vendredi 20 juillet 2007
Trois arguments contre la parité
La parité — c’est-à-dire l’imposition par la loi de la règle selon laquelle les mandats publics (ou les places sur les listes électorales) doivent être attribués paritairement selon le sexe — est désormais quasiment intégrée dans les moeurs politiques. Là où elle ne l’est pas, c’est qu’elle ne l’est pas encore. Cet acquis politique du féminisme ne me semble cependant pas nécessairement une bonne chose et je souhaiterais donner ici trois arguments trop peu pris en compte lorsqu’il arrive encore qu’on débatte ouvertement de cette question ; ce qui est de plus en plus rare.
1. Il n’est pas souhaitable de hiérarchiser les discriminations.
Il existe, chacun peut le constater facilement, des discriminations diverses dans la manière dont s’organise la société. Parmi cette diversité, aucun argument sérieux ne permet de donner à la discrimination sexiste un statut supérieur à d’autres. Entre une discrimination de type sexiste et une autre de type raciste, pour ne prendre qu’un exemple évident, aucun critère ne permet (...) [lire la suite]




