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Enseignements d’un hoax médiatique ou de la preuve que la RTBF peut avoir de l’audace

mercredi 13 décembre 2006, par François Schreuer

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Commençons par résumer ce dont il est question pour ceux — que j’espère nombreux — qui ne vivraient pas les yeux rivés sur les trépidations de l’actualité médiatique sachent ce dont il est question. La RTBF — qui peut parfois aussi avoir de bonnes idées et même, c’est presque inattendu, un brin de folie audacieuse — a brusquement interrompu ses programmes aujourd’hui en début de soirée pour annoncer que la Flandre faisait sésession, que le conseil régional flamand (dit abusivement parlement) venait de déclarer l’indépendance du plat-pays, laissant gros jean comme devant des francophones ahuris et un roi émigrant à l’étranger. S’est ensuivie une « émission spéciale » qui ne ressemblait pas vraiment à une émission spéciale dans laquelle se sont enchaînés des décrochages « en direct » devant quelques bâtiments officiels et des reportages fort opportunément préparés.

Le tout était gros comme une maison, accumulait de façon parfaitement invraisemblable des énormités plus visibles les unes que les autres, depuis la performance d’acteur tout à fait lamentable de José Happart donnant une fausse interview jusqu’à la parfaite ineptie d’une prise de position parlementaire dont les prémisses auraient été tenues secrètes (ben oui, sans cela, tout le monde en aurait parlé) en passant surtout par le fait absolument oublié ce soir qu’il n’existe pas de majorité politique en Flandre pour voter la partition du pays [1] (pour régionaliser, c’est certain, pour déclarer l’existence de la nation flamande au sens culturel aussi, mais pas pour voter l’indépendance). Et puis, il y avait le remplacement du petit carré rouge dont est de temps en temps marqué l’écran lors des émissions d’information de la RTBF, carré rouge qui était orné aujourd’hui et tout du long de la soirée, d’une reproduction du célébrissime Pornocrates (illustration), icône de Félicien Rops dont l’utilisation par les équipes de la RTBF pourrait d’ailleurs prêter à bien des conjectures [2]. Comme si, lors d’un événement de l’ampleur de celui qui avait prétendûment lieu, les équipes d’une chaîne de télévision avaient le temps de concevoir ce petit logo, comme si l’ironie évidente qui en transpire était en aucune manière convenable à une telle situation,...

Le premier enseignement de cette affaire, c’est donc que l’histoire est crédible, de façon somme toute assez surprenante, aux yeux de suffisamment de personnes dans ce pays pour provoquer un tollé d’envergure, foutre par terre quelques serveurs web (celui de la RTBF, qui ne doit pas être le plus petit de tous, est en tout cas resté inatteignable une bonne partie la soirée [3]), voire susciter des réactions émotionnelles passablement démesurées de la part de certains, au point que la RTBF a (dû ?) ajouté en cours de soirée un triste bandeau rouge titrant « Ceci est une fiction » (ouf, apaisement, retour à la normale). Les forums que se sont empressés d’ouvrir différents sites d’actualité (il n’y a pas de petit trafic) sont dès à présent pris d’assaut [4] par des réactions très majoritairement indignées — la principale indignation qu’il y ait lieu d’avoir pour les crédules, pourtant, n’est que celle de constater qu’ils se sont fait berner de la plus grossière des façons. Il est vrai, à leur décharge, que c’était par la première chaîne de télévision publique, et que cela pose quelques questions d’éthique journalistique, mais rien de comparable à d’autres dérives bien plus graves qui se produisent chaque jour à la RTBF comme ailleurs et qui se résument grosso modo par cette indignité grave et extrêmement fréquente qui consiste, excusez-moi de le dire, à prendre les gens pour des cons.

Car bon, quiconque disposant des bases les plus élémentaires en matière de critique historique, du sens critique le plus rudimentaire, pouvait comprendre en quelques secondes que l’affaire n’était qu’un canular (ou hoax, en franglais). Il suffisait d’allumer la radio, de jeter un oeil sur le web ou simplement de zapper sur n’importe quelle autre chaîne qui diffusait plus que probablement avec sa placidité habituelle quelque série, téléfilm ou autre sous-merde divertissante, programmes qui auront pour le coup perdu quelques parts d’audimat, vampirisé qu’il aura été (on le suppose voire on l’espère) par la créativité (très, trop inspirée d’un certain hoax d’Orson Welles cependant) des journalistes de la RTBF. Et cela, cette soi-disant « course à l’audience », on pourrait le lui reprocher, lit-on déjà ici et là ? Et quoi encore ? La mission du service public, c’est d’élever les gens, de les faire réfléchir et de faire cela tout en touchant un peu plus qu’une élite intello qui ne regarde de toute façon plus beaucoup la télé. Aujourd’hui, la RTBF a réussi son coup, elle a misé sur l’intelligence de ses téléspectateurs et sur leur esprit critique tout en faisant preuve d’humour [5].

Le plus fort, c’est qu’avec cette action, la RTBF a fait coup double : non seulement elle a imposé le débat sur une question politique problématique qui est celle de l’avenir de la Belgique (j’y viens) mais (surtout, presque) elle a implicitement mis le doigt sur un autre problème politique encore plus problématique et dont, surtout il n’est quasiment jamais question, qui est celui du rôle politique des médias. Dans un des forums sur lesquels je me suis balladé ce soir, il y avait un internaute qui,scandalisé, écrivait ceci : « Je trouve que l’émission de la rtbf est une grave manipulation de l’opinion. Cela prouve à quel point les médias et en particulier la télévision peuvent être dangereux pour la démocratie. » Bien vu ! Les médias et en particulier la télévision peuvent être dangereux pour la démocratie. Voilà une évidence qu’elle est bonne à dire. Bon, ce n’est certainement pas avec ce genre de canular qu’elle est dangereuse, la télévision, bien au contraire puisqu’elle suscite avec cette initiative une intense réflexion critique. C’est justement tout le reste du temps, quand elle endort de sa petite musique lancinante, quand elle ment par omission, quand elle manipule réellement l’opinion publique — ce qu’elle fait chaque jour, n’en déplaise à François de Brigode ou à Yves Thiran — que la télévision est dangereuse. Si tous ceux qui se sont laissés berner ce soir pouvaient prendre conscience du fait qu’on les abuse si facilement, pouvaient réaliser à quelle point leur passivité devant l’information est devenue dangereuse, et développer en conséquence quelques défenses critiques face au contenu médiatique qu’ils absorbent, s’ils pouvaient commencer à recouper l’information, à ne pas prendre pour argent comptant tout ce que dit la télévison, l’acquis serait tout simplement énorme.

Pour tout cela, on peut tirer un grand coup de chapeau aux journalistes de la RTBF, qui ont mérité du service public. Mais il ne faut pas pour autant oublier les grands coups de pied au cul que mérite par ailleurs cette chaîne de télévision pour la masse de publicité qu’elle balance ou pour le niveau bien trop pauvre de ses programmes.

Cette initiative aura donc permis de poser de façon résolue la question de l’avenir de la Belgique, question qui à défaut d’être examinée sérieusement, se résout jour après jour d’elle-même, par délitement, ce qui est la pire des choses qui puisse arriver. Car l’impression qui domine au terme (très provisoire, on le suppose) de cette remarquablement rocambolesque histoire, celle que donnent mes concitoyens francophones, c’est celle de gens avachis qui se mettent soudain à beugler quand on parle ponctuellement de toucher à « la Belgique » mais se gardent bien de faire quoi que ce soit pour lui donner la moindre chance de survie. Très concrètement, les réactions idiotes ou juste drôles de tous ces gens qui crient dans les forums sauraient difficilement mieux correspondre à l’image négative qu’un certain nombre (majoritaire ?) de Flamands se font des Wallons et des Bruxellois. Je suis profondément convaincu qu’une solidarité a du sens au niveau belge et qu’il existe de bons arguments (et pas seulement des arguments alimentaires) pour en convaincre les Flamands, mais cela demande impérativement de sortir du tropisme actuel, de cette combinaison incroyable de mépris et de méconnaissance pour la Flandre et de peur viscérale (qui seule explique la panique qui a eu lieu ce soir) que la Flandre « nous lache » (car c’est littéralement de cela qu’il est question), événement qui est pourtant considéré comme suffisamment probable et crédible pour que l’émission de la RTBF soit prise au premier degré. Vraiment je ne comprends pas mes contemporains, leur inconséquence crasse et, pour tout dire, leur médiocrité pour le coup.

À l’image des gens qui réagissent sont malheureusement (et fort logiquement, en bonne démocratie) les hommes et femmes politiques qui sont toujours sur la brèche 24h sur 24 quand il s’agit de dire des bêtises convenues pour passer à la télévision (mais beaucoup beaucoup beaucoup moins quand il s’agit de parler de questions plus sérieuses [6]) et qui se répandent en déclarations outrées sur l’irresponsabilité de la RTBF. Je trouve ce comportement minable. Qui donc va oser se saisir de cette perche tendue par la RTBF pour briser l’omerta qui règne sur la question de l’avenir de la Belgique ? Personne, semble-t-il, parmi les « ténors »politiques.

Je ne vais pas me lancer ici dans l’énoncé précipité de considérations qui seront nécessairement longues sur le sujet, mais, promis, je vais saisir cette occasion pour publier dans les prochaines jours un billet un peu construit sur la question, dont de possibles linéaments macèrent depuis fort longtemps dans les coulisses archi-secrètes des Bulles.

En attendant, je vous suggère d’aller faire une petite visite sur le site du groupe Pavia qui est notamment l’un des principaux promoteurs de la circonscription unique en Belgique (idée qui devrait être résolument soutenue par tous ceux qui souhaitent que la Belgique ait un avenir) et, plus généralement, pose un certain nombre d’excellentes questions et de propositions intéressantes sur l’éventuel avenir commun des Belges.

Notez accessoirement — à fin de restaurer le sain égalitarisme qui se doit de règner ici comme ailleurs (et qui aurait presque pu être mis à mal par le ton un peu condescendant du présent billet) — que la crédulité ne semble pas être l’apanage des seuls quidams passant leurs soirées devant la télévision puisque même des diplomates semblent avoir marché, selon Le Soir qui titre (rapide Le Soir) dans son édition en ligne « Des réactions indignées, des capitales inquiètes », ce qui est assez inquiétant sur lesdits diplomatiques, mais soit (moi on m’avait toujours dit que pour être diplomate, il fallait parler 8 langues et être supra-intelligent. Beuh.).

PS : Je suis à la recherche d’un aimable traducteur qui accepterai de porter cette prose vers le néerlandais.

Cet article a également été publié sur Indymédia Liège (avec quelques coquilles en plus, qui ont depuis lors été corrigées ici).

À suivre : J’ai décidé d’apprendre le néerlandais

Notes

[1Laquelle, de toute façon, ne pourra se faire si elle a lieu que par le biais d’un processus négocié entre les différentes parties du pays, tant pour des raisons légales (il existe une Constitution belge, un truc qui s’appelle l’Union européenne ou et des traités internationaux dont il serait assez délicat de nier l’existence) que pour des raisons pratiques : l’avenir de Bruxelles ou celui de la dette publique ne pourront pas se régler par de quelconques pronunciamientos ou autres manifestes, fussent-ils le fait de parlementaires, en ce compris s’ils sont flamands. À moins de se laisser entraîner vers des rivages philosophiques où il serait question de ce moment si particulier où une insurrection provoque l’abolition du souverain et la création d’un nouveau dans ce moment si particulier qu’on nomme révolution, la question est donc parfaitement non avenue.

[2L’oeuvre représente une dame presque entièrement nue et les yeux bandés suivant un cochon qu’elle tient en laisse. Au-delà du symbole éventuel de la belgitude que peut représenter cette oeuvre archi-connue réalisée à l’époque de la Belgique unitaire, peut-être doit-on voir dans la citation de cette oeuvre dont la charge subversive fut d’importance quelque chose comme une invocation aux mânes du surréalisme belge qui ne seront pas de trop pour éviter que la connerie humaine ne s’abate, comme la nuée sur le Sinaï, sur la tête des audacieux dont on apprend ce soir qu’ils sont déjà l’objet de foudres ministérielles probablement nostalgiques de certaines formes de censures bien-intentionnées qui ont longtemps sévi et n’existent plus du tout aujourd’hui, comme chacun le sait fort bien ou devrait le savoir). Et puis, qui voudra pourra tenter une interprétation métaphorique de l’objet, ce qui ne manquera sans doute pas de sel — Qui donc est cette femme qui suit aveuglément un cochon ? —, mais on ne se hasardera certainement pas à renommer ce tableau d’un irrévérencieux « La Wallonie suivant Michel Daerden » pas plus que d’un plus poétique « La Communauté-française-Wallonie-Bruxelles succombant à Jean-Claude Van Cauwenberghe », encore moins qu’on ne se lancera dans une entreprise psychanalytique de tout cela.

[3Celui (excellent, d’ailleurs) de la VRT, par contre, qu’il eut été plus logique de consulter, est resté imperturbablement fluide.

[4Au point que certains succombent eux aussi sous la charge, comme celui de La Libre Belgique qui annonce que « en raison d’un afflux massif de réactions de votre part, il n’est plus possible de poster des messages. Le forum reste en lecture seule jusqu’à jeudi. »

[5Alors bien sûr, il y a d’autres formes plus convenues, probablement plus intelligentes, de traiter ce genre de questions, mais voilà, dans la société spectaculaire-démocratique qui est la nôtre, les gens trouvent ça chiant, semble-t-il. Il faut savoir ce qu’on veut.

[6Pêle-mêle, vite fait, le démantèlement et les menace sur les services publics, les dérives abominables des lois antiterroristes, les atteintes aux droits de l’homme dans les centres fermés, la précarité généralisée,...

Messages

  • Je ne partage pas entièrement ton point de vue. Je n’apprécie pas les hoax, qu’ils soient gros comme une maison ou pas. Faudrait-il aussi applaudir la campagne virale que Le Soir avait faite pour "se lever contre l’inacceptable" sous prétexte que cela pouvait ouvrir le débat sur ces sujets ??
    Bien sûr il est positif que les gens réalisent - enfin ! - à quel point ils sont facilement manipulés par les médias mais... ils auraient voulu tuer ma grand-mère qu’ils ne s’y seraient pas pris autrement.

    • Un des premiers réflexes, l’émotion passé, a été de lire les commentaires sur le blog de moibelgique. Ma bonne humeur c’est tout de suite changée en chagrin (de belge) pour ces wallons qui se prennent pour des belges indignés ; j’ai eu peur. Peur que le flamands lisent ces beugleries. Ils ont maintenant tous les arguments pour déclarer la scission de la Bellebelgique.

      Je crois fermement, à la lumière de cette expérience, que la Belgique est divisée en deux. Il y a les téléspectateurs de Rtl-tf1 et ceux de la Rtbf. Les premiers sont riches (ils ont le câble), sont arrogants, ils veulent la mort du service public (la rtbf en l’occurrence), ils ont une télé panoramique de la taille d’un 4*4 et ne lisent pas les sous titres en français. Les autres sont pauvres, au chômage générationnel et s’ils n’ont pas vu le logo de “Tout ça”, c’est parce que l’image sur leur télé pourrie est trop mauvaises.

      Le monde est injuste !

  • je trouve ça excellent. la démonstration par l’absurde est à la fois marrante et efficace. ça me rappelle un documentaire de william karel diffusé par arte, où le réalisateur cherchait à démontrer que c’était stanley kubrick qui avait tourné, en studio, les images des premiers pas de l’homme sur la lune.
    par contre je crois avoir relevé une petite erreur dans votre post : vous parlez d’un canular "très, trop inspirée d’un certain hoax orwellien " . il y a méprise. il s’agit d’un canular d’orson welles, d’après hg wells (la guerre des mondes).

  • Je suis exactement sur la même longueur d’ondes.

    Il est stupéfiant de voir les réactions du monde politique, tout effarouché quand une docu-fiction donne consistance à l’idée de la fin de la Belgique avec laquelle il joue depuis des années, et qui d’année en année devient de plus en plus crédible.

    Le "pompon" revient toutefois à la pitoyable ministre de la Communauté française, Fadila Laanan, qui - nous dit-on - a exigé que la RTBF affiche "ceci est une fiction" sur les écrans.

    La prochaine fois qu’elle apparaît dans une émission, je suggère qu’on affiche "ceci est une conne", même si les téléspectateurs sont assez grands pour s’en rendre compte tout seuls.

    • Comme vous, j’ai apprécié cette analyse et, comme vous, je suis déçu des réactions de nos représentants à ce superbe canular.
      Deux remarques cependant :
      1) Tant qu’à suggérer un bandeau pour les prochains passages de la ministre à l’antenne, je préfère le plus suréaliste : "ceci n’est peut-être pas une conne".
      2) D’où tenez vous que la ministre est à l’origine du bandeau "ceci est une fiction" ? Je pense que vous êtes là victime d’un autre canular nettement moins didactique (ou plus démagogique ...)

  • François, je suis tout à fait d’accord avec ton analyse...et attiristé par la consternation générale.
    Ce qui est amusant, c’est que les gens scandalisés par cette émission semblent en fait plus scandalisés par les sentiments (et peut-être même, soyons fous, les réflexions) qu’elle a suscités chez eux.
    Comme le disait le réalisateur de l’émission dans le débat qui a suivi, la partition du pays est un sujet totalement tabou chez les francophones. Il semblerait que pour eux, la seule possibilité est de dire "non" ou "c’est inacceptable" en s’exonérant de toute réflexion sérieuse sur la question du futur de la Belgique.
    La réaction outrée (et quasi automatique) des politiciens francophones est, à cet égard, exemplaire et prévisible.
    Le débat politique sur la question était, jusqu’à hier soir, au point mort en Belgique francophone. Espérons que ça change...
    Sur ce, je vais envoyer un message de soutien à la reuteubeu qui, apparemment, en a bien besoin :-)

  • Avec cette action, je pense que la RTBF a misé gros sur son avenir !!! Comment a t-on pu croire à cette énormité ? mais surtout comment croire encore à ce que la RTBF nous dit chaque jour ?

    Je dois avouer que je ne regarde jamais la RTBF (à l’exception de documentaires 3 fois par an) et hier en zappant je suis tombée sur cette soit-disant émission spéciale. Immédiatement, je me suis dit : "si c’est vrai, pourquoi les autres chaînes n’en parlent pas" ??? En rezappant une heure plus tard, en effet on annoncait une fiction.
    Mais quand même ! Bravo pour leur culot... Mais je pense que si on veut gagner de l’audiance, il y a d’autres moyens que de mettre les gens, voir un pays, en émois.

    Maintenant, il reste une question : Est-ce qu’en faisant ça la RTBF ne pourrait pas accélérer la séparation du Pays ? Déjà, certains partis comme le NVA félicitent la RTBF et annoncent que ceci pourrait arriver rapidement !

    Je demanderai une chose à la RTBF : Réfléchissez avant de faire ce genre de chose et de menacer l’avenir de la Belgique unie (avenirs déjà tellement compromis)

    • Si la Belgique éclate pour de bon, les coupables sont déjà désignés : les journalistes de la RTBF. N’importe quoi !

      Vous avez à ce point abdiqué tout esprit critique que vous êtes prêt à avaler n’importe quoi, puis à vous en prendre à ceux qui vous ont gentiment berné pour exorciser la honte que, très légitimement, vous ressentez.

      Figurez-vous que si la Flandre avait vraiment proclamé son indépendance la VRT en aurait probablement parlé. Avez-vous eu le réflexe d’y aller voir (même si, comme dirait Leterme, vous n’êtes pas en état intellectuel d’apprendre le Néerlandais, vous pouvez certainement distinguer au premier coup d’oeil une émission spéciale et historique d’une banale série américaine sous-titrée en ABN) ?

      Par ailleurs, cessez de parler de la "Belgique unie". Elle n’existe plus depuis longtemps. Mais peut-être ne vous l’a-t-on pas dit ? Voici une autre révélation (pardon pour tant de brutalité) : le Père Noël n’existe pas.

  • Non je ne suis pas d’accord , venir dire que c’était
    gros comme une maison c’est ignorer la réaction de milliers
    de belges .
    C’est se montrer plus intelligent que les autres ?
    Bien sur que des auditeurs avertis l’auront rapidement compris .
    Mais il faut Voir la réaction , si elle est vraie ,de NBS et du correspondant du Monde à Bruxelles . Eloquent .

    Porter le débât dans le public , quelle farce , porter
    sur la place publique ce n’est pas nécessairement la
    faire examiner par les citoyens .Et on sait comment le citoyen
    est traité par la classe politique .
    Oui surtout un jeu d’illusion .
    Non sur la forme de cette émission oui sur le fond de la
    réflexion .

    • Je trouve votre conclusion étonnante, en fait, juste opposée à la mienne : "Oui pour la forme, non pour le fond."
      Oui pour la forme : la provocation, l’impertinence, l’incorrection politique de ce spectacle ont fait plaisir à voir. Je me suis laissé prendre pendant quelques minutes et je n’en ai aucune honte.
      Non pour le fond : parceque du fond il n’y en avait pas. Y a-t-il eu une quelconque information ? une quelconque analyse ? Je n’ai trouvé ni l’une ni l’autre. La seule information, c’est, a posteriori, l’incroyable vraisemblance de ce canular.

  • Excellent article, bien comme on les aime et comme on aimerait qu’il y en ait souvent !
    Enfin une réaction intelligente, constructive, appelant à la réflexion. Le constat est lucide, tant sur l’état du pays que sur celui des gens qui le peuplent, sans distinction (dirigeants ou dirigés !). La manipulation des medias n’est pas toujours celle qu’on croit, ni surtout celle que tous se sont précipités pour dénoncer à la va-vite hier soir...
    Réveillez-vous, bon sang !

  • Comme j’aimerais voir une blague semblable à la télévision française. Par exemple : « La région Provence Alpes Côte d’Azur réclame son rattachement à la Suisse pour des raisons fiscales ».

  • L’ineffable José Happart a déclaré mercredi soir qu’il n’y aura jamais ni Flandre ni Wallonie indépendante car "il n’y a pas de place pour de nouveaux Etats dans l’Europe" (citation de mémoire).

    Assez cocasse.

    D’une part, on envisage si je ne me trompe d’y faire entrer (un jour ou l’autre) la Turquie et ses 80 millions d’habitants. Pourtant, il vont en prendre, de la place !

    D’autre part, quand le Monténégro a proclamé son indépendance, en juin 2006, son doit à l’autodétermination n’a pas été contesté. Je lis dans "Le Figaro" (oui, j’ai de bonne lectures !) :

    Javier Solana, Haut représentant pour la politique extérieure de l’Union, a salué le bon déroulement du vote, comme « un signe de maturité ». En fin d’après-midi, la présidence autrichienne de l’Union a reconnu « légitimité du référendum » et « part de l’idée que le vote sera reconnu par toutes les forces politiques du pays et de la région et qu’il le sera bien entendu par l’UE ». Une reconnaissance qui pourrait faire bouger les choses.

    Et sur le site de la Fondation Robert Schuman :

    L’Organisation mondiale du commerce (OMC) a, par exemple, accepté que les deux entités [1] adhèrent de façon séparée et soient considérées comme deux espaces économiques différents.

    Les modalités du vote sur l’indépendance avaient même été négociées avec l’Union Européenne qui, au passage, avait imposé un système qui constituait une solide entorse aux principes démocratiques, puisque pour proclamer l’indépendance une majorité de 55% était exigée (de sorte que si on avait eu par exemple une majorité de 52% pour l’indépendance c’est la minorité qui aurait imposé son point de vue à la majorité). Voir : http://www.robert-schuman.org/oee/montenegro/referendum/default.htm

    Quoi qu’il en soit, j’aimerais qu’on m’explique pourquoi les "entités fédérées" de la Belgique auraient moins de doit que le Monténégro à envisager leur indépendance.

    [1la Serbie et le Monténégro

  • Bravo ! Chapeau à la RTBF, il était temps de lancer le débat.

    Point 1) il faut discerner qui veut la sission, le politique flaminguand ou le peuple Flamand, il faut un referendum.

    Point 2) Nous vivons la grande unité européenne. S’il est avéré (referendum) que la Flandre veut son indépendendance, qu’on la lui donne et qu’elle soit exclue de l’Union Européenne. Avec toutes les conséquences pour elle.

    Basta

  • Qui félicite la RTBF aujourd’hui ? Le Vlaams Blok et Dedecker ...

    Qui d’autres ? Personne ...

  • Félicitation pour cette analyse très fine !

    • Effectivement, très bonne ananlyse. Je retiens surtout ceci : Si tous ceux qui se sont laissés berner ce soir pouvaient prendre conscience du fait qu’on les abuse si facilement, pouvaient réaliser à quelle point leur passivité devant l’information est devenue dangereuse, et développer en conséquence quelques défenses critiques face au contenu médiatique qu’ils absorbent, s’ils pouvaient commencer à recouper l’information, à ne pas prendre pour argent comptant tout ce que dit la télévision, l’acquis serait tout simplement énorme.

  • Marre de me faire insulter l’intelligence ! :p

    Je fais partie de ces crétins crédules qui lors d’un zapping (j’ai vécu les 3 dernières années sans TV) s’est retrouvé face à cette info, a mis une vingtaine de minutes à se rendre compte qu’il s’agissait d’une ânerie, et s’est donc retrouvé juste trompé ...pendant 20 minutes...après j’ai zappé, et je me méfierai encore plus de la TV, en particulier de la Rtbf...

    Oui, j’ai marché, j’ai courru dans le panneau, et j’ai même eu le temps d’envoyer une salve de SMS à des potes pour aller boire un coup et réfléchir à la situation...ho vilain petit parasite crédule que je suis, bouh !

    ...et pourtant ; j’ai lu "la société du spectacle"...et plein d’autres brols, je me considère comme relativement "aware", je savais qu’il n’y avait pas de majorité flamande pour voter la partition...Mais voilà, je suis pas trop fan de monarchie, ni un patriote convaincu...Bref, je réfléchis à plein de trucs tout le temps moi aussi...

    Donc, en ce qui me concerne, j’ai été trompé une 20aine de minute, point barre.
    Cela ne m’a pas "permis de me poser de nouvelles questions", et je ne vois pas l’audace dans cette manoeuvre. Vous noterez peut-être que je suis un peu vexé...et c’est le cas, et ouais...je suis pas en bois, et je réagis toujours comme ça quand je m’aperçois que l’on m’a trompé...Mais je me soigne.

    Décidement, je suis tout seul.

    Conclusion : je trouve que le bandeau "politique fiction" aurait du apparaitre dès le début ; certes je n’aurais probablement même pas regardé 20 minutes, mais il n’y aurait pas eu d’intention de tromper. (car la plupart du temps, si les JT sont merdiques c’est plus par maladresse ou par manque d’ouverture d’esprit)

    Mouarf

    • Je fais aussi partie des "abrutis" ( comme je l’ai aimablement lu sur un autre blog).

      Pas de télédis, donc pas de zapping possible pour vérifier, le pc éteint à l’autre bout de la maison, un avertissement initial que je n’ai pas du voir, un logo d’émission qui m’est totalement étranger, j’ai donc marché aussi pendant un quart d’heure. Et c’est vrai que dans ce cas, vu le côté véridique de la mise en situation (au début), et l’énormité de la chose (plus c’est gros, ...?) , on pense plus aux impacts sur sa propre existence qu’à imaginer autre chose....
      J’ai regardé jusque 9h50 ; ensuite comme ça semblait s’éterniser, que je n’apprenais rien, que ça devenait de plus en plus grotesque, vu le sentiment d’avoir été abusé, j’ai éteint le poste......

      En ce qui me concerne, le débat se résume malheureusement à la forme. Objectif raté, donc.

  • Suivant un cours du soir, je n’ai pas pu regarder cette fameuse émission.
    Mais, en rentrant chez moi, ma femme m’annonce que Nicolas (mon fils de 17 ans) a reçu un SMS d’un copain disant que "les Flamands proclament leur indépendance".
    Comme il était déjà tard, je n’ai pas été vérifier l’info.

    Pas vraiment surpris, je lui ai répondu : "Cela ne m’étonne pas, c’est dans l’air du temps !"

    Lire aussi :
    - Les Belges, rois de la farce
    - La Belgique est morte, une fois !

    Bravo pour l’article François (j’apprécie de plus en plus ta plume ...)

  • J’ai rarement autant aimé la RTB que hier soir en regardant et ce matin en entendant tout le chahut que cela avait provoqué. Un magistral exemple de cold shower effect qui, une fois n’est pas coutume, m’a rendu fier de notre service public de télévision.

    Une seule crainte : que le ridicule de nos politiques n’aille jusqu’à infliger des sanctions à la RTB.

    Un seul regret : que le débat d’aujourd’hui ne porte plus que sur la forme et délaisse le fond de la question. L’électrochoc n’était-il pas encore assez puissant ?

  • Excellent article ! Bien vu, bien analysé ! Je suis entièrement d’accord avec vous et je rajouterais même que je suis scandalisé
    (une fois de plus faut-il le dire) par la réaction de nos politiques qui jouent les "outrés" alors que beaucoup sont les acteurs de cette séparation inévitable. D’ailleurs, peut-on encore appeler "pays" , un territoire où la fiscalité, la justice, l’enseignement et demain la sécurité sociale, le chômage et les pensions n’obéissent pas aux mêmes lois, suivant les régions !

    • Excellent en effet !
      Que vos politiques qui jouent les "outrés" n’est pas surprenant. Ce serait pareil en France où les médias, pareillement complices d’une dite "élite", sont chargé d’entretenir le même type de pensée politiquement correcte.
      Votre « Pays » est maintenant Européen ! Il s’agit là d’une désorganisation qui arrange bien le commerce, laquelle peut être évaluée au delà de vos frontières. Que penser des gallodromes installés dans le Nord de la France raz la frontière que la prétendue Constitution Européenne protégeait implicitement (c’est un exemple) ?

  • Qui a peur des vérités potentielles évoquées par cette émission ? Meme si la méthode peut apparaitre provocatrice, elle a le mérite de mettre les belges face à une réalité proche, sur le fond. En espérant que le jour ou cela arrivera, la forme ne sera pas brutale ou pleine de violence, physique ou autre......

  • Waouw, tu te lâches là ! Je n’ai pas vu la comédie hier, je suis arrivé après le JP de 23h dont ce bazar faisait la une... Donc je ne saurai jamais si je suis un âne de la catégorie crédule ou un belge intelligent ;-)

    Pour en revenir au titre de ma question, je parierais bien que non... Il n’y a pas eu de pub. C’était pas une émission pour enfants quand même...

    Cela mis à part, je ne partage pas ton "enthousiasme pour cette télé qui ose" (à part oser ne pas mettre de pub pendant...) :-) Je te rejoins largement sur l’absence de réflexion relative au "projet Belgique" mais ce que je conclus c’est surtout que la RTBf a décidé de devenir acteur politique, de décider du débat et de le rendre soi disant inéluctable. Franchement, ce bidule n’a RIEN fait ressortir. Il s’agit d’un énième retour au procédé "choquer,choquer", il en restera toujours quelque chose... Le résultat, Philippot va se le prendre dans les dents. Il fallait l’entendre lui expliquer que la RTBf va se remettre en question, blabla, attentive au publique, blibli mais ça prouve que les gens sont attachés à leur pays bouhbouh. Et la rédac Delvaux du Soir de faire le parallélisme avec leur campagne d’il y a un an...

    C’était quoi le programme hier soir ? "C’est du Belge" ? "Moi Belgique" ? En temps normal on fait mousser le quidam avec "notre beau pays qui..." et puis on lave plus blanc ? Bon, il reste à finir la prise de conscience du danger télémocratique. Remettre en question.

    Cette remise en question, je suggère qu’on la commence en brûlant le projet de contrat de gestion. Et que la Ministre fasse attention au retour de flamme.

    Voir en ligne : Une époque formidable

  • Cher François,

    Je me surprends à partager de plus en plus souvent une large frange de tes opinions. Une nouvelle fois, je salue ton analyse très pertinente. Je trouve la petite bombe médiatique de la RTBF tout à fait salutaire pour notre pauvre Wallonie qui se complait dans une léthargie affligeante.

    Premièrement, je pense que l’immense majorité de nos concitoyens francophones ne soupçonne pas l’ampleur de la menace qui nous pend sous le nez. Lorsque l’on parle de la séparation du pays les francophones se limitent trop souvent à une réaction de type allergique, émotionnel ou superficiel. Le véritable enjeu n’est pourtant pas la pérennité du drapeau noir-jaune-rouge ou du trône de notre cher souverain. Il s’agit bien davantage d’une question de vie ou de mort pour le modèle social de notre région.

    Au-delà des émotions, combien de Wallons réalisent l’ampleur et la dangerosité de la question ? Combien de Wallons sont conscients que près d’un tiers de leurs soins de santé, de leurs pensions ou de leurs allocations de chômage sont directement financées par les contribuables flamands ? Chaque année, 6 à 8 milliards d’euros (selon les estimations) passent du Nord au Sud du pays. Cela représente près de 10% de notre PIB régional wallon. C’est tout à fait colossal. La Wallonie serait tout simplement incapable de survivre économiquement et socialement sans cette gigantesque perfusion.

    Alors que la menace d’un séisme social sans précédent se profile à l’horizon, nos hommes politiques continuent de jouer les fiers-à-bras face à leurs homologues néerlandophones. Il ne faut certainement pas courber l’échine et demander l’aumône à nos voisins du Nord. Mais il faut reconnaître la situation, admettre le déséquilibre et s’adresser à eux avec la reconnaissance qui leur est due. Les francophones ont la fâcheuse tendance à considérer la cette solidarité interrégionale comme un droit et un acquis indiscutable. Si elle peut être envisageable, cette manne n’est pas un dû.

    La conséquence de cette assistance automatique est évidente. Comme une enfant trop gâté, la Wallonie se laisse lentement mais inexorablement glisser sur la pente du déclin économique et social. Nous vivions dans la seule région économiquement sinistrée du cœur de l’Europe et notre taux de chômage compte parmi les plus indécents du continent. Mais ces statistiques dramatiques n’ont pas l’air de beaucoup chatouiller l’orgueil de notre électorat hagard qui préfère encenser Michel Daerden & fils plutôt que de s’indigner devant les décennies de pratiques frauduleuses de nos intercommunales hennuyères. Le Wallon est-il à ce point aigri ou bien est-il complément con ?

    En ce sens l’émission spéciale de la RTBF a eu le mérite de rappeler à nos concitoyens aveugles ou amnésiques que la Flandre a de bien bonnes raisons (au moins financières) d’envisager son indépendance.

    Deuxièmement, les francophones ont la fâcheuse tendance à imaginer que la opinion publique flamande est odieusement manipulée par sa classe politique qui, seule, réclame plus d’autonomie. Je pense personnellement que les francophones ne parlent pas assez la langue de Vondel, ne lisent pas assez la presse néerlandophone ou ne côtoient pas suffisamment leurs voisins. Il est pour moi tout à fait suicidaire de rejeter systématiquement la faute sur les hommes politiques flamands. Nous ne pouvons pas nier plus longtemps l’évidence : la débat sur la séparation est beaucoup plus avancé au Nord du pays et ce, dans toutes les couches de la société. L’image de la Wallonie y est déplorable et le sentiment de que nous profitons de la situation est généralisé.

    Sans geste fort de notre part, tant que nous manifesterons notre soutien par les urnes à des baronnies corrompues, tant que nous laisserons notre tissu économique se détricoter sous nos yeux, tant que nous refuserons la responsabilité de ce taux de chômage exorbitant, tant que notre enseignement ne montrera pas des résultats à la hauteur de l’argent qu’on y investit, tant que nos syndicats se rendront coupables des pires excès, tant que le bilinguisme restera l’exception dans notre région… Nous ferrons le lit des séparatistes et des confédéralistes de tous poils.

    Personnellement, je ne suis pas irrationnellement attaché à la Belgique… surtout dans son Etat actuel. Pour l’instant, nous assistons passivement à une surenchère communautariste qui plombe l’efficacité de nos institutions et la qualité du débat politique. Sans Bruxelles et une certaine dette publique, le pays ne serait peut-être déjà plus.

    Il me semble dès lors que nous nous trouvons actuellement au milieu du gué, à la croisée des chemins. Soit nous sommes prêts à poursuivre l’aventure belge ensemble. Dans ce cas, de grands bouleversements politiques sont inéluctables pour que Wallons et Flamands regardent enfin dans la même direction (la circonscription unique pour commencer). Soit c’est la séparation et l’on a plus qu’à espérer qu’au pied du mur, la Wallonie renaîtra de ses cendres.

    • Certainement.
      Cependant la dite Rtbf ( et certainement, d’autres médias) porte à mon avis une très lourde responsabilité dans l’incompréhension que les francophones ont envers la Flandres. Si la Rtbf diminuait de moitié son temps d’antenne dédié à la France pour la consacrer à la Flandres ( à quand un Istvan Felkaï à Anvers ? ) on n’en serait pas à devoir monter ce qui ressemble à un coup pour sensibiliser une partie de la population à la problématique belge.
      Je crains donc que la soirée d’hier ne soit qu’un coup de tonnerre qui ne débouche sur rien de plus qu’une prise de conscience de la menace chez les gens, et que ce coup dégrade même encore la communication entre les communautés.
      Ma conviction est que cet évènement est aussi le résultat d’une francotropie exagérée des médias francophones et que sans prise de conscience réelle de ces medias par rapport à leur responsabilité à ce niveau, on n’avancera pas...

  • Quelques parlementaires flamands sont réunis. Ils ont un peu l’air de s’emmerder. Traduction de leur discussion :
    - qu’est-ce qu’on fait ce soir ? dit le premier
    - Franz (le prénom a été changés par peur des représailles - NDLR) devait nous parler de l’immigration mais il est pas là, sa femme est sur le point d’accoucher, alors il a téléphoné qu’y viendra pas.
    - Bon, et alors, on fait quoi ?
    - On va boire un "pot" au bistrot du coin ?
    - Non c’est fermé.
    - Bon, alors ? Quelqu’un a une idée ?
    - Et si on proclamait l’indépendance de la Flandre ?
    - Ouaiiiis ! Ca c’est une idée ! Justement, je disais encore à ma femme hier, qu’il faudrait quand même avoir quelque chose à raconter dans les meetings parce que les élections législatives c’est bientôt...
    - Ouais mais si on proclame l’indépendance, les élections on pourra toujours les reporter, hein, puisqu’il n’y aura plus de parlement fédéral.
    - Ouais, chouette idée. C’est toujours quelques mois de gagné hein ! Et puis une fois qu’on sera débarrassé des Wallons tout ira bien mieux. C’est mon beau-frère qui le dit.
    - Bon, c’est d’accord ? Personne n’a une meilleure idée ? Qui est pour ? Levez la main.

    Tous lèvent la main, sauf celui qui s’est endormi dans le fonds de la salle. La Flandre se proclame indépendante.

    Deux heures plus tard les trams de la STIB s’arrêtent à la frontière entre Woluwé et Tervueren, les nouveaux passeports du "Royaume de Flandres" sortent de l’imprimerie, les voitures de police sont repeintes en jaune et noir, les plaques des bagnoles sont changées... l’efficacité flamande est en marche.

    Le Roi et la Reine fuient comme un vulgaire couple Ceaucescu (pas en Italie, dans la famille de Madame, non ... au Congo, c’est plus près).

    La semaine prochaine les Vopos flamands commenceront à construire le mur suivra le tracé du "Gordel" tout autour de Bruxelles.

    Voilà, à peu près, à quelle histoire à dormir debout des milliers, voire des dizaines de milliers, de Belchhh ont accordé foi mercredi soir. Parce qu’on l’avait dit à la télé, donc ça devait être vrai, hein madame ! Et parmi eux, nous dit-on, des diplomates, des "décideurs" en tous genres

    "Vu à la télé" comme dit la pub.

    Hier, j’ai reçu la "newsletter" de ceux qui soutiennent l’émission de Daniel Mermet, "Là-bas si j’ys suis" sur France-Inter. On y lisait une longue description de le "médiadépendance", dont voici un extrait :

    La Médiadépendance est une addiction en tout points comparable aux autres formes de toxicomanie, le produit stupéfiant étant les médias, comme substance capable de modifier l’état de conscience. Le sujet atteint de Médiadépendance ressent de façon chronique, l’irrépressible besoin d’absorber une dose de média ; télévision, radio, presse ou internet.

    Cette addiction affecte deux groupes distincts. D’une part les consommateurs de média, d’autres part les acteurs des medias.

    L’addiction des consommateurs de média est connue. L’ingestion des substances se fait de la naissance à la mort, plusieurs heures par jour par les oreilles et les yeux, entraînant l’hébétude, l’impuissance et le consentement à l’ordre dominant(1). Mais c’est surtout la soumission au viol publicitaire qui caractérise cette forme de toxicomanie. En effet, si le port du voile à l’école fait débat comme symbole agressant la liberté de conscience, en revanche le viol des foules par la publicité jusqu’au plus intime de la vie, ne pose guère de problème particulier. C’est là, parmi d’autres, un exemple de l’emprise des grands médiatrafiquants.

    Il faut un accident (grève, tsunami, changement de grille) pour que le manque soit subitement ressenti, parfois de façon violente. Des cures de messages publicitaires sont alors prescrites, assorties de quelques émissions en injection ou comprimé, afin de préparer le cerveau du patient à recevoir la publicité de Coca-Cola ou de Gaz de France.

    C’est encore trop optimiste !
    Et malheureusement, si l’espace d’une soirée la RTBF a, à sa manière (marginalement discutable), lutté contre cet abrutissement organisé - ce qui va lui valoir des représailles sanglantes, n’en doutez pas ! - dès ce soir elle a repris son ronron habituel. Le "Commissaire Moulin" est à nouveau à la barre !


    (1) souligné par moi.

  • Bel article, dont je ne partage malheureusement toutes les conclusions pourtant brillament développées.

    Premièrement, je n’aprécie guère d’être ouvertement pris pour un con par le service de qualité irréprochable qu’est la rtbf. Hypocritement, passe encore, rien de neuf sous les pavés et les publicitaires eux-mêmes ont à employés plusieurs fois ce stratagème pour choquer, faire de l’audience, vendre etc... rappelez-vous "il faudrait être con pour ne pas acheter la super nitninitindo" "le crépuscule se lève contre l’inacceptable".

    Ensuite, je ne suis pas aussi dupe ni critique que les joyeux organisateurs de ce délire : les véritables buts ne sont certainement pas de sensibiliser l’audimat sur un thème si judicieusement choisi en lui montrant avec bienveillance qu’on veille à son esprit critique.
    Pas plus que les temps d’antenne alloués aux différents intervenants lors du débat n’offrent une équité bienveillante. Ainsi, Javaux n’eut à peine le temps de regretter qu’on ait traîté de sujets plus réalistes tels la précarité je pense, l’environnement, (etc) à la place d’ouvrir les yeux sur une fiction qu’il fut délivré par cet élan de démocratie chère à la rtbf au moyen d’une interruption de lecture des mails reçus.

    Je n’approuve également tes réjouissances quant à l’éveil des citoyens par rapport aux médias... Cet aquis énorme dont du parles me semble utopiste. Pire, je me demande même si le commun des mortels ne va pas se contenter d’aller vérifier éventuellement les trois prochaines émissions spéciales ou boulversantes (telle la participation de renaud à la prochiane star-Ac) pour mieux avaler la masse de désinformation quotidienne, constante elle, dont tu soulignes les nombreuses dérives. Si l’opportunité de toucher les téléspectateurs par la désinformation un peu surréaliste peut laisser songeur (je le concède), celle du débat à la manière "c’est mon choix" ne peut qu’introduire magistralement la semaine sans tv.
    L’occasion de rappeler pourt ce qui concerne des vérifications accessibles au commun des mortels, que tout le monde n’a pas toute les chaines sur sa tv (surtout ceux qui la regarde moins ;-) ) et que l’internet peut être bien saturé lors de pareilles situations. les autres réflexes tels qu’allumer la radio doivent sans doute être propres aux personnes ayant pour coutume d’écouter l’excellent tris musical qui ravage nos ondes... Ceci en guise de boutade, bien entendu.

    Pour moi, comme pour toi je suppose, la mission d’un média public n’est pas d’imposer, mais de proposer de l’information. Elle n’est pas de faire de l’audience à tout prix, ni de se financer par des sondages à 0,5€ (ou par les publicités éléctorales bien entendu). En outre, elle n’est encore moins celle d’"informer" par quelque moyen que ce soit, que ce soit par les méthodes du matraquage matraquage publicitaire, le mensonge, ou de la prise d’otage émotive. Ces systèmes de propagande par la force, (ici médiatique et émotico-mensongère) ne me satisfont évidemment pas. Il ne s’agit là de légitimer le contenu de la rtbf en s’indignant de ce dérapage comme s’il était le seul, mais je trouve un peu fort le comportement de soutien comme le manifest cette pétition.

    Que dire des laissés pour compte, victimes de leurs conditions mentales ou physiques sujets aux pires craintes pour le plaisir de quelques audacieux avides d’andience ?? Et le troisième age ? Et les services d’urgence saturés ?? Ces méthoodes anthraxiennes me rapellent les faux pv publicitaires dont la fin justifie aisément les moyens. Le stress et l’émotionnel sont-ils des composantes normales de la communication ??

    Voilà en vrac mon opinion,
    Ioda Negrio

  • Non seulement je partage la plupart des opinions exprimées dans ce billet... mais en plus c’est tellement bien dit que j’en viendrais presque à avoir honte de mon propre post sur le sujet ^^

    Cela dit : à quand le débat sur le fond (l’avenir de la Belgique), plutôt que sur la forme (l’audace de la RTBF) ? Espérons que l’ampleur du second ne vienne fasse pas avorter le premier...

    Voir en ligne : La RTBF annonce la mort de la Belgique... Pour mieux la faire renaître ?

  • Bien réussi !

    Je commençais à trouver la date du 1er avril un peu éculée.
    On finissait par s’attendre au canular et cela coupait tout son effet.

    Henri Van den Eynde

  • Au-delà de Pavia, et de cette idée de circonscription unique pour rapprocher les politiques du Nord et du Sud sur les questions fédérales, je me rappelle avoir entendu Wilfried Martens il y a une dizaine d’années plaider pour l’émergence d’une télévision commune au Nord et au Sud pour favoriser aussi le dialogue intrabelge. On en est loin ; est-ce trop tard ?

  • Avec un (tout petit) peu de recul, on peut se rendre compte qu’il y a une division assez nette des réactions (sur la forme de l’émission).
    Beaucoup de pour, beaucoup de contre, peu au milieu.

    C’est assez effrayant car je croyais que, pour une grande majorité, il était normal de reconnaitre qu’il est plus important de réveiller la conscience (esprit critique devant les infos, débat de fond, etc.) que de pinailler sur la forme qui, somme toute, n’a fait de mal à personne.

    • fait de mal à personne ... moui et non

      quelle que soit la conscience à éveiller, il y a des méthodes que je réprouve. Si on trouve que le sujet est tellement important et que vous ne vous souciez si peu des méthodes employées, pourquoi ne pas avoir tout simplement utilisé des messages subliminaux afin d’encre mieux nous sensibiliser.
      Pourquoi ne pas avoir encore plus bloqué de force sous les nombreux appels et demandes de renseignements les services d’urgence ? Pourquoi ne pas avoir tant qu’on y est demandé de descendre dans la rue et de commencer la révolution ?

      Pour la question du mal à personne, c’est plutôt relatif... Cette émition a bloqué tous ceux qui y ont cru et ont cessé leur activité (lecture, musique, sport, ??) pour regarder la tv (si tu ne viens pas à la tv, un pote te sonne en te disant de la regarder et la tv viens à toi). Bref elle a rendu prioritaire ce débat en interrompant la vie de nombreuses personnes, décrétant l’état d’urgence.

      L’analogie avec des yesmen me semble hasardeuse car il existe à mon avis une volonté de faire de l’audiance ainsi que d’exploiter au mieux commercialement parlant le potentiel mercantile d’un situation d’urgence. D’un côté, j’y vois une intrusion chez un média par des personnes, de l’autre une intrusion par un chez personnes, et tout ceci de manière quasi forcée .

      Qu’en pensez-vous ? rangez-cous aussi la rtbf parmis les géniaux contestataires dont l’audace récompense les efforts, ou alors l’envie de réaliser une émission choc pour suaver un média qui tout compte fait est de moins en moins public et éprouve forcément le besoin de secommercialiser ?

      Ioda Negrio

  • ce logo apparait clairement des le début sur la video fournie par vrtnieuws.
    Sur les videos visibles sur youtube on ne la voit pas ...
    Perplexe, je suis....

  • A lire sur La Libre Belgique

    Lamentable !

    J’invite les membres de ce "Mouvement Réformateur" à résilier - avec empressement - leur appartenance à ce parti.

    • Ressaissez-vous Mr Reynders

      ... ...
      De quel droit demande-t-il des sanctions fortes contre les journalistes de la RTBF, qui ont osé conscientiser les francophones ?
      Le Mouvement Réformateur remet-il en question la liberté de presse et l’indépendance des journalistes à l’égard des politiques ?
      Etrange pour un parti qui défend les libertés.
      ... ...
      A-t-on demandé des sanctions contre Reynders pour la manière désastreuse dont il gère son administration en tant que Ministre de Tutelle ?
      Surtout qu’il n’y a pas eu de sanction suite à l’erreur comptable du ministère des finances de plus d’un milliard !
      ... ...
      Mesurez vos propos, et arrêtez la démagogie Mr. le Vice-premier, vous n’êtes pas en position pour jouer les petits juges.

      Le MR et RTL

      Dider Reynders râle, il n’a pas participé à l’émission de la RTBF... il n’y a pas été invité dit-il ! La main-mise totale du MR sur RTL TVI ne lui suffit pas, il veut aussi une chaîne publique à ses ordres.
      RTL a fait preuve d’un manque d’objectivité élémentaire, s’est montrée mauvaise perdante. Ce fut indigne de la part de journalistes qui se disent indépendants mais qui en réalité prennent leurs ordres auprès des pontes du MR.

      Lettre au MR

      Membre depuis quelques mois, je dois dire combien je suis décu du MR.
      La Belgique et particulièrement les régions francophones font faces à des problèmes graves, très graves.
      Je constate un manque de prise en compte de ces problèmes par un expression claire d’une vision, d’un plan et d’un leadership marqué et nécessaire étant donné la gravité de ceux-ci...
      Là où le MR est aux affaires, je constate l’absence évidente de mesures courageuses ou salutaires et là où le MR n’est pas au pouvoir, une absence de leadership ou de force d’entrainement.
      Ce parti est en léthargie.
      Le site web ou la ’newsletter’ du MR sont de beaux exemples de manque de prise en compte de la réalité de ce pays et des régions francophones.
      Dormez tranquille, tout va bien. On se demande si vous vivez dans le même monde que vos concitoyens ?
      Enfin, la dernière réaction de Mr Reynders vis-à-vis de la RTBF, alors même que les politiciens, dont ceux du MR, ont soigneusement éludé un débat constructif et direct avec la population, est pour moi la cerise sur le gâteau.
      Sachez que les gens ont un niveau d’éducation qui leur permette de faire la différence entre fiction et réalité et sachez que vos concitoyens sont extrêmement ’frustrés’ du système politique belge et du manque de démocratie directe. Prenez vos concitoyens pour des adultes qui ont la capacité de comprendre les problèmes qui les touchent directement !

      Il faut se battre pour la liberté d’expression

      - Je suis choqué par l’attitude du monde politique, ils n’ont pas le droit d’essayer de museler l’expression journalistique.
      - Les réactions virulentes (pétition de soutien à la RTBF) contre ceux qui ont critiqué cette magnifique émission éveilleuse des consciences endormies de nos concitoyens démontrent que les petits esprits étriqués (chefs de partis, certains journalistes concurrents) vont devoir payer le prix fort de leur erreur de jugement.
      - Ce sentiment d’être dépossédé de nos droits par notre gouvernement semble prévaloir aujourd’hui et engendrer un profond dégoût de la part de la population belge qui doit bien constater qu’elle est considérée comme le jouet de certains médias, des hommes politiques ...qui pensent avoir le droit de la modeler selon les besoins sans lui faire prendre conscience des véritables enjeux nécessaires à son épanouissement !
      - Il devient de plus en plus "mal vu" d’élever la voix dans son entreprise, sa commune, son pays...il est de bon ton de la fermer. Ainsi nous sommes réduits à la condition d’animaux dociles, ce qui ne fait que renforcer l’exploitation dont nous sommes victimes. Il faut relever la tête.

      Liberté

      Comme dirait Voltaire, "Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je donnerais ma vie pour que vous puissiez le dire !".
      Dans une société où l’on fustige l’intolérance, il devrait aller de soi que celle-ci n’est pas tolérable dès lors que la liberté d’expression est en jeu. La RTBF a usé de ce droit, et c’est très bien ainsi ! Qu’on soit pour ou contre la forme ou le contenu.

  • Juste pour signaler que c’est votre article qui est indiqué comme source pour cette affaire dans l’article de Daniel Schneidermann, « France 24, les Belges, Pernaut, Sevran, Drucker et Sarkozy », Big Bang Blog, 15 décembre 2006.

    Voir en ligne : France 24, les Belges, Pernaut, Sevran, Drucker et Sarkozy

  • Tout d’abord, pas mal la bulle ;-)

    Mais je rajouterais un troisième débat ammené - involontairement - par cette émission :

    l’inaptitude du public à utiliser les médias à sa disposition.

    J’entends à gauche et à droite (pas de politique ... pour le moment) : j’y ai cru, j’en croyais pas mes oreilles, c’est honteux de prendre les gens en otages, j’ai été trompé, et j’en passe et des meilleures.

    Nous vivons dans un monde fait d’information. Combien de chaînes de télé avons-nous ? combien de chaînes de radio avons-nous ? combien des sites web officiel (journaux, télé, forum, ...) avons-nous sur le net ?

    Un simple zapping sur RTL TVi, sur la BRT ... allumer sa radio et zapper sur les chaînes de la RTBF ... une visite sur le site de la RTBF, RTL, AJP, AFP et autres ... vous aurait indiqué que l’info était fausse.

    Mais non, en bon mouton que vous êtes vous gobez puis vous vous plaignez ...

    Ce militaire qui s’est tout de suite habillé, a préparé son bardat et a attendu, gsm en main, qu’on l’appelle pour retour à la caserne ... et il à même pas pensé à téléphoner ... il a attendu.

    Enfin, si son supérieur est comme lui ... c’était - et c’est toujours - pas gagné ...

    Combien on utilisé les moyens à leur disposition pour contrôler l’information ? combien ?

    Pour ce qui est des politiciens et Reynders en particulier : lamentable.

    Et pour les autres : non, non, nous ne sommes pas des moutons ... enfin, beaucoup l’étaient, certains ne le sont plus et quand aux autres ... ben qu’ils continuent à vivre leur petite vie sans se poser de questions et laisser leurs élus prendre les décisions pour eux ... un peut comme aux Etats-Unis ... il leur aura fallu 6 ans pour se réveiller ... enfin, dans une certaine mesure ;-).

    • Combien de chaînes de télé avons-nous ?

      personellement, une seule car je n’ai pas l’habitude de passer ma soirée comme un perdu devant une petite boite en plastique, et je ne veux pas payer de redevance, ni d’antenne, ni coditel pour m’abrutir.

      combien de chaînes de radio avons-nous ?

      suffisament que pour avoir de bonnes raisons de préférer le mp3 à la radio.

      combien des sites web officiel (journaux, télé, forum, ...) avons-nous sur le net ?

      Un bon nombre parmi lequel une partie sera saturée par le trop plein de visite (comme celui de la rtbf ce soir-là) et une autre aura un taux de rafraichissment des posts ou commentaires quelque peu tardif, surtout en cas d’afflux.

      en bon mouton que vous êtes,

      Un simple zapping sur RTL TVi, sur la BRT ... allumer sa radio et zapper sur les chaînes de la RTBF ... une visite sur le site de la RTBF, RTL, AJP, AFP

      Désolé, je n’ai pas l’habitude d’aller d’utiliser tes références à ce point hors du commun. Mr Panurge d’ailleurs n’aime pas la télévision, et moi, pauvre mouton suiveur, non plus.

      Combien on utilisé les moyens à leur disposition

      Celui qui avait à sa disposition plusieurs chaines et était dans le top hype de l’information top délire direct, tout comme celui qui a les clefs du parlement flamand était certes un peu plus avantagé, mais uniquement temporellement parlant. Et en plus, faut être con pour avoir les clefs d’un parlement ;-)

      Et pour les autres : non, non, nous ne sommes pas des moutons ... enfin, beaucoup l’étaient, certains ne le sont plus et quand aux autres ... ben qu’ils continuent à vivre leur petite vie sans se poser de questions et laisser leurs élus prendre les décisions pour eux ... un peut comme aux Etats-Unis ... il leur aura fallu 6 ans pour se réveiller ... enfin, dans une certaine mesure ;-).

      Marabout... Bout de ficelle... Selle de Cheval

      ... note : malgré le ton un peu agressif, je n’ai rien contre toi

  • En direct de Belgique, quelques jours plus tard … 17 décembre 2006 — Un commentaire un peu attardé, mais qui s’en explique, sur une émission-montage sur l’événement mythique de l’éclatement de la Belgique.

    Lire la suite

    - Un évènement mythique l’éclatement (possible) de la Belgique ?
    - Une émission-bidon ?

  • Extrait de ce site : http://www.copweb.be/RTBF.htm

    Bonjour,

    J’Ai EU LA FROUSSE DE MA VIE,... suite au Docu-Fiction de la RTBF sur l’indépendance de la Flandre Diffusée le 13/12/06

    Je comprends mieux l’élan de panique survenu aux States suite à l’émission d’Orson Welles - "La Guerre des Mondes" en 1938 !!!

    La RTBF vient de démontrer - en perdant, peut-être, beaucoup de crédit - combien le "pouvoir des médias d’Etat" peuvent déstabiliser - et éventuellement tromper - l’Opinion publique !
    Il existe également un autre précédent, Dallas le 22 Novembre, 1963 !

    No further comment !

    Marcel Dehaeseleer
    Webmaster copweb

    Voir en ligne : Hoax RTBF - "Coup de génie" ou Grave Irresponsabilité Collective ?

  • Lu ce matin dans le journal Metro

    Les Bruxellois veulent faire entendre leur voix.

    Dans le débat institutionnel, on connaît l’avis des Flamands, on entend la réponse des Wallons mais on ne sait jamais vraiment ce qu’attendent les Bruxellois. Une initiative veut donner donner une voix aux habitants de la capitale dans cet important dossier. Quelque 200 cents personnalités bruxelloises ont donc signé un appel adressé aux responsables politiques à l’approche des élections fédérales 2007. Les signatures de cette pétition, parmi lesquels on retrouve des universitaires comme Mateo Alaluf et Kris Deschouwer ou des artistes comme Plastic Bertrand, Dani Klein de Vaya Con Dios, François Schuiten estiment qu’il serait absurde de vouloir enfermer Bruxelles dans un carcan bicommunautaire. Les citoyens de la Région bruxelloise peuvent consulter ou signer l’appel sur le site


    Lire aussi dans Le Soir

  • Tel est le titre d’un article paru dans le journal LE SOIR de ce vendredi 22/12/06 (à la page 18).
    Son auteur : Rudy Aernoudt.
    Secrétaire général du département Economie, Sciences et Innovation, ancien chef de cabinet des ministres de l’Economie wallon, fédéral et flamand, auteur de "Wallonie, Flandre : je t’aime moi non plus" (Roularta, 2006).

    En voici quelques extraits :

    Maintenant que le choc émotionnel du reportage de la RTBF est derrière nous, il est temps de regarder la réalité sous-jacente en toute sérénité. Quo vadis, Belgique ? Quel avenir se profile-t-il pour nos deux régions ? Trois options de base sont possibles, avec multiples variations sur le même thème.

    Première option : vers une Flandre et une Wallonie indépendantes. Cette option, préconisée par le Manifeste de Warande, par le Vlaams Belang et la N-VA, a été mise en exergue, quoique de façon caricaturale, par le reportage de la RTBF.
    ... ... ...

    Deuxième option : retour à la Belgique de papa. Cette deuxième option, motivée par une nostalgie de l’époque, est une option conservatrice où chaque tentative de réforme de l’Etat est perçue et considérée comme une atteinte à l’unité du pays.
    ... ... ...

    Troisième option : un appareil public efficace, "multicouches". Cette option prévoit l’élaboration d’un appareil efficace avec comme leitmotiv la subsidiarité et la collaboration interrégionale. Le principe de subsidiarité veut que, pour chaque domaine politique, le niveau de décision et d’excécution le plus adéquat soit sytématiquement préconisé.

    Au niveau pratique, ceci implique que certaines politiques qui s’exécutent aujourd’hui au niveau fédéral devraient "descendre" au niveau régional (par exemple en matière d’impôts des sociétés ou du marché du travail). D’autre part, certains domaines qui ont, souvent pour des raisons irrationnelles, été régionalisés, devraient être refédéralisés (mot tabou en Flandre) ou, à terme, européanisés (par exemple, l’image de la Belgique, les licences d’exportation d’armes ou encore la medecine préventive). Dans d’autres domaines, une collaboration optimale entre le niveau fédéral et le niveau régional devrait s’instaurer tout en évitant le chevauchement. A l’instar du modèle canadien ou espagnol, la sécurité sociale devrait être financée au niveau fédéral mais l’utilisation des fonds (par exemple les allocations familiales) pourrait ressortir du niveau régional.

    Cette troisième option, à savoir la troisième voie, implique que, dans un monde globalisé, le gouvernement soit "multi-layered" (multicouches), c’est-à-dire que les niveaux européen, fédéral et régional coopèrent de façon efficace. A côté de la subsidiarité, une collaboration interrégionale doit prévaloir dans les domaines de l’enseignement, la culture, la langue (immersion linguistique) et l’économie. Ce qui suppose également une "accountability" (le fait de devoir rendre compte) interrégionale quant à l’utilisation des transferts financiers d’une Région vers une autre. Cette troisième option est caractérisée par un sens aigu de la responsabilité (politique) , une gestion efficace, une collaboration étroite - interrégionale et entre différents niveaux de pouvoir -, et basée sur le principe fondamental de la solidarité.

    La dichotomie (première option) diabolise et le conservatisme (deuxième option) paralyse. Heureusement, il existe une troisième option : la voie du bon sens, pour laquelle un Appel a été lancé . Je suis convaincu que cette troisième option ets la plus conforme à la pensée des Lumières dont nous sommes tous, tant Flamands que Wallons, et qu’on le veuille ou non, les (dignes ?) héritiers.

    Les partis politiques n’ont pas intérêt à paralyser le pays dans un débat communautaire ; ils doivent s’attaquer aux vrais problèmes des citoyens, Flamands et Wallons : l’emploi et la sécurité.

  • ... de zelfde tekst in het a.b.n. (algemeen beschaafd nederlands) vertaald.

    Hierboven

  • Vous trouverez, ci-dessous, la réponse de Madame la Ministre Fadila Laanan que je reçois ce 8/1/07 suite à mon courriel du 14/12/06 dans lequel je faisais référence à l’article de François, "Enseignements d’un hoax médiatique ..."

    J’ai bien reçu votre message qui a retenu ma meilleure attention.

    Comme je l’ai exprimé initialement, je regrette la détresse que l’émission du 13 décembre dernier a pu susciter dans le chef d’une partie des téléspectateurs de la RTBF.

    Ceci ayant été dit, la réflexion doit maintenant prendre le pas sur l’émotion.

    Parce qu’en Belgique la presse est libre, il ne m’appartient pas, en ma qualité de Ministre de l’Audiovisuel, d’interférer avec les choix éditoriaux de la rédaction de la RTBF, ni avec ceux de n’importe quel autre média.

    Je n’ai jamais eu cette intention, et je n’ai d’ailleurs pas ce pouvoir.

    Par-delà ce constat, il y a néanmoins lieu de rappeler que l’exercice d’une activité télévisuelle, comme celui d’une activité journalistique, s’inscrit dans un cadre éthique et légal qui distingue ce qui est admissible de ce qui ne l’est pas.

    Force est de constater que ce cadre doit faire l’objet de certaines adaptations pour correspondre mieux à l’environnement nouveau. Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel aura d’ailleurs à se prononcer bientôt sur le sujet.

    Cela étant, comme Ministre de tutelle, j’assume bien entendu totalement mes responsabilités politiques.

    Tout d’abord, j’ai saisi mes représentants auprès du Conseil d’administration de la RTBF afin que soit menée une enquête sur la démarche des concepteurs de l’émission mais aussi sur le respect des règlements et de la déontologie journalistique. Je pense qu’en toutes circonstances, il faut laisser à chacun la possibilité de s’expliquer et de se défendre. Ce principe me semble fondamental dans une démocratie digne de ce nom.

    Ensuite, j’entends évaluer la nécessité d’une signalétique ad hoc pour ce genre de procédés, afin de distinguer clairement les contenus réels des contenus de fiction.

    Par ailleurs, je souhaite dégager rapidement les moyens nécessaires aux journalistes pour qu’ils puissent se réunir entre eux et discuter entre eux de la fixation/appréciation des principes déontologiques qui doivent accompagner l’exercice de leur profession.

    Parce que la télévision est sans doute la « plus grande fenêtre » sur le monde d’une grande partie de nos concitoyens et parce que la RTBF n’est pas la seule chaîne accessible en Belgique, je souhaite développer un projet d’éducation aux médias pour donner à tout un chacun un maximum de clés de décryptage de cet environnement nouveau qui nous sollicite chaque jour un peu plus.

    Je reste à votre disposition pour en conférer plus au-delà avec vous si vous le souhaitez.

    Vous pourrez aussi suivre l’évolution de ces projets par le biais de mon site http://www.laanan.cfwb.be/index.html

    Je conclurai en constatant que le monde change et que le changement est une chose parfois passionnante et souvent effrayante.

    Une certitude persiste pour moi : je suis fière d’être belge.

    En vous remerciant pour votre réaction et l’intérêt que vous portez à la radiotélévision de service public, je vous prie de croire, Monsieur, à l’expression de mes sentiments les meilleurs.

    Fadila LAANAN
    Ministre de la Culture, de l’Audiovisuel et de la Jeunesse

  • "Les Dominos Monténégrins", un roman libre, raconte l’évolution fictive de la Belgique depuis le vote sur l’indépendance du Monténégro, vu par un jeune français vivant à Bruxelles. Je l’ai écrit après deux ans à Bruxelles. Pour les amateurs, il est à télécharger sur mon site http://home.scarlet.be/~mp065224

    La RTBF a raison sur la forme, même si le font est discutable. Il n’y a pas de majorité pour séparer la Belgique car les sondés votent pour conserver leur Belgique idéale, au nord permettant à la Flandre de continuer à dominer l’économie ; au sud, une Belgique de la splendeur passée. Le jour ou le sud et le nord devront voter pour garder la Belgique de l’autre, ce sera différent. En particulier, lorsque les jeunes francophones qui n’ont pas connu l’age d’or réaliseront qu’ils sont des citoyens de seconde zone pour les postes à responsabilité, de part leur méconnaissance du néerlandais.
    Michel

    Voir en ligne : Les Dominos Monténégrins

    • Je suis Belge, francophone, Wallon, mais vivant à Bruxelles, et je ne comprends pas bien cette remarque... Les francophones ne sont en rien des citoyens de seconde zone dans l’Etat belge. S’ils veulent décrocher les postes en question, c’est hyper facile pour eux, il suffit d’apprendre le néerlandais !

      Apprendre la langue de son voisin, c’est faire preuve d’un minimum de courtoisie, mais c’est aussi ajouter une sacrée flêche à son arc - surtout dans ce monde mondialisé (!) qui est le notre. C’est quand même dingue de ne pas comprendre ça ! Je ne veux pas me montrer raciste, mais j’ai l’impression qu’il y a certaines vérités élémentaires, comme celle-là, que les Français ont du mal à capter.

    • D’accord avec toi, qui a eu la force de le faire. Mais tu es malheureusement un privilégié. Notre système éducatif n’a pas su créer assez de bilingues acceptables. Même sur le campus de l’UCL, les étudiants à l’IAG parlent mal le néerlandais. Et pour les belges qui se sont expatriés et qui rentrent au pays plus tard dans leur carrière, il est encore plus difficile de s’y mettre.
      Michel

  • Dans LLB du 30-07-07 un article de Jules GHEUDE

    Formation du gouvernement poussive, blocage institutionnel en vue... Et si la Flandre était tentée de prendre son envol ? De quoi serait fait l’avenir de la Wallonie ? Il est temps de se
    concerter.
    Auteur de "L’incurable mal belge, sous le scalpel de François Perin"

  • Je cherche la vidéo de l’emission qui a tout déclenché. Deve nue in trouvable sur l’ensemble des sites de vidéos en ligne (dailymotion, youtube...). Quelqu’un pourrait-il me tuyauter ?
    Merci d’avance.