lt;a href=&quot;http://www.nova-cinema.org/index.php?page=archives/2007/94/06vautiermeyer.fr.htm&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;le site du Nova&lt;/a&gt;, o&#249; une rencontre avec Meyer et Ren&#233; Vautier a &#233;t&#233; organis&#233;e derni&#232;rement ainsi qu'&lt;a href=&quot;http://www.desimages.be/article.php3?id_article=244&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;un long entretien avec Patrick Leboutte sur le site de l'asbl Des Images&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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		<title>Deux bons films</title>
		<link>http://bulles.agora.eu.org/20070409_red_road_et_das_leben_der.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Schreuer</dc:creator>



		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>Surveillance &amp; vie priv&#233;e</dc:subject>

		<description>Il para&#238;t que je serais trop s&#233;v&#232;re quand je parle de cin&#233;ma dans les pages de ce carnet. &#199;a ne me semble pas tout &#224; fait exact mais peu importe. &lt;br /&gt;Quoi qu'il en soit, j'aimerais dire tout le bien que je pense de deux films que j'ai vu r&#233;cemment et qui ont en commun une th&#233;matique qui est celle de la surveillance. Dans l'un comme dans l'autre, toutefois, le propos politique n'est que secondaire, constitue en quelque sorte la trame de ces films qui sont d'abord des oeuvres de fictions dramatiques (...) 


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&lt;a href="http://bulles.agora.eu.org/themes/cinema.html" rel="tag"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://bulles.agora.eu.org/themes/surveillance_vie_privee.html" rel="tag"&gt;Surveillance &amp; vie priv&#233;e&lt;/a&gt;

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		&lt;img src=&quot;http://bulles.agora.eu.org/local/cache-vignettes/L350xH234/arton1107-09ee8.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='350' height='234' class='spip_logos' style='height:234px;width:350px;' /&gt;
		
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il para&#238;t que je serais trop s&#233;v&#232;re quand je parle de cin&#233;ma dans les pages de ce carnet. &#199;a ne me semble pas tout &#224; fait exact |&lt;a href=&quot;http://bulles.agora.eu.org/#nb3-1&quot; name=&quot;nh3-1&quot; id=&quot;nh3-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; rel=&quot;footnote&quot; title='|1| S&amp;#39;il est vrai que j&amp;#39;ai port&#233; un jugement n&#233;gatif sur Pars vite et reviens (...)' &gt;1&lt;/a&gt;| mais peu importe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quoi qu'il en soit, j'aimerais dire tout le bien que je pense de deux films que j'ai vu r&#233;cemment et qui ont en commun une th&#233;matique qui est celle de la surveillance. Dans l'un comme dans l'autre, toutefois, le propos politique n'est que secondaire, constitue en quelque sorte la trame de ces films qui sont d'abord des oeuvres de fictions dramatiques convaincantes, comme chacun pourra s'en convaincre en allant les voir. C'est cependant cette trame qui m'int&#233;resse ici, car il s'agit dans les deux cas d'une r&#233;flexion sur l'id&#233;e de contr&#244;le, sur les d&#233;g&#226;ts que peut repr&#233;senter une soci&#233;t&#233; de surveillance, sur les limites de cette &lt;i&gt;transparence&lt;/i&gt; dont trop de na&#239;fs font, au point que &#231;a en devient souvent dangereux, un crit&#232;re d'&#233;valuation central des vertus d'un syst&#232;me politique. &#192; l'inverse, c'est la vertu de l'intime, de l'&#233;paisseur du monde social, qui est pr&#244;n&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_604 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://bulles.agora.eu.org/local/cache-vignettes/L450xH666/red_road.jpg' width='450' height='666' alt=&quot;&quot; style='height:666px;width:450px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Red Road&lt;/i&gt;, de l'&#233;cossaise &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Andrea_Arnold&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Andrea Arnold&lt;/a&gt; dont il s'agit du premier long-m&#233;trage, prix du jury du dernier festival de Cannes, est un film minimaliste, parvenant &#224; poser avec fort peu de moyens techniques et sc&#233;naristiques et un jeu d'acteur tout en r&#233;serves (avec une excellente autant qu'inconnue jusqu'alors Kate Dickie dans le r&#244;le principal), une ambiance et une intrigue captivantes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les quinze premi&#232;res minutes du film sont les plus int&#233;ressantes concernant la question de la surveillance &#8212; il s'agit m&#234;me de quelques s&#233;quences d'anthologie. Elles nous nous mettent dans la peau d'une polici&#232;re charg&#233;e d'un r&#233;seau de cam&#233;ras et nous font voir des images videos du quotidien plus ou moins glauque d'une grande ville occidentale &#8212; en l'occurrence Glasgow &#8212;, saisies avec une extraordinaire indiscr&#233;tion, indiscr&#233;tion proportionnelle &#224; la puissance des zooms des cam&#233;ras. La mis&#232;re s'y r&#233;v&#232;le en particulier sous un jour des plus crus &#8212; au sens figur&#233; comme au sens propre puisqu'on baigne dans une lumi&#232;re livide, quelque chose comme une nuit am&#233;ricaine post-moderne et compl&#232;tement trash.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce qui est impressionnant, c'est de voir comment, &#224; travers l'objectif d'une cam&#233;ra de surveillance, la transformation du champ social en champ de bataille sociale se produit insensiblement. L'atmosph&#232;re est d&#233;j&#224; a priori tr&#232;s anxiog&#232;ne, mais la posture douloureuse de ce personnage de flic &#8212; dont on apprend petit &#224; petit qu'elle a fait de son job un combat personnel &#8212; rend la situation vraiment effrayante autant qu'elle est routini&#232;re et d&#233;pourvue de l'expression d'affects autres que ceux, tr&#232;s conventionnels, qui sont attendus dans un poste de police.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sous le regard soup&#231;onneux dans lequel la cin&#233;aste parvient &#224; nous faire entrer, le moindre comportement devient suspect, l'oeil est amen&#233; &#224; se demander sans cesse si cela qu'on voit est &lt;i&gt;normal&lt;/i&gt; ou pas, on cherche &#224; d&#233;celer tout signe d'une catastrophe imminente dont la certitude irrationnelle s'impose tr&#232;s vite. Un homme met la main dans sa veste ? N'est-il pas en train d'en sortir une arme ? Un autre peine &#224; ouvrir une porte, on se demande s'il ne s'agit pas d'un cambrioleur. Un couple copule violemment dans un terrain vague, le r&#233;lexe imm&#233;diat est d'y voir un viol,... pourtant immaginaire. Parfois une agression bien r&#233;elle a lieu sous l'oeil effar&#233; de la surveillante, qui ne peut rien faire pour l'en emp&#234;cher sinon d&#233;p&#234;cher la cavalerie qui arrivera en g&#233;n&#233;ral trop tard. Il en d&#233;coule un sentiment impuissance dont on suppose qu'il ne peut qu'alimenter &#8212; paradoxalement &#8212; une course en avant s&#233;curitaire qui ne fera que faire empirer ce probl&#232;me mal pos&#233;. La distance entre l'observatrice et son champ d'investigation rend tout ce qui n'est pas banal inqui&#233;tant, voire pathologique. Big brother, c'est d'abord une mutation du regard.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_605 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://bulles.agora.eu.org/local/cache-vignettes/L450xH600/la_vie_des_autres.jpg' width='450' height='600' alt=&quot;&quot; style='height:600px;width:450px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quant &#224; &lt;i&gt;Das Leben der Anderen&lt;/i&gt; (&#171; La vie des autres &#187;), de Florian Henckel von Donnersmarck, il s'agit d'un de ces films par lesquels l'Allemagne solde depuis quelques ann&#233;es un certain nombre de comptes avec son pass&#233; tourment&#233;, le plus r&#233;cent en l'occurrence puisque c'est de la Stasi, la police politique du r&#233;gime est-allemand qui s&#233;vit jusqu'en 1989, qu'il est question. Au m&#234;me titre que &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Chute_%28film%2C_2004%29&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;&lt;i&gt;Der Untergang&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, d'Oliver Hirschbiegel, &lt;i&gt;Sophie Scholl - Die letzten Tage&lt;/i&gt;, de Marc Rothemund ou &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Good_bye%2C_Lenin_%21&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;&lt;i&gt;Good Bye, Lenin !&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, de Wolfgang Becker, &lt;i&gt;Das Leben der Anderen&lt;/i&gt; est ainsi d'ores et d&#233;j&#224; un succ&#232;s commercial important. Ce r&#244;le cathartique du cin&#233;ma allemand qui parvient &#224; affirmer au grand jour la v&#233;rit&#233; historique tout en refermant certaines pages douloureuses d'une histoire commune me semble un ph&#233;nom&#232;ne int&#233;ressant, mais ce n'est pas de cela qu'il est question ici.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;|&lt;a href=&quot;http://bulles.agora.eu.org/#nh3-1&quot; name=&quot;nb3-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 3-1&quot; rev=&quot;footnote&quot;&gt;1&lt;/a&gt;| S'il est vrai que j'ai port&#233; un jugement n&#233;gatif sur &lt;a href=&quot;http://bulles.agora.eu.org/20070303_pars_vite_et_reviens_tard.html&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;Pars vite et reviens tard&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://bulles.agora.eu.org/20070101_perfume.html&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;Perfume&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&quot;http://bulles.agora.eu.org/20060507_romanzo_criminale.html&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;Romanzo Criminale&lt;/a&gt;, j'ai par contre &#233;t&#233; particuli&#232;rement positif &#224; l'&#233;gard de &lt;a href=&quot;http://bulles.agora.eu.org/20060919_ken_loach.html&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;The Wind that Shakes the Barley&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://bulles.agora.eu.org/20061105_dans_paris.html&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;Dans Paris&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://bulles.agora.eu.org/20060709_renaissance.html&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;Renaissance&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&quot;http://bulles.agora.eu.org/20060927_raison_du_plus_faible.html&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;La Raison du plus faible&lt;/a&gt;, entre autres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Par ailleurs, j'ai vu il y a quelques semaines l'effarant INLAND EMPIRE, que je conseille &#224; tous ceux qui sont pr&#234;ts &#224; des exp&#233;riences cin&#233;matrophiques d&#233;concertantes mais sur lequel je reste aphone jusqu'&#224; pr&#233;sent. Derni&#232;rement, j'ai vu &#233;galement &lt;i&gt;Little Children&lt;/i&gt;, de Todd Field, qui m&#233;rite le d&#233;placement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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<title>Pars vite et reviens tard</title>
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<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
<description>Vu ce soir Pars vite et reviens tard, dont la bande annonce m'avait all&#233;ch&#233; un peu rapidement. Le r&#233;sultat, quoique non totalement d&#233;pourvu d'int&#233;r&#234;t, est malgr&#233; tout s&#233;rieusement d&#233;cevant. L'entr&#233;e en mati&#232;re s&#233;duit, pourtant, posant d'embl&#233;e l'ambiance d'un bon thriller policier m&#226;tin&#233; de r&#233;f&#233;rences (...) 


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&lt;a href="http://bulles.agora.eu.org/themes/cinema.html" rel="tag"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;
</description>

  <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://bulles.agora.eu.org/IMG/breveon95.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;590&quot; height=&quot;792&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Vu ce soir &lt;i&gt;Pars vite et reviens tard&lt;/i&gt;, dont la bande annonce m'avait all&#233;ch&#233; un peu rapidement. Le r&#233;sultat, quoique non totalement d&#233;pourvu d'int&#233;r&#234;t, est malgr&#233; tout s&#233;rieusement d&#233;cevant. L'entr&#233;e en mati&#232;re s&#233;duit, pourtant, posant d'embl&#233;e l'ambiance d'un bon thriller policier m&#226;tin&#233; de r&#233;f&#233;rences historiques, le tout sur fond d'une trame dramatique qui &#233;l&#232;ve le niveau et donne &#224; ce film la possibilit&#233; d'un propos d'une port&#233;e quasiment anthropologique &#8212; possibilit&#233; qui ne sera pas exploit&#233;e. &#192; cela s'ajoutent quelques trouvailles dont cette id&#233;e un peu clich&#233; mais amusante de poser en plein milieu de la place Beaubourg, c&#244;toyant les sculptures de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Niki_de_Saint_Phalle&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Niki de Saint Phalle&lt;/a&gt;, un microcosme presque villageois.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La suite n'est malheureusement pas du m&#234;me acabit et le sc&#233;nario tir&#233; d'un bouquin de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Fred_Vargas&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Fred Vargas&lt;/a&gt; peine &#224; conserver le rythme, tout comme le r&#233;alisateur &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gis_Wargnier&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;R&#233;gis Wargnier&lt;/a&gt; s'essoufle en m&#234;me temps que son script, nous infligeant &#224; mesure que le film avance des longueurs de plus en plus p&#233;nibles. L'intrigue centrale, tout le prol&#232;me est l&#224;, s'&#233;croule trop rapidement et avec elle dispara&#238;t le propos th&#233;matique du film &#8212; celui du retour de la peste &#8212;, ce qui ne manque pas de cr&#233;er un vide, ravale pour tout dire le film au rang d'un simple polar fran&#231;ais avec des voitures de police qui roulent dans Paris sir&#232;nes hurlantes. Le suspense ne sera vaille que vaille relanc&#233; que par quelques questions subsidiaires de moindre int&#233;r&#234;t. Dans tout cela, le film a perdu coh&#233;rence et unit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quant aux acteurs, on verra &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Lucas_Belvaux&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Lucas Belvaux&lt;/a&gt; camper une &#233;ni&#232;me fois son personnage r&#233;current, &#233;ternel &#8212; qu'il soit flic ou malfrat, on lui retrouve de film en film les m&#234;mes attitudes, la m&#234;me d&#233;gaine, ce qui a tendance &#224; devenir un peu lassant. Il en va de m&#234;me d'une &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_Gillain&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Marie Gillain&lt;/a&gt; peu inspir&#233;e. &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Olivier_Gourmet&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Olivier Gourmet&lt;/a&gt; est par contre exceptionnel, m&#233;connaissable, authentiquement m&#233;tamorphos&#233; par chacun de ses r&#244;les. &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Jos%C3%A9_Garcia&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Jos&#233; Garcia&lt;/a&gt;, le personnage central, est lui aussi plut&#244;t convaincant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

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		<title>&#171; Perfume &#187; est une daube</title>
		<link>http://bulles.agora.eu.org/20070101_perfume.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Schreuer</dc:creator>



		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>

		<description>Je n'avais d&#233;lib&#233;r&#233;ment pas lu les critiques avant d'aller le voir; subodorant de loin tout le mal qu'il y a immanquablement moyen de dire d'un film comme celui-l&#224; et voulant avec beaucoup de bonne volont&#233;, pour autant que cela f&#251;t possible, retrouver quelque chose du go&#251;t que m'avait laiss&#233; la lecture du bouquin de Suskind, agr&#233;able souvenir d'enfance puisque je devais &#224; peine avoir la moiti&#233; de mon &#226;ge actuel quand je l'ai lu. &lt;br /&gt;C'est rat&#233;. &lt;br /&gt;&#171;Le Parfum&#187; de Tykwer -- ou plut&#244;t &#171;Perfume&#187; puisque le film a (...) 


/ 
&lt;a href="http://bulles.agora.eu.org/themes/cinema.html" rel="tag"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;

		</description>


 
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		&lt;img src=&quot;http://bulles.agora.eu.org/local/cache-vignettes/L350xH234/arton1095-8a438.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='350' height='234' class='spip_logos' style='height:234px;width:350px;' /&gt;
		
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je n'avais d&#233;lib&#233;r&#233;ment pas lu les critiques avant d'aller le voir ; subodorant de loin tout le mal qu'il y a immanquablement moyen de dire d'un film comme celui-l&#224; et voulant avec beaucoup de bonne volont&#233;, pour autant que cela f&#251;t possible, retrouver quelque chose du go&#251;t que m'avait laiss&#233; la lecture du bouquin de Suskind, agr&#233;able souvenir d'enfance puisque je devais &#224; peine avoir la moiti&#233; de mon &#226;ge actuel quand je l'ai lu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est rat&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Le Parfum &#187;&lt;/i&gt; de Tykwer &#8212; ou plut&#244;t &lt;i&gt;&#171; Perfume &#187;&lt;/i&gt; puisque le film a l'extr&#234;me mauvais go&#251;t de mettre en sc&#232;ne des Fran&#231;ais du XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle parlant un anglais contemporain, m&#226;tin&#233;, pour ne rien arranger, de quelques termes et locutions fran&#231;ais, &#224; la mani&#232;re des Am&#233;ricains semi-cultiv&#233;s &#8212; est, je me dois de vous en informer, une lamentable daube.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout d'abord, principalement, ce film est un &#233;chec sur le plan esth&#233;tique, ce qui est assez emb&#234;tant dans la mesure o&#249; l'on devine que l'intention premi&#232;re du cr&#233;ateur de ce navet &#233;tait de toute &#233;vidence de se lancer avec beaucoup d'allant dans une sorte de &lt;i&gt;festival de couleurs&lt;/i&gt;. On le sent de bout en bout, ce brave Tikwer, d&#233;sireux de produire un feu d'artifice &#8212; visuel &#224; d&#233;faut de pouvoir &#234;tre olfactif, nous explique-t-il chauss&#233; des gros sabots dont il ne se d&#233;partira pas tout du long de cet interminable palinodie. L'ambiance que le film parvient en fin de compte &#224; poser tient plus de celle d'un magasin de bimbeloterie un peu cosy tels qu'on peut en trouver dans l'iconographie de la bourgeoise am&#233;ricaine. Comment la d&#233;finir cette esth&#233;tique ? Couleurs vives et chaudes (avec une pr&#233;f&#233;rence pour les rouges un peu sombres et profonds), bons mat&#233;riaux honn&#234;tes comme du bois, du m&#233;tal, de la pierre, dispositifs formels rassurants, accueillants,... Le film a beau se d&#233;rouler en bonne partie dans le printemps de l'arri&#232;re pays ni&#231;ois, on se croirait plut&#244;t, malgr&#233; les champs de lavande, un soir de No&#235;l au coin de feu au fin fond d'une for&#234;t allemande. Quelque chose comme ce que Walt Disney nous a appris &#224; consid&#233;rer comme une esth&#233;tique de contes de f&#233;es. Oui, finalement, on se croirait plus dans Hansel et Gretel qu'ailleurs. M&#234;me la crasse dans laquelle on est baign&#233; de temps &#224; autre participe de cet &#233;tat d'esprit sirupeux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le d&#233;sastre ne se limite malheureusement pas &#224; ces consid&#233;rations color&#233;es : le jeu des acteurs est juste affligeant, d'une platitude assommante, fatiguante. Et de fa&#231;on amusante, &#224; rebours complet de la dynamique esth&#233;tisante de tout le reste du film, la jeune beaut&#233; sublime qui est sens&#233;e justifier, couronner m&#234;me, les crimes de Jean-Baptiste Grenouille (prononcer J&#244;-Batist Gwenouil) est non seulement d&#233;pourvue dans ce film de la moindre personnalit&#233; (mais jusque l&#224;, rien de bien surprenant il est vrai) mais est en plus d'une banalit&#233; esth&#233;tique tout &#224; fait notable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La r&#233;alisation est de ce m&#234;me tonneau tristement bien d&#233;cid&#233; &#224; ne jamais se d&#233;partir du premier degr&#233; le plus terrien et de l'explicite le plus lourd, comme si la moindre subtilit&#233; narrative risquait de perdre le spectateur (on en conna&#238;t, il est vrai, du c&#244;t&#233; du boulevard Reyers, qui sont pass&#233;s bien pr&#232;s du d&#233;colage pour la prise de ce genre de libert&#233;s).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La musique, enfin, tient pour l'essentiel de cette esp&#232;ce de consensualisme symphonique que l'on peut, au gr&#233; des al&#233;as de la grande industrie cin&#233;matographique mondialis&#233;e, retrouver indiff&#233;remment dans &#171; Maman j'ai rat&#233; l'avion &#187; ou dans un film d'&#233;poque en costumes. Comprenne qui pourra.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; la d&#233;charge du r&#233;alisateur, on rel&#232;vera la difficult&#233; qu'il y a &#224; adapter au cin&#233;ma un texte aussi grandiloquent et caricatural que celui de Suskind, l'optique retenue, relativement litt&#233;rale, m&#232;ne le r&#233;alisateur &#224; cette posture aussi inconcevable qui consiste &#224; reprendre les deux sc&#232;nes finales ubuesques dont vous vous rappelez peut-&#234;tre de la lacture du bouquin ou que vous d&#233;couvrirez s'il vous prend malgr&#233; tout la lubie d'aller voir ce film &#8212; le recours &#224; l'ellipse e&#251;t probablement &#233;t&#233; plus heureux. Il y a certaines choses que la litt&#233;rature peut se permettre mais que le cin&#233;ma doit prendre garde &#224; ne pas r&#233;cup&#233;rer telles quelles dans son langage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		
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<title>Dans Paris</title>
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<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
<description>Vu hier soir le dernier film de Christophe Honor&#233;, Dans Paris (avec Guy Marchand, Romain Duris, Johanna Preiss et Louis Garrel). &#192; voir, sans nul doute. Une bonne critique ici, rien &#224; ajouter. &lt;br /&gt;Pour vous mettre dans l'ambiance, passez ceci en boucle, c'est un vieux tube tr&#232;s eighties de Kim Wilde (...) 


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&lt;a href="http://bulles.agora.eu.org/themes/cinema.html" rel="tag"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;
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  <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://bulles.agora.eu.org/IMG/breveon77.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;365&quot; height=&quot;254&quot; class=&quot;spip_logos&quot; /&gt;
&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Vu hier soir le dernier film de Christophe Honor&#233;, &lt;i&gt;Dans Paris&lt;/i&gt; (avec Guy Marchand, Romain Duris, Johanna Preiss et Louis Garrel). &#192; voir, sans nul doute. Une bonne critique &lt;a href=&quot;http://www.fluctuat.net/3387-Dans-Paris&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;, rien &#224; ajouter.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour vous mettre dans l'ambiance, passez ceci en boucle, c'est un vieux tube tr&#232;s eighties de Kim Wilde qui est dans la BO du film, &#231;a peut pas faire de mal :&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_580 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://bulles.agora.eu.org/IMG/mp3/Kim_Wilde_-_Cambodia.mp3&quot; title='MP3 - 3.6 Mo' type=&quot;audio/mpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://bulles.agora.eu.org/dist/vignettes/mp3.png' width='52' height='52' alt='MP3 - 3.6 Mo' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-580 spip_doc_titre' style='width:120px;'&gt;&lt;strong&gt;Kim Wilde, Cambodia&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;/div&gt;

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		<title>La Raison du plus faible</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Schreuer</dc:creator>



		<dc:subject>Li&#232;ge</dc:subject>
		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>

		<description>Je ne saurais trop vous sugg&#233;rer d'aller voir &#171;La raison du plus faible&#187;, de Lucas Belvaux. Je l'ai vu vendredi soir et j'en suis encore tout impr&#233;gn&#233;, de ce film, presqu'une semaine apr&#232;s. Il dit, me semble-t-il, tr&#232;s bien la r&#233;volte qui monte dans cette soci&#233;t&#233; merdique qui est la n&#244;tre, cette r&#233;volte que tant de monde ne semble pas voir dans les lieux o&#249; se produit l'essentiel du discours sur le monde. &lt;br /&gt;&#199;a se passe &#224; Li&#232;ge, dont est montr&#233;e une image extr&#234;mement noire, trop noire en fait, mais (...) 


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&lt;a href="http://bulles.agora.eu.org/themes/liege.html" rel="tag"&gt;Li&#232;ge&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://bulles.agora.eu.org/themes/cinema.html" rel="tag"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;

		</description>


 
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		&lt;img src=&quot;http://bulles.agora.eu.org/local/cache-vignettes/L350xH235/arton1056-35339.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='350' height='235' class='spip_logos' style='height:235px;width:350px;' /&gt;
		
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je ne saurais trop vous sugg&#233;rer d'aller voir &#171; La raison du plus faible &#187;, de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Lucas_Belvaux&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Lucas Belvaux&lt;/a&gt;. Je l'ai vu vendredi soir et j'en suis encore tout impr&#233;gn&#233;, de ce film, presqu'une semaine apr&#232;s. Il dit, me semble-t-il, tr&#232;s bien la r&#233;volte qui monte dans cette soci&#233;t&#233; merdique qui est la n&#244;tre, cette r&#233;volte que tant de monde ne semble pas voir dans les lieux o&#249; se produit l'essentiel du discours sur le monde.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#199;a se passe &#224; Li&#232;ge |&lt;a href=&quot;http://bulles.agora.eu.org/#nb4-1&quot; name=&quot;nh4-1&quot; id=&quot;nh4-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; rel=&quot;footnote&quot; title='|1| Entre Droixhe et Ougr&#233;e, qui &#8212; petit d&#233;tail qui surprendra les li&#233;geois &#8212; (...)' &gt;1&lt;/a&gt;|, dont est montr&#233;e une image extr&#234;mement noire, trop noire en fait, mais terriblement juste pourtant. C'est l'histoire un peu path&#233;tique de quatre gars qui d&#233;cident un beau jour qu'ils en ont trop pris dans la gueule. Il y a un jeune ch&#244;meur surdipl&#244;m&#233; (Eric Caravaca), un ancien braqueur r&#233;sign&#233; par la vie et devenu ouvrier chez Jupiler (Lucas Belvaux en personne) et deux anciens m&#233;tallos, licenci&#233;s &#171; avant d'avoir l'&#226;ge &#187;, dont un a perdu &#224; l'usine l'usage de ses jambes (Patrick Descamps et Claude Semal). La porte de sortie se trouve, pensent-ils, dans un braquage. Foireux, &#233;videmment.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La cible est symboliqe : l'argent du d&#233;pe&#231;age des usines, dont l'acier qui reste &lt;a href=&quot;http://bulles.agora.eu.org/20041206_acier.html&quot; class=&quot;spip_in&quot;&gt;une mati&#232;re premi&#232;re extr&#234;mement pr&#233;cieuse&lt;/a&gt; est revendu. Il a quelque chose de biblique dans ce film, depuis l'invocation permanente d'une justice supr&#234;me pour justifier des actes que la justice humaine &#8212; tellement imparfaite &#8212; r&#233;prouve jusqu'&#224; la souffrance qui culmine dans la &lt;i&gt;piet&#224;&lt;/i&gt; finale (photo). L'univers que dessine ce film est complet, son horizon est ferm&#233;, la seule ouverture apparaissant dans le dernier plan. Ce fim est une trag&#233;die, totale, dont les personnages sont enferm&#233;s entre les tours de Droixhe qui sabrent le ciel bleu et les bouteilles de Jupiler qui sont des trous sans fond.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une chose que ce film dit aussi, c'est que le temps des ouvriers est r&#233;volu. Et ce constat est une douleur terrible, un retour en arri&#232;re, parce que le temps qui vient est non seulement celui d'une replong&#233;e dans la mis&#232;re &#8212; &lt;i&gt;&#171; apr&#232;s 5 ou 6 g&#233;n&#233;rations de lutte&lt;/i&gt;, dit un des personnages, &lt;i&gt;on avait enfin un peu plus que le n&#233;cessaire ; et on nous le reprend &#187;&lt;/i&gt; &#8212; mais aussi celui de la perte de la dignit&#233; pour des gens &#224; qui la travail en avait donn&#233; une. Les luttes syndicales constituent un arri&#232;re-plan permanent dans le film, mais aucun des personnsages ne semble entretenir &#224; ces luttes autre chose qu'un rapport historique, m&#233;moriel, vraiment lointain. Ils se sont battus, mais &#231;a n'a pas march&#233;. Place &#224; l'anomie. Terrible issue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le film s'ach&#232;ve dans une sc&#232;ne d'anthologie, un face-&#224;-face &#233;poustouflant entre le braqueur et le sniper, tous les deux fondus dans la m&#234;me merde, la m&#234;me soci&#233;t&#233; invivable qui va tuer un pendant qu'elle ali&#232;ne l'autre. Et on ne peut s'emp&#234;cher de penser que le braqueur, au moins, a choisi la libert&#233;, m&#234;me la fa&#231;on dont il perd la vie est finalement juste tr&#232;s triste. Comme le dit Benjamin Deceuninck, cet activiste fran&#231;ais anti-OGM scandaleusement poursuivi pour avoir refus&#233; de se laisser ficher g&#233;n&#233;tiquement |&lt;a href=&quot;http://bulles.agora.eu.org/#nb4-2&quot; name=&quot;nh4-2&quot; id=&quot;nh4-2&quot; class=&quot;spip_note&quot; rel=&quot;footnote&quot; title='|2| Lire : Marion Van Renterghem, &#171; La tentation du fichage g&#233;n&#233;tique de masse (...)' &gt;2&lt;/a&gt;|, &lt;i&gt;&#171; J'ai appris dans l'histoire, qu'on avait le droit de refuser, quelles que soient les cons&#233;quences. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;|&lt;a href=&quot;http://bulles.agora.eu.org/#nh4-1&quot; name=&quot;nb4-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 4-1&quot; rev=&quot;footnote&quot;&gt;1&lt;/a&gt;| Entre Droixhe et Ougr&#233;e, qui &#8212; petit d&#233;tail qui surprendra les li&#233;geois &#8212; sont devenus deux quartiers voisins le temps du tournage du film. C'est qu'il n'y a pas &#224; Droixhe la vue ahurissante sur la Meuse ser&#233;sienne,...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|&lt;a href=&quot;http://bulles.agora.eu.org/#nh4-2&quot; name=&quot;nb4-2&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 4-2&quot; rev=&quot;footnote&quot;&gt;2&lt;/a&gt;| Lire : Marion Van Renterghem, &#171; La tentation du fichage g&#233;n&#233;tique de masse &#187;, in &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, 26 Septembre 2006.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Par ailleurs, j'ai vu cette semaine l'&#233;poustouflant &lt;strong&gt;Taxidermia&lt;/strong&gt;, du Hongrois Gy&#246;rgy P&#225;lfi, un film dont la premi&#232;re chose &#224; dire est qu'il est esth&#233;tisant |&lt;a href=&quot;http://bulles.agora.eu.org/#nb5-1&quot; name=&quot;nh5-1&quot; id=&quot;nh5-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; rel=&quot;footnote&quot; title='|1| Voir quelques photos.' &gt;1&lt;/a&gt;| jusqu'&#224; la naus&#233;e. C'est un film magnifique, cisel&#233;, dont la plupart des plans sont v&#233;ritablement splendides mais il est franchement p&#233;nible &#224; regarder. Il s'agit d'une histoire litt&#233;ralement &lt;i&gt;organique&lt;/i&gt; de trois g&#233;n&#233;rations d'une famille hongroise, de trois personnages excessifs, qui trouvent jouissance et raison d'&#234;tre dans l'exaltation sauvage de tel ou tel aspect de leur corpor&#233;it&#233;. Il y a quelque chose de la patte de Kusturica dans les personnages de ce film, mais sans l'aspect burlesque, sans la moindre nuance comique. Le film de Gy&#246;rgy P&#225;lfi est terriblement froid, inqui&#233;tant, absurde finalement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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