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Des Bulles

Emerveillements, énervements,... carnets cathartiques

En bref

30/06 — Masse critique simultanée à Liège et à Bruxelles

Ce samedi 5 juillet, premier jour des soldes, on organise, avec pleins de monde (Gracq, Bruxelles Air Libre, StopCHB, ACC, Cyclonudista, Grappe, IEB, Respire et quelques autres), une masse critique simultanée à Liège et à Bruxelles pour parler, nous aussi, du « pouvoir d’achat ». Plus précisément pour défendre l’idée que la solution au problème du « pouvoir d’achat » ne se trouve pas dans la réduction de la fiscalité sur les énergies fossiles ou dans la subvention aux comportements énergivores mais dans un changement profond de notre mode de vie et dans une meilleure répartition des richesses.

Le rendez-vous est donné à 14h : les Bruxellois se retrouveront place de la Monnaie et les Liégeois sur l’esplanade St Léonard.

Et merci à Titom pour l’affiche.

 

19/05 — Soutien aux grévistes de la SNCB

Parce que les inégalités n’ont plus été aussi importantes depuis des dizaines d’années (aux Etat-Unis, on vient de battre le record de 1929, c’est tout dire), que la part de la richesse — pourtant entièrement produite par le travail — allouée au travail est en passe de devenir moins importante que celle attribuée aux revenus du capital.

Parce que je revendique haut et fort la liberté, que je dénie pour cette raison au régime politique droitisé dans lequel nous vivons le droit de se proclamer « libéral » alors qu’il est capitaliste et ne sert que la seule liberté des actionnaires. Parce que la première liberté dans le domaine du travail est celle de ne pas travailler. Parce que le droit de grève est un des derniers remparts qui nous protègent du fascisme.

Parce que le capitalisme s’est immiscé dans les têtes (lire l’excellent Rêves de droite, de Mona Chollet), que le patronat parle dans (presque tous) les journaux, que les économistes ne sont pour la plupart que des alliés de classe lobotomisés des possédants (lire par exemple cette interview) et que toute cette propagande consume ce qui reste de nos droits.

Parce que la figure médiatique de l’« otage de la grève » commence sérieusement à me brouter. Et que les salariés pressurisés feraient mieux de rejoindre le mouvement de lutte pour les salaires (et tant qu’à faire de le généraliser à l’échelle du continent) plutôt que de pleurnicher pour le compte des patrons.

Parce que lesdits patrons — alors que trois quarts de la population rame sérieusement pour se loger, pour se chauffer voire bientôt pour se nourrir — continuent à s’en mettre plein deriière la cravate sans la moindre décence (le patron de la SNCB, Marc Descheemaeker, tout en exigeant de la part de ses employés de la « modération salariale », vient de se faire octroyer une petite augmentation de 30.000 par an).

Parce que les revenus du capital bénéficient d’une fiscalité outrageusement avantageuse. Et que les partis politiques en place ne bougent pas le petit doigt pour changer cette situation inique. Parce que l’Europe a la taille critique pour mener une politique économique égalitaire. Parce que l’inertie et le laisser-faire nourrissent la bulle de la finance mondiale dont les dégâts sont, là encore, pour la gueule du peuple.

Parce que c’est l’intérêt de tous qu’il reste dans cette société un contre-pouvoir syndical susceptible de barrer la route aux actionnaires qui se croient tout permis.

Pour toutes ces raisons, je soutiens la grève des cheminots (et je précise pour les inévitables aigris qui passeraient par là que je devais aller à Bruxelles demain et que je suis sérieusement embêté de ne pas pouvoir y aller).

 

3/03 — Le tram ou la nouvelle culture urbaine

Le tram est semble-t-il définitivement revenu dans les bonnes grâces des élus locaux et des urbanistes tandis que les citoyens le plébiscitent. Le tram est tout simplement en train de devenir le symbole d’un nouvel art de vivre en ville ; véritable fer de lance qu’il est d’un réaménagement des espaces urbains faisant la place belle aux piétons, aux vélos, aux espaces verts. Si besoin est de s’en convaincre, voyez « Le Monde 2 » qui lui consacrait sa couverture de ce week-end et 8 pages intérieures !

Vous trouverez en ligne le long article de Martine Valo et Michèle Champenois (sans les illustrations, faut pas pousser non plus) qui, en passant par Nice, Nancy et Nantes |1|, montre cette évolution plus culturelle que technique.

Bien entendu, pendant ce temps, le gouvernement wallon continue à vouloir investir ses sous dans les autoroutes.

Ah oui, la pétition pour le retour du tram à Liège est toujours en ligne. Et puis, pour les Liégeois, la semaine prochaine, le mardi 11 mars, une conférence est organisée sur les enjeux de long terme des choix de mobilité... histoire de faire un petit peu avancer le débat.

|1| Un petit tour hors des frontières de l’hexagone eut sans doute été utile, mais ne boudons pas notre plaisir.

 

28/11 — L’autoroute de trop

Parait dans La libre Belgique de ce jour un texte d’opinion que je co-signe avec Pierre Castelain, membre du secrétariat régional Ecolo de Liège et Gün Gedik, président du Mouvement des Jeunes socialistes de Liège intitulée L’autoroute de trop. Il y est question, une fois encore, de l’autoroute CHB, que la région wallonne veut construire à l’Est de Liège.

 

26/09 — Le chiffre du jour

Oyez, oyez, braves gens, rassurez-vous, ça y est, enfin, on investit dans les transports en commun à Liège.

2,7 millions d’euros, s’il-vous plaît.

Oui, 2,7 millions d’euros, soit moins d’1% des 400 millions que la Région wallonne s’apprête à investir dans Cerexhe-Heuseux/Beaufays.

On n’est pas sortis de l’auberge...

 

19/09 — Semaine de la mobilité

On parlait mobilité sur la RTBF ce matin. Avec Pierre Courbe, expert en mobilité à Inter-Environnement Wallonie (qui vient de renouveller son site web), et Pascal Smet, ministe bruxellois de la mobilité.

Merci à Pierre qui n’a pas manqué l’occasion de poser une question sur le tram liégeois et l’autoroute CHB.

Pour mémoire, les enregistrements des deux parties de l’émission (Matin Première et Questions publiques) :

/IMG/mp3/20070919_RTBF_MP_mobilite.mp3
/IMG/mp3/20070919_RTBF_QP_mobilite.mp3

Petit à petit, le tout-a-la-bagnole wallon est en train de se faire ringardiser |1|. Et c’est très bien comme ça.

|1| Quoique, ce n’est pas encore gagné : on peut lire dans Le Soir de ce jour une hallucinante interview de Jean-Claude Phlypo, incarnation de l’immobilisme le plus complet. Ça fait peur.

 

17/09 — Le tram & CHB, débat à Retinne

J’ai participé ce soir à un débat organisé par le groupement CHB et Inter-Environnement Wallonie à propos de la liaison Cerexhe-Heuseux/Beaufays. J’y été invité pour parler de l’alternative au tout-à-la-route que pourrait constituer un réseau de tram à Liège.

Voici l’enregistrement de mon intervention :

/IMG/mp3/20070917_conference_chb.mp3
 

7/09 — Oui au tram, non à l’autoroute !

Rapidement un mot pour signaler le lancement d’une pétition contre l’autoroute Cerexhe-Heuseux/Beaufays et l’affectation des crédits aux transports en commun dans l’agglomération liégeoise.

Bientôt plus de détails ici-même. Mais en attendant, vous me seriez d’une aide particulièrement précieuse en m’aidant à diffuser l’argement l’information.

Et n’hésitez pas à ouvrir le débat dans les commentaires de ce post.

 

21/08 — Mais que faire de l’argent des amendes ?

Il y aurait donc, apprend-on (ici ou ici), tellement de recettes venant des amendes pour infractions de roulage qu’on ne saurait plus quoi en faire |1| — étant entendu (admettons) qu’il est convenu que leur produit soit affecté à la sécurité routière. Ainsi, les zones de police, auxquelles cet argent est affecté — quand même 100 millions d’euros en 2006 — en seraient pour certaines d’entre elles à le dépenser n’importe comment. Et le ministre de l’Intérieur — le brillant Patrick Dewael, qui trouve sans doute là un terrain plus à sa mesure que celui des questions migratoires dont il est également en charge — de proposer que l’argent puisse être affecté à d’autres finalités.

Je dois dire que je tombe par terre en lisant cette nouvelle. Pour une raison très simple : l’« amélioration de la sécurité routière », dans le chef des éminences qui ont la haute main sur la question, consiste manifestement uniquement en des mesures concernant la voiture-reine et elle seule. Pourtant, je ne connais pas de meilleure mesure d’amélioration de ladite sécurité routière que celles qui poussent les automobilistes à délaisser leur voiture pour un mode de transport doux ou pour les transports en commun. Or, justement, le manque d’investissements est criant dans ce pays |2| en matière d’aménagements urbains pour les vélos (pistes cyclables, parkings pour vélo,...) mais aussi d’aménagements urbains en général (transformer en boulevards arborés les semi-autoroutes qui traversent encore trop souvent nos villes, y placer des bancs, des passages pour piétons,... réduit, on le sait bien, la vitesse des voitures et donc le danger qu’elles représentent) sans parler — les 100 millions seront loin d’y suffire — des transports en commun.

Pendant ce temps, on achète des motos de flics qu’on laisse pourrir dans leurs garages...

|1| Soit dit en passant, comme j’en avais déjà parlé l’année passée, je me demande toujours pourquoi le montant des amendes n’est pas proportionnel au revenu des contrevenants (ou éventuellement à la puissance de leur voiture), comme c’est le cas dans d’autres pays. Ça permettrait de ne pas priver du quart de son revenu mensuel un précaire qui se fait flasher en dépassant de dix kilomètres/heure la vitesse autorisée tout en rendant les sanctions quelque peu dissuasives pour les richards qui s’en contrefoutent actuellement (j’ai même lu des témoignages de cadres supérieurs auxquels leur employeur demandait de rouler aussi vite que possible, le coût des amendes étant inférieur aux « prix du temps »).

|2| Bon, plus en Wallonie et à Bruxelles qu’en Flandre, il faut bien le dire.

 

18/08 — Et si on appliquait vraiment le principe polleur-payeur ?

Note rapide avant de revenir éventuellement sur cette information par la suite : après 11 ans de procédure judiciaire (quand même), plusieurs constructeurs automobiles japonais (Toyota, Nissan, Nissan Diesel, Hino, Mitsubishi, Isuzu et Mazda) viennent d’accepter d’indemniser des victimes de la pollution de l’air (lire les articles du Monde et de Libé).

Certains phénomènes sociaux sont difficilement explicables. Par exemple, pour quelle raison l’opinion publique reste-t-elle d’une stoïcité bovine face à certains menaces sur la santé publique tandis qu’elle peut prendre le mors au dent sur d’autres éventuellement moins dangereuses ? Ainsi, les dégâts graves pour la santé que représente la pollution automobile sont désormais plutôt bien connus — et le moins qu’on puisse dire est qu’ils sont importants |1|. Il n’empêche que, face à cette agression quotidienne concernant tous les habitants des villes |2|, les réactions politiques et citoyennes restent incroyablement faibles. Pendant que « nos » élus s’étripent à Val Duchesse sur le statut linguistique d’un arrondissement judiciaire, nous subissons chaque jour une exposition à des substances qui portent gravement atteinre à notre santé. Même des mesures ultra-minimales — comme l’obligation d’apposer un filtre à particules sur tous les véhicules à moteur thermique en circulation — sont, à en croire les journaux, très loin de préoccuper ces Messieurs-Dames en leur château.

Face à cette absence criminelle de réaction, peut-être la voie judiciaire s’impose-t-elle. J’ignore les possibilités que donne le droit belge et européen en la matière, mais je suppose qu’il doit être possible de trouver des angles d’attaque. Pour ma part, entre autre chose, je me verrais bien attaquer les TEC de Liège, dont plusieurs lignes de bus passent sous mes fenêtres.

Peut-être que la généralisation de ce genre d’actions judiciaires permettrait d’enfin stimuler la fibre inovatrice — dramatiquement éteinte actuellement — chez les constructeurs automobiles et d’amorcer enfin la désacoutumance de notre société au pétrole.

|1| Voir par exemple, en ligne, le reportage vidéo (février 2007) de la Télévision suisse romande : Le bal des particules fines.

|2| Soit dit en passant, ce n’est pas une raison pour arrêter de rouler à vélo : la pollution est plus concentrée à l’intérieur des habitacles des voitures qu’à l’air libre.

 

2/08 — Une faille juridique dans le projet CHB ?

Le questionnement avancé en mai dernier par le groupement des riverains du projet d’autoroute Cerexhe-Heuseux/Beaufays (A605) au sujet d’un vice de forme dans la procédure d’attribution du marché public |1| prend de la substance. Le Soir de ce jour publie un articulet |2| reprenant une dépêche Belga qui confirme que le gouvernement régional n’a pas procédé à un appel d’offres pour ce marché qui a été confié à la Sofico. Or, la présence d’une banque privée dans le capital de la Sofico impose cette procédure, comme l’indique l’infatiguable Bernard Wesphael, conseiller régional wallon (Ecolo). Sans doute cela fera-t-il gagner un peu de temps dans le combat contre cette autoroute inutile.

|1| Lire l’article de Pierre Morel dans Le Soir du 16 mai.

|2| Malheureusement indisponible en ligne.

 

18/06 — Le lobby des bétonneurs n’a peur de rien

Selon l’agence Belga, les lobbys du béton et de la bagnole ont une idée (on pourrait même dire une idée fixe vu qu’ils avaient déjà sorti identiquement le même projet il y a deux ans). Considérant sans doute que les bénéfices de leurs affiliés ne sont de toute évidence point encore suffisants, l’Association belge de la route et la Road Federation Belgium sont en effet convaincus qu’il est d’utilité publique de créer un tunnel routier d’une dizaine de kilomètres dans le sous-sol des communes du Sud de Bruxelles (en bleu fluo sur le graphique), afin de « boucler » — sous Uccle, Watermael-Boitsfort et la Forêt de Soignes — le ring de Bruxelles, dont le tracé — bel et bien bouclé, pourtant — pousse actuellement jusqu’à Waterloo. Coût annoncé de ce tunnel ? Un milliard d’euro (autrement dit deux ou trois quand tout aura été calculé).

On se permettra de penser que c’est toujours le même cirque : on retrouve la rhétorique — parfaitement abusive — du « chaînon manquant » (sic), exactement comme pour les deux nouvelles autoroutes que veut construire la région wallonne (à l’Est de Liège et au Sud de Charleroi). On retrouve l’inconscience totale face à la bagnole — en particulier l’ignorance de cette règle élémentaire en matière de transports qui veut que le bitume attire la voiture, autrement dit que la construction de nouvelles infrastructures développe son usage —, l’absence de toute réflexion en matière de transports en commun (si ce n’est la proposition dérisoire et effrayante qu’un bus pourrait rouler dans ce tunnel et y avoir des arrêts) et a fortiori au sujet des conséquences sociales et environnementales de ces projets bien intentionnés. À l’instar de Liège qui attend le retour du tram et ne risque pas de le voir de sitôt tandis qu’une autoroute inutile va venir saccager sa banlieue Est, la région bruxelloise est pourtant particulièrement pauvre en transports en commun de grande capacité puisqu’elle ne dispose que de deux lignes de métro (et qu’elle attend son RER pour 2016). En fait, on peut même considérer que Bruxelles agonise sous le poids de la bagnole à laquelle il a été laissé beaucoup trop de place dans la ville.

La seule différence est que, jusqu’à nouvel ordre, les pouvoirs publics n’ont pas encore cédé aux sirènes du machin. Espérons que ça dure...

 

10/05 — La preuve que les services publics peuvent collaborer entre eux

On dit souvent — à raison — qu’il est nécessaire que les services publics collaborent mieux entre eux. Et on cite souvent les transports en commun, qui dépendant, selon qu’ils sont ou non ferroviaires, du fédéral ou des régions, sont de ce fait ou pour d’autres raisons régulièrement un nid de problèmes pour leurs usagers (qui dépendent quant à eux à la fois du fédéral et des régions).

Il peut cependant parfois en aller autrement. La publicité |1| dont je joins la photo en est un bel exemple : la SNCB est à la conception, les TEC à la diffusion, unis... pour pour la propagation du sexisme et de la beaufitude la plus grasse |2|.

J’ajoute qu’ayant — douloureusement — passé il y a peu le cap des 26 ans (ouille, ça me fait mal rien qu’à l’écrire), et ayant par conséquent été contraint de passer du Go Pass |3| au Rail Pass (69 EUR pour dix trajets), j’ai une raison de plus de trouver la pub de la SNCB vraiment saumâtre. Car, je le dis, je l’affirme, je le crie — plus convaincu, comme vous le savez, que jamais que les transports en commun doivent être gratuits —, l’idée que le train de coûte pas cher est rigoureusement inexacte.

|1| Cette campagne date déjà de quelques semaines, à présent, mais je ne pouvais pour autant pas éviter de signaler cet exemple hallucinant de ce que peut donner la rationnalité publicitaire.

|2| Les utilisateurs d’un synthétiseur vocal noteront que la publicité, apposée sur un bus, porte ce slogan : « Prenez le train et une copine plus dépensière »

|3| Lequel, quoique plus abordable, n’en est pas pour autant accessible à tout le monde, loin s’en faut. Son prix a d’ailleurs augmenté, comme le reste des tarifs SNCB, au-delà de prix de la vie ces dernières années. Je retrouve d’ailleurs la trace d’un papier que j’avais pondu il y a plus de six ans sur le sujet : le lecteur m’accordera au moins d’avoir de la suite dans les idées :)

 

10/05 — Solution miracle

Une fois n’est pas coutume dans ces pages, un peu de réclame (hum). Il s’agit d’un système norvégien aussi simple qu’ingénieux permettant aux cyclistes de s’affranchir des contraintes que leur pose ordinairement la déclivité par trop ardue de certaines ascensions qu’il leur faut parfois bien effectuer.

La suite en images,...

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On ne saurait trop lourdement suggérer aux responsables concernés de faire procéder à l’installation de systèmes de ce genre dans les principales côtes qui font le charme mais aussi la rigueur des collines du val De Meuse liégeois (ou d’ailleurs). Je sais certains cyclistes qui en seraient particulièrement ravis.

 

7/05 — La gratuité des transports en commun pour moins de 25 EUR par an

Je reçois d’Italie cette nouvelle réjouissante : la petite ville piémontaise de Verbania, trente mille habitants, vient d’instaurer la gratuité généralisée des transports en commun locaux, financée par un « abonnement de municipalité », une petite taxe en plus pour tout les habitants évaluée à 22-23 euros par an et par habitant. Plus d’info en ligne et en italien.

 

17/04 — Table ronde sur la gratuité des transports en commun

Le mercredi 25 avril sera organisée par le collectif Libre Parcours, initiateur d’une pétition qui commence à être diffusée fort largement et dont il a déjà été question dans ces pages, une journée d’action et de réflexion sur la thématique des transports en commun et de leur gratuité.

J’aurai le plaisir d’y animer à partir de 14h une table ronde des « experts », qui réunira Pierre Lannoy (ULB), Jean-François Ramquet (SRWT), Claudy Vickevorst (CGSP), Jean-Luc Dossin (FGTB), Fernand Antonioli (CSC) et Emmanuelle Haegman (Ligue des Familles).

 

20/03 — RER en retard

On apprend aujourd’hui que le projet de RER autour de Bruxelles ne sera pas opérationnel avant 2016 alors qu’il était prévu pour 2011. Autrement dit, la mise en place d’un système qui ne consiste jamais qu’à doubler ou tripler les fréquences sur quelques lignes de chemin de fer existantes autour de Bruxelles aura mis quelque chose comme trente ans (soyons optimistes !) pour se réaliser. Certes, il aura fallu adapter certaines infrastructures (mise à quatre voies d’une série de lignes, construction de l’une ou l’autre jonction entre les voies existantes, construction de quelques quais ici et là,...) mais c’est une chiquenaude à côté de ce que les gestionnaires des systèmes de transports de la plupart des grandes métropoles du monde ont réalisé et réalisent.

La faute à une mauvaise planification des travaux, à des permis de bâtir qui tardent, paraît-il,... à moins que ce ne soit l’incapacité crasse de notre monde politique de se donner les moyens de répondre à un défi qui est pourtant tout simplement vital pour l’avenir de la civilisation humaine. Et cela alors que la réalisation de ce satané RER représente un pourcentage infime des efforts qu’il nous faudra consentir et de l’intelligence collective qu’il nous faudra déployer si nous voulons modifier nos modes de vie pour répondre au défi climatique de façon socialement juste mais aussi de façon démocratiquement satisfaisante (parce que, au train où vont les choses, c’est le fascisme vert et la toute grande casse sociale qui nous attendent lorsqu’il ne sera plus possible de nier encore et encore le phénomène climatique et ses conséquences).

Pendant ce temps, le traffic routier continue joyeusement à croître |1|, les pics d’ozone à se multiplier, les affections pulmonaires à devenir la norme, nos éminences ministérielles à rouler dans des bagnoles ultra-polluantes, les 4x4 à se vendre comme des petits pains au salon de l’auto,...

Tout va bien, madame la marquise.

|1| Update 28/3 : 25% en 7 ans !

 

27/11 — Reportage à La Brouck

J’ai participé hier à une manifestation organisée à La Brouck, dans la commune de Trooz, pour protester contre la construction de l’autoroute Cerexhe-Heuseux/Beaufays, dont il a déjà été question à plusieurs reprises sur ce carnet. J’en ai profité pour faire un reportage qu’on trouvera sur Indymédia Liège.

 

1er/12 — A propos de la ligne Gosselies-Ottignies

Parmi les nombreuses vicissitudes que connaît aujourd’hui la Wallonie (et au sujet desquelles j’espère trouver le temps d’écrire quelques lignes ces jours-ci), certaines sont plus médiatisées que d’autres. J’ai écrit le mois derniers, avec Bernard Swartenbroekx, un petit texte consacré à l’absurdité de la nouvelle ligne ferroviaire voulue par le gouvernement wallon : Le « plan Marshall » passe-t-il par une ligne Ottignies - Daussoulx - Rhisnes - Gosselies ?. Ce texte n’ayant pas été publié par les journaux auxquels nous l’avons proposé, nous le publions sur le web.

 

Transports & mobilité

lundi 28 avril 2008

Tram à Liège, on avance à grands pas

Il y a eu pas mal d’avancées dernièrement sur le dossier des transports en commun à Liège. L’attention médiatique s’étant, cela dit, surtout focalisée sur le sacre du Standard, l’information sur ce sujet a peut-être été reléguée au second plan. Il n’est dès lors pas inutile de faire ici le point sur la situation.

On est en effet passé depuis une dizaine de jours d’une situation de consensus de principe assez éthéré sur la nécessité d’améliorer les transports en commun à une étape ultérieure : celle de l’entame du débat sur la faisabilité financière voire technique du tram liégeois.

Cette relative accélération du dossier est principalement liée à la publication d’une étude sur la mobilité en commun à Liège commanditée par la région wallonne et réalisée par la société régonale wallonne des transports (SRWT). À ma connaissance, cette étude n’est pas encore disponible en ligne. J’ai pour ma part eu l’occasion d’assister à sa présentation par un membre du cabinet du ministre des transports et de prendre quelques notes, mais (...) [lire la suite]

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lundi 31 mars 2008

Les enjeux de long terme des choix de mobilité

Le 11 mars dernier avait lieu à l’ULg une conférence sur le thème des enjeux de long terme des choix de mobilité. Ce fut un vif succès, tant par la petite centaine de personnes réunies à cette occasion, pour parler d’un thème qui, pour être dans l’air du temps, n’en est pas moins relativement ardu. Mais surtout, la qualité des interventions et leur complémentarité étaient

Il se dégageait de ces exposés la calme et néanmoins terrifiante évidence du désastre en cours et, aussi, de l’inconséquence des personnes à qui la démocratie à confié la conduite des affaires de l’Etat.

Voici déjà l’intervention de Michel Wautelet, professeur à l’UMH et porte-parole de l’ASPO (33 minutes) :

IMG/mp3/20080311_michel_wautelet.mp3

Pour télécharger le fichier mp3 de cette intervention :

Vous pouvez également télécharger les slides de son exposé (...)

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dimanche 17 février 2008

Gratuité des transports publics, ça bouge un peu

La bonne idée de la semaine écoulée, une fois n’est pas coutume, vient du PS. « [...] la confection d’un budget, écrit Elio Di Rupo sur son blog, c’est aussi l’occasion d’être volontariste dans les domaines de société. Une mesure qui combinerait, selon moi, diminution du coût de la vie, mobilité harmonieuse et volontarisme environnemental serait de rendre les transports en communs, et notamment, le trafic national passagers de la SNCB entièrement gratuit. » Il précise sa pensée dans une interview au journal Métro : « il faut tendre vers la gratuité tout simplement parce qu’on ne pourra pas résoudre les problèmes climatiques et d’encombrements de nos routes sans passer par là », ajoutant encore que « dans les cinq à dix années qui viennent, il faudra entamer une réflexion plus fondamentale sur le chemin de fer et les transports en commun. » (via Belga)

Faut-il le dire, je suis à 100% d’accord.

Oui, la gratuité des transports en commun est une mesure de bon sens dans le contexte actuel, susceptible de contribuer (...) [lire la suite]

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mercredi 21 novembre 2007

Le tram est-il l’avenir de la mobilité à Liège ? Compte-rendu du débat

Comme annoncé dans ces pages, faisant suite à la pétition « Oui au tram ! Non à l’autoroute ! », lancée en septembre dernier et ayant depuis lors réuni plus de 4000 signatures, j’organisais ce mardi 20 octobre un débat sur le thème de l’avenir de la mobilité à Liège.

Une assistance très appréciable (à vue de nez, je dirais au moins 250 ou 300 personnes) était présente pour une soirée dont il ne me semble pas abusif de dire que les échanges furent de fort bonne facture (mmh, corrigez-moi si vous n’êtes pas d’accord, hein).

Il me semble que cette conférence a permis non seulement de faire le point sur la situation, de constater qu’un consensus se dégage tout doucement parmi tous les acteurs liégeois en vue de la réalisation d’un tram (et que c’est bien le tram qui a la cote) et d’évoquer les grandes lignes de ce que pourrait être un projet de mobilité crédible et enthousiasmant pour Liège.

Voici déjà des enregistrements des interventions initiales des quatre orateurs ; que je remercie au passage, de même (...) [lire la suite]

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samedi 27 octobre 2007

Droit de grève contre service minimum, quelques éléments pour une autodéfense

Après la France, où le service minimum, après avoir rythmé la pré-campagne et la campagne présidentielles, est devenu l’une des mesures phare des débuts tonitruants du sarkozysme au pouvoir, le débat arrive maintenant en Belgique : entre autres mesures répressives, l’hypothétique coalition « Orange bleue » envisage de mettre en place un service minimum dans les transports en commun. Concrètement, il s’agit donc de limiter le droit de grève pour garantir que rouleront, en toutes circonstances, un certain pourcentage des véhicules de transports en commun.

Cette question, j’y réfléchis depuis fort longtemps ; je ne compte plus les tentatives avortées de textes sur ce sujet. À chaque fois, il y a eu difficulté à faire prise, incapacité à dépasser les lieux communs dans l’analyse, impossibilité à s’assurer des marques fiables pour assumer une position dépourvue de trop d’ambiguités. J’avoue les pires atermoiements sur cette question, presque les nuits blanches d’incertitude. Car ce sujet est difficile, en ce qu’il (...) [lire la suite]

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vendredi 19 octobre 2007

L’injuste « prime à la voiture propre » du gouvernement wallon

Avec l’inculture politique et fiscale qui gangrène les milieux du pouvoir, on voit de plus en plus régulièrement paraître des mesures, notamment fiscales, qui portent atteinte à des principes fondamentaux, comme l’égalité de chacun devant la loi.

On en a déjà vu un exemple éclatant avec cette mesure prise par les différentes régions du pays proposant d’échanger une plaque minéralogique contre une abonnement gratuit aux transports en commun : comme je l’avais souligné à l’époque, cette mesure ne touche que les détenteurs d’(au moins) une voiture, ce qui est injuste dans la mesure où le financement vient des impôts de tous les citoyens. Ceux qui sont trop pauvres ou trop respectueux de l’environnement pour posséder une voiture dont se débarasser peuvent continuer à payer le bus. Par conséquent, entre deux personnes se trouvant dans la même situation de revenu — payant donc les mêmes impôts — et ne disposant pas d’une voiture, l’une peut recevoir un abonnement gratuit aux TEC et l’autre pas, la prime allant à (...) [lire la suite]

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jeudi 11 octobre 2007

Tram à Liège : Willy Demeyer fait la moitié du chemin

Dans un entretien au journal Le Soir, le bourgmestre de Liège et président de la fédération liégeois du Parti socialiste, Willy Demeyer, prend une position claire et ferme en faveur du tram, ce dont on peut se féliciter. Le débat est enfin lancé et le bourgmestre peut être assuré du soutien des signataires de la pétition dans le combat qu’il semble vouloir mener contre les conservatismes qui sévissent aujourd’hui parmi les responsables des transports en commun, ce dont témoigne l’état déplorable du réseau de transports en commun liégeois. On peut aussi se réjouir de voir le bourgmestre reconnaître la nécessité qu’il y a de créer à Liège un réseau de transports en commun structurant. De même que de le voir rejeter les propositions de Jean-Claude Phlypo, dont le manque d’ambition pour Liège est véritablement sidérant au regard des défis sociaux énormes qu’annonce la raréfaction du pétrole. Celle-ci — et l’augmentation du prix de l’énergie qu’elle annonce — ne manquera pas en effet, en l’absence de mesures (...) [lire la suite]

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lundi 1er octobre 2007

Rassemblement pour le tram à Liège ce lundi 1er octobre à 18h devant l’hôtel de ville

Les signataires (plus de 2300 à ce jour) de la pétition pour le tram et contre l’autoroute Cerexhe-Heuseux/Beaufays organisent un rassemblement ce lundi 1er octobre à 18h devant l’hôtel de ville de Liège.

Alors qu’une bonne partie des principaux décideurs liégeois continuent à affirmer leur volonté de réaliser tant l’autoroute CHB qu’un très hypothétique réseau de tram ou de tram-train, nous rappellerons que, les capacités d’emprunt de la Région wallonne étant ce qu’elles sont, il n’est budgétairement pas possible de réaliser l’un et l’autre de ces deux projets à court ou moyen terme. Et qu’en conséquence un choix s’impose. Dans la situation actuelle, aucun débat sérieux n’a lieu sur ce choix qui engage pourtant gravement notre avenir. Si rien ne bouge, c’est un projet vieux de trente ans qui sera réalisé, engloutissant 400 millions d’argent public, soit approximativement la somme nécessaire à la construction d’un réseau de tram de base (4 lignes) dans l’agglomération liégeoise.

Nous rappellerons par ailleurs que, (...) [lire la suite]

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samedi 29 septembre 2007

« Pour certain Ministre Régional, ce n’est pas encore suffisant »

Jean-Pierre Collignon, signataire de la pétition pour le tram et chroniqueur à la RTBF, entre autres qualités, me signale très aimablement ce billet passé ce matin dans sa « Chronique de l’Indispensable Monsieur Jean-Pierre, chroniqueur mondain » dans l’émission « Première séance », sur la Première chaîne radio de la RTBF.

À lire et à écouter, avant de se retrouver ce lundi à 18h devant l’hôtel de ville de Liège.

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Après l’informateur, le médiateur, le formateur et l’explorateur et bientôt, pourquoi pas le pacificateur, le réanimateur voire, pour finir, le fossoyeur, la farce n’en finit pas et, contrairement à ce qu’affirment certains journaleux qui prennent leurs vessies pour des lanternes, l’heure n’est pas au doute ou à la panique mais bien plutôt à la rigolade, pour ce qui me concerne, en tout cas. D’ailleurs et en outre, je ne perçois nulle-part la moindre impatience ni tourments d’aucune sorte dans le chef d’une population qui vaque à ses petites (...) [lire la suite]

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jeudi 13 septembre 2007

Tram liégeois, quelques ébauches

Alors que la pétition qui occupe les cimaises de ces carnets depuis quelques jours continue son petit bonhomme de chemin (le cap des mille signataires a donc été franchi hier), beaucoup de discussions sur la question stimulent les méninges. Voici donc un état synthétique — et en petits dessins, plus parlants que de longs discours — de mes idées sur ce à quoi pourrait ressembler un réseau de tram liégeois. Il ne s’agit ici que d’une réflexion, j’insiste, c’est du work in progress. L’idée est surtout d’ouvrir, en prenant des cartes en main, une discussion avec un maximum de monde (rêvons) sur la manière la plus intelligente d’organiser le réseau. Bien sûr, ce que je prrésente ici est nourri de nombreuses lectures, trop nombreuses pour être toutes citées — mais dont je remercie les auteurs.

Voici donc, en guise de pièce à casser, une proposition de déploiement en trois temps d’un réseau de tram à Liège.

Première étape : construction d’un réseau de base de quatre antennes vers Herstal, Seraing, Ans et Fléron (...) [lire la suite]

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mercredi 12 septembre 2007

1000 personnes pour un tram à Liège

La pétition dont je signalais le lancement il y a quelque jours monte gentiment en puissance. Le cap des 1000 signataires a été franchi aujourd’hui — ce qui n’est pas si mal vu les très faibles moyens de diffusion disponibles — et plusieurs organisations importantes ont signé de façon collective.

Un communiqué a été envoyé à la presse ce jour, quelque peu laconique (l’objectif est de présenter un argumentaire complet lors d’une conférence de presse d’ici la fin du mois), dont voici le texte (merci à Lionel pour la citation) :

Mobilité : et si le gouvernement wallon prenait attitude ?

1000 signataires pour un tram à Liège et contre l’autoroute CHB

Relevons deux citations récentes, venant de deux membres du gouvernement régional wallon.

Le ministre Antoine, au sujet de la semaine de la mobilité :

Le ministre André Antoine se réjouit de cette semaine qui se veut comme une « protestation contre une forme d’immobilité. Le tout à la voiture n’a plus de sens aujourd’hui. Il faut bousculer les règles et ses (...) [lire la suite]

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vendredi 1er juin 2007

Avenir du Gracq : courrier au ministre Antoine

J’ai reçu ce matin un message du Gracq, le groupement de réflexion et d’action des cyclistes au quotidien, asbl dont je suis membre, qui disait ceci :

Si vous vous sentez concernés par les politiques de mobilité en général et les mesures en faveur du vélo en particulier, sachez que le GRACQ – Les Cyclistes Quotidiens asbl vit des heures difficiles : laissé depuis le début de l’année dans l’incertitude sur la reconduction de ses subsides wallons, le GRACQ s’est vu dans l’obligation de notifier leur préavis à trois de ses permanents.

En envoyant le texte ci-dessous aux différents candidats du cdH, le parti du ministre wallon des Transports, vous manifesterez votre inquiétude au sujet de la survie de l’association francophone de défense des intérêts des cyclistes et votre souci d’une politique publique respectueuse du travail associatif.

Suivait une liste de contacts ainsi qu’une lettre-type à leur adresser.

Fort concerné par la question et par ailleurs plutôt remonté contre la politique de mobilité (...) [lire la suite]

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vendredi 20 avril 2007

La politique wallonne de mobilité, ou le choix délibéré de l’impasse

Le gouvernement régional wallon vient de prendre un train de décisions concernant la mobilité. Le moins qu’on puisse dire est ça ne vole pas très haut. En fait, c’est même carrément effrayant de voir à quel point les gouvernants de ce pays — au premier rang desquels se trouve en l’occurrence le catastrophique Michel Daerden — peuvent s’engager — nous engager — par leurs choix dans une impasse dont nous mettrons du temps à sortir.

Très rapide tour d’horizon.

1. Réseau routier. Commençons par le plus conséquent et le plus scandaleux qui est l’obstination du gouvernement et en particulier de son ministre des transports à poursuivre sa politique du tout-à-la-voiture, qui se matérialise par la construction forcenée d’autoroutes. Il s’agit pourtant d’un véritable non-sens écologique autant que stratégique — on aura l’air malin avec nos autoroutes quand l’ère du pétrole sera terminée —, social — il n’y a pas plus injuste, plus défavorable aux pauvres, qu’un développement axé sur la bagnole — ou urbanistique — vous avez (...) [lire la suite]

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jeudi 22 mars 2007

Pourquoi la gratuité des transports en commun n’est souhaitable et viable que généralisée

Le collectif « Libre parcours », réunissant à Liège diverses associations autour des deux principaux syndicats, lance une pétition demandant l’instauration de la gratuité aux personnes se situant « en dessous d’un certain seuil de revenus (venant du chômage, du CPAS, d’emplois mal payés etc.) ». Je dois dire que cette initiative me laisse quelque peu hésitant. Si d’une part, l’urgence sociale me paraît majeure, la précarisation des vies galopante et par conséquent toute mesure susceptible de sécuriser socialement les personnes bonne à prendre, je suis convaincu que la gratuité n’a de sens et de chance d’opérer les mutations sociales qu’on peut attendre d’elle que si elle est généralisée, si elle constitue une partie ou une prémisse d’une forme socialisée de revenu garanti, ainsi que le plaidait le Collectif sans ticket dans la revue Multitudes il y a quelques années.

J’ai néanmoins décidé de signer cette pétition, au nom du besoin impératif que constitue la mobilité pour chacun, besoin dont on doit (...) [lire la suite]

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jeudi 12 octobre 2006

Les tarifs SNCB augmentent (pour changer...)

Comme quasiment chaque année depuis déjà un sacré bout de temps, la SNCB augmente ses tarifs. Bien sûr, elle l’annonce après les élections, faut pas déconner non plus. Et comme l’électeur — c’est triste à dire, mais c’est un fait — a très rarement de la mémoire, il n’en tiendra pas rigueur au gouvernement qui laisse faire.

Pour tenter de nous calmer (parce que ce genre d’annonce, ça énerve vraiment beaucoup de gens, je peux vous l’assurer), on nous dit par exemple que le train coûte moins cher en Belgique que dans d’autres pays. Et alors ? En quoi le fait que la Grande-Bretagne ou l’Allemagne mènent des politiques antisociales légitime-t-il le fait qu’on fasse de même ici ? En quoi le démantèlement généralisé des services publics dans d’autres pays constitue-t-il l’ombre du début d’un argument pour qu’on les imite ? Et de toute façon, vu la complexité insondable des formules tarifaires, ici comme ailleurs, la simple idée de pouvoir comparer de façon crédible les prix et d’agréger cette comparaison en un seul chiffre (...) [lire la suite]

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mardi 3 octobre 2006

Quelques idées pour Liège dans les six ans qui viennent,...

Alors que les élections communales approchent à grands pas, je continue, comme d’habitude dans ce genre de circonstances, à me sentir quelque peu désemparé face à la réponsabilité que j’aurai très bientôt de voter pour tels ou tels candidats. Je reçois un abondant courrier des uns et des autres (parfois même les mêmes courriers en plusieurs exemplaires) mais, à l’une ou l’autre exception près, je suis déçu par la brieveté et le caractère attendu de ce que j’y lis. Je vois des milliers d’affiches collées partout, mais je ne comprends pas ce que les gens qui placent ces affiches veulent me dire car en général, on n’y trouve qu’un nom, une photo et parfois un bref slogan. J’aimerais plutôt recevoir de chaque parti un programme de 20, 50 ou 100 pages, dense, construit, avec des projections budgétaires des propositions qu’ils font, la précision du dégré de liberté qu’ils comptent laisser à leurs élus et une explication de ce qui fonde leur engagement. En lieu et place de cela, des slogans, encore des slogans et au (...) [lire la suite]

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dimanche 17 septembre 2006

L’UPTR et le libéralisme

Un des critères les plus parlants pour faire la différence entre les deux concepts que sont le libéralisme et le capitalisme — distinction extrêmement importante à mon avis, et trop souvent négligée voire carrément niée dans les milieux alter — c’est de constater que le capitalisme ne se conforme aux règles du libéralisme que quand ça l’arrange — c’est-à-dire finalement assez peu souvent — et que le libéralisme ne lui sert la plupart du temps que de couverture idéologique, de paravent intellectuel, utilisé pourtant de façon très peu crédible si l’on prend la peine de s’y attarder un instant.

Car le libéralisme a beau avoir beaucoup de défauts, il n’est pas totalement dépourvu de mécanismes régulateurs : basiquement, le prix sur le marché est sensé modifier les comportements des acteurs (rationnels, les acteurs), de façon à opérer une réallocation permanente des ressources en fonction des conditions de la production. C’est ce type d’arguments que les « vrais » libéraux utilisent pour expliquer que l’écologie « (...) [lire la suite]

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jeudi 10 août 2006

Cyclocity, projet sympathique

Les autorités de la ville et de la région bruxelloises sont en passe de nous donner un excellent exemple de ce qu’on peut faire avec un peu d’imagination. De quoi s’agit-il ? Rien de moins que d’un parc de vélos partagés, disponibles sous le nom de Cyclocity® en divers endroits de notre capitale dès septembre pour le plus grand plaisir des grands et des petits. Imaginez : vous vous promenez dans la rue quand soudain vous prend l’envie de faire une petite ballade à vélo. Rien de plus simple : rejoignez la borne la plus proche où vous trouverez très probablement un vélo que vous pourrez emprunter et rendre quelques centaines de mètres plus loin, dans une autre borne. Ensuite ? Rien de plus, vous pouvez continuer votre promenade, le mollet vif et les cheveux au vent : de vigoureux employés se chargeront de transbahuter les vélos de temps à autre vers les stations qui viendraient à en manquer (car personne ne doute que les Bruxellois, ces gens sensés, goûteront plus volontiers aux déplacements en descente (...) [lire la suite]

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mercredi 26 juillet 2006

Abonnement TEC contre plaque minéralogique ? Non merci

Parmi les errements qui tiennent le plus souvent lieu, en Belgique, de politiques de mobilité, il en est un qui me surprend particulièrement, qui m’étonne, pour tout dire, qui me stupéfie et me laisse pantois. Il s’agit de cette mesure curieuse qu’ont prise les gouvernements régionaux flamands (d’abord) et wallons (ensuite) — lesquels seront d’ici peu imités par le gouvernement bruxellois — visant à allouer un abonnement gratuit aux transports en commun (respectivement aux sociétés De Lijn, TEC et STIB) à toute personne qui renonce à l’usage de sa voiture. Bien sûr, à première vue, ça a l’air sympathique, ça dénote d’un soucis de protéger l’environnement (ou de fluidifier le traffic, c’est selon le point de vue), ça fait mesure incitative sympa et pas mesure coercitive emmerdante, enfin bref, ça a presque quelques airs d’une idée intelligente.

Il ne faut cependant pas chercher bien loin pour s’apercevoir de l’injustice profonde de la mesure, comme de l’inconséquence de ses promoteurs, sans parler du fait (...) [lire la suite]

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vendredi 10 février 2006

Refusons la liaison autoroutière Cerexhe-Heuseux/Beaufays

J’en avais déjà parlé en 2004, mais les choses ne se sont malheureusement pas arrangées depuis : le ministre Daerden a du souffle et de la suite dans les idées quand il s’agit d’épandre béton et bitume sur la terre de Wallonie. Et les proclamées forces « vives » liégeoises lui emboîtent manifestement le pas avec un allant qui reflète à mon avis assez bien la haute tenue des débats qui se déroulent dans les différents cénacles où elles se réunissent (et, par conséquent, le haut niveau de confiance qu’on peut leur accorder).

Résumons rapidement : la Belgique a un nombre de kilomètres d’autoroutes par habitant déjà largement supérieur à la moyenne européenne, son réseau est « complet » (au sens où les autoroutes s’articulent pour former un maillage cohérent), l’entretien de ce réseau est déjà extrêmement coûteux. Parallèlement, les investissements dans les transports en commun en général et dans le rail en particulier sont médiocres depuis des lustres. Ils ont conduit durant les dernières décennies à un ressac (...) [lire la suite]

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vendredi 4 novembre 2005

Du concept de « déficit » en milieu ferroviaire

Assez régulièrement, les sociétés de chemin de fer publient des chiffres dans lesquels elles affirment que telle ou telle ligne n’est « pas rentable » ou encore expliquent que de tout leur réseau, seules quelques lignes importantes sont « rentables ». Ces deux alternatives signifient que les recettes perçues pour les voyageurs se déplaçant sur les lignes en question sont respectivement inférieures ou supérieures aux coûts d’exploitation (auxquels s’ajoutent souvent l’amortissement des investissements qui ont été nécessaires pour les construire ou les rénover). Les journaux relaient le plus souvent cette terminologie sans beaucoup la mettre en question. Conçue de cette façon, la notion de « rentabilité » est cependant suspecte et mérite d’être approfondie.

Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que l’organisation d’un réseau de transports en commun ne peut se comprendre et se penser uniquement de façon atomique, en disséquant le réseau en morceaux et en jaugeant de l’intérêt chacun de d’entre eux (...) [lire la suite]

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vendredi 12 novembre 2004

De la déprimante omniprésence des autoroutes en Wallonie

La Libre Belgique en parlait dans son édition de ce matin : le dossier des autoroutes wallones fait son grand retour au conseil régional wallon — mais l’avait-il vraiment quitté ? — avec le dossier de la liaison « Cerexhe-Heuseux-Beaufays ».

De quoi est-il question ? Il s’agit, selon les promoteurs de ce projet (la nouvelle majorité régionale PS-CDH), de boucler le ring de Liège, à l’Est. En fait de « ring », il est surtout question d’un enchevêtrement assez abscons de béton et de bitume qui s’est au cours de la seconde moitié du dernier siècle infiltré un peu partout dans l’agglomération et dont le programme idéologique culmine dans le « ring central » (A 602 sur le plan), monstruosité conceptuelle qui laisse penser qu’à Liège, rares sont les décideurs politiques à avoir quelque notion d’allemand. Ce ring central, il vaut la peine d’en dire un mot : autoroute urbaine sabrant Liège par le milieu, ce fut un gouffre financier sans nom (vous avez déjà entendu parler du « tunnel de Cointe » ? Eh bien, c’est là) (...) [lire la suite]

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jeudi 30 septembre 2004

Y’a encore de l’espoir, même au New Labour

C’est, me semble-t-il, une info capitale, que relevait hier l’Humanité :

Le congrès du Parti travailliste a voté en faveur de la renationalisation des chemins de fer britanniques, au grand dam de Tony Blair et de ses ministres. Le résultat du vote a été annoncé hier, peu avant que le premier ministre prononce son discours pour tenter de resserrer les rangs de son parti en vue des législatives. C’est par 64 % des voix (la plupart venant des syndicats affiliés au Parti) que le congrès a adopté la motion, véritable acte de défiance à l’égard du gouvernement.

Oui, vous lisez bien, pour la première fois depuis des siècles (enfin, depuis longtemps, au moins), un parti social-démocrate européen remet à son ordre du jour le concept de nationalisation. Ce n’est pas rien quand même car, me semble-t-il, depuis le "tournant de la rigueur" des socialistes français en 1983, ce genre d’idées qui fâchent n’étaient plus trop à l’ordre du jour. Alors, bien sûr, les britanniques étaient allés plus loin que partout (...) [lire la suite]

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lundi 28 juillet 2003

Permis de conduire

Je dispose depuis une dizaine de jours d’un permis de conduire. C’est un événement. Non que j’en aie une utilité particulière ou que j’y accorde une importance démesurée : je n’ai pas de voiture et ce n’est pas demain la veille que j’en achèterai une. Mais l’obtention de ce bout de papier (à la troisième tentative) représente le terme d’un parcours d’obstacle particulièrement ridicule et désagréable — marqué par le règne de l’arbitraire et du médiocre — à propos duquel je ne vais pas me priver d’écrire quelques mots.

Tout d’abord, on s’attendrait assez logiquement à ce que l’examinateur soit un fonctionnaire, garant d’impartialité. Il n’en est rien : c’est une société privée qui est en charge de cette fonction qui semble pourtant bien relever de l’intérêt général. Le conflit d’intérêt est patent. Ajoutons que cette société est en situation de monopole et l’on jaugera l’ampleur de la démission des pouvoirs publics.

À la mesure de celle-ci est sans doute la manière dont se comportent ces infâmes boutiquiers qui peuplent le (...) [lire la suite]

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