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Des Bulles

Emerveillements, énervements,... carnets cathartiques

En bref

25/11 — Si les pauvres avaient leur mémoire...

Il y avait aujourd’hui au cinéma Le Parc (Liège) une soirée consacrée à Paul Meyer, qui est décédé le 29 septembre dernier, avec la projection de Klinkaart (1956, selon Piet van Aken) (photo) suivi du documentaire de Jean-Claude Riga Paul Meyer et La mémoire aux alouettes (2007), présenté comme « une ballade avec Paul Meyer en liberté très surveillée par la censure sociale de la mémoire ».

Paul Meyer m’apparait comme une très grande figure artistique et morale, incroyablement méconnue, honteusement méconnue. Et la censure dont il a en effet fait l’objet tout au long de sa vie nous apprend, je crois, beaucoup de choses sur le régime politique et social dans lequel nous vivons, sur cette soi-disant terre de compromis que serait la Belgique.

Mais soit, on reparlera de tout cela. En attendant, de cette soirée, je retiens surtout cette phrase : « Si les pauvres avaient leur mémoire, qu’ils transmettaient à leurs enfants, il n’y aurait plus de pauvres ».

 

28/11 — Il y a dix ans,...

Il y a dix ans, le 28 novembre 1995, les étudiants manifestaient par dizaines de milliers à Liège pour réclamer un refinancement de l’enseignement et protester contre les plans d’austérité dans l’enseignement. Pour toute réponse, le pouvoir politique a choisi la violence policière.

En souvenir de cet évenement, le syndicat autonome des étudiant(e)s liégeoi(se)s publie sur son site deux documents intéressants : le manifeste de la Byrouth ainsi qu’un morceau du groupe de rap Starflam.

À lire et à écouter,...

 

Histoire

mercredi 31 octobre 2007

Sur l’exposition « C’est notre histoire »

J’ai visité ce mardi l’exposition « C’est notre histoire », qui vient de s’ouvrir à Bruxelles. Financée par l’Union européenne, elle prélude à l’ouverture dans cette même ville d’un Musée de l’Europe (non, pas celui-ci). Malgré son peu d’intérêt, elle donne l’occasion d’examiner l’image que l’institution europénne se fait d’elle même, de faire un voyage dans l’idéologie officielle (voir les photos), en quelque sorte — même si, évidemment, une bonne partie du travail de communication de la machine européenne consiste à présenter le processus politique en cours comme strictement neutre et dépourvu d’idéologie (et, oui je sais, les organisateurs se présentent comme « issus de la société civile »).

Permettez-moi de noter ici quelques commentaires sur cette exposition.

1. À la sortie, la première impression qui frappe est celle d’un vide sidéral. Des moyens considérables (projections vidéos énormes, installations d’art contemporain de très grande taille, décors,...) sont déployés pour ne finalement pas dire grand chose. On (...) [lire la suite]

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jeudi 5 avril 2007

Archiver le web, il devient temps d’y penser

Insensiblement, beaucoup d’informations qui circulaient et étaient très majoritairement stockées jusqu’il y a peu sur des supports matériels — au premier rang desquels se trouve bien sûr le papier — sont en train de se retrouver de plus en plus souvent sur des pages web, souvent même en priorité par rapport à d’autres supports. C’est évidemment le cas des publications scientifiques — jusqu’aux encyclopédies — dont les éditions électroniques se multiplient, mais aussi du travail de bon nombre d’associations ou encore, de plus en plus, de la presse, dont les éditions électroniques sont souvent beaucoup plus réactives que les éditions papier ; c’est vrai aussi des débats politiques, ainsi qu’en attestent les campagnes électorales récentes ou en cours, dont une part de plus en plus substancielle, une part qui n’est plus marginale, se déroule désormais sur le web. Même si les mass-médias audiovisuels restent bien évidemment dominants (mais dans un rôle de plus en plus ouvertement propagandiste et décérébrant) (...) [lire la suite]

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lundi 15 novembre 2004

« Démocrate et révolutionnaire »

J’ai été voir hier soir Salvador Allende, de Patricio Guzman, un documentaire plutôt bien tourné consacré au personnage historique que fut Salvador Allende mais aussi, de façon plus générale, à l’expérience socialiste qu’a vécu le Chili pendant trois ans au début des années 70 et qui, indéniablement, figure aujourd’hui au panthéon des mythes de la gauche, entre les fronts populaires et la commune de Paris.

On est d’abord submergé par la chaleur (voire même la tendresse) incroyable, contagieuse, qui émane des images. L’espoir fou qu’on lit dans les yeux des milliers de prolétaires défilant en foule pour soutenir l’installation du nouveau gouvernement et qui pour la première (et peut-être la dernière) fois de leur vie voient s’établir un pouvoir qui vise à leur dignité. On est surpris par la conscience sociale très largement répandue qui semble s’être exprimée et dont le réalisateur montre la persistance aujourd’hui. On s’extasie de voir une gauche largement unie derrière un objectif terriblement ambitieux et (...) [lire la suite]

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