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J’ai décidé d’apprendre le néerlandais

vendredi 15 décembre 2006, par François Schreuer

Quelques petites remarques suite à l’affaire du hoax de la RTBF qui n’en finit pas d’agoniser : quatre choses à faire sans tarder et puis aussi une bonne résolution.

1. Si les réactions à chaud étaient critiquables mais somme toute compréhensibles, la véritable salve roulante qui a courru les ondes toute la journée a crevé pas mal de plafonds sur le thème du scandale inadmissible que constituerait, aux yeux des porte-parole autorisés, la petite pantalonnade des sociétaires du boulevard Reyers. Il convient dès lors de se demander sérieusement pourquoi les réactions politiques sont à ce point démesurées, pourquoi a pu avoir lieu cette éruption de bien-pensance putassière ; pourquoi cet étalage de connerie revendiquée de la part de ces gens qui font pourtant profession — sans beaucoup de succès il faut bien le dire pour la plupart d’entre eux — d’avoir l’air sérieux. Je ne vais pas reprendre ici le détail des interventions plus pénibles les unes que les autres qu’on a pu entendre aujourd’hui ; leur détail m’échappe, de toute façon ; ma mémoire saturée s’emploie avec hargne à se purger de ces humeurs malsaines que je lui ai infligées une bonne partie de la journée.

Ah si, une, quand même, couronne ce florilège de la bêtise et mérite à ce titre d’être signalée : celle du député Wathelet junior (photo). Ce personnage absurde qui fait grand honneur à l’épithète pompeuse que s’est donnée son parti en prouvant qu’il est aussi possible, dans notre beau pays, de nommer un authentique demeuré au poste de chef de groupe à la chambre des représentants, ce qui est une belle preuve que l’égalité des chances n’est pas un vain mot (même s’il est vrai qu’avoir un papa bien placé peut aider) ; ce personnage, dis-je, était lui aussi du nombre des outrés qui entendaient le faire savoir. Larbin patenté qui a semble-t-il consacré toute l’énergie dont il a pu disposer au cours des 25 dernières années à devenir l’être le plus insignifiant qui soit, il disait en substance [1] ceci qu’il ne faut surtout pas que les gens puissent douter du fait que la télévision dit la vérité, qu’il ne fallait pas que les gens aient à mettre en doute l’information qu’on leur sert. Enfant ! C’est bien le pire service qu’on puisse rendre aux « gens » que de leur faire croire que les médias disent la vérité ; ne serait-ce que parce que la vérité n’existe pas, elle est en perpétuelle construction, elle est multiple, contradictoire, n’existe que si elle est appropriée par un sujet critique.

L’évidence m’a à cet instant sauté aux yeux en même temps que je me rappelais pour la millionième fois combien le rasoir ockhamien est un outil précieux pour réfléchir : il n’y a pas lieu d’aller chercher très loin les raisons de la hargne politicienne de ce jour quand on constate que si les gens se mettaient à réfléchir (ce qui est somme toute l’enjeu majeur de cette histoire), ils cesseraient purement et simplement de donner leur voix à des personnages du type de celui qu’incarne M. Wathelet, qui eut mieux fait — et c’est bien là un conseil humaniste qu’on peut lui donner — de s’intéresser à un quelconque loisir récréatif qui nous eut épargné son élocution pâteuse et la banalité affligeante de ses idées.

2. Soutenir la RTBF. On a clairement observé aujourd’hui certaines velléités de faire payer à la RTBF son indépendance sur le coup, voire de faire tomber certaines têtes, ce qui ne ferait que porter la connerie générale à un niveau un peu plus élevé que celui déjà exceptionnel qui règne actuellement. On en est pas encore là, il est par contre certain que l’avertissement est clairement donné et que bien téméraire sera celui qui osera à l’avenir reproduire une quelconque tentative de ce genre. M. Antoine, vice-président du gouvernement wallon, entre autres, a ainsi cru bon de se lancer dans le balisage du champ très réduit dans lequel doivent selon lui évoluer les journalistes du service public. J’espère mais je crois guère qu’il se trouvera quelqu’un pour renvoyer d’une manière ou d’une autre ce paternalisme déplorable à son expéditeur. Pour tout cela, je vous invite donc à signer la pétition de soutien à la RTBF qui a été lancée sur le net ce jeudi. Ça peut toujours être utile.

3. Retomber sur terre. Pas de naïveté, on ne sort pas si facilement de la société du spectacle dans laquelle nous vivons. J’espérais de façon complètement angélique que les bonnes questions posées par la RTBF allaient susciter l’envie de donner des réponses, voire de se remettre en question, chez nos politiciens tellement sûrs d’eux. On en est loin, extrêmement loin. mais la RTBF elle-aussi a passé la journée prostrée dans l’auto-justification et attendrie dans l’auto-comtemplation de son « coup » [2], consacrant l’essentiel de ses journaux à traiter des différentes réactions toutes plus superficielles les unes que les autres, qui se sont multipliées concernant le hoax. Ce faisant,... presque toutes les autres informations du jour ont été passées au bleu.

Les mécanismes d’occultation médiatique sont bien ancrés, les démonter demande un sens critique dont je ne pense pas être capable à l’heure actuelle. Pour preuve le fait que je me suis moi même fait prendre au jeu en diffusant largement mon post sur cette question somme toute extrêmement périphérique et en consacrant beaucoup de temps au suivi de cette affaire, tisonné par l’excitation un peu stupide de voir que, pour une fois, mon blog aura été visité 4 000 fois en 24 heures tandis qu’une quarantaine de commentaires venaient se nicher sous le billet que j’ai écrit, comme il arrive tous les jours aux stars de la blogosphère. Comme le rappelle avec beaucoup de justesse Luc Delval dans un commentaire sur ce blog, « La Médiadépendance est une addiction en tout points comparable aux autres formes de toxicomanie, le produit stupéfiant étant les médias, comme substance capable de modifier l’état de conscience. Le sujet atteint de Médiadépendance ressent de façon chronique, l’irrépressible besoin d’absorber une dose de média ; télévision, radio, presse ou internet. » C’est de cela qu’il faut d’abord apprendre à sortir et je sais que j’éprouve de notables difficultés à sortir de cette dépendance et de l’état d’esprit pressé et superficiel qu’elle engendre.

4. Lancer le débat. Oui, malgré tout. Il est urgent, donc, de se mettre concrètement au travail, ce qui va passer par l’établissement d’un diagnostic lucide. Il est urgent de faire cela, de pouvoir mener des débats larges et ouvertes, de pouvoir établir des diagnostics (éventuellement douloureux) et en tirer des conséquence sans se mettre systématiquement en état de dépendance à l’égard de la micro-société des professionnels de la politique qui est à mes yeux largement décrédibilisée par sa bêtise auatnt qu’elle est peu représentative, il faut bien le dire, en raison de son mode de fonctionnement foncièrement oligarchique, de la manière qu’elle a de coopter selon son bon vouloir et leur soumission intellectuelle ceux qui pourront y participer. En particulier, je crois qu’il est urgent de constater que la Wallonie est très mal dirigée, non pas tant en raison des affaires de corruption qui ont explosé ici et (surtout) là qu’en raison d’une culture de la médiocrité généralisée dans laquelle beaucoup de monde se complaît et qui n’est sans doute pas pour rien dans la passivité mentale effrayante des téléspectateurs francophones face au hoax de la RTBF.

5. Enfin, la bonne résolution promise : j’ai décidé aujourd’hui de me mettre au néerlandais. J’ai très longtemps négligé, différé ou carrément repoussé cet apprentissage auquel les aléas de mon parcours scolaire ne m’ont jamais confronté, perdu au loin que j’étais (pour mon plus grand bonheur, je l’avoue volontiers) du côté de la maigre section des latin-grec. J’estimais en effet que cet apprentissage était inutile, que mon avenir ne passerait pas la Flandre mais bien par l’Europe qui se bâtirait sur l’allemand, l’italien ou le polonais bien plus que sur cette langue néerlandaise si méprisée. Depuis un certain temps déjà, j’ai été amené à nuancer puis à remettre en question cette posture. Beaucoup d’événements et de rencontres récentes, notamment mon récent passage en prison dont j’ai dit un mot dans ces pages, m’ont incité à persévérer dans cette voie. Et là, c’est décidé et je l’écris ici : dans un an, je serai capable de comprendre un article de la presse généraliste flamande. Je précise que cette décision ne constitue en aucune manière une profession de foi dans l’avenir de la Belgique [3], mais simplement l’expression du fait qu’il m’apparaît absolument impératif de mieux dialoguer avec nos voisins flamands, de simplement être capable de suivre leur presse et savoir ce qui résonne dans l’opinion publique du nord du pays, sans passer par le filtre très appauvrissant de ce que les médias francophones veulent bien dire de la Flandre ; que ce soit dans le cadre d’un Etat belge recrédibilisé ou dans le cadre d’un voisinage inter-étatique si c’est à cette option qu’on devait en arriver.

Notes

[1Sans doute les serveurs de la RTBF sont-ils toujours crapahutés car je ne parviens pas à télécharger l’émission pour vous donner la citation exacte. je cite donc de mémoire.

[2Il est vrai que ce n’est pas tout les jours qu’on parle de la RTBF dans toute la presse mondiale, quoiqu’il me revient qu’un certain Michel Daerden ait dernièrement donné à la RTBF une autre occasion de faire parler d’elle un peu partout. Car, oui, on ne s’y arrête même plus, c’est ce genre de chose qu’on appelle l’information.

[3Promis, je réfléchis à un billet plus construit sur le sujet de l’avenir de la Belgique, probablement pour la fin de la semaine prochaine à mon retour de vacances.

Messages

  • En réaction aux réactions politiciennes, on dit en Wallon : " Li si qu’est rogneux, qu’y s’grette !"

  • c’est effrayant cette disparition du bon sens :/
    sinon ton blog est tres bien, hop bookmark !
    et vive la belgique :)

  • Et si on sériait un peu les problèmes à propos de cette affaire :

    La forme :

    oui, n’étant pas devant mon écran pour lire le fameux « Ceci n’est peut-être pas une fiction » initial, j’ai été alertée par l’annonce sonore de l’émission spéciale et me suis laissée avoir pendant les premières minutes ; j’ai vérifié RTL, rien : la RTBF aurait pu avoir été sur le coup avant sa concurrente ; j’ai vérifié sur la VRT, rien : ils auraient pu vouloir différer un peu l’annonce ; j’ai vérifié sur le net, rien : il y a toujours un délai de mise en ligne… Oui, j’ai reçu l’électrochoc visé et j’ai passé quelques coups de fil – sans en avoir honte a posteriori.
    Pédagogique sur la forme ? J’ai eu une fois un prof de philo qui, constatant que ses étudiants grattaient comme des ânes tout ce qu’il disait, s’est mis à raconter n’importe quoi, et presque tous ont continué à gratter. Après quelques minutes, il s’est arrêté de parler attendant que les têtes se relèvent puis nous a fait un sermon sur la crédulité. C’était pédagogique, mais ce n’était insultant que pour ceux qui se sont laissés prendre – il n’était nullement question de laisser sous-entendre que, quelque plausible que soit l’hypothèse d’une séparation, certains auraient pu faire ce qui n’est rien moins qu’un putch au mépris de la constitution… Alors, pédagogique sur la forme ? J’ai quelques réserves, heureusement qu’on a la gâchette moins facile en Belgique que dans d’autres régions de la Terre !

    Sans ce choc, diront les auteurs, on n’aurait pas eu le même impact ; si on avait fait apparaître dès le début un bandeau « Ceci (n’)est (peut-être pas) une fiction », les gens auraient zappé. Peut-être. So what ? Qui a dit qu’il fallait faire le bonheur des gens contre leur volonté ?

    Le fond :

    Scénario bien construit, un beau condensé d’éléments qui, mis bout à bout, est bien plus parlant que les mêmes éléments diffusés de manière éparse les derniers mois. Pédagogique sur le fond ? Oui, sans conteste.

    Les politiques (très rares) qui se sont consciemment prêtés au jeu de la fiction :

    Soigneusement sélectionnés et pas très bons acteurs ; mais où étaient tous les autres ? Auraient-ils accepté ? Non, bien sûr…

    Les politiques qui ont participé au débat :

    Eux par contre, ils semblent s’être bien amusés… Puis, chacun de leur côté du studio, ils ont repris leur rôle dans ce qui apparaît bien comme un dialogue de sourds – mais étaient-ils bien représentatifs de l’ensemble de la classe politique ?

    Les réactions :

    Entre les « Vive le Roi ! » et les propos de vierges effarouchées de la plupart des politiques, en passant par les excuses de Mr. Philippot, dont on ne sait plus trop s’il assume ou pas ses choix et responsabilités, on se perd un peu, beaucoup, dans les polémiques qui fusent dans tous les sens.

    Si donc on ne veut pas que le poisson se noie complètement, une proposition :

    Histoire de vérifier l’hypothèse selon laquelle l’opinion des politiques ne correspond pas nécessairement à l’opinion des simples citoyens, organisons avant la tenue des prochaines élections fédérales un referendum pour connaître l’opinion de tous les Belges (y compris ceux de l’étranger). Et mettons-nous au travail tout de suite pour ce qui est de la rédaction de la question à poser, car il faudra qu’elle soit claire…

    Qu’à l’occasion de ce débat apparaissent enfin dans le détail, publiquement et dans un langage accessible à tous, les différentes options possibles (statu quo, confédéralisme, séparatisme) et leurs enjeux respectifs, que l’on sache exactement où en sont les négociations qui sans doute se trament depuis longtemps dans les couloirs du politique de part et d’autre du pays (les Wallons et le Bruxellois sont-ils tout simplement en train de camper sur leur position de refus du confédéralisme ou préparent-ils un plan B ?).

    Et que la RTBF fasse son travail d’information (oui, il est bien de sa mission d’aborder des sujets comme celui de l’avenir du pays) et, surtout, renouvelle encore et encore l’expérience de débats où sont présents sur le plateau des acteurs de toutes les régions du pays !

  • Merci François pour la louangeuse citation ci-dessus.
    Mais ces lignes ne sont pas de moi (j’aurais aimé, car c’est bien torché, quand même !). Elles proviennent, comme je l’indiquais, de la "newsletter" des amis de "Là-bas si j’y suis". Le reste du texte était d’ailleurs tout aussi intéressant et jouissif à lire.

    On peut s’inscrire ici pour la recevoir :
    http://mailing.la-bas.org/redirect.php4?id=6961&t=1>

    Pour le reste, cent fois d’accord avec toi, à ceci près que grâce au fait que j’ai pris quelques longueurs d’avance en ce qui concerne l’apprentissage du néerlandais, je suis assez régulièrement et avec intérêt l’émission politique de la VRT "Ter Zake", pratiquement la seule du genre où les invités peuvent articuler trois phrases sans être grossièrement interrompus par un journaliste-animateur qui croit que le sujet de l’émission c’est lui.

  • Est-il possible de faire un référendum en ligne ? Certe il n’aura aucun caractère légal et ne sera surement pas représentatif, mais il menera peut être vers le référendum officiel. Au fait, quoi mettre sur ce référendum ? Etes vous pour ou contre l’indépendance de la Flandre ? Etes vous pour ou contre l’état Belge Unitaire ? Etes vous pour ou contre la Belgique connefédérale ? Je vois pas comment formuler la question clairement avec des mots simples. A l’aide Francis (Delpéré).

    C’est vrai que ton blog, je ne l’ai déocuvert que depuis la tentative du coup d’état du 13 décembre.

  • Je lis : "Enfin, nous encourageons par la présente la RTBF à approfondir sa démarche audacieuse pour conscientiser le public sur des problèmes graves, et à continuer de nous faire réagir, fusse par un électrochoc comme l’a été cette émission.", je me dis que des personnes conscientisées à la dépendance aux médias devraient prendre un peu de recul...

    La belle démarche audacieuse que de prendre appui sur la crédulité populaire et le sentiment nationaliste pour impulser un soi-disant débat qui ne pourra jamais être qu’un tapage dans de telles conditions... Je te suis complètement sur le besoin d’améliorer la capacité de décodage des médias, en général. Passer par un hoax ne sert à rien pour ça. Et franchement, plutôt que de faire du nombrilisme francophonissime (rentable en matière de recettes publicitaires ?) en focalisant l’attention du public sur des inepties, j’aimerais que ce média tente la réflexion sur les actions et intentions du Commissaire Mc Greevy, sur les "généreuses primes" de VW limitées au 1500 premiers inscrits, sur l’idiotie d’avoir une politique des déchets différente à Dilbeek et Anderlecht ou à Glons et Tongeren ! Complétez la liste comme bon vous semble, y compris avec l’avenir de la Belgique... mais souvenez-vous quand même que la déclaration (quasi ?) unanime du parlement flamand sur la nécessité de revoir le fonctionnement fédéral et de régionaliser de nouvelles matières date de plusieurs années ! Où était l’urgence ? Et comment ont-ils de la sorte osé faire passer la classe politique flamande toute entière dans le camp des ultras prêts à déterrer la hache de la guerre civile ? Je ne comprends pas cet appel au soutien de la RTBf !

    Qui sont les gens de la RTBf pour décider du moment et de l’orientation de débats politiques ? Qui sont-ils pour y mettre une telle démesure "créative" ?
    Faudrait lancer une pétition de condamnation de la RTBf pour voir ce qui se passerait...

  • 2.

    l’ennui avec ce genre de pétition, c’est qu’il s’agit de tout accepter ou tout refuser.

    Pour ma part, je ne soutiens nullement TOUTE l’équipe qui a participé à ce genre de programme.

    L’équipe commerciale en premier.

    Je ne saurais non plus soutenir la manière plus que pitoyable dont a été géré le débat, preuve de la sournoiserie de la rtbf... "on vous a bien eu, hein ? Maintenant tout est rentré dans l’ordre et voici un vrai débat"

    Je ne saurais également encourager la rtbf à continuer de nous faire réagir, fusse par un électrochoc comme l’a été cette émission...

    C’est éduquer par la peur. Je n’ose imaginer les campagnes de sensibilation sur le nombre important de demandeurs d’asile. Encore moins sur les viols de jeunes filles.

    3.

    Effectivement, on n’impose pas toujours un débat par l’émotion d’un tsunami. Et même si les programmes font marée basse, on peut espérer que tout le monde ne touche terre.

    5.

    Excellente initiative qu’auraient dû avoir tes parents comme les miens en leur temps.

  • Belle décision et je vous souhaite d’y arriver : à cette période de l’année, la survie moyenne de ce genre de décision est de trois semaines....

  • On ne parle plus que de mondialisation, pourtant les voisins du sud (et inversément) ne connaissent rien de ceux du nord. C’est le constat que je fais tous les jours (ou presque) avec mon collègue anversois (je suis liégeois). Les francophones n’ont pas un image exacte de la Flandre ni de ce que pense les Flamands. Il est donc grand temps de s’ouvrir pour que la Belgique conserve du sens hors des accords de coopération et autres facilités techniques de la vie de tous les jours.

    Je suis étonné des réactions venant de l’étranger. Soit ils ont voulu marqué le coup (par sympathie politicienne ?), soit ils ne savent pas téléphoner à un politicien flamand ou ne connaissent pas leurs numéros pour vérifier cette information...

    La scission de la Belgique est tous les jours un peu plus réelle. Le cartel CD&V-NVA demande la régionalisation de presque toutes les compétences fédérales restantes. Dont une me paraît plus stratégique que les autres. Celle des impôts sur les sociétés et personnes. Si une solution est trouvée, c’est peut-être une solution au financement de Bruxelles et dès lors une grande porte vers la scission, ce problème là étant réglé.

    Il ya tant de chose à débattre et j’ajouterai encore que les francophones de la préiphérie doivent être très vigilants quand au nettoyage linguistique dont ils sont victimes. S un jour la Flandre déclare sont indépendance et qu’ils sont enrôlés comme Flamands, ça en est fini de leurs facilités, ils ne formeront même plus une minorité nationale...

  • J’ai particulièrement apprécié...
     :-)

    Je suis arrivé en venant de cet article...

    Voir en ligne : Je ne veux pas me faire virer, mais...

  • Quel coming-out François ! Un truc de dingue ?!!! Apprendre le néerlandais. Serais-tu prêt à te démarquer de tes camarades liégeois et assumer les railleries d’outre-meuse...Oufti ! Tendre vers le multi linguisme dans un pays multilingue, un truc de dingue, un truc de dingue...

  • c’était une belle "résolution"...
    Vous avez fait des progrès ?
    Lire GVA, HLN ou DS est devenu une seconde nature ?

    MVG.