Les archives des Bulles

Bande de cons !

vendredi 16 novembre 2007, par François Schreuer

Là, ce soir, j’aurais voulu vous faire un billet sur la médiocrité insondable de notre personnel politique, sur ses petitesses banalisées et ses grands cris en commandite. En foutre plein la gueule à tout le monde, aux (quasi-)bourgmestres fransquillions — oui, fransquillions — de la périphérie bruxelloise qui n’arrêtent pas d’insulter les Flamands et qui nous demandent d’être solidaires avec eux, aux petits coqs en rut qui crient à la fin du monde parce qu’on va peut-être éventuellement scinder un arrondissement électoral (un arrondissement électoral !), aux écolos qui se proclament les grands défenseurs unitaristes du pays blablabla mais, comme le signale (l’écolo) Didier Coeurnelle, merci à lui, votent le doigt sur la couture du pantalon toutes les conneries qui passent par la tête des grands leaders charismatiques du putain de « front » des francophones. J’aurais aligné dans le viseur tous ces « démocrates » (dont certains se prétendent même « socialistes », quelle bonne blague) qui s’indignent (à raison) de l’alliance avec les fascistes pour le vote de la scission de BHV mais pratiquent néanmoins la pire collusion qui soit avec les fascistes turcs à Bruxelles. J’aurais voulu faire sa tête (à claques) au carré à cette mauviette de Wathelet Junior. J’aurai voulu envoyer Didier Reynders et Elio Di Rupo sur la lune s’envoyer à la face respectivement, pour l’un son mépris prétendûment cérébral et pour l’autre ses éructations boulevardières. J’aurais voulu faire sortir le mot « gauche » de la bouche d’Isabelle Durant (oui, ç’aurait été le point le plus difficile de mon programme).

Les Flamands auraient eu aussi leur compte (surtout Yves Leterme et Bart De Wever qui semblent engagés dans la finale intergalactique visant à savoir qui sera le plus bouché des deux), bien sûr, mais ça, on connait la chanson.

J’aurais aussi expliqué comment il se recrute, le personnel politique. J’aurais montré que ce sont les ouiouistes-coucouchepanier qui « montent » dans 95% des cas, que le système de reproduction des élites (pff, « élites », n’importe quoi) — contre son propre intérêt — recrute des gens fades et lâches, prêts à trahir leurs principes pour deux points dans les sondages, prêts à toutes les compromissions pour entrer ou demeurer dans les bonnes grâces de tel cador. J’aurais aligné les exemples montrant que cette conjuration des imbéciles qui nous gouverne est largement composée de gens veules, bornés, irrespectueux.

Oui, je sais, ç’aurait été un billet un peu « poujadiste », comme on dit. Parce que quand même, ça ne se fait pas, et il y a des cons partout. Oui, mais plus au parlement qu’ailleurs. Et plus au gouvernement qu’au parlement. C’est triste à dire, mais c’est comme ça.

Bon, mais je n’aurai pas à l’écrire, ce billet, parce qu’il semble que Thomas Gunzig l’a déjà fait, pour « La Semaine Infernale » du 8 novembre. Merci à lui.

Bande de cons !
pas vous, cher public !
Les autres, les formateurs, informateurs, explorateurs, chef de groupe, président de partis flamands, présidents de partis francophones, seconds couteaux, troisièmes couteaux, de gauche, de droite, les cathos, les écolos, les libéraux...
Bande de cons de Flandre
Bande de cons de Bruxelles
Bande de cons de Wallonie.
D’abord à tous ceux qui croient avoir gagné les élections d’il y a 5 mois.
À tous ceux qui avaient un grand sourire
À tous ceux qui avaient les bras en l’air.
Le temps est venu de vous avouer quelque chose :
Les gens n’ont pas voté pour vous parce qu’ils vous aimaient.
Les gens ont voté pour vous parce qu’ils étaient obligés.
À la veille du onze juin : dans les rues, les maisons, les bureaux, les gens hochaient la tête et se demandaient vraiment qui ils allaient pouvoir choisir parmi ce catalogue de nuls,
de klets,
de nouilles,
d’opportunistes agressifs,
de carriéristes sans charisme,
de mal fringués,
de gros type à l’élocution problématique,
de petit nerveux en pleine tendinite de l’égo,
de semi-hystériques,
de semi-mafieux,
de cyniques,
de je-m’en-foutistes,
de ratés de tout le reste,
de fils à papa,
d’experts comptables en décrochage professionnel,
d’entrepreneurs en faillite frauduleuse,
de sinistres,
de pas lavés,
de faux gentils
de vrais méchants...
Les Leterme, De Krem, Reynders, Milquet, Michel, De Wever, Maingain, Wathelet, Bacquelaine...
Cette morbide collection de névrosés qui nous gouvernent avec leur troubles anxieux, leur troubles dissociatifs, leurs troubles psychosexuels, leur troubles obsessionnels compulsifs.
Et en plus, ils sont tous... si moches.
Cette élection, à tout le monde, ça a un peu fait l’impression d’un de ces mariages forcés que l’on organise dans des pays très loin d’ici.
C’est comme si on avait été une jeune fille devant choisir entre le vieux marchand qui pète au lit où l’arrière cousin qui ne se brosse pas les dents.
 
Bande de cons
Vous n’avez rien gagné du tout.
Si c’était possible, on reprendrait nos voix et on ne les donnerait qu’après les négociations, à ceux qui auraient su être un peu intelligents
un peu sobres
un peu humains
Mais non, donner c’est donner, reprendre c’est voler.
Vous aviez un chouette petit pays,
pas très grand mais bien équipé,
de voisins plutôt sympas,
bien situé
avec la mer,
avec la forêt,
avec pas trop de charges.
Vous aviez une chouette petite population,
pas parfaite parfaite.
Mais en gros, ce n’était pas des talibans non plus,
c’était pas des Contras
C’était pas des Tigres Tamouls
Une petite population de fabricant de pralines
des marchands de kayak,
des chanteurs à texte
des comiques parfois drôles
des stylistes un peu punk
des postiers plutôt polis
des sportives en minijupe
des flics à moustaches
des tas de gens prêt à travailler plus à gagner toujours moins et à ne pas dire grand chose.
Une petite population qui mélange le goût des mandarines à celui des spéculoos.
Une petite population qui n’a rien contre l’Eurovision ni les horodateurs.
Une petite population qui rend visite à ses grands-parents le dimanche pour boire un café après le chicon gratin
Une petite population de buveurs de bière et de joueurs de kiker.
Une petite population qui emmène ses enfants à Plakendael au printemps et à Paradisio en hiver....
Comme ça, sans ennuyer le monde,
en VW touran.
Une petite population prévoyante qui a quelques euros sur un compte épargne et une concession au cimetière.
Une petite population qui est plutôt toujours d’accord et en gros une petite population qui ne veut pas d’histoire.
Et vous,
bande de cons,
tout ce que vous trouvez à faire,
ce sont ces petites réunions où l’on tourne encore plus en rond que sur un circuit Marklin
ce sont ces petits comités aussi stérile qu’un champ de patates à Tchernobyl
ce sont ces petites réactions à chaud qui me rappellent les crises de mon chat quand il n’aime pas la marque de ses croquettes
ce sont ces airs de petits tribuns en solde
ce sont ces grands chevaux sur lesquels vous montez et qui seront toujours comme ces petit poneys tristes de la foire du midi.
Tout ce que vous trouvez à faire, c’est de vous tirer dans les pattes pour gagner une floche qui vous donnera droit à un tour gratuit sur ce manège sinistre que vous appelez « politique »
 
Bande de nuls
Alors moi,
J’ai eu une idée,
une grève,
une vraie grève,
une bonne grève
une grève de tout le monde tant que la politique belge ressemblera à une conserve de rollmops :
Les enfants n’iront plus à l’école
Les femmes enceintes n’accoucheront pas
les déménageurs ne déménageront pas
Navetteurs ne navettez plus
Alcooliques n’alcoolisez plus
chauffeurs ne chauffez plus
Pilote, mécanicien, traiteur, boucher, pêcheur, éboueur, esthéticienne, taxidermiste, stripteaseuse, scaphandrier, géomètre expert, fleuriste, traiteur, opticien, huissier, substitut, gourou, préfet, trésorier, banquier, infographiste, ajusteur, analyste programmeur, technicien hotline, proxénète, dealer, animateur, orthodontiste, urologue, animateur socioculturel, fossoyeur...
Et tous les autres....
Total Stand By
On arrête tous...
Et vous verrez que dans trois jours,
ils feront moins les malins.

Messages

  • Quatre jours de grève ? Allez, une semaine !

    Chiche !

    • Moi aussi je fait des bulles,
      des bulles délirantes ...

      İl faut apprendre le Néerlandais, il faut faire ceci cela..

      Moi aussi j’ai mes préoccupations, il faut payer la facture de mes 3 gosses,il faut payer le chauffage, il faut faire les courses, il faut soigner leurs grippes.....

      Démocratie démocratie ..si la signification de ce mot est exacte je traduit ca par amour...
      penser pas sex bande de naz, amour c’est respect, tolérence, fraternité, solidarité....etc etc, c’est aussi comme chantait Aznavour, prendre les faiblesses avec des caresses l’amour !
      C’est quoi ces cinglés intolérents qui me refuse ma langue qui est simplement le fruit de mon destin. Comme si d’un coup de baguette magique, il était facile d’apprendre une langue.

      C’est quoi cette démocratie de radars et de cameras, de tyser et de haine, qui peux me repondre ?
      Avec des phases prêt a l’emploi style tolérence zero a la mode, que je traduit par intolérence totale, comment croire a l’amour, a la démocratie. Ça sent moche a la nausée, ca sent de la poudre partout.

      Que faire ?, les bonnes idées sont d’une urgentisme bienvenu.

    • Ce que dans plusieurs discours je n’arrive à comprendre, c’est pourquoi le wallon refuse en général, et ce de manière assez catégorique, d’apprendre le flamand (tout en exigeant implicitement que le flamand, lui, apprenne le français…) ?
      Et si flamands et wallons ne veulent pas apprendre la langue de leur compatriotes, comment peuvent-ils espérer se comprendre ? En parlant anglais, ou en forçant les flamands à connaître un français beaucoup plus crédible que notre néerlandais ? Pourquoi les flamands devraient pouvoir y parvenir et les wallons pas ?
      En fait, au lieu de se foutre le doigt dans l’oeil, il faudrait reconnaître que la majorité flamande ne parle PAS français non plus.

      Cependant, je suis convaincu qu’apprendre la langue de l’autre pour chaque parti ne pourrait qu’élargir la culture de chacun, enrichir son identité, et permettre un échange plus facile entre les différentes régions de ce pays qui pense plus à se scinder qu’à vivre ensemble (merci aux médias pour celà).
      Ce narcissisme de la différence mineure commence vraiment à me rendre honteux d’être belge.

    • Mais enfin faut arrêter ces bêtises : apprendre les rudiments vaille que vaille d’une langue pour arriver à dire bonjour, au revoir, merci, un café-croissant et un billet pour audenaarde, c’est une chose,

      mais l’apprendre pour enrichir sa culture, c’est à dire écouter une émission littéraire en flamand, lire de la poésie, un philosophe, un ouvrage d’épistémologie ou de géopolitique, cela en est une autre !

      On n’enrichit son identité ou sa culture via une autre langue que maternelle qu’à la condition d’arriver à un niveau qu’il n’est pas facile d’atteindre sans un environnement familial qui s’y prête (environnement bilingue au départ) ... et pour ceux qui s’y prennent à 30 ou 40 ans ! galère ... si l’on est unilingue au départ.

      A défaut d’atteindre ce niveau qui permet effectivement une immmmmmmersion dans la culture de l’autre, ben ... c’est comme dire qu’on a pénétré la culture syldave en ayant fait un voyage organisé de 15 jours en car en Syldavie avec le guide du routard sous la main !

      On apprend le flamand parce que l’on est bien obligé de le faire d’un point de vue professionnel. Et de ce point de vue, pourquoi ne pas simplement assurer le service minimum ! Pourquoi se sentir obliogé de s’éclater pour une boîte qui, elle, n’hésitera pas à vous virer à l’occasion ...

      La culture flamande, riche de ses arts plastiques, de son stylisme, et de ses arts de la scène (trois disciplines reconnues pour la Flandre internationalement ... ce n’est pas un hasard), n’est pas suffisamment perçue comme une culture liée à la langue (contrairement au français) ... D’autant qu’on a le sentiment que les grands écrivains flamands (ceux qui nous ont donné à sentir la Flandre) ont écrit en français (verhaeren) ou ont été bien traduits (Claus).

      Faut arrêter avec ça !!! L’on méconnaît la Flandre parce que les journalistes et la presse ont cessé depuis longtemps de faire leur boulot ...

    • I beg to differ. Je suis en total désaccord avec vos propos. Qu’on le veuille ou non, la Belgique est un pays où cohabitent deux langues nationales et à ce titre, une bonne partie de la vie publique requiert la connaissance (du moins passive) de l’autre langue. Que l’on demande à un employé d’une entreprise bruxelloise de connaître le français et le néerlandais me semble relever de la plus élémentaire évidence. De même pour toute personnes impliquée de près ou de loin dans la vie politique nationale. Refuser d’apprendre la langue de l’autre, c’est exiger implicitement de celui-ci qu’il parle la vôtre. C’est précisément ce qui se passe en Belgique, et je comprends parfaitement l’exaspération de nombreux flamands à cet égard.

      Surtout lorsqu’on sait que la mauvaise volonté dont font preuve les Wallons dans l’apprentissage des langues étrangères ne se limite pas au néerlandais ! Il y a un véritable problème de mentalité en Wallonie concernant les langues étrangères. Si l’on se réfère aux chiffres avancés par Victor Ginsburgh et Shlomo Weber dans un récent article "La connaissance des langues en Belgique", le pourcentage de personnes unilingues (francophones) est de 57% en Wallonie, plus du double du chiffre en Flandre (28%). Certes, il y a des facteurs sociologiques qui peuvent partiellement expliquer cette différence, mais il est des régions en Europe qui s’en tirent bien mieux malgré des problèmes économiques comparables à la Wallonie.

      Au passage, il faut détruire ce mythe selon lequel l’apprentissage d’une langue étrangère une fois passé l’âge adulte s’avère une tâche quasi-impossible... C’est faux et archi-faux, des tas d’études psycholinguistiques ont démontré l’inanité de cette thèse.

      Enfin, il n’est nul besoin d’avoir une connaissance parfaite d’une langue étrangère (et d’être capable de lire des ouvrages poétiques ou philosophiques dans celle-ci) pour apprécier la culture qui la sous-tend et s’enrichir du contact des personnes qui la parlent [1].

      Pierre

      [1A commencer par le fait que les gens "s’ouvrent" beaucoup plus facilement lorsque vous faites l’effort de parler leur langue, même si la syntaxe ou le niveau de vocabulaire laisse un peu à désirer.

    • je me sens au moins aussi européen que belge

      Une bonne partie de la vie publique européenne requiert l’anglais
      comme une bonne partie de la vie publique/politique/économique mondiale
      toutes deux qui modèlent et structurent notre vie quotidienne et notre destin bien plus que ce qui reste de maigre pouvoir politique belge.

      ça nous fait déjà trois langues !...

      Pourquoi oubliez-vous l’allemand ?
      Au prétexte qu’ils sont une toute petite minorité ?...

      le "respect" que vous réclamez assez bêlement se mesurent-ils au nombre de gens à respecter ?

      Pourquoi d’ailleurs n’avons-nous pas de problèmes avec les germanophones ?
      Ils ne s’énervent pas des francophones qui ne parlent pas allemand et qui viennent s’installer chez eux.
      Ils n’interdisent pas le français sur le lieu de travail.
      Aucune brimade, aucune vexation. Ils ne se sentent pas que je sache "pas respectés" ...

      bref, ça nous fait déjà quatre langues.
      Et quant à ceux qui viennent du Portugal ou du Danemark, de l’Estonie ou de Roumanie, ça leur en fait 5

      Si je suis votre raisonnement, admettez qu’entre les gosses à langer, la formation continue indispensable si l’on veut garder son job, etc. etc. ça fait quand même beaucoup !!!

      Et suis-je moins européen (citoyennement parlant) au prétexte que je ne parle ni allemand ni espagnol ?

      Votre raisonnement à cet égard ne tient pas.

      Que l’enseignement des langues soit déplorable en Wallonie ... ça c’est certain !

      Oui c’est évident ... professionnellement à Bruxelles (mais aussi en Wallonie) on demande à l’embauche la connaissance de deux langues FR et NL et quasi toujours de trois langues (+ anglais) ... Si pour des cadres (commerciaux) c’est indispensable (et ça n’a rien à voir avec le respect mais avec l’efficacité), demandez à la vendeuse du coin chez Zara ou H&M si le néerlandais est à ce point une nécessité à bruxelles ...

      "Surtout lorsqu’on sait que la mauvaise volonté dont font preuve les Wallons dans l’apprentissage des langues étrangères ne se limite pas au néerlandais !"

      Mais on n’en a pas vraiment besoin !!! c’est ça que vous ne comprenez pas ... A force de s’exciter là-dessus, vous obtiendrez d’ailleurs l’effet inverse (aaah on veut m’obliger à ... hé bien : foerte !!!)

      Au passage, il faut détruire ce mythe selon lequel l’apprentissage d’une langue étrangère une fois passé l’âge adulte s’avère une tâche quasi-impossible... C’est faux et archi-faux, des tas d’études psycholinguistiques ont démontré l’inanité de cette thèse.

      Je dis : au niveau d’une maîtrise de la langue telle que l’on puisse parler de "bilinguisme culturel" ...

      Enfin, il n’est nul besoin d’avoir une connaissance parfaite d’une langue étrangère (et d’être capable de lire des ouvrages poétiques ou philosophiques dans celle-ci) pour apprécier la culture qui la sous-tend et s’enrichir du contact des personnes qui la parlent

      Et il n’est même pas besoin de connaître du tout la langue ...
      J’ai une approche pas négligeable et bien réelle de la richesse culturelle flamande à travers mes visites dans ses villes et campagnes, dans ses musées, dans ses théâtres et ses boutiques de mode, et dans ses restaurants !

      ne me faites pas dire ce que je ne dis pas : bien sûr que parler 1 ou plusieurs langues étrangères, c’est bien, très bien, source de richesse et de développement personnel : il y a plus d’un milliard de chinois qui nous attendent, l’anglais est devenue la langue mondiale, et il y a plus de gens à bruxelles qui parlent arabe que de gens qui parlent néerlandais.

      Que ça vous plaise ou non, la réalité est là ... Le néerlandais n’est une nécessité que pour une minorité de travailleurs : essentiellement cadres dans le privé ou navetteurs travaillant en Flandre, ou dans la fonction publique à bruxelles - dans certains services, aux guichets, ou à un certain niveau de responsabilité. Pour le reste ... L’apprentissage du néerlandais ne représente pas une ouverture au monde ! (je dis ça sans aucun mépris : aucune langue ne mérite ni respect ni mépris. Ce sont des langues, c’est tout) Apprendre le Nl est une affaire de business, pas de "respect" !! c’est quoi cette histoire de manquer de respect à qqun au prétexte que je ne parle pas sa langue (même chez lui ... vous apprenez le Hongrois quand vous faites un minitrip à Budapest, autrement que les dix premières pages de l’Assimil ?)

      Une anecdote maintenant :
      je travaille dans la culture à Bruxelles depuis 30 ans. jamais eu besoin du NL (ce qui ne veut pas dire que je ne l’utilise pas). Sauf deux fois, à des niveaux assez importants (cabinets ministériels fédéraux).
      Là chacun parle SA langue. Et tant pis pour celui qui ne connaît pas celle de l’autre. Hé bien croyez-moi, j’ai révisé fissa mes rudiments - assez pour saisir ce que mon interlocuteur me disait ou me demandait ... Et c’est tout, pas plus compliqué que ça ... Pourquoi en faire un caca nerveux ? Aucun problème de respect là-dedans ... "only business" ...

      Vous n’obtiendrez rien (fait de structure, psychologie de comptoir si vous voulez) en faisant de la langue parlée par l’autre un rempart à votre fragilité identitaire flamande (car c’est de CELA qu’il s’agit).

      Dernier exemple : toutes les communes bruxelloises seront bientôt dotée d’une bibliothèque NL (volonté politique de la VG). La quasi totalité des "culturels" néerlandophones de bruxelles, artistes ou opérateurs, que je connais trouvent eux-mêmes cela ridicule et "gaspillage d’argent" !

      Une question - et aurez-vous la franchise d’y répondre sans faux fuyant ?
      Etes-vous pour ou contre les traités et chartes et jurisprudence européennes (et autres) protégeant les minorités culturelles ?

      Si oui ... alors où est le problème ??? sinon en terme d’employabilité (ce qui ne regarde que soi)

      Si non ... aaah alors ça devient intéressant. On arrive à l’os !

      Et si vous ne connaissez pas ces parties du droit international, renseignez-vous ... le gouvernement flamand tomberait à la renverse si il devait appliquer ça !!!

    • Vous vous trompez en faisant de moi une sorte de "défenseur inconditionnel des intérêts flamands". J’ai en ai plus que marre de ces stupides guerres de "clans" entre francophones et flamands - Popper parlait à juste titre de tribalisme - et je me fiche éperdument de défendre une communauté ou une l’autre (et pour votre information, je n’habite ni en Wallonie ni en Flandre, mais en Allemagne, à Saarbrücken).

      Je me suis simplement contenté de pointer l’incohérence de francophones refusant d’apprendre le néerlandais mais exigeant implicitement des flamands qu’ils apprennent eux le français.

      Je n’ai jamais affirmé qu’il était impératif d’apprendre la langue d’autres communautés sous peine de faire preuve d’irrespect. Mais quand même, il ne faut pas être grand sage pour comprendre que la problématique des langues en Belgique est tout à fait singulière, et que les flamands ressentent la réticence des francophones à apprendre leur langue comme une forme de mépris. Ce sentiment a évidemment des racines historiques profondes. Alors on peu ergoter pendant des heures, mais cela ne changera rien à la réalité de ce sentiment d’humiliation. Nier une blessure n’a jamais aidé à la guérir. Ne serait-il pas plus intelligent de faire l’effort d’écouter et de comprendre le ressenti de l’autre communauté, plutôt que de se recroqueviller sur son "droit" à parler français en toutes circonstances.

      Le but de mon propos n’est pas d’exorter tous les wallons et bruxellois à devenir bilingue avant la fin de l’année. Je ne le suis d’ailleurs moi-même pas. Mais je crois indispensable qu’ils aient au moins une connaissance passive du néerlandais. Et que les francophones de la périphérie comprennent enfin qu’en s’installant en Flandre, il est de leur responsabilité de s’intégrer à la communauté qui les accueille, et donc d’adopter sa langue.

    • Bonsoir,

      non je dis "vous" de façon générique. je ne vous connais pas ... je ne me permettrais pas de vous coller une étiquette (et je n’en colle pas non plus à ceux-celles que je connais).

      Mais finalement on dit presque la même chose.

      Alors on peu ergoter pendant des heures, mais cela ne changera rien à la réalité de ce sentiment d’humiliation. Nier une blessure n’a jamais aidé à la guérir. Ne serait-il pas plus intelligent de faire l’effort d’écouter et de comprendre le ressenti de l’autre communauté, plutôt que de se recroqueviller sur son "droit" à parler français en toutes circonstances.

      On ne règle pas une sensation d’humiliation qui prend sa source bien autre part que dans le fait que 150 000 personnes en Flandre se revendiquent FR (et la plupart de ses 150000 personnes parlent plus ou moins bien le NL, figurez-vous ...) et les FR de Bxl et de Wallonie parlent plus ou moins bien ou mal ou pas le NL ... soyons sérieux ... ça, ça n’a jamais humilié personne !

      Encore une fois, pourquoi la communauté germanophone ne se sent-elle pas humiliée, elle ?
      On ne règle pas sa propre fragilité identitaire sur le dos de l’autre !

      Vous parlez de blessure : c’est dans leur corps propre (social et inconscient) qu’ils doivent trouver les ressources pour la guérir. Dans un couple, si l’un est malade de jalousie, ou d’alcoolisme, ou d’addiction au jeu, est-ce à l’autre de "changer" pour le guérir. c’est à l’autre de l’aider, mais pas au prix de sa propre identité. Et ce sont malheureusement les flamands qui ont fait de la langue que l’on parle une question hystérique.

      L’effort d’écouter et de comprendre ne passe pas par la soumission à l’exigence hystérique de l’autre de "se soumettre ou se démettre".

      Que diriez-vous à un couple malade si l’un des deux dit : je ne croirai qu’elle(il) me respecte que si elle (il) fait d’abord ceci ou cela ...

      On peut demander que l’autre d’arrêter de faire quelque chose comme préalable au dialogue : qu’il arrête de me battre, de frapper mon enfant, de me cracher à la figure, de prendre mes sous pour jouer au casino ... d’arrêter cette conduite qui me cause tort ... dans le réel.

      Mais demander à l’autre de faire qqchose (par ex. : apprendre le NL) comme préalable à tout dialogue, c’est ... comment dire ... psychologiquement s’enferrer dans une structure sans issue. Sinon celle de la rupture brutale, violente parfois.

      Que je parle FR en Flandre ne cause AUCUN tort à personne, sinon à la limite à moi-même si je cherche du travail en Flandre.

      Vous savez que dans certaines communes en Flandre, un commerce qui met en vitrine une annonce en français (menu, réclame, offre d’emploi) reçoit la visite d’un flic (authentique, de source directe - l’annonce était pourtant en deux langues) ?!

      Pourquoi les flamands de Flandre ont-ils à ce point focalisé la construction de leur identité sur la seule question linguistique - le flamand comme chef d’oeuvre en péril. Car ce qui les fait flipper, c’est le lent et inexorable déclin du flamand : sans son maintien artificiel comme langue administrative (1 gros tiers des emplois sont liés à l’administration), le flamand ne subsisterait en Flandre que sous la forme d’une mosaïque de patois et de dialectes (encore une fois je dis ça SANS AUCUN MEPRIS - pas de hiérarchie de valeur entre langue et patois), le reste se faisant sans doute en anglais et en partie en français.

      Enfin, leur contentieux historique avec le français date du temps où le peuple flamand était exploité avec une violence rare non par les Wallons mais par leur propre bourgeoisie "de bonne souche flamande" ... mais francophones de culture et de langue.

      Il faut apprendre à dépasser son histoire.

      demandez-vous aussi comment ont évolué les flamands de France (une portion vraiment non négligeable du Nord Pas de Calais). Histoire intéressante, vraiment.

      Qui d’entre nous, sérieux, peut croire un instant que le succès réel, l’un des plus importants et durables d’Europe, de l’extrême droite raciste et nationaliste (dans ce que ça a de plus odieux) en Flandre ne serait dû qu’au fait de bruxellois qui ne veulent pas parler flamand et de francophones en périphérie flamande ??? qui peut croire ça ?

      La réalité de ce trouble identitaire flamand (trouble partagé par les wallons et les bruxellois, mais ils ont trouvé d’autres modalités pour l’exprimer, d’autres structures mentales se sont cristallisées sur ce trouble) est à chercher ailleurs. Notamment du côté d’une langue à habiter qui n’existe pas (qui n’existait pas en Belgique au 19ième). cfr les vicissitudes du fameux ABN (algemeen beschaafd nederlands).

      voir par exemple
      http://www.onzetaal.nl/nieuws/geschiedenisabn.php

      Zut quand même, les FR ne sont pas responsables de ça.

      Notez que les Wallons ont connus le même problème, mais ils l’ont réglé plus tôt ... et puis ils étaient adossés au français qui avait un prestige symbolique (une valeur symbolique) autrement plus importante en Europe.

      ceci dit, sous d’autres formes, le "replis identitaire" n’épargne pas la Wallonie. mais ça ne se joue pas sur la langue. Et ça nous épargne bien des violences (sinon de la bêtise).

      Savez-vous cependant qu’encore aujourd’hui, la plupart des wallons repèrent tout de suite un francophone qui parlent "bien" (sans accent, avec des mots et des tournures dépourvus de belgicismes) et que c’est plutôt moqué dans le fin fond de nos campagnes.

      Suufit de lire l’histoire récente (disons depuis Napoléon) de l’Europe pour savoir que cette question des langues, elles touchent à du vraiment intime, inconscient, et explosif !

      Questions de pouvoir ! ce n’est que ça (et pas de respect). mais ça fait TOUJOURS des morts ... symboliques ou réels.

    • J’ai fait six ans de Néerlandais en secondaire, j’avais un niveau correct mais pas de quoi se relever la nuit. Je suis sorti en 99, depuis j’ai dû demander deux fois mon chemin à Tongres. Résultat : je ne parle pas Néerlandais.
      Dans le même ordre d’idée, mon père à 35 ans a travaillé brièvement pour la SNCV (oui ça remonde, c’était avant la création des TEC/De Lijn) à Bruxelles. Il était dans la même situation que moi, avec 10 ans de plus. Pour se remettre dans le bain, il a fait un peu d’Assimil et a essayé dans la mesure du possible de parler Néerlandais avec ses colègue Néerlandophones. Au bout de 2 mois il était capable de tenir une coversation de base avec des mots simples en Néerlandais et ses collègues voyait en lui un blilingue correct. Ça doit faire plus de 15 ans qu’il ne bosse plus à Bruxelles, mais à Liège dans un service public 100% francophone. Il est donc revenu à la case départ.

      Tout ça pour dire que pour être capable d’utiliser correctement une langue, il faut surtout en avoir l’usage pour en entretenir et en dévelloper la connaissance. Vouloir apprendre le Néerlandais à tout prix est bien beau, mais si on ne l’utilise que deux fois par an, c’est totalement vain. Il est donc logique que les wallons qui ne sont jamais en contact avec des néerlandophone de façon régulière ne parlent pas le Néerlandais et vice versa. Ce n’est pas forcément de la mauvaise volonté de la part des gens (mais parfois si, certaines hommes politique en sont un bel exemple). Ça implique aussi qu’avec un minimum d’effort, n’importe qui peu devenir un bilingue correct comme je dis (être capable de se débrouiller avec des phrases simples). J’ai bien été capable d’apprendre un peu d’anglais par moi même pour cause de ocurs en anglais à la fac ou du fait que l’anglais est la langue la plus présente sur internet.

    • Mais évidemment ...

      Si on en revenait à une approche pragmatique de la question linguistique, les problèmes tomberaient d’eux-mêmes.

      la question linguistique est d’autant plus purulente en Belgique qu’elle est le symptôme d’un refoulé que l’on ne veut pas analyser. Il y a deux manières de traverser le phantasme. l’autre, c’est la violente.

      Bonsoir.

    • Tout a fait raison mais alors la - tout a fait .

      Tellement vrai que je me demande pourquoi ca necessite encore d’etre explique .

      Mais comme le disait ma mere : " Y’a pas de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre "

  • J’adore son texte : ca met fait penser à Prévert dans ses textes contre la guerre :-)

    Oui, on en a marre de ses jeux de dupes qui ne dupent plus personne. On est fatigués de ces egos surdimensionnés dans l’arène médiatique. Et on est aussi lassés de leur petite phrases assassines qu’ils ne peuvent s’empêcher de lacher dans les interviews. Mais bon, ils ont caaaaarte blanche ! Parait que c’est la démocratie.

    • Il y a en fait beaucoup de "munichois" ici pour ne pas apprécier ce texte...

      Ce n’est pas parce qu’on y a collé une glue monarchique germanique (dont les british ne savaient plus quoi foutre depuis qu’il était veuf de leur prétendante au trône et qu’ils nous l’ont refiler après nous avoir refusé à deux reprises un "candidat" français - que les constituants avaient déjà choisit en seconde lignes parce qu’ils avaient la trouille que leur tout premier choix -la république- ne coalise les monarchies européennes autour de l’Orangiste)... ...pour faire tenir ensemble des morceaux qui n’avaient plus rien avoir depuis que la guerre des gaules de César s’était conclue et qu’il n’avait pu refiler que les terre au sud de la Senne (celles du nord étant trop marécageuses) à ses troupes. Faut noter aussi par honnêteté, que depuis que le carolingien avait déquillé, Liège et Charleroi n’avaient pas plus avoir ensemble que avec Bruges ou Gand, et qu’il a fallu attendre le coup de la Bastille puis le petit corse pour les réunir -ça fait quand même à la louche 1000 ans entre les 2- une peccadille...

      - Les "vrais" Belges* ayant déjà foutus le camp (en Angleterre) depuis les 4ème siècle avant l’en-clouté de Jérusalem, sous la pression d’autres tribus germaniques :
      il faut donc en revenir à la lettre de Destrée : "Sire, il n’y a point de Belge !" (* dérivé du mot "Braie", l’ancêtre du pantalon qui distinguait les barbares des civilisés qui eux portaient la jupes ou la toges - si, si c’est vrai !)

      Si les calculs de Aernout sont justes, on n’a qu’à dire "oui" pour BHV, qu’ils nous foutent la paix et qu’ils les gardent chez eux tous ses bourges friqués qui sont allés se faire construire des châteaux en Espagne dans la banlieue de Bruxelles pour payer moins d’impôts que dans la capitale...
      Et donc, si on reprend les calculs de mon préféré flamand libéral, et qu’on paye ses impôts là où l’argent est produit et plus là où on dort, les transferts vers la Wallonie, c’est plus 10 milliards, c’est 1,5 - par contre on en doit 3,5 à Bruxelles -mais bon comme on dormira dans le même lit, on s’arrangera hein, parce que les 5 restants, la Flandre les doit aussi à Bruxelles... Bref les vrais arnaqués des transferts c’est les mannekes...

      Alors, restera plus qu’à demander la réunification avec le Grand-Duché, qu’on a eut tort de laissé filer pour une bouchée de pain en 1831 (37 ?! ch’ai plus ?) et qu’on devienne le plus grand paradis fiscal européen ;-)))

      Pour en savoir plus, il faut lire :
      - Etat des lieux d’une non-nation (I)
      - Etat des lieux d’une non-nation (II)
      - Etat des lieux d’une non-nation (III)

      ... Bon, c’est une pastèque dont y manque la dernière tranche, mais celle-là vous la connaissez, alors pas la peine de vous la raconter.

       ;-)))

  • c’est pas mal, et c’est drôle, mais c’est encore leur donner trop d’importance à ces zouaves...
    Ah et puis bon j’ai beau être humaniste, je trouve le Belge trop moule... Même pas cap’ d’être huître, tiens...

    Eh pourquoi la photo des deux troudbals-en-second pour l’article ?

  • Cher FS,

    du côté de l’épiderme, je vous suivrais volontiers.

    Mais ça ne tient pas la route longtemps.

    Comment peut-on traiter de faux problème une question (la Q linguistique) qui empoisonne ce pays depuis si longtemps ? Le mantra populaire qui veut que l’on s’intéresse aux vrais problèmes des vraies gens n’est qu’une façon détournée de dépolitiser une question qui date de la naissance de la B. Une question qui dure si longtemps est une vraie question - politique !, n’en déplaise à Thomas Gunzig et Didier Coeurnelle.

    Comment en est-on arrivé à scander en choeur que le respect consiste à parler la langue de l’autre ? (on ne respecte pas assez dans ce pays les germanophones, c’est moi qui vous l’dit !)

    Quel autre à propos ? l’Autre ?

    Comment en est-on arrivé à se sentir mal à Bruxelles de ne pas parler couramment le néerlandais ?

    Comment en est-on arrivé à soutenir que ce n’est pas une question "politique" majeure que ces discours et ces pratiques de discrimination qui nous révolteraient si elles nous venaient du fin fond de l’europe centrale, par exemple ?...

    Qui ne voit que le problème ne se situe pas du côté de la langue comme outil améliorant votre employabilité ou comme instrument neutre de rapports bureaucratiques, mais que s’y joue au contraire quelque chose de plus intime, du côté de lalangue aurait dit Lacan, d’autant plus intime que ce pays, des deux côtés de la frontière dite linguistique, souffre d’un rapport ambigu à ses langues, face à leurs grandes soeurs : le néerlandais des Pays-Bas et le français de Paris ?

    Qui ne craint qu’à force de toucher aux langues que l’on parle, sous la forme d’injonctions délirantes ou de critères discriminatoires, l’on finisse par atteindre la couche inconsciente où se forge tant bien que mal l’identité d’un individu ? Et ça finit toujurs mal de ce côté là !

    A force de ne pas traiter ce problème, de le refouler sans cesse, faut-il s’étonner qu’il revienne sous la forme de symptômes chaque fois plus virulents ?

    Que l’on foute la paix aux gens au sujet de la langue qu’ils parlent !

    Rappelez-vous que l’on ne naît pas bilingue ! et que le devenir, si l’environnement familial proche ne l’est pas "nativement", c’est un sacré travail !

    Il y a un vrai discours racialiste flamand (et relayé par des francophones - voir Van Parys) qui s’est développé à propos de Bruxelles, en déniant à cette ville son caractère actuel francophone au prétexte (c’est ici que se cache le diable) que l’origine "ethnique" de nombre de bruxellois n’est pas francophone. Ex : les marocains n’étant pas francophones "de souche", pas question de les considérer dès lors comme tels ... aussi !

    Cette thèse, affolante, fonde désormais en Flandre le discours radical qui s’y exprime sans complexe (leterme = 800.000 v. ! comme disait je ne sais plus qui, une balle court toujours plus vite qu’un homme ...)

    On scotche l’être humain dans son origine territoriale, censée lui conférer son identité. etc. etc.

    Je n’ai aucune sympathie envers les francophones de la périphérie, et notamment aucune sympathie ou connivence de classe, mais que diable, l’on ne défend pas le droit des minorités en fonction du jugement moral ou politique que l’on porte sur les représentants de celles-ci !

    Il n’y a qu’une porte de sortie à ce boxon, une seule qui préserve la paix pour l’avenir : une sortie de la belgique fédérale pour entrer dans une forme de confédéralisme qui préserverait suffisamment d’Etat belge pour ne pas (trop) risquer de complications avec l’UE, l’ONU, le Conseil de l’Europe et l’Otan.
    En faisant de Bruxelles une Région à part entière.
    Et en lâchant les Fr de la périphérie en contrepartie de la signature et de l’application par les flamands de toutes les dispositons relatives au droit des minorités qui sont en vigueur en Europe (exemple : Charte du Conseil de l’Europe sur les langues régionales et les cultures minoritaires) - avec réciprocité en Wallonie et à Bxl vis-à-vis des Nl.

    Qui ne le sait !?

    Et c’est ici que l’on constate la médiocrité intellectuelle, la panne conceptuelle du personnel politique, tous bords confondus.

    La presse a un rôle urgent et essentiel à jouer, particulièrement du côté FR.
    Elle doit aujourd’hui, sans tarder, avec l’aide des meilleurs experts, informer ses lecteurs des modalités possibles et des conséquences attendues (avec les façons plausibles d’y remédier) de ce passage du fédéralisme à un confédéralisme "made in belgium". Qu’attend-elle ?!

    Non, cher François, la question linguistique n’est pas anecdotique, elle est majeure, majeure particulièrement pour des "idées de gauche", qui doivent s’affronter, vous le percevez par ailleurs, à la difficile question de l’universel et du singulier.

    Bon travail.
    a+

  • Je trouve effectivement pas mal de tes billets poujadistes, mais très franchement depuis la mi-juillet, je ne vois pas comment on peut ne pas l’être.

    J’imagine qu’avant le 10 juin j’étais un grand naïf, j’imaginais bien que ça se passerait comme ça, mais pas aussi longtemps et avec une telle ampleur dans la connerie, la fermeture d’esprit et finalement le nombrilisme politique. Mis à part une intervention de l’UE (peu probable même si à force des directives européennes prennent plus de temps que la normale pour devenir loi) ou une grosse catastrophe économique (ce qui finira par nous tomber dessus, rien qu’avec les investisseurs qui vont voir chez les voisins), je ne vois pas ce qui va les faire se sortir les doigts du cul.
    On pourrait aussi brûler le(s) parlement(s) avec les parlementaires dedans afin de renouveler les effectifs politiques.

  • Sur vrt nieuws

    za 17/11/07 - Bruno De Wever, hoogleraar aan de Gentse universiteit en broer van N-VA-voorzitter Bart De Wever, vindt dat we moeten ophouden met de verfranste rand rond Brussel tot Vlaanderen te rekenen.

    "Het is een taboe dat we moeten opgeven", zei De Wever op Kanaal Z. "Een rand rond Brussel waar 80 procent Franstaligen zijn, is geen Vlaanderen."

    "Naar mijn gevoel moet er een compromis uitgewerkt worden. De toename van de sociaal-economische bevoegdheden voor Vlaanderen moet dan gebruikt worden als pasmunt voor een uitbreiding van Brussel."

    "Maar daarvoor moeten we taboes loslaten. Een gemeente waar de overgrote meerderheid van de bevolking Frans spreekt, kan je moeilijk een Vlaamse gemeente blijven noemen."

    Bruno De Wever is zich bewust van de kritiek waaraan hij zich blootstelt. "Als academicus kan ik het mij veroorloven om me met pek en veren te laten overladen. Ik hang niet af van de kiezer voor mijn broodwinning."
    Vlaamse partijen reageren nog niet
    Intussen blijven de Vlaamse oranje-blauwe partijen in alle talen zwijgen over de verklaringen van de Franstalige partijvoorzitters.

    Gisteren stelden MR, het CDH, de PS en Ecolo dat ze een onderhandelde oplossing willen voor Brussel-Halle-Vilvoorde. Die zou dan de verdere behandeling van het wetsvoorstel over BHV in het federale parlement overbodig maken.

    De Franstaligen vragen ook dat de Vlamingen geen eenzijdige stemmingen meer uitvoeren en eisen een oplossing voor de niet-benoeming van drie Franstalige burgemeesters.

    De Vlaamse partijen doen er voorlopig het zwijgen toe. Wellicht willen ze de formatiegesprekken niet bemoeilijken. Ze vragen zich ook af hoe hard de Franstaligen het willen spelen.

    Slechts één CD&V’er laat van zich horen. Burgemeester Lieve Vanlinthout van Sint-Pieters-Leeuw, in Vlaams-Brabant, wijst de eisen van de Franstaligen af.

    "We hebben er 45 jaar over gedaan om de splitsing gestemd te krijgen en net dan willen de Franstaligen gaan onderhandelen", zegt ze. "Maar het gaat gewoon om het rechttrekken van de wet, onderhandelen is dus een absurde vraag."

  • En passant, j’ai formulé les raisons pour lesquelles je suis en profond désaccord avec ce texte de gunzig dans une opinion dissidente sur eigen blog eerst (je comptais à la basefaire un commentaire ici, mais comme le sujet s’est invité là-bas je me contente de balancer le lien :p) :
    http://eigenblogeerst.blogspot.com/...

  • Gunzig a présenté des excuses... toutes en nuances :-)
    Désolé pour la mise en page pourrie, je ne parviens pas à faire passer les retours à la ligne...

    Bon,
    ça va être un petit moment désagréable, mais il faut en passer par là,
    je vais profiter de ces quelques instants où j’ai la parole pour présenter toute mes excuse.
    Je le reconnais,
    J’ai dérapé.
    J’ai dérapé le samedi huit novembre, avec cette chronique un peu violente qui s’en prenait à nos élus.
    Je suis désolé.
    Je n’étais pas moi même. Je devais avoir mangé un truc pas bon. J’avais passé une mauvaise nuit.
    Et puis vous savez, j’ai des difficultés personnel...
    Mon chat me fait la gueule
    Ma voiture ressemble à la poubelle de quelqu’un qui ne fait pas son tri sélectif
    Ma voisine prétend que chaque semaine je lui vole son Vlan.
    Il y a eu une accumulation de chose
    C’est pour ça.
    Mes paroles ont dépassé ma pensée, ça arrive.
    Le problème, c’est que ce texte, je ne sais pas comment, il s’est mit à circuler et à circuler, à se propager comme une épidémie de poux dans une école maternelle
    et j’ai commencé à recevoir des mails et des commentaires,
    Parfois des trucs étrange avec des types qui me parlait de Dieu ou qui m’envoyait des projets de constitution en cinq point dont les plus important c’était la pendaison pour les homosexuelles et les travaux forcés pour les chômeurs de longues durées.
    J’avoue que ça m’a fait un peu peur.
    J’ai reçu des mails gentils et puis des moins gentils
    "Le con, c’est toi, si je te croise je vais rectifier ta sale gueule"
    "Texte pathétique à l’image de son auteur qui ferait mieux de garder ses éructations pour lui"
    "Un peu facile Môôôsieur gunzig, ce poujadisme de bas étage"
    Poujadiste....
    Le mot était lancé
    Comme le Pen
    Comme les fachos
    J’ai peur
    J’ai dérapé.
    Dorénavant c’est promis, je ne parlerai plus que de mon amour pour les cétacés. Ces géants des mer qui braves les tempêtes australe....
    Ah non, on va croire que je milite pour écolos en douce.
    Dorénavant je ne parlerai plus que de musique Baroque de Jean Seabstien Bach : "l’art de la fugue", "le clavier bien tempéré".
    Ahhh Bach... Bach...
    Ah non, on va croire que je manipule l’opinion pour un rattachement de la Belgique à l’Allemagne
    Je suis foutu.
    Piégé.
    Je me suis coincé moi même
    Bon alors, c’est décidé, je retire tout ce que j’ai dit...
    C’est minable, je sais...
    Mais je retire tout...
    D’abord, ce ne sont pas des cons...
    Le con, c’est moi...
    Qu’est ce que j’y comprend à un budget de gouvernement,
    je ne sais même pas remplir ma déclaration d’impôts tout seul.
    J’ai jamais gagné une seule partie de Monopoly
    Après trois tour, je dois une fortune à la Banque.
    Qu’est ce que je suis con
    Qu’est ce que je suis con :
    A me casser la santé à faire des billets qui ne me rapporte même pas de quoi faire un plein d’essence...
    Si j’avais un centimètre de bon sens, je deviendrais conseiller communale là au moins, mes frais d’essence....
    Non non, oubliez ce que je viens de dire...
    Ca allait commencer à sentir le poujadisme...
    Ca allait commencer à sentir le fascisme
    Ca allait sentir la croix gammée, les trains, la déportation
    Je suis trop con, je ne fait pas gaffe, je suis complètement irresponsable.
    Il faut qu’on me protège de moi même
    Il faut qu’on m’enferme.
    Et puis dans ce billet, je disais qu’ils étaient moche.
    Et ça, non seulement c’était con, mais en plus, c’était méchant.
    On attaque pas les gens sur leur physique. Ma mère me l’a toujours répété.
    Et d’ailleurs, ils ne sont pas moche.
    Au contraire...
    Ils sont beau.
    Si on ne le voit pas, c’est à cause de tout ce travail qu’ils ont, ils sont un peu fatigué, c’est tout...
    Prenez Scarlette Johanson et Georges Clooney, empêchez les de dormir pendant 150 jours, nourrissez les de mauvais sandwich au crabe et au pâté, faire leur boire du café froid dans des salle de réunions éclairé aux néons, parlez leur de BHV, faite les répondre sous la pluie d’octobre aux questions insupportables des journalistes...
    Et vous verrez quel tête ils auront.
    D’ailleurs, c’est moi qui suis moche...
    Je ressemble à un lama
    J’ai les cheveux frisé et des grandes oreilles....
    J’ai les fesses plates et les mollets poilus
    et je ne me coupe pas assez souvent les ongles des orteils.
    Tout nu, on dirait un Gremlins.
    Et puis, si je suis si malin, j’en proposerais, moi, une solution pour sortir de la crise.
    Mais je suis trop con... La seule solution que j’ai ce serait l’organisation d’une partouze à BHV avec obligations pour tous le monde de prendre du LSD juste avant.
    Totalement irréalisable.
    Je suis comme un gosse de trois ans, je n’ai aucun sens des réalité, je n’ai aucun sens politique et de toute façon, je n’arrive pas à me concentrer sur des choses sérieuses.
    Je veux me documenter sur l’histoire du fédéralisme belge, je vais sur internet et je ne sais pas comment, je me retrouve à surfer sur des site où de jeunes amatrices font l’amour dans des jaccuszis.
    Et me permet de juger ceux qui font un vrais travail
    Je suis un vrais con.
    un petit con arrogant.
    En plus, tout s’arrange non,
    j’ai entendu une interview dans laquelle on disait qu’à l’été 2008 ils allaient se parler sans tabous.
    Ahhhh, ce que j’aimerais être là quand Milquet et De Weaver parleront sodomie...
    Mais non, que je suis con...
    Ils vont parler sans tabous de politique....
    Alors, juste une petite mise en garde, parce que parler politique sans tabous ça peut vite passer pour du poujadisme.
    Et là, les ennuis commencent.
  • Dans La Libre Belgiqu du 8.12.07

    Drôle de truc. J’ai assisté, avec certains d’entre vous, à un phénomène de société. Très spectaculaire, parce qu’on ne sait pas, au moment où on le vit, qu’on est témoin d’un événement historique. Moi, je pourrai dire que j’y étais.

    Moi, je pourrai dire que j’y étais. Je précise. Il y a quelques semaines, le sémillant Thomas Gunzig nous a pondu et récité un texte sorti tout droit de sa plume en colère, vous vous rappelez ? Je le connais presque par coeur...

    "Bande de cons ! Pas vous, cher public ! Les autres, les formateurs, informateurs, explorateurs, chefs de groupe, présidents de partis flamands, présidents de partis francophones, seconds couteaux, troisièmes couteaux, de gauche, de droite, les cathos, les écolos, les francs-maçons, les libéraux... Bande de cons de Flandre. Bande de cons de Bruxelles. Bande de cons de Wallonie.

    D’abord, à tous ceux qui croient avoir gagné les élections d’il y a 5 mois, à tous ceux qui avaient un grand sourire, à tous ceux qui avaient les bras en l’air, le temps est venu de vous avouer quelque chose : les gens n’ont pas voté pour vous parce qu’ils vous aimaient. Les gens ont voté pour vous parce qu’ils étaient obligés. A la veille du 10 juin : dans les rues, les maisons, les bureaux, les gens hochaient la tête et se demandaient vraiment qui ils allaient pouvoir choisir parmi ce catalogue de nuls, de klettes, de nouilles, d’opportunistes agressifs, de carriéristes sans charisme, de mal fringués, de gros types à l’élocution problématique, de petits nerveux en pleine tendinite de l’ego, de semi-hystériques, de semi-mafieux, de cyniques, de je-m’en-foutistes, de ratés de tout le reste, de fils à papa, d’experts comptables en décrochage professionnel, d’entrepreneurs en faillite frauduleuse, de sinistres, de pas lavés, de faux gentils, de vrais méchants... Les Leterme, De Crem, Reynders, Milquet, Michel, De Wever, Maingain, Wathelet, Bacquelaine... Cette morbide collection de nevrosés qui nous gouvernent avec leurs troubles anxieux, leurs troubles dissociatifs, leurs troubles psychosexuels, leurs troubles obsessionnels compulsifs. Et en plus, ils sont tous... si moches.

    Cette élection, à tout le monde, ça a un peu fait l’impression d’un de ces mariages forcés que l’on organise dans des pays très loin d’ici. C’est comme si on avait été une jeune fille devant choisir entre le vieux marchand qui pète au lit ou l’arrière-cousin qui ne se brosse pas les dents. Bande de cons, vous n’avez rien gagné du tout. Si c’était possible, on reprendrait nos voix et on ne les donnerait qu’après les négociations, à ceux qui auraient su être un peu intelligents, un peu sobres, un peu humains. Mais non, donner c’est donner, reprendre c’est voler.

    Vous aviez un chouette petit pays, pas très grand, mais bien équipé de voisins plutôt sympas, bien situé, avec la mer, avec la forêt, avec pas trop de charges. Vous aviez une chouette petite population, pas parfaite-parfaite, mais en gros, ce n’étaient pas des talibans non plus, c’étaient pas des Contras, c’étaient pas des Tigres Tamouls. Une petite population de fabricants de pralines, de marchands de kayaks, de chanteurs à texte, de comiques parfois drôles, de stylistes un peu punks, de postiers plutôt polis, de sportifs en minijupe, de flics à moustaches, des tas de gens prêts à travailler plus, à gagner toujours moins et à ne pas dire grand-chose. Une petite population qui mélange le goût des mandarines à celui des spéculoos. Une petite population qui n’a rien contre l’Eurovision ni les horodateurs. Une petite population qui rend visite à ses grands-parents le dimanche pour boire un café après le chicon gratin. Une petite population de buveurs de bière et de joueurs de kicker. Une petite population qui emmène ses enfants à Plankendael au printemps et à Paradisio en hiver..., comme ça, sans ennuyer le monde, en VW Touran.

    Une petite population prévoyante qui a quelques euros sur un compte épargne et une concession au cimetière. Une petite population qui est plutôt toujours d’accord et, en gros, une petite population qui ne veut pas d’histoires. Et vous, bande de cons, tout ce que vous trouvez à faire, ce sont ces petites réunions où l’on tourne encore plus en rond que sur un circuit Märklin ; ce sont ces petits comités aussi stériles qu’un champ de patates à Tchernobyl ; ce sont ces petites réactions à chaud qui me rappellent les crises de mon chat quand il n’aime pas la marque de ses croquettes ; ce sont ces airs de petits tribuns en solde ; ce sont ces grands chevaux sur lesquels vous montez et qui seront toujours comme ces petits poneys tristes de la foire du Midi. Tout ce que vous trouvez à faire, c’est de vous tirer dans les pattes pour gagner une floche qui vous donnera droit à un tour gratuit sur ce manège sinistre que vous appelez "politique".

    Bande de nuls ! Alors moi, j’ai eu une idée : une grève, une vraie grève, une bonne grève, une grève de tout le monde, tant que la politique belge ressemblera à une conserve de rollmops : les enfants n’iront plus à l’école, les femmes enceintes n’accoucheront pas, les déménageurs ne déménageront pas. Navetteurs, ne navettez plus. Alcooliques, n’alcoolisez plus. Chauffeurs, ne chauffez plus. Pilotes, mécaniciens, traiteurs, bouchers, pêcheurs, éboueurs, esthéticiennes, taxidermistes, strip-teaseuses, scaphandriers, géomètres experts, fleuristes, tradeurs, opticiens, huissiers, substituts, gourous, préfets, trésoriers, banquiers, infographistes, ajusteurs, analystes-programmeurs, techniciens hotline, proxénètes, dealeurs, animateurs, orthodontistes, urologues, animateurs socioculturels, fossoyeurs... Et tous les autres... Total stand by. On arrête tout... Et vous verrez que dans trois jours, ils feront moins les malins."

    Bon. J’ai failli vous faire le coup de balancer le texte de Thomas dans son intégralité et hop, fini le billet ! Mais j’ose pas. Bon. Donc, c’est un phénomène. D’abord parce que jamais un billet n’a été autant applaudi, que les gens du public se sont levés, que Thomas était interrompu par des cris d’enthousiasme, que les hommes venaient déposer des offrandes et que les femmes venaient se prosterner à ses pieds pour qu’il les touche ou guérisse leurs enfants malades, et qu’on était à deux doigts de refaire le coup de la Muette de Portici. Mais encore, parce que des semaines après, ce texte continue à circuler, à faire le tour de la planète Internet. Même ma soeur me l’a encore envoyé hier soir, comme si elle ne savait pas que je le connaissais (presque) par coeur. Les gens se sont appropriés ce coup de gueule du petit Thomas ("Quand je pense que je l’ai connu comme ça, je l’ai approché, je l’ai vu grandir, non, non, n’y voyez aucune vanité !"). En un seul clic, les gens font suivre (forwardent) le texte à tous leurs contacts, hop, en ignorant la source ! Au début, quand je le recevais dans mes mails, je me sentais obligé de répondre. "Je le connais, c’était dans la Semaine infernale, j’y étais !" Un phénomène ! Un smash à l’échelle planétaire ! Et ce n’est qu’un début ! Je suis prêt à parier que d’ici peu, il sera étudié dans les écoles, on l’analysera à la Sorbonne, on le publiera dans des anthologies entre Jacques Brel, Maurice Carême et Emile Verhaeren. Que l’arrière-petit-fils de Paul Louka ou de Plastic Bertrand le sortira en version rap techno, que Mère Teresa de Mesmaeker en fera une version chorégraphiée à Charleroi Danses. Génial !

    Et je pourrai dire à mes enfants et petits-enfants que j’y étais. "Tu vois ce texte que tu as punaisé en poster au-dessus de ton lit, illustré par Folon ? Je l’ai pratiquement vu naître. J’ai assisté à son éclosion. J’y étais." "Raconte ! Raconte encore, grand-père, le fameux soir du 8 novembre 2007 !"

    Je me demande si je ne suis pas un peu jaloux, finalement. Bêêêêkes ! Vilain défaut ! Mais je sais que Thomas ne l’avait pas prémédité. On ne maîtrise pas les effets du succès. On fait un truc, tranquillement dans son coin, avec tout son coeur, et puis c’est le public qui décide, pas nous. Et c’est parfois très cruel. Ça fait très mal ! Tenez : en ce qui me concerne, le seul brol qui a fait le tour d’Internet, et qui tourne encore aujourd’hui, c’est le clip fait avec Sergio, "Plein comme une andouille !" OK. Faut assumer. Chacun son image. C’est le propre de cette équipe. Les génies pamphlétaires côtoient les gros bouffons. Hé bien, merci ! Merci les gens ! (sanglots)

  • catalogue des actes à tendance fascisantes de nos amis du Nord

    1 non désignation d’élus du peuple

    2 non respect des minorités (refus de signer la convention de protection des minorités pourtant adoptée et imposée par l’Europe)

    3 mise en place de système de délation pour l’usage du français dans les commerces notamment (il ne manque plus que l’étoile dessinée sur les vitrines)

    4 mise en place de système pour interdire l’achat de terrains à Zaventem par des non flamands (il ne manque plus que l’étoile sur les non flamands)

    5 tentatives multiples de mises à néant des droits des francophones en périphérie (droits concédés par les flamands eux-mêmes en échange d’une frontière linguistique avantageuse pour eux), je vous signale tout de même que capter TV5 est interdit !

    6 refus de traiter les wallons en français mais bien les français en français, les anglais en anglais, ... (tiens c’est du racisme ça ! un traitement différencié selon l’origine !)

    7. je n’ai pas le temps de tout mettre ...

    Ceci n’est pas nazi mais bon ... le gordel ... c’est différent en quoi des marches des protestants au milieu des quartiers catholiques juste pour provoquer ?

    Il est des droits fondamentaux avec lesquels il ne faut pas transiger, et je suis content d’avoir des cons du FDF pour le faire à ma place et à la vôtre. Le FDF, c’est le rempart qui protège encore les francophones qui vivent dans leur propre pays.

    Je peux faire preuve de compréhension vis à vis de la peur des flamands : leur culture se dissout dans la mondialisation. Et je voudrais leur dire que faire tout supporter aux francophones de Belgique en les excluant c’est faire le contraire de ce qu’il faut pour sauver leur langue et leur culture. On va pas les aimer ni eux ni leur langue avec ces comportements !

    J’aime beaucoup Thomas Gunzig il me fait rire (beaucoup), il est fin et pertinent, il a l’oeil sur ce qui est important souvent. Là, il s’est trompé de cible, en mettant dans le même sac démocrates et non-démocrates. Le personnel politique n’est pas glorieux en Belgique ... et quand l’idée prend à une partie de celui-ci de défendre des idéaux démocratiques ... je l’aime bien mon politique.